IRAN
- La prochaine guerre -
Bête noire des Etats voyous
Fuite en avant
Comment l'Iran réagit-il à la menace ?
Pétrole
La guerre a-t-elle déjà commencé ?
Elections 2005
Mise en condition
Le danger se précise
Surréalisme
Elections 2009 : Washington et Tel Aviv essaient d'inverser le résultat
Détournement du cargo Arctic Sea par le Mossad en août 2009 : un nouveau 11 septembre raté ?
Attaque imminente ?
En persan, contre-révolution se dit révolu-sion
Exercices
Fin 2011 : cette fois, c'est la bonne ?
Drone espion américain
Marche ou crève
Boycotteurs boycottés
Février 2012 : Qui va enseigner la démocratie aux Iraniens ?
Le Mossad fait des heures sup
L'Iran est sur le point d'avoir la bombe
Günter Grass se rebiffe
L'Iran veut-il rayer Israël de la carte ?
L'Iran et la Russie
Compte à rebours
Al-Manar pour tout savoir sur l'Iran
Elections 2013
Hommage au président sortant
Que veut Hassan Rohani ?
La guerre juive, tout de suite !
Capitulation iranienne ?
Novembre 2016 : Donald Trump fait renaître l'espoir à Tel Aviv
Mai 2018 : on a assez attendu comme ça
Mai-juin-juillet 2019 : false flags et provocations en série
Novembre 2019 : 40ème anniversaire
Janvier 2020 : assassinat du général Soleimani
Sept.-oct. 2022 : nouvelle tentative de révolu-sion colorée
Janv. 2024 : attentats à Kerman
Avr. 2024 : assassinat de généraux iraniens à Damas
Mai 2024 : mort du président Raïssi
Juillet 2024 : assassinat d'Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas
Septembre 2024 : catastrophe libanaise
Décembre 2024 : catastrophe syrienne et ampleur de la trahison iranienne
Vendredi 13 juin 2025 : à force d'en parler...
Janvier 2026 : nouvelles émeutes
28 février 2026 : la der des ders ?
Chronologie 1900-2006
L'Iran
La bête noire des Etats voyous
Après la "victoire" américaine contre
l'Irak de Saddam Hussein, l'Iran demeure - avec la Syrie - le seul obstacle à la réalisation des ambitions impériales des néocons au Moyent-Orient. Début 2005, l'Américain Scott Ritter, ancien inspecteur en désarmement de l'ONU et démolisseur éminent du mythe de la "menace irakienne", pense que l'agression contre Téhéran pourrait avoir lieu dès le mois de juin.
Le principal prétexte invoqué pour lancer cette nouvelle guerre ne diffère pas tellement de celui utilisé dans le cas de l'Irak : Téhéran serait sur le point de maîtriser la fabrication d'armes atomiques.* Bien que l'hypothèse soit hautement improbable, l'argument passe mieux, semble-t-il, auprès de l'opinion publique internationale que dans le cas de Bagdad, car l'Iran veut effectivement se doter d'une industrie nucléaire à usage civil et dispose déjà des ressources nécessaires (réacteur de Bushehr - le nom est en soi une provocation).
* Deux autres prétextes : 1) le refus de reconnaître l'Etat d'Israël ; 2) le soutien apporté par l'Iran au Hezbollah libanais, lui aussi bête noire des sionistes - voir notre page sur le
Liban et la Syrie.
La pression sur Téhéran est d'autant plus grande que les alliés européens des USA (Grande-Bretagne, France et Allemagne) sont dès le départ impliqués dans cette affaire et qu'ils ont été en quelque sorte chargés par Washington de "négocier" avec le gouvernement iranien, c'est-à-dire d'amener celui-ci à renoncer à toute ambition nucléaire, qu'elle soit civile ou militaire. En cas de refus d'obtempérer de la part du régime islamique, les trois "intermédiaires" européens seraient presque automatiquement conduits à se joindre à la nouvelle agression.
L'Etat voyou de Tel Aviv, qui dispose lui-même d'un arsenal de plus de 500 ogives nucléaires, joue comme toujours le rôle de la "pauvre victime" et presse l'Etat voyou américain, qu'il domine de l'intérieur, de donner son feu vert pour le déclenchement de l'attaque. Les divergences - si divergences il y a - entre les deux gangs terroristes de l'axe israélicain portent sur la forme que revêtira cette attaque. Les gangsters de l'Etat juif sont disposés à lancer eux-mêmes des bombardements aériens contre l'Iran, mais attendent de leur "partenaire" US qu'il "finisse le travail" en occupant le pays.
Lire ici :
Planned US-Israeli Attack on Iran par le professeur canadien Michel Chossudovsky (1er mai 2005).
Voir également cet article du pacifiste israélien Uri Avnery du 19 février 2005:
Rottweiler on a leash - The US wants to "set Israel loose" to attack Iran
(La question est de savoir qui tient qui en laisse.)
Moyen-Orient, Caucase, Asie centrale -
guerres, pétrole et encerclement de l'Iran :

L'Iran en 2005 : pièce maîtresse de la stratégie de conquête américano-israélienne
(Carte : Global Research)
Fuite en avant
Les likoudiens du Pentagone n'ignorent pas que la situation générale de l'appareil militaire américain ne se prête pas vraiment à une extension de la guerre globale qu'ils ont commencée en Afghanistan et en
Irak.
On manque de troupes, le moral est bas. L'adhésion de la population américaine à cette guerre qui n'est pas vraiment la sienne, n'est acquise que grâce à la désinformation des médias contrôlés par les sionistes.
La résistance opposée depuis plus de deux ans par les Irakiens n'était pas prévue au départ ; elle a considérablement retardé la réalisation de la suite du programme. Les néocons, qui sont tout ce que l'on voudra sauf de fins stratèges militaires, pensent que la fuite en avant est le meilleur moyen de sortir du bourbier. Plus l'idée est folle, et plus grandes sont les chances de succès, se disent-ils ; ce principe a souvent fonctionné dans l'histoire - plus que centenaire - du mouvement sioniste et de son Etat.
Mais comme il faut bien tenir compte de la réalité immédiate, et puisqu'une guerre terrestre de cette ampleur nécessite davantage de ressources humaines (chair à canon), il est évident qu'un rétablissement du service militaire obligatoire est en préparation. Et pour mieux en faire accepter l'idée, il sera indispensable d'accroître - et surtout de concrétiser - la "menace terroriste" qui pèse, paraît-il, sur les USA. Un nouvel auto-attentat comme celui du 11 septembre (ou pire) pourrait donc précéder ou accompagner les hostilités, afin que les Américains - et avec eux le reste du monde - comprennent enfin qu'une page est définitivement tournée.
Comment l'Iran réagit-il à la menace ?
Malgré des prises de position assez tranchées de la part de certains représentants du régime*, la volonté de résistance - ne parlons pas de dissuasion - semble assez limitée au pays des ayatollahs. Chacun sait que dans une guerre "classique", les voyous états-uniens (et leurs complices israéliens) ne feraient qu'une bouchée d'un adversaire de la taille de l'Iran. Sur ce plan-là, nul n'est en mesure de tenir tête à l'Empire (à l'exception de la Chine et de la Russie - à condition que ces pays en aient la volonté).
* Le ministre iranien de la Défense, l'amiral Ali Chamkhani, déclarait en août 2004 : "Nous ne resterons pas les bras croisés en attendant que les autres fassent de nous ce qu'ils veulent. Les frappes préventives ne sont pas un monopole américain". Le général Mohammad Baqer Zolqadr, commandant des Gardiens de la Révolution, que certains "experts" considèrent comme le fer de lance du régime islamique (on a prétendu la même chose à propos de la fantomatique Garde Républicaine de Saddam Hussein), précisait de son côté : "Qu'Israël tire un seul missile contre la centrale nucléaire de Bushehr, et il peut oublier à jamais le centre nucléaire de Dimona, où il produit et garde ses armes atomiques".
Quelques missiles Shahab 3 d'une portée suffisante pour atteindre Israël, ne sont pas faits pour effrayer l'agresseur. Les destructions qu'ils pourraient causer seraient sans doute très limitées - s'ils ne sont pas interceptés avant. Depuis la guerre du Golfe de 1991, Israël a fait renforcer - aux frais du contribuable américain - son potentiel de défense antimissiles, tandis que la précision de tir des fusées iraniennes ne doit guère dépasser celle des Scuds irakiens d'il y a quatorze ans. Pour ce qui est des éventuelles charges nucléaires dont pourraient être équipés ces missiles, l'Etat juif sait parfaitement qu'elles n'existent pas et qu'elles n'existeront pas de si tôt. C'est d'ailleurs bien pour cette raison que la décision a été prise d'attaquer l'Iran. Ni Israël ni les Etats-Unis ne s'en prennent jamais à des adversaires "dignes" d'eux. Si Téhéran avait la capacité de se défendre efficacement dans un conflit conventionnel ou nucléaire, le pays serait à l'abri d'une agression. Mais précisément, ce n'est pas le cas.
Comme l'a montré et comme le montre encore l'Irak, l'atout militaire d'un petit pays - et l'Iran en est un malgré ses 70 millions d'habitants et ses 1.650.000 kilomètres carrés - réside avant tout dans son aptitude à organiser la lutte clandestine armée après une invasion étrangère.
Or les religieux iraniens, tout en continuant de prêcher le Djihad (personne ne sait au juste ce que cela veut dire concrètement), sont devenus assez pragmatiques depuis la fin de la guerre Iran-Irak (1988) et la mort du fondateur de leur Etat, l'ayatollah Khomeiny (1989). En d'autres temps et en d'autres lieux, on aurait dit qu'ils se sont embourgeoisés. Plus de vingt-cinq ans après la révolution islamique, la volonté de rompre tout à fait l'isolement avec l'Ouest et d'être enfin considéré comme un pays "normal" (en refusant toutefois de se laisser imposer les formes les plus crues de la décadence occidentale), est un facteur dont il faut tenir compte. Les forces politiques désireuses de trouver un compromis avec le monde globalisé sont présentes partout, y compris chez les mollahs. Ces gens-là auront-ils le courage de résister quand Bush les attaquera ? On peut en douter.
Si la République islamique avait voulu s'opposer - en actes et non en paroles - à l'agression anglo-américaine en Irak, elle l'aurait fait depuis longtemps. Comme la plupart des Iraniens, deux Irakiens sur trois sont chiites. Et pourtant Téhéran, qui influence largement la hiérarchie chiite du pays voisin, a toujours pris soin de laisser faire les envahisseurs. L'ayatollah "irakien" Sistani, qui est en fait de nationalité iranienne, ne prend jamais la défense de ses partisans lorsque ceux-ci s'insurgent contre l'occupant. Pendant le soulèvement de Nadjaf, en août 2004, Sistani est parti se faire soigner à Londres. Il a fait tout son possible pour empêcher que les milices de son "rival" l'imam Moqtada Sadr (l'armée du Mehdi) se joignent à la résistance patriotique animée par les anciens militaires et membres du parti Baas.
La seule explication au fait que, depuis 2003, le régime de Téhéran n'ait pas bougé le petit doigt pour venir en aide à ses "frères" irakiens, c'est qu'il existe un accord tacite entre les agresseurs et les dirigeants iraniens : n'intervenez pas en Irak et nous ne vous attaquerons pas (pas encore). Peut-on attendre de ces dirigeants qu'ils modifient leur conduite lorsque leur pays sera agressé ? Ont-ils prévu d'organiser la guérilla après l'invasion ? C'est possible, mais pas très vraisemblable, compte tenu de ce que nous savons. Mais il est vrai que nous ne savions rien non plus des préparatifs d'autodéfense de Saddam Hussein.
En cas d'occupation étrangère, les militaires iraniens peuvent-ils jouer un rôle comparable à celui de leurs homologues d'Irak ? Une résistance laïque est-elle concevable ?... Aucun des "experts" autoproclamés qui s'expriment sur le "dossier iranien" n'est en mesure de répondre à ces questions - ils le feront a posteriori.
Pétrole
En 2003, l'Iran occupait la quatrième place mondiale à la fois dans la liste des pays producteurs (derrière l'Arabie Saoudite, les Etats-Unis et la Russie) et dans celle des pays exportateurs (après l'Arabie Saoudite, la Russie et la Norvège). L'Iran est membre de l'OPEP.
Le pays produit près de 4 millions de barils de brut par jour (1 baril = 159 litres = 0,148 tonne)
et en exporte 2,5 millions (Arabie : 10 millions et 8,5 millions respectivement). Cela correspond à 1,5 milliard de barils produits par an et à 900 millions de barils exportés. A 65 dollars le baril en août 2005, on voit ce que cela représente. Et les pétroliers texans devraient renoncer à cette manne ?...
Ils le feront d'autant moins, eux et leurs complices, que la guerre leur servira de prétexte pour faire grimper les cours bien plus haut encore.
On parle déjà de 100, 150, voire 200 dollars le baril. [La barre des 100 dollars sera franchie - sans guerre - en janvier 2008.
En juillet 2008, on frôlera même les 150 dollars avant de retomber aux alentours de 50-60 dans les mois suivants. En février 2012, on repassera au-dessus de 100 dollars. Voir également plus bas :
Les boycotteurs boycottés.]
par Tommy Thomdean (Indonésie)
Le problème de l'Iran, malgré sa richesse en pétrole brut, c'est que le pays ne dispose pas de grandes capacités de raffinage et qu'il est obligé d'importer du carburant ; il n'est pas rare que l'essence soit rationnée. Curieux paradoxe et dangereux point faible dans la perspective d'une guerre annoncée. On peut se demander pourquoi les responsables iraniens ne font rien pour y mettre fin.
La guerre a-t-elle déjà commencé ?
En juin 2005, l'Américain Scott Ritter
(voir plus haut)
pense que la guerre contre l'Iran a en fait
déjà commencé, même si pour l'opinion publique, le premier coup de feu n'a pas encore été tiré. L'agression contre l'Irak avait, elle aussi, débuté bien avant les premiers bombardements du 20 mars 2003.
Violations de l'espace aérien de l'Iran, espionnage, opérations de commandos, actes de sabotage et attentats terroristes ont déjà lieu depuis quelque temps. La CIA utilise les "services" du groupe Mujahadeen el-Khalq (MEK), une organisation autrefois contrôlée par l'Irak de Saddam Hussein et récupérée entre-temps par les Etats-Unis.
D'autre part, l'Azerbaïdajan, ce pays voisin de l'Iran dont presque personne ne parle, est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la guerre contre Téhéran. De nombreux Iraniens (un sur cinq, soit environ 14 millions de personnes) sont de langue ou culture azérie, alors que l'Azerbaïdjan proprement dit compte moins de 9 millions d'habitants. Il n'est donc pas étonnant que ce petit pays ait été choisi comme base arrière - d'autant qu'il rend déjà de sacrés services aux stratèges américains dans leur lutte contre la Russie (pétrole de la Caspienne).
Elections 2005
Le 17 juin, alors que des élections sont en cours en Iran (élections certainement plus démocratiques que les élections frauduleuses pratiquées aux USA depuis novembre 2000), le terroriste de la Maison Blanche, celui que les médias appellent "le président" (nom savant : texanopitecus barbarus) lance une nouvelle attaque verbale contre Téhéran (bien sûr, le texte n'est pas de lui mais de ses "conseillers" israélicains) : "L'Iran est gouverné par des hommes qui bafouent les libertés dans leur propre pays et sèment la terreur partout dans le monde. Le pouvoir est aux mains d'une petite minorité non élue, arrivée aux commandes grâce à un processus électoral qui viole les règles les plus élémentaires de la démocratie."
Remplacez "Iran" par "USA", et vous avez une définition qui s'applique mot pour mot à la junte Bush. Voilà sans aucun doute un des meilleurs exemples de chutzpah néoconne de ces dernières années.
Le 24 juin 2005, second tour des présidentielles iraniennes. Mahmoud Ahmadinejad, le maire de Téhéran que les médias présentent comme un "ultra-conservateur", "populiste" et "islamiste", l'emporte avec 62 % des suffrages sur son concurrent Rafsandjani, milliardaire "modéré" et favori de l'Union européenne. De toute évidence, la menace extérieure a produit l'inverse de l'effet escompté ; la plupart des Iraniens voient dans l'opposant battu un profiteur et un cheval de Troie de l'Occident.
Bien entendu, les fraudeurs états-uniens dénoncent la "fraude électorale" iranienne. En leur for intérieur, cependant, ils doivent se réjouir ; avec Ahmadinejad à la présidence de l'Iran, l'Europe sera moins réticente à les suivre dans l'agression qui s'annonce.
La presse française, elle, parvient mal à cacher sa déception - un peu comme après le "non" au référendum du 29 mai. Un rédacteur de l'AFP va même jusqu'à écrire : "La communauté internationale a exprimé son anxiété." Tiens donc, comment sait-il cela ?... C'est bien simple, il a reçu un coup de fil le lendemain de l'élection :
- Allô ! C'est bien l'AFP ?
- Oui, bonjour, qui est là ?
- Bonjour, c'est la communauté internationale.
- Ah bon, j'attendais un appel de l'opinion publique, mais tant pis, va pour la communauté internationale.
- Oui, voilà, je vous téléphone au sujet d'Ahmadinejad.
- Ahma-quoi ?
- Ahmadinejad, vous savez, l'ultra-conservateur islamo-extrémiste qui vient d'être élu à Téhéran.
- Ah oui... et alors ?
- Ben, je voudrais exprimer mon anxiété.
- Votre anxiété ? Mais vous faites erreur, je ne suis pas psychanalyste.
- Je sais, vous êtes journaliste... Vous pourriez peut-être en parler.
- De votre anxiété ?... Bon, d'accord... mais c'est bien parce que c'est vous.
- Merci infiniment, la communauté internationale n'oubliera pas ce que vous faites pour elle...
Mise en condition de l'opinion publique internationale
Les auto-attentats terroristes de
Londres du 7 juillet 2005 (56 morts, 700 blessés) pourraient constituer le prélude au déclenchement de l'agression annoncée contre l'Iran.
Tandis que le nouveau gouvernement de Téhéran revendique, à l'échelle mondiale, l'interdiction de toutes les armes de destruction massive, les attaques verbales des gangsters de l'axe Washington-Tel Aviv se multiplient et prennent un tour de plus en plus violent.
Si l'on en croit Philip Giraldi, un ancien de la CIA, "les Etats-Unis s'apprêtent à lancer des attaques aériennes massives contre l'Iran, utilisant à la fois des armes conventionnelles et des armes nucléaires tactiques" (The American Conservative du 1er août). Le plan américain, supervisé par le "vice-président" Dick Cheney, est conçu comme une riposte (sic) " pour le cas où les USA seraient victimes d'un attentat terroriste comparable à celui du 11 septembre". On peut en conclure que la Maison Blanche et le Pentagone préparent de nouvelles atrocités non seulement contre les civils iraniens mais aussi contre leur propre population.
60 ans après Hiroshima :
Le rêve israélo-américain est-il sur le point de se réaliser ?
(source : www.rense.com)
Un autre prétexte invoqué par les USA pour "justifier" par avance une future agression, c'est la volonté de l'Iran de poursuivre son programme nucléaire civil, un programme absolument légitime et légal* aux yeux de la loi internationale. Mais les Américains prétendent - contre toute évidence, et comme dans le cas de l'Irak - que Téhéran est sur le point de fabriquer des armes atomiques. L'Europe, hélas, les suit dans cette voie.
* Les activités nucléaires iraniennes sont parfaitement conformes au traité de non-prolifération de l'ONU et restent soumises à la surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). On aimerait pouvoir en dire autant des programmes américain et surtout israélien... Malheureusement, comme Hans Blix en 2002-2003, les marionnettes des organisations internationales sont aux mains des ventriloques néocons. Tout ce qu'elles vont "déclarer" dans les prochaines semaines est donc déjà connu d'avance.
En octobre 2005, l'AIEA et son patron Mohamed El-Baradei reçoivent le Prix Nobel de la Paix - sans doute pour les remercier d'avoir joué le jeu dans l'affaire des imaginaires armes de destruction massive irakiennes et d'avoir fermé les yeux sur l'existence, bien réelle, de l'arsenal israélien. Avec cette récompense en poche, l'Arabe préféré de l'Axe Bush-Sharon (il est Egyptien) n'a plus aucune raison de ménager l'Iran.
Les accusations proférées contre Téhéran par les agresseurs de Washington varient pratiquement chaque jour. Pas étonnant, dans ces conditions, que le gouvernement iranien soit aussi déclaré "coupable" de fournir des engins explosifs de forte puissance aux insurgés irakiens, ce qui "expliquerait", paraît-il, que ceux-ci soient en mesure de détruire les véhicules blindés américains par douzaines. Comme si l'Iran, dont l'effet passif et modérateur vis-à-vis des chiites irakiens est bien connu
(voir plus haut),
encourageait la résistance patriotique (et laïque) du pays voisin.
Il semblerait, au contraire, que ce soient des terroristes à la solde des Britanniques qui sévissent en territoire iranien (attentats commis à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays - six morts, plus de cent blessés).
Face à la concrétisation de la menace extérieure, l'Iran semble se rapprocher de l'autre victime en puissance,
la Syrie.
Il était temps... On ignore cependant si la déclaration d'intention formulée à l'occasion de la visite du président syrien à Téhéran, début août, sera suivie de mesures pratiques.
Fin octobre 2005, une déclaration anti-israélienne d'Ahmadinejad déclenche une vague d'hystérie dans les milieux occidentaux inféodés au sionisme. Le président parle d'"une vague de spiritualité et d'éveil de l'Islam" qui finira par effacer "cette tache impure que représente Israël à côté du monde musulman" (source : l'agence de presse iranienne
Irna). Ce qui donne dans nos médias : propos inacceptables, inquiétants et répugnants, antisémitisme, etc... Autrement dit : crime de lèse-Israël.
Le régime de Tel Aviv exige que l'Iran soit expulsé de l'ONU. Bonne idée, chassons des Nations Unies tous ces pays qui ont laissé passer les horribles résolutions condamnant la politique de l'Etat juif. L'ONU idéale ne devrait compter que quatre membres : les USA, Israël, la Micronésie et les Iles Marshall.
Tandis que les Iraniens (et pas seulement eux) rêvent d'un Monde sans sionisme (c'est l'intitulé de la conférence au cours de laquelle Ahmadinejad s'est exprimé), en France, les pressetitués du nouvel ordre mondial se mobilisent pour préparer l'opinion à la prochaine guerre d'agression.
Dans
du 28 octobre 2005,
l'adjudant-chef Plantu s'en donne à cœur joie :
Iran = nazis + extermination des Juifs
+ "programme nucléaire mystérieux et inquiétant"
(dixit le journal)
Tout comme l'AFP (voir un peu plus haut), l'organe central des intellectuels sharognards de France a des relations privilégiées avec "la communauté internationale" et nous révèle que celle-ci a "manifesté sa réprobation". (Pour contacter "la communauté internationale", quand on est scribouillard chez Colombani, il suffit de téléphoner au service des relations publiques de l'ambassade d'Israël - pour seulement 49,95 euros la minute.)
En 2015, comme il se doit, le quotidien en question viendra nous bassiner avec les "erreurs stratégiques" et les "mensonges présidentiels" ayant accompagné la nouvelle guerre. Une fois de plus, les journalistes manipulateurs d'opinion tenteront de nous faire croire qu'ils sont eux-mêmes les victimes d'une manipulation de la Maison Blanche.
En attendant, les champions de l'anti-antisémitisme récidivent en décembre 2005, sous prétexte
qu'Ahmadinejad, dans un discours prononcé en Arabie Saoudite, a une nouvelle fois osé s'en prendre aux intouchables sionistes, proposant de transférer Israël en Allemagne ou en Autriche, pays responsables du génocide juif des années 40 : "Pourquoi les Palestiniens, qui ne sont nullement coupables de ce que vous appelez l'Holocauste, devraient-ils en subir les conséquences ?..." La caste politico-médiatique occidentale, qui s'offusque à l'idée qu'on puisse "aller si loin", trouve par contre tout à fait normal et naturel que l'Etat voyou de Tel Aviv menace l'Iran de destruction nucléaire.
Le 4 janvier 2006, le quotidien britannique The Guardian, qui passe généralement pour un journal sérieux, annonce que "l'Iran s'est procuré, en Europe et ailleurs, du matériel permettant de construire une bombe atomique". L'"information", qui émane soi-disant de "services secrets occidentaux", rappelle étrangement le mensonge du yellow cake nigérien, utilisé trois ans plus tôt par la clique Bush pour "justifier" la guerre contre Saddam. Il semblerait que l'agression contre Téhéran soit imminente.
Les "pacifistes" de Paris et de Berlin y participeront certainement, sauf nécessité tactique interne, comme pour l'Irak. Mais ce genre d'obstacle est assez peu probable cette fois ; les agresseurs ont mieux préparé leur coup. Quoi qu'il en soit, l'aide "passive" aux Etats voyous est déjà en marche. L'Allemagne, par exemple, fournit des passeports au Mossad, afin que ses agents puissent en toute tranquillité préparer l'attaque contre l'Iran sur le terrain. C'est le Kölner Stadt-Anzeiger, un journal de Cologne, qui annonce la nouvelle le 13 janvier, sur la base d'informations reçues d'un ancien du BND - voir
l'article
(en allemand).
Au mépris de toutes les lois et règles internationales, y compris celles régissant l'ONU et l'AIEA, le chef de cette organisation, Mohamed El-Baradei, larbin des sionistes et titulaire du Nobel de la "Paix", menace ouvertement l'Iran d'intervention militaire. La Russie et la Chine, qui auraient le pouvoir d'empêcher cette nouvelle catastrophe, préfèrent se taire - en attendant que vienne leur tour.
Le 14 janvier, Ahmadinejad déclare dans une conférence de presse : "Nous pensons que tous les pays ont le droit de se doter d'une technologie nucléaire." CNN remplace aussitôt le mot technologie par le mot armes. Et voilà, Téhéran a enfin "avoué"... Le retour de bâton ne se fait pas attendre : désormais les faussaires d'Atlanta sont interdits de séjour en Iran - ce qui, bien entendu, constitue une "intolérable atteinte à la liberté de la presse"...
Peu après, à Ahvaz (sud-ouest), six personnes sont tuées et quinze blessées dans deux attentats terroristes. On voit que les "touristes allemands" ne perdent pas de temps.
Le 27 janvier, on célèbre la Journée de l'Holocauste - qui consiste en fait à rendre hommage aux 6 millions de victimes juives en passant sous silence les 30 millions de non-Juifs tués par les nazis. C'est une occasion de plus pour la caste politico-journalistique occidentale de se surpasser en tirades anti-iraniennes.
Quatre jours plus tard, le taré de la Maison Blanche déclare dans "son" discours sur l'état de l'Union : "Le monde ne peut pas permettre à l'Iran d'avoir des armes nuculaires" (sic).
Début février 2006, la provocation des caricatures danoises de Mahomet donne lieu à des protestations à Téhéran. Le régime iranien saute à pieds joints dans le piège, ce qui fournit de nouveaux "arguments" aux fauteurs de guerre de l'axe Washington-Tel Aviv et à leurs marionnettes. En Allemagne. la surenchère iranophobe prend un tour inattendu : Günther Beckstein, un plouc ringard qui exerce les fonctions de ministre de l'Intérieur de l'Etat libre de Bavière (sic), annonce une surveillance renforcée des supporters iraniens à l'occasion du Mondial de foot de juin 2006, tandis que Daniel "néo"-Cohn-Bendit, enragé sioniste franco-allemand "de gauche"**, revendique l'exclusion pure et simple de l'équipe iranienne - génial, on devrait la remplacer par le onze israélien, ça ferait moins antisémitique...*
* Petit succès pour Ducon-Bendit et ses acolytes, même s'ils n'ont pas réussi à exclure l'Iran de la Coupe du Monde : à la fin du match Ghana-République tchèque, remporté 2:0 par le Ghana, un footballeur ghanéen brandit le drapeau israélien pour fêter sa victoire. Comme le joueur en question évolue dans un club de Tel Aviv, il est probable qu'on a fait pression sur lui pour le pousser à cet acte débile : c'est ça ou ton contrat ne sera pas renouvelé... (A noter que la FIFA n'a pas réagi - qu'aurait-elle fait si un footballeur iranien avait déployé le drapeau palestinien ?...)
** On dit qu'il est "de gauche", parce que comme Jack Lang et François Hollande, c'est la main gauche qu'il utilise lorsqu'il se... - bon, passons avant que ça ne devienne trop technique...
En France, indépendamment de la main utilisée, la "classe" politique au grand complet (des trotskistes au FN, en passant par le PS, Sarkozy et la racaille du Bétar) exploite à fond l'affaire Halimi pour préparer l'opinion à la guerre contre l'Iran et détourner les pacifistes potentiels des idées "subversives" à la
Dieudonné.
Car contrairement à ce qui s'est passé pour l'Irak, les agresseurs et leurs créatures veulent l'union sacrée contre Téhéran et "pour la défense d'Israël". Plusieurs gouvernements "récalcitrants" en 2003 (France, Belgique, Allemagne) seront cette fois de la partie, ouvertement et non plus en cachette comme il y a trois ans. Cela vaut également pour la Turquie, pays de l'OTAN frontalier de l'Iran. L'aviation de l'Etat voyou juif s'entraîne déjà dans le ciel d'Anatolie, et une partie des forces offensives israéliennes y est stationnée. Inutile de préciser que la population turque, elle, rejette l'idée d'une nouvelle agression. Le succès récent du film
La Vallée des loups
est là pour prouver cette tendance. Mais personne ne demandera leur avis aux Turcs - moins encore qu'aux Français, aux Belges et aux Allemands. C'est ça la "démocratie" de type occidental.
Fin avril 2006 : le Conseil de Sécurité est saisi de l'affaire "iranienne" - comme si c'était l'Iran qui posait problème et non les pays agresseurs. La Russie et la Chine laissent faire, refusant cependant de condamner ouvertement Téhéran et s'opposant à des "sanctions". Simultanément, grâce au chantage exercé par les Etats-Unis sur les petits pays, Israël est "élu" à la vice-présidence de la Commission de désarmement de l'ONU. Comme le souligne l'ambassadeur iranien auprès des Nations Unies, c'est le comble de l'absurdité que de confier un tel poste à un pays qui n'a lui-même jamais signé aucun traité international de désarmement et qui viole systématiquement toute les résolutions le concernant, un pays qui a cependant l'audace (la chutzpah) de dicter aux autres ce qu'ils doivent faire. Cette nomination n'est qu'un nouveau signe de dégénérescence de l'organisation internationale.
Juillet 2006 : si l'on en croit Seymour Hersh (c'est le journaliste investigateur qui a dévoilé au grand public le scandale
d'Abou-Ghraïb
en 2004), les généraux américains font des pieds et des mains pour retarder, sinon empêcher, l'attaque contre l'Iran. Dans le New Yorker daté du 10 juillet, Hersh cite le général Peter Pace qui estime que des bombardements aériens ne pourraient mettre fin au programme nucléaire iranien. Paradoxalement, ce sont des militaires qui mettent en garde le pouvoir civil contre les conséquences économiques et politiques qu'entraînerait pour les Etats-Unis une guerre contre l'Iran. Les "spécialistes" chargés de planifier la nouvelle agression n'ont pas encore surmonté le choc du mensonge des "armes de destruction massives" irakiennes. Ils sont peu enclins à réutiliser le même scénario trois ans plus tard, alors qu'ils savent pertinemment que l'Iran ne dispose d'aucune installation nucléaire clandestine et ne se livre à aucune activité interdite par les traités internationaux.
Les généraux sont persuadés que Téhéran répondrait à une attaque aérienne en déclenchant une "riposte asymétrique" : blocage du détroit d'Hormuz (ce qui couperait le monde occidental du pétrole de la région) et envoi en Irak de cent mille volontaires iraniens. Compte tenu de la situation militaire en Irak, une nouvelle guerre terrestre en Iran est à exclure. Et pourtant, soupirent les militaires, la Maison Blanche pense qu'elle peut tenter sa chance et s'en tirer.
Reste à savoir si le réalisme est en mesure de l'emporter. C'est peu probable... Les néocons pensent que la guerre est une affaire trop grave pour être confiée aux militaires. Et surtout, ils se croient eux-mêmes au-dessus de toutes les lois, de toutes les règles et de toutes les contingences matérielles.
Plus l'agression annoncée tarde à venir, plus il est évident que la relance de la guerre globale passe nécessairement par un nouveau 11 septembre - et là, les terroristes de l'axe israélicain savent qu'ils n'ont aucune objection ou opposition à redouter. Le nouvel attentat aura-t-il lieu dans le cadre de l'agression que l'Etat voyou juif a déclenchée le 12 juillet 2006 contre le
Liban (agression que le cessez-le-feu du 14 août n'a que provisoirement interrompue) ?...
En attendant, le président Ahmadinejad noue des contacts avec d'autres pays menacés ou susceptibles de l'être sous peu. En septembre, il se rend à Cuba où se tient le sommet des pays non-alignés. Les 118 Etats présents à la conférence soutiennent Téhéran. On voit que la véritable communauté internationale est bien autre chose que le conglomérat USA-Israël-Union Européenne qui prétend parler pour l'ensemble du monde.
Novembre 2006 : selon une analyse interne de la CIA, il n'existe aucune preuve tangible que l'Iran travaille sur un programme nucléaire militaire. Bush et tous les néocons le savent depuis longtemps. Ce qui les intéresse, bien sûr, ce n'est pas d'avoir des preuves mais un prétexte suffisamment "solide" qui permette enfin de déclencher l'agression. La débâcle israélienne au Liban a retardé les opérations - c'est bien fâcheux...
A défaut de bombe atomique pour affronter l'Etat terroriste juif, l'Iran dispose d'une bombe idéologique, celle des
cartoons antisionistes
(une réponse tardive aux caricatures de Mahomet).
Comme on pourra le constater, ces dessins n'ont vraiment rien d'antisémite ni de négationniste, comme le prétendent les imposteurs israéliens et leurs fans. Les auteurs, qu'ils soient iraniens ou étrangers, ne s'en prennent jamais aux Juifs en tant que tels et sont respectueux de la religion hébraïque ; en revanche, ils s'attaquent bel et bien à la barbarie sioniste. Ils ne nient pas non plus le génocide perpétré par les nazis, mais dénoncent l'exploitation éhontée qu'en font les fascistes juifs pour "justifier" leur hégémonie. Les médias occidentaux, champions de la "liberté d'expression", se sont bien gardés de publier ces dessins.
Voir également ces
caricatures juives
("antisémites", cela va de soi) pas très différentes des caricatures iraniennes. La différence essentielle, c'est qu'un membre du "peuple élu" peut se permettre de telles choses, tandis qu'un Iranien, s'il ose, est automatiquement assimilé à Hitler par les hitlériens sionistes.
En décembre 2006, Téhéran organise ue conférence internationale sur l'Holocauste et brise ainsi le tabou numéro un de l'Occident sionisé, qui veut que l'on ne discute pas de ces choses-là. En fait, les Iraniens ne s'intéressent pas vraiment à la question. S'ils ont choisi ce sujet, c'est parce qu'ils savent que leurs ennemis y sont sensibles. L'objectif, pour les organisateurs de la conférence, n'est pas de "nier" ou de "minimiser" un épisode de la Seconde Guerre mondiale, mais de braver l'interdit totalitaire décrété par les maîtres de la pensée unique.
Le ministre iranien des Affaires étrangères définit ainsi le but de la conférence :
"Toute forme de racisme, nazisme inclus, est contraire à la nature humaine. L'islam condamne le nazisme. Et le sionisme tombe aussi dans ce cadre. Aujourd'hui, ceux qui prétendent être antinazis sont eux-mêmes racistes et colonialistes, et ce qu'ils ont fait à d'autres n'est pas différent des crimes nazis." L'histoire récente de la Palestine et du Liban lui donne raison, de même que les actions terroristes et diverses guerres par procuration dont les sionistes sont les initiateurs - sans même parler de l'agression militaire qu'Israël prépare ouvertement contre l'Iran et qui risque de se solder par un holocauste nucléaire.
Moralement, rien - absolument rien - n'autorise les nazis juifs de 2006 à invoquer la souffrance des victimes juives des années 1940. Les pires négationnistes, ce sont les
néga-sionistes,
ces fanatiques juifs qui nient farouchement la réalité de leurs crimes passés et présents. Le génocide juif (ou Holocauste, pour employer le mot en usage depuis 1978) n'est qu'un prétexte avancé par les génocideurs d'aujourd'hui pour tuer dans l'œuf toute velléité d'opposition. L'Iran crache dans la soupe sioniste, et c'est très bien ainsi - indépendamment de ce que la conférence de Téhéran peut apporter de concret (et dont nous n'apprendrons rien par notre presse).
Des rabbins antisionistes de Neturei Karta participent à la conférence de Téhéran.
Sont-ils "antisémites" et "négationnistes" ? Veulent-ils "tuer tous les Juifs" ?
Les jettera-t-on en prison s'ils mettent les pieds à Paris ou à Berlin ?...
Moshe Friedmann, rabbin orthodoxe antisioniste de Vienne, est également présent à Téhéran où il déclare : "L'Holocauste est devenu, aux mains des sionistes, un outil qui leur permet de poursuivre en toute tranquillité leur entreprise coloniale en Palestine et dans le monde." Bien entendu, les nazis juifs le traitent de "nazi".
Voir aussi notre page sur le thème
Insulte aux victimes de l'Holocauste et fascisme juif.
Le danger se précise
Le 7 janvier 2007, le Sunday Times révèle qu'Israël prépare une attaque nucléaire comme l'Iran à l'aide d'armes "tactiques" de "faible puissance" (mini-nukes) :
Israel plans nuclear strike on Iran. A Tel Aviv, le menteur de service du gouvernement Olmert "dément".
Quatre jours plus tard, à Erbil dans le nord de l'Irak, un commando de l'armée d'occupation composé d'Américains et d'hommes "d'autres nationalités" (dont sans doute des Israéliens) lance un raid sur le consulat iranien, kidnappe six diplomates et dérobe plusieurs ordinateurs ainsi que divers documents. Parions que le butin contient la "preuve" que l'Iran intervient chez son voisin et projette d'y étendre ses activités. Le gouvernement de Téhéran réagit avec retenue à cette évidente provocation. Les néocons sont apparemment en train de tester jusqu'où ils peuvent aller sans franchir le point de non-retour.
Le même jour, trois attentats terroristes ont lieu dans le sud de l'Iran, à Khorramshahr, près d'Abadan, non loin de la frontière irakienne. Cette région, le Khouzistan, est peuplée en majorité d'Arabes. Les activités subversives et les actes de sabotage fomentés par les services secrets britanniques, américains et israéliens y sont monnaie courante depuis un certain temps.
Le 6 février, à Bagdad, dans une opération supervisée par les Américains, un autre diplomate iranien est enlevé par des terroristes portant des uniformes de l'armée fantoche irakienne. Plusieurs navires de guerre américains croisent dans le golfe Persique.
Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter, évoque la possibilité d'un attentat organisé par l'administration Bush sur le sol des États-Unis, attentat qui serait faussement attribué à l'Iran pour provoquer une guerre -
détails.
Le 14 février, à Zahedan, près de la frontière pakistanaise, une attaque à la bombe contre un car des Gardiens de la Révolution (attaque conforme au scénario "guerre civile / guerre de religion") fait une dizaine de morts et une trentaine de blessés. Cette région abrite une minorité sunnite.
Dans les pays occidentaux, le lobby sioniste ne cesse de répéter que l'Iran veut anéantir Israël et exterminer les Juifs. Le Mossad produit
des preuves accablantes
(seul un antisémite pourrait mettre en doute leur authenticité).
Comme on peut le voir ici, Ehoud Olmerde porte des
chaussettes Wolfowitz
Le 23 mars 2007, la marine de Téhéran capture 15 militaires britanniques qui s'étaient aventurés dans les eaux territoriales de la République islamique afin d'y "contrôler" un cargo iranien. Les occupants anglais du sud de l'Irak se livrent fréquemment à ce genre d'opérations que l'on appelle, en droit international, des actes de piraterie. Le gouvernement de Tony B-liar prétend que l'incident s'est produit dans les eaux irakiennes - comme si la marine de "Sa Majesté" avait davantage le droit d'écumer ce secteur.
Ce n'est pas la première fois que des Britanniques sont faits prisonniers dans ces conditions ; en juin 2004, huit d'entre eux avaient été capturés puis relâchés au bout de quelques jours. Cette fois-ci, le contexte général est beaucoup plus grave, et il n'est pas exclu qu'il s'agisse d'une provocation destinée à mettre le feu aux poudres. Ce qui est très curieux, en l'occurrence, c'est que la frégate britannique Cornwall, d'où venaient les 15 marins, a laissé faire les Iraniens sans réagir.
Finalement, les
"pauvres" captifs
anglais sont libérés quelques jours plus tard. Les diplomates iraniens kidnappés en janvier, et dont on ne sait toujours rien, sont oubliés depuis longtemps (seul le diplomate de Téhéran enlevé en février a été remis en liberté).
Les pyromanes commencent à donner des signes d'impatience
Le nucléaire iranien inquiète de plus en plus la "communauté internationale"
6 mai 2007 :
Pour compenser le départ de Tony Blair,
53 % des Français offrent un nouveau caniche à George W. Bush.
La guerre contre l'Iran ne devrait plus tarder.
6 mai 2012 (ou plus tard) :
Surréalisme iranien
Fin mai 2007, une délégation officielle iranienne se rend à Bagdad, dans la "zone verte", afin d'y rencontrer des représentants du gouvernement de Washington en présence du fantoche irakien Maliki. But de la rencontre : discuter, paraît-il, de la situation sécuritaire en Irak et des possibilités de réduire l'engagement iranien dans ce pays.
Bien sûr, il est évident que des contacts ont toujours existé entre Téhéran et Washington, dans le but de "limiter les dégâts" de part et d'autre - voir
plus haut.
Dans le cas contraire, la situation serait depuis longtemps intenable pour les occupants de l'Irak (un soulèvement chiite permanent venant s'ajouter à la résistance patriotique) et le bombardement de l'Iran, annoncé depuis deux ou trois ans, serait déjà chose faite.
Ce qui est étonnant, c'est que ce compromis est maintenant étalé au grand jour, sans que l'hostilité générale et systématique dont font preuve les USA vis-à-vis de l'Iran n'ait baissé
d'un seul cran. Au contraire, ils brandissent toujours l'anathème et annoncent de nouvelles "sanctions". La marine américaine effectue des "manœuvres" dans le golfe Persique, les actes de sabotage et de subversion en territoire iranien se multiplient (les Américains ne prennent même pas la peine de s'en cacher) et plusieurs diplomates de Téhéran, kidnappés au début de l'année, sont toujours détenus. En bonne logique, les délégués iraniens dépêchés à Bagdad devraient craindre de subir le même sort. Pourtant, ils semblent ignorer la menace.
On ne sait trop si le geste iranien relève de la plus effarante naïveté politique ou s'il s'agit, au contraire, d'un habile coup de poker dont l'enjeu est encore inconnu. L'avenir le dira.
Début septembre 2007, un sondage effectué par l'Université israélienne Bar-Ilan et la Ligue "américaine" anti-"diffamation" (ADL) indique que 71 % des Israéliens souhaitent que les Etats-Unis lancent une attaque militaire contre l'Iran. Le sondage ne dit pas combien d'entre eux considèrent qu'il est "antisémite" de parler de guerre sioniste à ce propos. Selon le Sunday Times de Londres, le Pentagone prépare des attaques aériennes massives contre 1.200 cibles en Iran. Le tout devrait être terminé en trois jours, pensent les stratèges américains - un peu comme en Irak... Le judéo-nazi Richard Perle est encore plus optimiste : il veut "résoudre la question iranienne en une seule nuit, avec une escadrille de bombardiers B 1".
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de Sarkozy, toujours parfaitement informé des intentions de ses maîtres de Tel Aviv, annonce : "Il faut se préparer au pire, et le pire c'est la guerre."
Bruits de bottes assourdissants
Ahmadinejad - dictateur antisémite, négationniste et homophobe ?
Des personnalités américaines appellent l'armée U.S. à refuser les ordres d'attaquer l'Iran
En octobre 2007, le président Poutine est en visite officielle à Téhéran et met en garde contre une attaque américaine. La Russie continuera de soutenir l'Iran dans la réalisation de son programme nucléaire civil. Parallèlement, les cinq pays riverains de la mer Caspienne (Russie, Kazakhstan, Turkménistan, Azerbaïdjan, Iran) s'engagent à ne pas mettre leurs territoires à la disposition d'un agresseur qui s'en prendrait à l'un d'eux. En ce qui concerne l'Azerbaïdjan, c'est un camouflet supplémentaire pour les criminels de l'axe israélicain qui comptaient bien utiliser le pays pour attaquer Téhéran (voir plus haut). On peut cependant douter que ce recul soit suffisant pour empêcher la nouvelle guerre. En 2003, les USA ont attaqué l'Irak malgré le refus de dernière minute de la Turquie de servir de base arrière aux agresseurs. Bush parle d'ailleurs déjà de Troisième Guerre mondiale à propos de l'Iran.
La Maison-Blanche sacrifiera-t-elle la Ve flotte pour justifier la destruction nucléaire de l'Iran ?
Tandis que le camp de la guerre fait tout son possible pour hâter la venue de l'heure H, les principales agences de renseignement des Etats-Unis crachent dans la soupe sioniste : dans une note de synthèse rendue publique en décembre 2007, elles affirment que "l'Iran a cessé tout programme militaire nucléaire depuis 2003" et que le pays ne sera "pas en mesure de produire suffisamment de plutonium pour une bombe avant 2015". Depuis quelque temps, l'AIEA dit en gros la même chose - bien que Mohamed El-Baradei, fidèle à sa réputation de girouette, insinue parfois le contraire.
Pour le ministre russe des Affaires étrangères, Serge Lavrov, il n'existe pas non plus la moindre preuve que l'Iran ait eu un programme nucléaire militaire avant 2003.
Fin 2007, Thierry Meyssan (Réseau Voltaire) estime que Washington, assailli par les problèmes, a décrété
un an de trêve globale.
L'avenir dira ce qu'il en est... En janvier 2008, cependant, un
incident
survenu au large des côtes iraniennes et rappelant étrangement la provocation du
golfe du Tonkin,
semble contredire cette vision optimiste.
Début mars 2008, le surréalisme est à son comble : le président Ahmadinejad effectue une visite officielle à Bagdad. Le plus grand ennemi connu de la clique américano-sioniste est l'invité, dans la "zone verte" de la capitale irakienne, du "président" Talabani, marionnette mise en place par l'occupant. Et ce, bien entendu, avec l'accord et la protection des Américains. On a dépassé, semble-t-il, le stade des simples tractations en coulisse...
Juin 2008 : nouvelles menaces directes contre l'Iran. Il est difficile de dire s'il s'agit d'un nouveau bluff dans cette interminable partie de poker, ou si au contraire les criminels néocons ont la ferme intention de déclencher très prochainement leur agression.
Countdown par Muriel Mirak-Weissbach (Global Research)
High Costs of Israeli Threat against Iran (sur le site de l'agence de presse iranienne Fars News Agency)
Début juillet 2008, l'Iran teste une nouvelle version du missile Shahab 3 (voir
plus haut - 2005). Cette arme d'une portée de 2000 kilomètres peut en principe être tirée de n'importe quel point du territoire iranien et frapper n'importe quelle cible israélienne. Selon l'agence Fars, le missile Shahab 3 est doté d'une tête à fragmentation rendant possible des impacts multiples. Il permettrait - comme disent les Iraniens - de "mettre le feu à Tel Aviv" et de "frapper des bases militaires, des lieux de regroupement de troupes et des navires ennemis". Il faut espérer que les possibilités effectives de cette arme seront en mesure de produire l'effet dissuasif voulu. Mais compte tenu de tous les précédents, la chose reste à prouver.
Août 2008 : alors qu'en
Ossétie
l'agression américano-israélienne par Géorgie interposée se termine par un fiasco, les
préparatifs pour le champ de bataille
iranien redoublent, comme le montre une enquête de Seymour Hersch pour le New Yorker : opérations clandestines, déstabilisation des dirigeants religieux, actes de violence, provocations.
L'Etat voyou juif prévoyait d'attaquer l'Iran depuis des bases géorgiennes, trois fois plus proches du territoire iranien que les bases israéliennes. La contre-offensive russe a provisoirement stoppé ces plans. Mais le danger est loin d'être écarté.
Avril 2009 : le nouveau gouvernement israélien (Nétanyahou, Lieberman, Barak)
s'apprête à bombarder l'Iran.
A Washington, l'administration
Obama,
au moins aussi pro-sioniste que la précédente, soutient à fond son chouchou - c'est ce que le nouveau président appelle "tendre la main aux Iraniens".
Les psychopathes israéliens et leurs rêves de "fiesta" nucléaire planétaire :
Vers la 3e Guerre mondiale ?
En mai 2009, le sioniste Sarkozy inaugure une base militaire française à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis), "ce qui met l'Iran à portée de Rafale", comme dit un journaliste impatient de voir la France s'engager dans la prochaine guerre israélienne. Le Rafale étant un avion fabriqué par Dassault, le PDG de cette entreprise, le sioniste Charles Edelstenne, est bien entendu présent à l'inauguration.
Elections 2009 : Washington et Tel Aviv essaient d'inverser le résultat
Le 12 juin 2009, Mahmoud Ahmadinejad est réélu président dès le premier tour avec 63 % des voix. Mir-Hossein Moussavi, le candidat battu crie aussitôt à la fraude*, soutenu en cela par la totalité des médias occidentaux ; inutile de prouver quoi ce soit, puisqu'il s'agit de l'Iran... Il va de soi que ces mêmes médias étaient aux abonnés absents lorsque la fraude électorale, bien réelle et documentée, venait de George Bush ou de son clone mexicain Felipe Calderón, ou encore du
dictateur cravatophage
de Tbilissi** - pour ne citer que les cas les plus flagrants de ces dernières années.
* Moussavi annonce sa "victoire" dès les premières heures de la matinée du 12 juin, alors que les bureaux de vote viennent tout juste d'ouvrir. C'est son conseiller de campagne londonien, Abolfazl Fateh, qui l'aurait poussé à agir ainsi.
** Tandis que les télévisions occidentales montrent en boucle les manifestations de Téhéran, elles font le black-out total sur celles de Géorgie, qui perdurent pourtant depuis des semaines et sont au moins aussi justifiées qu'en Iran.
Est-ce le début d'une "révolution colorée" de style est-européen mise en scène par les services étrangers ?
Téhéran - juin 2009 :
Comme en Ukraine, comme en Serbie, comme en Moldavie,
comme dans tous les pays "révolutionnés" par les services secrets américains,
l'opposant iranien manifeste en anglais
et utilise les outils électroniques créés et gérés par les sionistes,
comme par exemple le fameux Fesses-bouc, qui appartient au milliardaire juif
Mark Zuckerberg*
et a été
lancé avec l'aide de la CIA
(voir aussi cet autre
lien),
ou encore Twitter**, fondé par le multimillionnaire juif Noah Glass.
* Avec un nom pareil ("montagne de sucre"), inutile de dire que le mec s'en met plein les bajoues.
Pendant que ses potes israéliens s'apprêtent à holocauster l'Iran, Zuckerberg collecte pour eux
un maximum d'informations sur les futures victimes et contribue activement au recrutement des collabos.
** Ce sont des sociétés israéliennes qui surveillent les "gazouillis" des utilisateurs et exploitent leurs données personnelles.
Lire ici comment les "twitteurs" sionistes ont coordonné l'action anti-Ahmadinejad :
Proof : Israeli Effort to Destabilize Iran Via Twitter
(la piste mène vers le journal israélien JPost).
Voir également
un peu plus bas
Curieusement, l'ayatollah Ali Khamenei, "guide suprême" de la révolution (en quelque sorte le véritable chef de l'Etat iranien), soutient Ahmadinejad mais sans pour autant s'opposer à Moussavi, qu'il encourage au contraire à "poursuivre sa campagne de contestation dans le calme et en respectant la loi". Les deux hommes se connaissent depuis longtemps. En effet, Moussavi a été premier ministre pendant la guerre contre l'Irak, en 1981-88, lorsqu'Ali Khamenei était président (le "guide suprême" étant alors l'ayatollah Khomeiny, dirigeant historique de la révolution iranienne).
Moussavi est issu de la minorité azérie (voir
plus haut),
ce qui le rend, en principe, plus facilement accessible aux "arguments" des ennemis de l'Iran - et ce, malgré son passé on ne peut plus conformiste. On ignore encore quel rôle exact il joue dans cette affaire, tout comme on ignore qui détient le véritable pouvoir dans ce pays.
Apparemment, Hachémi Rafsandjani (battu en
2005)
est encore très puissant. L'homme est à la fois une personnalité religieuse importante (ayatollah influent) et le patriarche d'un richissime clan industriel, commercial et financier. En 1989, Rafsandjani, qui voulait prendre la place du défunt Khomeiny, a dû se contenter du poste de président. Depuis, un antagonisme profond l'oppose à Khamenei.
Rafsandjani a financé la campagne électorale de Moussavi et finance sans doute également une agitation post-électorale dont l'enjeu semble dépasser de beaucoup la personne d'Ahmadinejad.
La CIA, quant à elle, ne recule devant aucune dépense pour avoir sa "révolution". Comme le signale un ancien général pakistanais :
The CIA has distributed 400 million dollars inside Iran.
Are You Ready For War With Demonized Iran ?
par Paul Craig Roberts (sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan).
L'auteur souligne que dans un sondage effectué par un institut américain peu avant l'élection, Ahmadinejad recueillait deux fois plus d'intentions de vote que son concurrent, y compris chez les Iraniens azéris. Il l'emportait également chez les 18 à 24 ans. Seuls groupes majoritairement favorables à Moussavi : les étudiants, les diplômés et les hauts revenus.
Paul Craig Roberts rappelle également que le gouvernement des USA a depuis longtemps mis en œuvre un programme de déstabilisation de l'Iran et qu'il finance attentats à la bombe et assassinats à l'intérieur du pays. Il n'est pas impossible que Moussavi ait été acheté par Washington. Le pouvoir américain utilise les couches aisées et occidentalisées de la population iranienne pour créer une base contestataire permettant de discréditer les élections et de diaboliser le gouvernement de Téhéran. En agissant ainsi, les Etats-Unis préparent le terrain pour une attaque militaire. "Avec l'aide de Moussavi, le gouvernement US crée un autre 'peuple opprimé' qui attend sa 'libération' par l'armée américaine, comme les Irakiens sous Saddam Hussein. Moussavi, le candidat américain défait, a-t-il été choisi par Washington comme futur dirigeant fantoche de l'Iran ? "
Dans un article globalement hostile à Ahmadinejad, le journaliste américain de droite Justin Raimondo (antiwar.com) admet cependant qu'il a pu se laisser influencer dans son jugement par ce que certains appellent "le mirage de Téhéran-Nord", un phénomène qui incite les reporters occidentaux à penser que l'Iran entier est du même avis que les habitants des beaux quartiers de la capitale. Les correspondants étrangers vivent bien sûr dans cette partie de la ville et en sortent rarement. Quoi qu'il en soit, Raimondo considère que ce qui se passe en Iran ne regarde pas l'Amérique -
Iran's Election : None of America's Business.
"Les Etats-Unis sont-ils impliqués dans les désordres ? " demande Raimondo. Et il fournit aussitôt la réponse : "En 2007, le Congrès a voté 400 millions de dollars pour déstabiliser le régime iranien ; le programme est en train de porter ses fruits."
The Iranian Election and a Hysterical Media -
Ron Jacobs, auteur américain de gauche (genre Noam Chomsky), estime pour sa part que nous avons affaire à une expression de la lutte des classes entre la grande bourgeoisie, impatiente de privatiser à son profit le secteur public iranien et de supprimer les subventions dont bénéficient les pauvres, et les masses populaires qui soutiennent Ahmadinejad car il ne les pas tout à fait oubliées au cours de son premier mandat (malgré le chômage et l'inflation). Jacobs compare le conflit Ahmadinejad-Moussavi à l'affrontement qui opposa les Jacobins de Marat aux Girondins de Brissot, pendant la Révolution française. Le premier s'appuyait sur les paysans et les citadins pauvres ; le second sur les riches marchands et les couches instruites de la population. (Marat a fini assassiné, Brissot guillotiné.)
Vu sur ZNN (Zionist News Network) :
Posant devant les drapeaux de ses deux Etats voyous préférés,
Hillary Clinton, ministre de l'ingérence dans les Affaires étrangères,
déclare en riant que les Etats-Unis veulent rester "neutres" dans l'affaire iranienne.
Pendant ce temps, au siège de la CIA, on ne sait plus où donner de la tête.
(Malgré sa "neutralité" affichée, Clinton estime que les Iraniens ont droit à un
recomptage des voix -
en novembre 2000, quand George Bush a volé la présidence à Al Gore, elle n'a rien demandé de tel.)
De Mossadegh à Ahmadinejad - la CIA et le laboratoire iranien
par Thierry Meyssan. Le téléphone mobile comme arme de guerre : fausses nouvelles répandues via Twitter ou SMS, subversion à distance, etc.
"A l'évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n'est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu'ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu'ils n'ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique."
Repris de l'article de Thierry Meyssan -
messages douteux émis par des auteurs impossibles à identifier ou localiser :
Tout comme "Ben Laden" dans "ses" légendaires vidéos, l'expéditeur prend bien soin
de signaler que l'heure indiquée est l'heure de Téhéran.
Un peu dans le style : "J'étais chez moi hier à 23 heures, heure de Paris,
lorsque les flics ont fait irruption."
Vous connaissez beaucoup de gens normaux qui s'expriment de cette façon-là ?...
Ahmadinejad a bel et bien remporté l'élection :
A Hard Look at the Numbers - What Actually Happened in the Iranian Presidential Election ?
par Esam al-Amin (sur le site www.counterpunch.com).
Le bobard de «l'élection volée» par James Petras, professeur de sociologie.
Une semaine après le scrutin, l'entreprise de déstabilisation continue de plus belle.
A Téhéran, les violences s'amplifient et tournent à l'émeute. Il y a au moins dix morts et une centaine de blessés.
Sarkozy, le roi du karcher, va-t-il aider le gouvernement iranien
à nettoyer la banlieue nord de Téhéran de sa racaille ?
C'est l'heure où les cloportes sortent de leurs trous. En particulier celui qui se prend pour le prince héritier du trône de Perse, fils du dictateur renversé en 1979 et petit-fils du
dictateur pro-nazi écarté en 1941. Reza Pahlevi - c'est le nom qui figure sur son passeport états-unien - sent le vent tourner et espère pouvoir rentrer bientôt dans "son" pays pour y prendre le pouvoir avec l'aide de ses amis occidentaux. Jusqu'à présent il avait dû se contenter de dépenser à Las Vegas, Palm Beach, Monte Carlo ou Davos, les milliards volés au peuple iranien. Aujourd'hui, il défend "la démocratie et les droits de l'homme".
On voit que la contestation du résultat des élections n'est qu'un simple prétexte. C'est le tout premier pas vers une contre-révolution envisagée par certains comme une sérieuse alternative à l'apocalypse nucléaire. D'ailleurs "Son Altesse Impériale" au sang bleu (bleu comme le drapeau israélien) le dit carrément : "Une défaite du mouvement de protestation ne mettrait pas seulement en cause la stabilité globale mais conduirait à la guerre atomique."
Dans une déclaration au journal israélien Maariv, l'ex-futur chah demande à l'Etat sioniste d'aider l'opposition iranienne à renverser le gouvernement - comme si le Mossad avait attendu ses conseils pour passer à l'action. Tel Aviv joue en fait sur les deux tableaux : affaiblissement et/ou destruction de son principal adversaire.
Reza Pahlevi, évidemment, veut désarmer l'Iran mais pas Israël. A un journaliste qui lui demandait pourquoi il ne souhaitait pas un désarmement de l'Etat juif, il rétorque : "Depuis quand Israël est-il une menace pour qui que ce soit ?..." Faut le faire...
Sionistes israéliens et leurs marionnettes monarchistes iraniennes
(Bruxelles - septembre 2009)
Iranian Unrest : Evidence Of Western Intelligence Meddling - Un dossier de Steve Watson (Infowars.net) présentant les preuves de l'ingérence occidentale.
Iran : tout est bien qui finit bien estime Israel Shamir (peut-être un petit peu trop optimiste en ce qui concerne la politique d'Obama).
La « révolution colorée » échoue en Iran par Thierry Meyssan -
la technique du coup d'Etat par en bas et les raisons de son échec en Iran. Meyssan rappelle que ce n'est pas la première fois que des organisations qui dépendent de la CIA inversent ou tentent d'inverser le résultat d'une élection démocratique défavorable à un de leurs chouchous. Il existe de nombreux précédents : Bulgarie, Kirghizie, Géorgie, Ukraine, Biélorussie, Venezuela, Kenya, Birmanie, etc. Dans le cas de l'Iran, les trois piliers de la subversion pro-américaine sont la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi et ceux que l'on appelle par antiphrase les "moudjahidines du peuple".
Deux semaines après la tentative ratée de voler l'élection à Ahmadinejad, l'Iran commence à quitter la une des médias - la mort de Michael Jackson se vend beaucoup mieux.
Mi-juillet 2009 : si l'on en croit le journaliste Christopher Hitchens (chroniqueur à Vanity Fair), le milliardaire Rafsandjani continue d'intriguer contre le "guide suprême" Ali Khamenei. Rafsandjani s'est rendu récemment à Nadjaf, en Irak, pour y rencontrer le grand ayatollah Ali Sistani, chef spirituel (iranien) de la majorité chiite irakienne. Sistani, qui a toujours collaboré plus ou moins discrètement avec les occupants de son pays d'adoption (pendant l'insurrection de Nadjaf en août 2004, il se "faisait soigner" à Londres), est opposé à Khamenei et dispose d'excellentes relations parmi les ayatollahs de Qom (centre religieux iranien).
Sachant que Rafsandjani a acquis une partie de sa fortune en collaborant avec les Américains (affaire "Iran-Contras" - voir plus bas -
1986),
on ne serait pas étonné d'apprendre qu'il a joué un rôle analogue dans la récente opération de déstabilisation. Il est plus que probable que l'affrontement entre les deux camps est loin d'être terminé. Mais on sait peu de choses sur les rapports de force exacts à l'intérieur de la République islamique.
Le 17 juillet, comme pour illustrer les propos de Christopher Hitchens, Rafsandjani relance le conflit à l'occasion de son prêche du vendredi. Des manifestations ont lieu à Téhéran. Conformément à la tactique utilisée quelques semaines auparavant, les médias occidentaux prétendent que des centaines de milliers d'Iraniens sont dans les rues et nous montrent quelques brèves images sur lesquelles on peut voir deux ou trois centaines de personnes au maximum. L'intox va-t-elle reprendre maintenant que la mort de Michael Jackson commence à ennuyer le public ?...
9 août 2009 - sur CNN
Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la 'révolution verte' en Iran :
"Nous avons fait beaucoup pour renforcer les protestataires sans nous afficher. Et nous continuons..."
Autre action subversive clandestine :
l'affaire Clotilde Reiss -
ou comment les services français à la solde des Etats-Unisraël exploitent la naïveté de leur main-d'œuvre intérimaire.
Détournement du cargo Arctic Sea par le Mossad en août 2009 : un nouveau 11 septembre raté ?
Israel Warns Russia : "We'll Bring Whole World Down"
(Israël met en garde la Russie : "Nous détruirons le monde entier")
Il semblerait que la visite "secrète" de Nétanyahou en Russie début septembre ait eu pour but d'obtenir la libération du commando pirate israélien capturé par la marine russe et la restitution du matériel et des documents saisis à cette occasion. Les tueurs de Tel Aviv préparaient-ils, pour le 8ème anniversaire du 11/9, un nouvel attentat "islamiste" (nucléaire) qui leur aurait permis d'attaquer l'Iran avec l'appui du monde entier ?
Selon des officiels russes, c'est Uzi Arad, conseiller de Nétanyahou, qui dirigeait les opérations. Ce chef terroriste israélien est probablement un des principaux responsables de la tuerie du 11.9.2001.
Les sionistes et tous les pressetitués occidentaux à leur service prétendent que l'Arctic Sea transportait des missiles destinés à Ahmadinejad. Alors qu'il suffit de traverser la mer Caspienne pour aller de Russie en Iran, les "contrebandiers" auraient préféré passer par la Finlande et l'Algérie !... On prend vraiment les gens pour des imbéciles.
Attaque imminente ?
Septembre 2009 : l'agression militaire israélo-américaine contre l'Iran, que le monde redoute depuis plus de cinq ans, serait-elle sur le point de se produire ? L'hystérie verbale des sionistes et de leurs complices atteint à présent des sommets inégalés. Les massacreurs de l'axe Tel Aviv-Washington ne prennent même plus la peine de cacher leurs intentions. La propagande anti-Ahmadinejad, exacerbée par l'échec du coup de force électoral de juin et le ratage de l'opération "11 septembre bis", est à son comble. Pour la énième fois, les Goebbels du Nouvel ordre mondial, vomissent leur haine pour le président iranien qu'ils accusent de "nier l'Holocauste". Comme toutes les fois précédentes, il suffit pourtant de se reporter au discours qu'Ahmadinejad a prononcé à Téhéran à l'occasion de la Journée de Jérusalem - Al-Quds Day*
(What did Ahmadinejad really say ?)
pour voir qu'il n'en est rien. Depuis les années 1930, on sait qu'un mensonge passe d'autant mieux qu'il est démesuré et répétitif. Il n'empêche que la chose commence à devenir lassante...
* Une semaine plus tard, même chose pour son discours de New York, devant l'Assemblée générale des Nations Unies. Comme toujours, Ahmadinejad est "antisémite" parce qu'il ose dénoncer les crimes israéliens et l'intolérable emprise du lobby sur le monde :
"Il n'est plus acceptable qu'une petite minorité domine la politique, l'économie et la culture de la majeure partie du monde grâce à ses réseaux complexes, qu'elle établisse une nouvelle forme d'esclavage et nuise à la réputation d'autres nations, y compris les pays européens et les Etats-Unis, afin de satisfaire ses ambitions racistes."
Le principal obstacle à l'agression qui se prépare vient d'être neutralisé, semble-t-il : en promettant de ne pas stationner de missiles antirusses en Pologne et en Tchéquie, Obama s'assure la complicité de Moscou dans cette affaire.
Début octobre, on apprend qu'un accord secret autorise Israël à survoler l'Arabie Saoudite en cas d'attaque contre l'Iran (carte).
L'Egypte - autre Etat arabe paralysé par les sionistes - permet déjà depuis quelque temps à la marine israélienne de faire transiter ses navires de guerre par le canal de Suez.
Le 18 octobre, à Pishin, près de la frontière pakistanaise, un attentat terroriste commandité par les services américains fait une trentaine de morts parmi les Gardiens de la Révolution :
Attentat au Sistan-Balouchistan... un acte de guerre décisif ?
En décembre 2009, les provocations contre Téhéran se multiplient. Des "documents secrets iraniens" (made in Israel) surgissent çà et là, "prouvant" qu'Ahmadinejad est sur le point d'avoir la bombe (ou qu'il l'a déjà). Un avion chargé de 40 tonnes d'armes nord-coréennes "destinées à l'Iran" est intercepté à Bangkok. (Indépendamment du fait que la vente d'armes par un Etat souverain à un autre, même sans l'accord de Tel Aviv, n'a absolument rien d'illégal, l'appareil en question - un IL-76 - était enregistré en Géorgie, pays contrôlé par les sionistes, et avait effectué auparavant, pour le compte de la CIA ou de sociétés lui servant de couverture, de nombreux vols de contrebande - contrebande bien réelle, cette fois, c'est-à-dire dirigée contre les gouvernements de pays comme le Soudan, l'Erythrée, la Somalie ou l'Inde. C'est le journaliste investigateur américain Wayne Madsen qui a révélé ces détails.)
Enfin, pour couronner le tout, les manifestations "spontanées" des opposants iraniens reprennent à Téhéran à l'instigation des services israélo-américains. En marge de la fête chiite de l'Achoura, des émeutiers pro-occidentaux incendient des immeubles et des véhicules ; il y a plusieurs morts. La police arrête des terroristes du MKO (Mujahedin Khalq Organization - "moudjahidines du peuple").
Comme toujours, nos médias ne parlent que des adversaires d'Ahmadinejad. Silence total, par contre, lorque des centaines de milliers d'Iraniens descendent dans la rue pour soutenir leur gouvernement et fustiger les traîtres à la solde du sionisme, comme cela a été le cas le 30 décembre à Téhéran et dans d'autres villes.
L'excitation guerrière émanant d'Israël est rarement modérée par des propos plus raisonnables. Quand cela arrive, on dresse l'oreille. Ainsi, par exemple, le quotidien Ha'aretz met en garde contre les retombées d'une attaque contre l'Iran. Israël pourrait très bien se voir confronté à une riposte militaire comme il n'en a encore jamais vue au cours de toute son histoire, et si les autres adversaires de l'Etat juif (Hezbollah, Hamas) en profitaient pour attaquer, l'aviation israélienne serait complètement débordée -
détails.
Si cela pouvait être vrai...
En fait, bien entendu, on ignore tout de la volonté et du potentiel de résistance de l'Iran. Les sionistes, même les moins fanatiques parmi eux, ont pour habitude d'exagérer systématiquement les dangers qui menacent leur Etat voyou - réflexe victimaire oblige. D'autre part, on imagine mal que le Hezbollah, sans être attaqué, prenne l'initiative de frapper Israël, par pure solidarité avec Téhéran et sans tenir compte des conséquences qui en résulteraient pour l'ensemble du Liban. Quant au Hamas, il n'a pas lancé de grande offensive contre Israël en juillet-août 2006 pour soutenir ses frères libanais*, et on ne voit pas pourquoi il le ferait prochainement pour appuyer Téhéran. Evidemment, les choses peuvent changer, mais jusqu'à présent la solidarité des victimes d'Israël n'a pas dépassé le stade de la rhétorique.
* Le Hamas n'en avait sans doute pas les moyens, étant lui-même en butte à une agression israélienne.
De toute manière, Israël n'est pas seul : au premier signe de faiblesse de sa part, les Etats-Unis interviendront. Et si le moindre missile iranien tiré en représailles frappe avec succès le centre de Tel Aviv, tous les larbins occidentaux de l'Etat terroriste juif se mobiliseront pour "empêcher un nouvel Holocauste". De nos jours, seuls les Israéliens ont le droit d'holocauster - c'est-à-dire de détruire par le feu - qui ils veulent et quand ils veulent, de préférence des enfants. Ils l'ont fait au
Liban en 2006
et à
Gaza en 2009.
Ils n'hésiteront pas à recommencer demain (à beaucoup plus grande échelle).
Janvier 2010 : à Téhéran, les terroristes du Mossad assassinent un professeur iranien (Massoud Mohammadi) soupçonné de travailler pour le programme nucléaire de son pays.
Février 2010 : tout ce que l'Amérique compte de racaille judéo-fasciste (Daniel Pipes, Joseph Lieberman et beaucoup d'autres) monte au créneau pour réclamer le bombardement immédiat de l'Iran. Pour Pipes, l'entrée en guerre des Etats-Unis tirera l'équipe Obama de sa léthargie et fera grimper la cote de popularité présidentielle tout comme le 11 septembre l'avait fait pour George Bush. A ce niveau, on voit qu'une guerre sioniste par procuration est encore le meilleur argument pour justifier la suivante.
Le 11 février, des millions d'Iraniens manifestent à Téhéran et dans les autres villes du pays pour célébrer l'anniversaire de la révolution islamique de 1979 et soutenir leur gouvernement. Les médias occidentaux tentent, sans grand succès, de faire revivre "l'opposition" : on invente des protestations "de masse" (qui ne dépassent pas, en fait, le cadre des beaux quartiers de la capitale), on repasse les images d'archives de l'été dernier, on raconte un peu n'importe quoi. Les professionnels de la désinformation, toujours dociles quand il s'agit de leur propre pays, des USA ou d'Israël, se défoulent sur le dos d'Ahmadinedjad.
La position de la Russie et de la Chine dans l'affaire iranienne reste toujours aussi ambiguë. Ces deux puissances sont pourtant les seules qui seraient en mesure d'empêcher la guerre annoncée. Mais comme lors des agressions américano-israéliennes précédentes, Moscou et Pékin préfèrent garder le silence. Malgré les apparences, la Russie est largement infiltrée par le lobby sioniste, et il suffit que le ministre israélien des Affaires étrangères (un fasciste russo-moldave) débarque à Moscou, pour que le Kremlin stoppe ses livraisons d'armes défensives à Téhéran (alors que l'Etat voyou juif continue de réarmer la Géorgie). La Chine, elle aussi, est bien timide face à l'impérialisme israélo-américain. Lorsqu'Obama annonce de nouvelles livraisons d'armes à Taïwan et accueille le dalaï-lama à la Maison Blanche, Pékin proteste du bout des lèvres mais s'abstient d'opposer un non catégorique à des sanctions contre l'Iran. Dans ces conditions, il est clair que le monde court à la catastrophe.
Mars 2010 : selon le Sunday Herald, les Etats-Unis font transporter vers l'île de Diego Garcia dans l'Océan Indien, des centaines de bombes de type "bunker-buster" capables de percer plusieurs mètres de béton. Tout semble indiquer qu'il s'agit de préparatifs en vue de l'agression militaire contre l'Iran :
Final destination Iran ?
(Diego Garcia est une colonie britannique dont on a chassé les habitants afin d'y installer une base américaine. Depuis le 11 septembre 2001, on y trouve également un camp de concentration comparable à celui de Guantánamo Bay.)
Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan soutient le point de vue iranien en matière nucléaire et déclare que les pays détenteurs d'armes atomiques sont mal placés pour faire la morale à ceux qui n'en ont pas. Au lieu de s'en prendre à l'Iran, ajoute Erdoğan, c'est plutôt à Israël qu'il faudrait adresser les ultimatums et les mises en garde.
Mai 2010 : Réalisme ou optimisme excessif ?
Basculement stratégique au Proche-Orient par Thierry Meyssan
"L'échec du remodelage du Grand Moyen-Orient a laissé le champ libre à une nouvelle alliance, celle du triangle Téhéran-Damas-Ankara. La nature ayant horreur du vide, Moscou comble l'espace laissé vacant par Washington. Le vent a tourné et il souffle fort. En quelques mois, c'est tout l'équilibre régional qui a été bouleversé."
Juin 2010 : Un accord nucléaire Iran-Turquie-Brésil sur l'échange d'uranium faiblement enrichi, destiné à désamorcer les projets hostiles de l'Occident, produit le contraire de l'effet voulu. Le lobby israélien réussit à "convaincre" la Russie et la Chine d'accepter des "sanctions" anti-iraniennes au Conseil de Sécurité de l'ONU.
Le gouvernement russe, profondément atteint par le cancer sioniste, annule definitivement un marché portant sur la livraison à l'Iran de missiles défensifs S-300 - un marché dejà ancien mais sans cesse remis à plus tard. La Chine, bien qu'à l'abri chez elle des méfaits d'une cinquième colonne sioniste, approuve elle aussi les "sanctions", on ne sait trop pourquoi. Et pourtant, Pékin a d'excellentes relations commerciales avec Téhéran. De toute évidence, les dirigeants chinois jouent à fond la carte de le "neutralité", c'est-à-dire de l'indifférence politique. Tant qu'on ne les attaque pas à propos du
Tibet,
du Xinjiang ou de Taïwan, ils font comme si de rien n'était et obéissent à ce qu'ils perçoivent comme la loi du plus fort. En attendant de devenir eux-mêmes les plus forts, ils se fichent éperdument de ce qui se passe en dehors de leurs frontières et ne manifestent jamais le moindre signe de solidarité vis-vis des autres victimes de l'ostracisme occidental. Cette conduite aberrante finira tôt ou tard par leur jouer un mauvais tour. Rira bien qui rira le dernier, pourrait-on dire - si tout cela n'était pas à pleurer.
Feu vert de l'ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran ?
par Michel Chossudovsky :
"Cette résolution devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial. En ce qui concerne la diplomatie internationale, ce sont des tigres de papier comme disent les Chinois."
Compte tenu du contexte, la stratégie poursuivie jusqu'à présent par Téhéran pour retarder - sinon empêcher - une attaque directe n'a pas été trop mauvaise. En diversifiant ses alliances, en faisant preuve d'initiative et parfois d'originalité, l'Iran a réussi à survivre, alors qu'on le donnait pour mort cinq ou six ans plus tôt. La question est de savoir combien de temps il pourra encore tenir tête aux psychopathes sionistes qui veulent à tout prix en découdre. Car les signes d'une agression prochaine sont loins d'être écartés - bien au contraire.
Toujours en juin 2010, l'Arabie Saoudite, dans le cadre de l'accord "secret" passé avec Israël en 2009, effectue des tests pour s'assurer que ses systèmes de défense sol-air seront bien débranchés lorsque les avions israéliens survoleront le nord de son territoire pour aller bombarder l'Iran... et de nouveau en état de marche tout de suite après (pour empêcher les avions ou missiles iraniens de passer dans l'autre sens)*. On voit que l'infâme dictateur royal de Riyad est sur le point de surpasser dans l'abject son homologue républicain du Caire. Espérons que l'un et l'autre seront balayés un jour par leurs peuples et qu'ils recevront tous deux le châtiment qu'ils méritent. Espérons aussi que l'Iran est en mesure d'infliger de lourdes pertes à l'Etat terroriste juif en cas d'agression et que ses dirigeants en ont vraiment la volonté.
* L'implication de l'Arabie a davantage pour objectif d'enchaîner la monarchie saoudienne à Israël et de la discréditer un peu plus, que de faciliter le survol vers l'Iran. Comme on peut le voir sur la
carte,
les avions israéliens pourraient très bien traverser le ciel irakien (ils passeront de toute façon au-dessus de la Jordanie, autre pays collabo).
Les actes hostiles contre l'Iran sont toujours plus nombreux, surtout depuis l'échec de la contre-révolution de juin 2009. Onze Iraniens ont été enlevés par les services israélo-américains. Un de plus "intéressants" est Shahram Amiri, un scientifique spécialiste du nucléaire, kidnappé avec la complicité des Saoudiens alors qu'il se trouvait en pèlerinage à La Mecque. L'homme est retenu en otage dans l'Arizona ; on espère sans doute lui arracher quelques secrets d'Etat.
La clique de Tel Aviv vient de recevoir de nouvelles fournitures d'armes des Etats-Unis, en particulier des bombes JDAM à guidage satellitaire fabriquées par Boeing. Les dépôts de munitions "d'urgence" que l'armée américaine a constitués en Israël vont être augmentés de 50 %. Les crapules sionistes sont-elles sur le point de déclencher la Troisième Guerre mondiale avec la complicité de leurs vassaux de Washington ?...
Lien vidéo : comment la chaîne Arte (dont le sioniste Bernard-Henri Lévy est président du Conseil de surveillance)
prépare l'opinion publique à la prochaine guerre nucléaire
(en 2010, pas en 2012). Le présentateur Jean-Christophe Victor, instituteur raté, fait comme s'il s'agissait d'un inévitable cataclysme naturel et non d'une agression criminelle froidement planifiée par la mafia judéo-fasciste. En 1939, ses semblables expliquaient au monde pourquoi le Troisième Reich de Monsieur le Chancelier Hitler n'avait d'autre choix que de se défendre préventivement contre l'insupportable menace polonaise.
Le 20 juin, une armada de navires de guerre américains et israéliens passe le canal de Suez en direction de la mer Rouge (et de l'Iran). Pour "assurer la protection" de ses maîtres, le dictateur égyptien Moubarak interdit provisoirement toute navigation civile et masse des troupes le long du canal.
Solution finale contre l'Iran ?
Quelques jours plus tard, Uzi Arad, chef terroriste israélien responsable du 11 septembre et du détournement manqué de l'Arctic Sea (voir
plus haut),
appelle à une attaque "préventive" contre l'Iran. Shabtai Shavit, autre criminel sioniste et ancien chef du Mossad, va dans le même sens.
24 juin 2010 : prétextant des "troubles" dans le Haut-Karabakh (une province d'Azerbaïdjan habitée par des Arméniens et revendiquée depuis 20 ans par l'Arménie), les USA s'apprêtent à y envoyer des troupes. Comme par hasard, cette région est frontalière de l'Iran. Et on sait que les Azéris, bien que minoritaires dans la République islamique, y sont plus nombreux que dans leur "mère-patrie" du nord
(voir plus haut). Il est clair que les Etats-Unis et Israël ont l'intention d'utiliser l'Azerbaïdjan comme base arrière pour leur agression contre l'Iran -
carte.
Selon le Gulf Daily News de Bahreïn, des militaires et espions israéliens camouflés en techniciens, conseillers et autres consultants sont déjà sur place en Azerbaïdjan. D'autre part, les bases israéliennes de Géorgie, détruites par les Russes en août 2008, ont été reconstruites depuis longtemps. L'Etat voyou y stocke avions, armes, munitions et matériel. La Géorgie est donc en quelque sorte la base arrière de la base arrière des criminels sionistes.
Pour ce qui est de l'Arabie Saoudite, sa complicité vis-à-vis de l'Etat voyou juif ne se limitera sans doute pas à autoriser le survol de son territoire. Il est également question qu'Israël établisse une base militaire à Tabouk, dans le nord-ouest du pays. Ces derniers temps, on a observé dans l'aéroport de cette ville l'arrivée de plusieurs avions israéliens transportant des soldats et des équipements militaires. De plus, le chef du Mossad, Meïr Dagan, a "visité" le pays.
5 juillet 2010 : prétextant les "sanctions" de l'ONU (qui ne vont pourtant pas si loin), l'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Emirats Arabes Unis refusent de fournir du carburant aux avions iraniens qui desservent leurs aéroports. Les Emirats sont, avec l'Egypte et l'Arabie, un des Etats les plus pro-israéliens du monde arabe. Certains secteurs de l'économie (comme le commerce des diamants) y sont contrôlés par les sionistes. Les commandos de tueurs du Mossad, on l'a vu récemment, se déplacent en toute liberté à Dubaï et assassinent les gens sans être inquiétés. Et le ministre des Affaires étrangères des Emirats se permet d'appeler au bombardement de l'Iran tout comme le fait son homologue judéo-nazi de Tel Aviv.
Le 6 juillet, nouvelle mesure contre Téhéran : l'Union Européenne sionisée décrète une interdiction de vol pour presque tous les avions iraniens "pour des raisons de sécurité". L'Iran annonce des mesures de rétorsion.
14 juillet 2010 : Shahram Amiri, le scientifique enlevé en Arabie Saoudite (voir
plus haut),
a été relâché par les Américains car apparemment "sans valeur" pour eux. Ce n'est pas faute d'avoir utilisé la carotte et le bâton : multiples interrogatoires en présence d'agents israéliens, promesse de 50 millions de dollars s'il acceptait de "parler" et de "choisir la liberté", torture mentale et physique. A un moment donné, la CIA lui a présenté des documents bidon sur le nucléaire iranien en lui demandant de déclarer en public qu'il avait réussi à les sortir clandestinement de son pays. Une autre fois, on a fait pression sur lui pour qu'il "avoue" être un espion iranien ; pour le remercier de sa coopération, on l'échangerait contre trois agents américains arrêtés en Iran près de la frontière irakienne.
Maintenant que leur coup a foiré, les services américains prétendent qu'Amiri a toujours travaillé pour eux, espérant ainsi le discréditer auprès des autorités de Téhéran et lui attirer de gros ennuis. C'est une méthode très courante dans ces milieux.
[Opération réussie, pourrait-on dire : arrêté après son retour en Iran, Shahram Amiri sera accusé de trahison, jugé, condamné à mort et pendu en août 2016 -
détails.]
15 juillet : attentat terroriste "sunnite" (comprenez "sionite") contre une mosquée chiite à Zahedan, près de la frontière pakistanaise. Bilan : 27 morts et 160 blessés.
28 juillet :
Quelle place pour la Russie au Proche-Orient ?
par Thierry Meyssan. Dans cet article moins optimiste que celui de mai 2010
(voir plus haut),
l'auteur reprend en gros les mêmes thèmes (en premier lieu le rapprochement Turquie-Syrie-Iran) mais nuance fortement ce qu'il avait dit à propos du rôle de Moscou. Entre-temps, la Russie a voté les "sanctions" américano-israéliennes, modifiant ainsi un des paramètres de l'équation politique de la région. Pour Meyssan, c'est "le conflit qui fait rage entre le Président et le Premier ministre" qui explique le revirement russe. Il est difficile de croire que ce conflit a éclaté subitement, en l'espace de tout juste un mois...
En fait, le lobby sioniste est à l'œuvre en Russie depuis longtemps, et il est fort possible que Medvedev, le nouvel "homme fort" qui aime faire état de ses origines juives, soit plus "réceptif" que Poutine. Une chose est claire, toutefois : aucun dirigeant russe, au cours des 20 dernières années, n'a jamais rien entrepris de notable pour contrer l'axe Washington-Tel Aviv sur la scène internationale. La Russie est restée passive en 1990 (guerre du Golfe - à la fin de l'ère Gorbatchev), puis en 1999 (agression contre la Yougoslavie), en 2001 (Afghanistan, où Moscou aide maintenant indirectement les Américains), en 2003 (Irak), en 2006 (Liban), en 2008 (Gaza). La Russie restera également passive dans toutes les guerres futures (Iran, Liban, Syrie, Palestine) dans la mesure où elles n'affecteront pas son territoire. Croire que Moscou allait combler l'espace laissé vacant par Washington, que le vent avait tourné et qu'il soufflait fort, que tout l'équilibre régional avait été bouleversé en quelques mois, tout cela relevait de l'illusion - malheureusement.
2 août : Ahmadinejad propose à Obama de le rencontrer en face-à-face à l'occasion de sa venue à New York, en septembre, pour l'Assemblée générale de l'ONU. Apparemment, le président iranien ne réalise pas que la
marge de manœuvre
réelle du locataire de la Maison Blanche ne lui permet pas de participer à ce genre de débat.
22 septembre 2010 : à Mahabad (Azerbaïdjan occidental, dans le nord-ouest de l'Iran), un attentat terroriste coûte la vie à une douzaine de femmes de militaires. Il s'agit d'une région habitée par des Iraniens azéris et kurdes. De toute évidence, les criminels sionistes jouent là aussi, comme en Turquie et en Irak, la carte de la violence séparatiste téléguidée.
Le 23 septembre, dans un entretien avec CNN à l'occasion de son passage à New York
(lien vidéo),
le président Ahmadinejad répond au journaliste (juif sioniste) Larry King qui lui demandait de commenter les "craintes" de Nétanyahou à propos des (inexistantes) armes nucléaires iraniennes :
"Vous pensez que nous devrions nous intéresser aux craintes et aux préoccupations de M. Nétanyahou ? Pourquoi le devrions-nous ?... Qui est-il pour que nous le fassions ?... En premier lieu, c'est un tueur professionnel... Il devrait être jugé pour ses crimes contre les Palestiniens et pour le blocus de Gaza, qui est illégal et contraire à l'esprit de la Charte des Nations Unies. Il devrait être jugé pour avoir tué des femmes et des enfants." Comme il le fait habituellement quand il entend quelque chose qui ne lui plaît pas, le King de ZNN (Zionist News Network) essaie d'interrompre son "invité" en plein milieu d'une phrase - ce qui ne fonctionne pas ici, car Ahmadinejad s'exprime par le truchement d'une interprète (1 mn 20 s qui en valent la peine).
A la tribune de l'ONU, le président iranien rappelle ce que toute personne dotée d'un cerveau en état de marche sait depuis longtemps, mais sans avoir le droit de le dire à haute voix : les attentats terroristes du 11 septembre sont l'œuvre des services américains. Faisant mine d'être choqués, les représentants des Etats-Unisraël et de l'Europe sionisée quittent la salle. C'est le même cirque tous les ans. Et à l'extérieur, la racaille pro-israélienne manifeste bruyamment. Cette fois, c'est pour la libération d'une
Iranienne condamnée à mort
parce qu'elle a fait assassiner son mari. Les manifestants professionnels prétendent qu'elle sera exécutée par lapidation, alors que cette forme de mise à mort n'existe plus depuis la chute du régime impérial (que ces salauds aimaient tant). Pour la propagande sioniste (en hébreu : hasbaratin) tous les moyens sont bons... Ironie du sort, personne ne manifeste pour la libération d'une autre femme, coupable d'un crime analogue, qui est elle aussi sur le point d'être exécutée. Mais comme il s'agit d'une
Américaine condamnée en Virginie,
il est logique qu'on n'en parle pas.
Vu sur le site des Patrons [voyous] juifs de France :
On comprend mieux la présence des judéo-nazis devant le siège de l'ONU :
ils n'ont pas manifesté contre Ahmadinejad mais pour leur Führer...
Alors, Sieg Heil et Shalope Israël !...
Novembre-décembre 2010 : recrudescence du terrorisme d'inspiration israélienne en Iran. A Téhéran, un physicien connu pour sa participation au programme nucléaire meurt dans l'explosion de sa voiture alors qu'il se rendait à son travail. Les assassins à moto avaient fixé une bombe magnétique sur son véhicule. Le même jour, une attaque similaire blesse un autre scientifique iranien. Deux semaines plus tard, un attentat "sunnite" à la voiture piégée tue une quarantaine de personnes devant une mosquée chiite de Chabahar (port du sud-est proche de la frontière pakistanaise). Le scénario de la "guerre de religion", bien qu'usé jusqu'à la corde, reste le préféré des tueurs de Tel Aviv.
Autres actes hostiles de l'Etat voyou juif observés ces derniers temps : paralysie temporaire de certaines installations nucléaires iraniennes à l'aide du virus informatique Stuxnet, tentative de détournement d'un avion sur la ligne Téhéran-Damas.
En persan, contre-révolution se dit révolu-sion
14 février 2011 : le State Department de Washington (ministère israélicain de l'Ingérence dans les Affaires étrangères) déclare officiellement qu'il "a commencé dimanche (13 février) à écrire des micro-messages sur le site Twitter en persan pour s'adresser aux Iraniens, en insistant sur la nécessité que Téhéran laisse sa population manifester pacifiquement et librement comme en Égypte."
2125 "followers" pour Hillary Clintonne. Gageons que son ancienne rivale Monica Lewinsky aurait fait un bien meilleur score.
Trop occupés à faire la
révolu-sion en Egypte,
les sionistes israéliens de la section Moyen-Orient du State Department* n'ont pu démarrer leur nouvelle tentative de révolu-sion iranienne qu'avec un certain retard. Nous vous prions de bien vouloir les en excuser.
* Voir ici
un témoignage vidéo
de Kay Griggs, ex-épouse d'un colonel de marines : cette section du ministère, où le port de la kippa (ou yarmulke) est pour ainsi dire obligatoire, est pratiquement interdite aux goyim.
Pour ce qui est du caractère "pacifique" de la nouvelle révolu-sion, on a pu admirer les images diffusées par les télévisions sionisées le jour de la Saint-Valentin. (C'est une date que les terroristes de Tel Aviv adorent. Le 14 février 2005,
ils assassinaient Rafic Hariri
à Beyrouth.
Six ans plus tard,
le Liban essaie encore de s'en remettre.)
Manifestation "pacifique" de "dizaines de milliers" de twitteurs iraniens.
Ont-ils vraiment mérité les 100 dollars que leur a promis Mme Clintonne ?
Le 24 février 2011, deux navires de la marine iranienne (une frégate et un bateau de ravitaillement) arrivent sans encombre à Lattaquié (Syrie) après avoir traversé le canal de Suez. C'est une première depuis 1979. La junte militaire qui a renversé le dictateur Moubarak en
Egypte,
à l'initiative de ses maîtres américano-israéliens, a autorisé le passage après quelques jours d'hésitation. On peut évidemment s'interroger sur le sens réel de cet "événement". Les généraux égyptiens sont-ils en train de s'émanciper ou ont-ils tout simplement craint de s'aliénier la population de leur pays en obtempérant trop vite aux ordres d'Israël, comme avait l'habitude de le faire leur ancien président ? L'enjeu était vraiment minime, puisque la marine iranienne n'a jamais constitué une menace pour l'Etat voyou juif. Personne ne prend au sérieux les cris d'orfraie poussés par Tel Aviv. D'ailleurs, les sionistes eux-mêmes n'ont pas insisté. Quoi qu'il en soit, ce passage par le canal est une petite victoire, toute symbolique, de l'Iran.
En rapport avec les "révolutions" arabes, la position de l'Iran est très ambiguë. Téhéran salue ce qu'il appelle des "soulèvements populaires", exactement comme le font les initiateurs de ces mouvements et les médias occidentaux qu'ils contrôlent. On peut se demander dans quelle mesure il ne s'agit pas d'une "ruse tactique" de la part d'Ahmadinejad. En supposant que ce soit le cas, cette "ruse" a peu de chances de réussir, étant donné que la "rue arabe" est aussi hostile à Téhéran que les gouvernements de ces pays - qu'il s'agisse des régimes issus de la révolu-sion (Egypte, Tunisie) ou de ceux qui n'ont pas encore été renversés. La seule exception en la matière sont peut-être les populations chiites des pays du Golfe, mais la chose est loin d'être certaine.
En ce qui concerne la Libye, Téhéran a fait courir le bruit que Kadhafi aurait chargé une entreprise israélienne d'engager pour lui 50.000 mercenaires, au prix de 2.000 dollars par jour et par homme, soit 100 millions de dollars par jour (= 3 milliards par mois ou 36 milliards par an - plus de la moitié du PIB libyen !...) Thierry Meyssan, qui a des liens apparemment très forts avec la République islamique, a repris ce bobard à son compte - voir
"Révolutions" arabes et confusion politique.
On voit que les américano-sionistes ont beau jeu. Tant que leurs victimes (effectives ou potentielles) continuent de s'entre-déchirer pour des motifs idéologiques, les maîtres du monde n'ont rien à craindre.
Nouvelles guerres par procura-sion sur l'agenda de Tel Aviv
Après la Libye, c'est l'Iran (et la Syrie) que le judéo-nazi Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères, veut faire bombarder par l'Occident. Le moment venu, le gouvernement iranien, qui aime tant la "révolution" libyenne
mais pas du tout celle des beaux quartiers de Téhéran, pourra toujours demander à Israël de lui fournir des mercenaires à 3 milliards par mois.
Exercices
Fin avril 2011, l'aviation israélienne effectue une série d'exercices nocturnes depuis la base américaine d'Al-Asad en Irak (non loin de Ramadi, à l'ouest de Bagdad). Y participent "un grand nombre de chasseurs de type F-15, F-16, F-18, F-22 ainsi que des avions de ravitaillement KC-10". Il s'agit d'une préparation en vue d'une attaque de grande envergure contre l'Iran. Tandis que le monde entier se demande depuis des années quel itinéraire emprunteraient des avions venus d'Israël pour aller bombarder l'Iran, il est maintenant probable que beaucoup de ces appareils décolleraient de bases militaires US beaucoup plus proches de la frontière iranienne, situées non seulement dans le centre de l'Irak mais aussi dans le nord de ce pays, où les Israéliens (souvent camouflés en militaires ou "fournisseurs de services" américains) font depuis longtemps la pluie et le beau temps. Le moment venu, il sera difficile de dire qui, des USA ou d'Israël, aura lancé les attaques. Guerre par procura-sion et guerre directe se confondront.
Si l'Iran réagit comme il se doit à l'agression annoncée, l'Irak se trouvera automatiquement impliqué dans le conflit, de même que les Etats-Unis et probablement leurs vassaux. C'est d'ailleurs bien ce que veulent les sionistes.
En août 2011, alors que l'OTAN est en train de "gagner" sa guerre de
Libye,
on se demande une fois de plus ce qu'il adviendra de l'Iran le jour où l'Empire américano-sioniste lancera ses attaques. Que vaudront toutes les mises en garde iraniennes de ces derniers temps, les manœuvres militaires, les nouvelles armes dont on ne sait si elles existent vraiment, la soi-disant solidarité de la Russie et de la Chine ?... En Libye, on a vu les pseudo-alliés russes et chinois trahir ("s'abstenir") en l'espace de quelques minutes ; on a vu des foules gigantesques manifester pour Kadhafi tandis que des millions de citoyens étaient, paraît-il, armés pour assurer leur auto-défense. Et puis, quelques semaines plus tard, plus rien. Tout s'écroule à l'arrivée des troupes de l'OTAN, qui ne sont même pas des troupes régulières mais un conglomérat de forces spéciales, d'agents secrets, de mercenaires militaires ou civils, de terroristes et autres égorgeurs islamistes.
Et si la société iranienne s'effondrait de la même façon, mais cette fois dès les premiers jours de l'agression ?... Car il est pratiquement certain que l'Etat terroriste juif n'attendra pas des semaines avant de déclencher sa guerre totale, sachant pertinemment que la moindre hésitation permettrait à Téhéran de riposter en touchant Israël. Si l'on en arrive là, ce sera de deux choses l'une : ou bien la baudruche iranienne se dégonflera instantanément (un peu comme à Tripoli), ou alors les dirigeants et les militaires répliqueront, et ce sera probablement le début de la Troisième Guerre mondiale, c'est-à-dire la fin probable de la civilisation.
Les fous de Tel Aviv ont déjà annoncé qu'ils sont disposés à faire jouer leur "option Samson" pour le cas où leur petit pays de merde serait frappé. Dans la mythologie biblique, Samson est un "juge" (un mélange de roi et de général). Doté d'une force prodigieuse qui lui vient de sa tignasse, il passe son temps à tuer des Philistins, jusqu'au jour où une certaine Dalila lui coupe les cheveux pendant son sommeil et le livre à ses ennemis. Samson est alors conduit à Gaza (!) et jeté dans un cachot. Un peu plus tard, ses cheveux repoussent, ses forces reviennent, et il parvient à démolir sa prison et le palais royal avec. Il meurt écrasé sous les décombres, entraînant dans la mort plusieurs milliers de Philistins.
Néta-samson-yahou - dernier "juge" de l'Etat terroriste juif
L'option Samson consisterait donc, si l'Etat sioniste se sent sur le point d'être rayé de la carte, à entraîner le reste du monde ("les Philistins") dans l'holocauste final. Pour cela, Israël n'attendrait pas que l'Iran lui balance ses bombes atomiques sur la tronche (il risquerait d'attendre longtemps car l'Iran n'en a pas). Les sionistes prendraient les devants en envoyant leurs propres missiles nucléaires... sur l'Europe (continent "antisémite") tout en faisant croire au monde qu'ils viennent de Téhéran. Vu que les médias sont sionisés jusqu'à l'os, personne ne dirait le contraire, et les Américains "riposteraient" illico.
Autrement dit, les criminels de Tel Aviv sont prêts à transformer en conflit nucléaire mondial, une guerre conventionnelle perdue qu'ils auraient eux-mêmes déclenchée. On en est là en 2011...
Le plus tragique, c'est que pendant que les sionistes préparent activement leur prochaine - et peut-être dernière - guerre et qu'ils déciment sournoisement l'équipe de scientifiques iraniens travaillant pour le programme nucléaire civil, Téhéran se permet de les applaudir implicitement en se réjouissant de voir la Libye succomber sous les coups de l'OTAN. Pour Ahmadinejad, les ennemis de ses ennemis ne sont sans doute pas ses amis, mais ils ont néanmoins raison d'agir comme ils le font - voir également
plus haut.
Apparemment, les responsables iraniens ne comprennent pas que la défaite de Kadhafi rapproche le moment crucial où eux-mêmes seront attaqués. Il est clair que les vampires américano-sionistes, dopés par le sang de la Libye, veulent boire dans la foulée celui de la Syrie et du Liban. Si, comme il est prévisible, l'Iran laisse faire sans réagir et se contente de protestations verbales, son tour viendra très vite.
Cette fois, c'est la bonne ?...
Octobre 2011 :
"Complot iranien déjoué"
aux Etats-Unis.
Début novembre : recrudescence de l'hystérie sioniste ; Israël et tous ses relais de par le monde menacent l'Iran d'une agression imminente. L'Etat terroriste juif annonce que le prochain rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique - AIEA (rédigé à Tel Aviv) va "révéler" beaucoup de choses - on le croit sur parole...
Tandis que la clique judéo-nazie s'apprête à traiter (ou à faire traiter) l'Iran comme elle l'a fait pour la Libye de Kadhafi, Ahmadinejad envoie son ministre des Affaires étrangères à Benghazi où règnent les rats islamistes téléguidés par ses ennemis. La venue d'une délégation benghaziste à Téhéran est prévue pour bientôt. Espérons qu'elle sera dans la capitale iranienne lorsque tomberont les bombes israélo-américaines.
Voir aussi :
l'affaire Moussa Sadr -
ou pourquoi l'Iran, le Hezbollah (et accessoirement la Syrie) aiment les rats libyens.
Les "révélations" de l'AIEA reposent sur des "données" récupérées dans un laptop miraculeusement sorti d'Iran en 2004, dont on sait depuis des années qu'il s'agit de vulgaires falsifications. L'Agence elle-même n'y croyait pas, n'ayant jamais eu sous les yeux le moindre document original. Pour que les "nouvelles preuves" soient prises en considération, il a fallu que les conseillers sionistes de Barack Obama "persuadent" le Japonais Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA depuis 2009. On ne lui demande pas d'y croire, on lui demande juste de faire semblant...
L'Etat terroriste juif, quasiment unanime, attend que la nouvelle guerre par procura-sion soit lancée. Même "l'opposition", représentée par Shitty Livni (alias Shalope Israël), veut être de la partie. Dans une interview à la BBC, le 8 novembre, suite à une objection faite par le journaliste ("Mais l'Etat juif lui-même possède pourtant bien des bombes atomiques..."), elle rétorque sans rougir : "Vous ne pouvez pas comparer Israël à l'Iran... Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan des soldats et des terroristes..."
Depuis que
Avidgoret Lieberman,
le chef de la "diplomatie" israélienne,
dit tout haut
ce que la plupart de ses compatriotes pensent tout bas, il a un succès fou à Tel Aviv :
Le ministre judéo-nazi a remis au goût du jour un classique de la littérature juive :
On souhaiterait que l'Iran constitue vraiment une menace pour l'Etat voyou juif. Si c'était le cas, au moins, les terroristes de Tel Aviv n'oseraient pas s'y frotter. Mais il est à craindre que tout ce que Téhéran raconte depuis des années à propos de son potentiel de défense, de ses armes conventionnelles, de sa volonté de tenir tête et de rendre coup pour coup, ne soit une fois de plus que bluff et vantardise. Quel crédit y apporter quand on se souvient des fanfaronnades de Saddam Hussein et de Kadhafi ?...
Le 9 novembre 2011, le chef d'état-major adjoint des forces iraniennes, le général Massoud Jazayeri, menace Israël de destruction pour le cas où ce pays attaquerait les installations nucléaires iraniennes :
"Le centre nucléaire israélien de Dimona est le site le plus accessible que nous puissions viser, et nous avons des capacités encore plus importantes. A la moindre action d'Israël contre nous, nous verrons sa destruction."
(source). Ou encore : le général Amir Ali Hadjizadeh, commandant de la force aérospatiale (sic) des Gardiens de la Révolution : "Vous ne devez pas oublier que des commandants américains se trouvent en Afghanistan, en Irak et dans les autres pays de la région. Si vous tuez l'un des nôtres, nous tuerons dix des vôtres."
(source). Il faudra se souvenir de ces "promesses" le moment venu, quand tout s'écroulera, quand les désertions et les trahisons se multiplieront, quand il n'y aura plus de forces iraniennes... Bien sûr, un miracle est toujours possible, mais on demande à voir, car ce serait bien la première fois.
La force d'un pays dépend aussi de la solidité de ses alliances. Or, celles dont dispose Ahmadinejad ne sont guère de nature à le protéger. Chacun sait que Moscou et Pékin ne bougeront pas le petit doigt pour défendre Téhéran. Depuis plus de vingt ans, quand ils n'aident pas carrément les agresseurs (transit du matériel américain vers l'Afghanistan via la Russie, refus d'exercer leur veto à l'ONU), les Russes et les Chinois ne dépassent jamais le stade de la protestation verbale, toujours de façon molle et ambiguë. Ils n'ont encore jamais empêché aucune guerre américano-sioniste, préférant trahir leurs "alliés" à la moindre pression exercée par Washington ou Tel Aviv (annulation par les Russes de la vente à l'Iran de missiles défensifs).
Depuis 1990, la Russie et la Chine regardent bien sagement les dominos tomber les uns après les autres autour d'elles, en espérant qu'elles-mêmes ne seront jamais attaquées. Le réveil risque d'être douloureux...
En attendant, et pour revenir à l'Iran, les Gardiens de la Révolution, malgré leur force militaire "aérospatiale", ne contrôlent même pas ce qui se passe au sol : le 12 novembre, une explosion soi-disant "accidentelle" dans un dépôt de munitions d'une de leur base de la banlieue de Téhéran, tue 36 de leurs hommes dont un général. Aussitôt, le ministre de la Guerre de l'Etat terroriste juif, Ehoud Barak, applaudit et laisse entendre qu'il a donné un petit coup de pouce, lui, le Mossad ou ses marionnettes iraniennes du MEK. Cet attentat met en lumière les "capacités défensives" de l'Iran et donne une idée de ce qui attend le pays lorsque la guerre aura éclaté.
Drone espion américain
Début décembre 2011, l'Iran s'empare d'un drone furtif américain RQ170 Sentinel fabriqué par Lockheed Martin. L'engin, venu d'Afghanistan, avait violé l'espace aérien iranien. Vu qu'il se trouvait à 250 kilomètres à l'intérieur du pays, il ne peut s'agir d'une "erreur de navigation" comme l'ont prétendu certains. Il n'a pas non plus été "abattu", comme l'affirment certains autres, puisqu'on a pu le présenter intact à la télévision. L'hypothèse la plus probable est que les Iraniens ont fait atterrir ce drone en douceur après avoir piraté son système électronique. Le camp israélicain commence donc à s'inquiéter sérieusement, même si rien ne transparaît.
Il est évident que, sauf miracle, l'Iran n'est pas en mesure de mettre au point une technique de piratage aussi efficace. Au contraire, dans le cas du virus Stuxnet, c'est ce pays qui avait été attaqué et pris au dépourvu. Il n'est pas exclu, par conséquent, que Moscou ou Pékin aient aidé Téhéran ; si c'est le cas, l'inquiétude des agresseurs est justifiée. Etant donné que ni la Russie ni la Chine ne maîtrisent encore la technologie des drones, le bruit court que ces deux puissances ont l'intention d'examiner de très près ce qui se cache sous la carrosserie du RQ170.
Conseil gratuit à Ahmadinejad : profitez du fait que l'engin est furtif (c'est-à-dire indétectable, en principe) et envoyez-le bourré d'explosifs à Tel Aviv (coordonnées : 32° 4' N - 34° 47' E) dès que la nouvelle guerre sioniste aura commencé.
Par certains aspects, l'affaire du drone rappelle celle de l'avion espion américain U2 abattu au-dessus de l'URSS en 1960 : l'Iran laisse les Etats-Unis s'empêtrer dans leurs mensonges avant de présenter en public le corpus delicti. Mais alors que le président Eisenhower s'était montré plutôt discret à l'époque, Barack Obama, un demi-siècle plus tard, réagit en fidèle serviteur noir du lobby innommable. Dans le meilleur style de la chutzpah sioniste, il reclame la restitution de l'engin !... C'est un peu comme si un tueur arrêté par la police exigeait qu'on lui rende l'arme du crime.
Une semaine plus tard, les services israéliens, relayés par leurs médias, essaient de retourner la situation en leur faveur et prétendent que Téhéran vient de détruire, par-dessus le marché, un satellite de la CIA. La danger iranien serait donc bien réel et pire encore qu'on ne le croyait. Ce qui nécessite, bien sûr, une riposte militaire immédiate...
HOLO-COSTAUD :
Selon la 5ème colonne italienne des holocausteurs sionistes,
l'Iran veut utiliser ses inexistantes bombes nucléaires
pour holocauster Israël.
SHOALOM, RAGAZZI...
Ahmadinejad brandit la menace d'une nouvelle Shoah :
Jérusalem = Hiroshima ?
Qui stoppera la bombe atomique de Téhéran ?
(signalé par
Paul-Eric Blanrue)
On sait maintenant où est cachée
la bombe d'Ahmadinejad
Le 11 janvier 2012, à Téhéran, nouvel assassinat d'un scientifique iranien travaillant dans l'industrie nucléaire. Cet acte terroriste du Mossad démontre encore une fois la faiblesse des capacités de défense de l'Iran.
Comme le signale le site libanais
Al-Manar,
les Israéliens recrutent des tueurs pakistanais pour l'Iran en se faisant passer pour des agents de la CIA. Il est vrai qu'ils n'ont pas à mentir beaucoup, puisque cette centrale américaine est depuis pas mal de temps une simple annexe du Mossad...
Marche ou crève
20 janvier 2012 : Malgré tous leurs efforts, les sionistes n'ont pas encore réussi à "convaincre" leurs "amis" américians qu'il était "nécessaire" d'attaquer l'Iran sans plus attendre. Dans cette recommandation d'Andrew Adler (Atlanta Jewish Times) :
Helping the Jewish state obliterate its enemies, il est dit en substance que si les Etats-Unis n'anéantissent pas l'Iran pour "aider" Israël, le Mossad devra assassiner Barack Obama afin de le remplacer par un président plus docile qui exécutera sans délai les ordres de Tel Aviv.
Pourtant, la "résistance" américaine face aux plans israéliens n'est pas le fait du président, lequel n'est qu'une marionnette, au mieux un
singe savant
aux mains de ses "conseillers" juifs ; elle vient des militaires.
Si le clan sioniste a du mal à imposer la réalisation de ses projets de guerre totale, c'est parce que les forces armées US sont la seule institution qu'il n'a pas encore réussi à noyauter. Pour noyauter une organisation, il faut - comme le mot l'indique - prendre la peine d'y entrer. Or, les sionistes juifs n'ont aucune attirance pour les carrières militaires qui leur permettraient de "conquérir" de l'intérieur l'armée américaine. Bon gré, mal gré, ils doivent confier cette tâche à des "alliés" non-juifs (par définition peu fiables). Pousser les Etats-Unis à attaquer l'Afghanistan, l'Irak, le Pakistan ou la Libye pour le compte d'Israël, envoyer GIs, marines ou forces spéciales au casse-pipe dans l'intérêt de Tel Aviv, influencer le Pentagone au niveau administratif : pas de problème. Mais endosser soi-même l'uniforme, risquer d'être blessé ou même tué dans une des nombreuses aventures militaires sionistes menées par procuration : très peu pour eux. Il existe certes des exceptions, mais si un Juif américain s'intéresse vraiment à la chose militaire, on l'encouragera plutôt à rejoindre l'armée israélienne des tsahalos, où les risques sont de toute manière très limités.
Le problème, dans le cas de l'Iran, c'est que les conséquences d'une guerre américaine restent imprévisibles et qu'elles pourraient bien dépasser tout ce qui s'est vu jusqu'à présent. Les sionistes ne dominant pas l'appareil militaire US aussi parfaitement qu'ils dominent le reste, il ne leur suffit pas d'appuyer sur un bouton pour obtenir l'effet voulu. Le déclenchement de la guerre nécessite au minimum un événement de l'ampleur de
Pearl Harbor,
un "super 11 septembre" que l'on imputera à Téhéran, en quelque sorte la mère de toutes les provocations... Le Mossad y travaille, cela ne fait aucun doute... Est-ce à dire qu'il n'hésitera pas, le moment venu, à assassiner Obama ?... Pourquoi pas, si cet acte lui permet d'atteindre le résultat escompté.
D'un autre côté, dans cette interminable partie de poker, l'Etat terroriste juif espère bien que l'Iran, malgré ses fanfaronnades, ne réagira pas vraiment à une attaque limitée et "symbolique". Rien n'est sûr cependant, et le risque de représailles douloureuses est cette fois bien réel. "Des milliers de morts et de blessés, pas seulement des centaines", se lamente Adler. (Un mort israélien correspond à mille morts iraniens : 6.000 = 6.000.000...)
Si les sionistes ne liquident pas Obama pour avoir leur guerre, à quoi pourrait ressembler leur ultime provocation ? Une possibilité parmi d'autres :
USS Enterprise False Flag
(lien vidéo).
Le premier porte-avions à propulsion nucléaire de l'histoire, en service depuis 50 ans, se prépare à effectuer sa dernière "mission" dans le golfe Persique, avant d'être désarmé dans quelques mois. Si "les Iraniens" le coulaient (ou si un sous-marin israélien Dolphin, gracieusement offert par le contribuable allemand, le faisait pour eux), les Etats-Unisraël auraient automatiquement leur casus belli. Avantage : la mise hors service des huits réacteurs de l'USS Enterprise, procédure normalement longue et onéreuse, ne poserait plus aucun problème pour la marine américaine. Les nuisances écologiques seraient l'affaire des pays riverains (et ne pèseraient pas lourd, de toute façon, en comparaison de l'holocauste déclenché par les bombes atomiques américano-israéliennes, euh... pardon : iraniennes).
Evidemment, l'équipage du porte-avions serait sacrifié. Mais ce ne serait pas la première fois ; les Américains ont l'habitude de mourir pour la bonne cause : de Pearl Harbor (1941) à l'USS Liberty (1967), et de l'USS Maine (guerre hispano-américaine de 1898) au World Trade Center (2001) -
détails.
Grâce à Hollywood, le nom Enterprise est connu dans le monde entier, ce qui rendrait une attaque "de l'Iran" contre le porte-avions plus symbolique encore que l'attaque "d'Al-Qaïda" contre le WTC. Et même les pays les plus réticents (Russie, Chine) n'auraient d'autre choix que de se joindre à la coalition anti-iranienne.
Iran : Point d'inflexion d'une hégémonie
par Georges Stanechy. Intéressant mais très unilatéral. On disait en gros la même chose à propos de la Libye ; le résultat est connu... Cet article pourrait être signé Thierry Meyssan ou Michel Collon. On y parle des merveilles technologiques et de la gestion aux effets positifs, mais pas un mot sur l'inflation galopante, le rationnement de l'essence (dans un pays producteur de pétrole), la misère des couches défavorisées et l'insolante arrogance de la bourgeoisie islamique privilégiée.
Les boycotteurs boycottés
Fin janvier 2012, l'Union Européenne sionisée annonce l'entrée en vigueur d'un embargo sur le pétrole iranien à partir du 1er juillet. Cette mesure aberrante nuira davantage aux pays européens, en particulier aux plus faibles d'entre eux (Grèce, Italie, Espagne), qu'à l'Iran lui-même. Ce pays exporte seulement 18 % de son pétrole vers l'Europe, et la Chine ne demande pas mieux que de remplacer les boycotteurs. D'ores et déjà, 65 % des exportations pétrolières de l'Iran vont vers l'Asie (Chine, Japon, Inde).
Bonne nouvelle, si elle est confirmée et suivie d'effet :
Le Parlement iranien envisage d'interdire la vente de pétrole à l'Europe
sans même attendre la mise en place du boycott de l'UE.
Le 19 février, l'Iran cesse de vendre son brut aux compagnies françaises et britanniques. Une semaine plus tard, des pétroliers venus prendre un chargement de 500.000 barils (75.000 tonnes) destinés à la Grèce, doivent repartir à vide. Les Iraniens exigent maintenant des pays européens importateurs qu'ils fournissent une garantie de paiement (pour contourner le boycott financier et le gel des avoirs décrétés par l'UE) et un engagement de respecter les contrats à moyen et long terme (c'est-à-dire bien au-delà du 1er juillet). Naturellement, le gouvernement grec refuse l'un et l'autre sur ordre de Bruxelles, mais espère bien que ces "cons d'Iraniens" lui fourniront tout de même du pétrole, afin que les pauvres Grecs touchés par la crise puissent faire le plein et se chauffer en attendant l'été.
Le Premier ministre Lucas Papadémos (nouveau Gauleiter d'Athènes) a été gouverneur de la banque centrale et complice des manigances de Goldman Sachs pour gonfler la dette grecque tout en la camouflant - voir
Crise financière
(16 février 2010 et 15 novembre 2011). L'exemple cité (un milliard d'euros) est relativement modeste en comparaison de la dette totale, mais il ne représente sans doute que la pointe de l'iceberg. Quoi qu'il en soit, Papadémos a rendu possible la catastrophe qui frappe son pays. Mais le grand responsable et profiteur est la banque Goldman Sachs elle-même. Non seulement elle spécule contre la Grèce, mais c'est aussi elle qui "fait" les cours du pétrole, et non une prétendue "loi de l'offre et de la demande" qui n'existe que sur le papier (voir lien précédent - "Le pétrole"). GS (Goldman Sachs ou Gangsters Sionistes) contrôle en effet le GSCI (Goldman Sachs Commodity Index), l'indice boursier le plus couramment utilisé pour les matières premières, dans lequel le pétrole est prédominant.
La crise auto-générée au niveau politique (les hommes de GS occupent les postes clés à Washington et en Europe) fournit à ces banksters un prétexte pour manipuler les cours (fin février, le baril est nettement repassé au-dessus de 100 dollars). Simultanément, on détourne l'attention des Grecs (victimes de GS) en leur racontant que la flambée des prix est imputable aux Iraniens (autres victimes de la même mafia).
Voir également plus haut :
Pétrole
La bataille des gazoducs
par Manlio Dinucci. L'Iran construit un pipe-line qui, lorsqu'il sera terminé en 2014, devrait acheminer le gaz iranien vers le Pakistan et l'Inde
(carte).
A condition, bien sûr, que la prochaine guerre américano-sioniste n'ait pas éclaté entre-temps. L'Etat terroriste juif, lui, préférerait un pipe-line Turkménistan-Afghanistan-Pakistan
(carte), d'autant que le gaz naturel turkmène est aux mains du groupe israélien Merhav, que dirige Yosef Maiman, agent du Mossad et un des hommes les plus influents d'Israël. Ces ordures sont vraiment partout...
[En avril 2012, l'Iran stoppe également ses exportations de pétrole vers l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Téhéran décide en outre de sanctionner 100 entreprises européennes en interdisant l'importation de leurs produits.]
Février 2012
QUI VA ENSEIGNER LA DÉMOCRATIE AUX IRANIENS ?
1 - LE CRIMINEL DE GUERRE JUDÉO-NAZI DU MOIS :
Vu sur le site des Patrons [voyous] juifs de France
Source : Jewish SS News
ISRAHEIL !
2 - L'ÉLITE MILITAIRE DES ÉTATS-NAZIS D'AMÉRIQUE :
snipers de San Diego
et US Navy de Coronado
LA GÔCHE FRANÇAISE ROULE POUR ISRAËL :
Mélenchon relaye la propagande anti-iranienne
Résumé :
M. Ahminejad [sic] veut utiliser des bombes atomiques [qu'il n'a pas] pour taper sur Israël.
C'est d'autant plus inacceptable que nous (les Français) sommes dans le sens du vent [re-sic].
Donc le régime iranien pose une question importante à la civilisation [civilisa-sion ?] humaine.
Ça, M. Menchon a pas peur de le dire, hein...
Le Mossad fait des heures sup
Toujours en février 2012, pour détourner l'attention de leurs actes terroristes contre l'Iran (assassinat de scientifiques travaillant pour le programme nucléaire) et préparer l'opinion en vue de la prochaine guerre sioniste, les services de l'Etat voyou juif organisent trois "attentats iraniens" en Inde, en Géorgie et en Thaïlande. C'est en partie la suite du
"complot iranien déjoué" d'octobre 2011
mais en plus bâclé.
Seul l'attentat de Delhi fait une victime : une diplomate de l'ambassade israélienne est blessée (on voit que les tueurs de Tel Aviv ne ménagent personne, pas même leur propre personnel). A Tbilissi, l'engin explosif découvert dans la voiture d'un employé de l'ambassade est "désamorcé à temps". A Bangkok, le "terroriste iranien" se fait sauter lui-même, selon le principe : assez forts pour construire des bombes atomiques mais trop cons pour transporter un pétard. A suivre...
Le 18 février 2012, deux navires de guerre iraniens arrivent à Tartous, en Syrie, après avoir passé sans encombre le canal de Suez (comme en février 2011). Détail piquant : l'Etat provocateur juif qualifie cette démarche de "provocation iranienne".
L'Iran est sur le point d'avoir la bombe
Imminent Iran nuclear threat
par Scott Peterson (The Christian Science Monitor). Cela fait près de 30 ans qu'on nous raconte que l'Iran islamique est sur le point d'avoir sa bombe atomique :
En 1984, c'était pour "dans sept ans" (1991) ; en 1992, c'était pour "dans trois à cinq ans" (1995-1997) ou "dans sept ans" (1999) ; en 1995, c'était pour "dans cinq ans" (2000) ; en 1997, c'était pour "dans huit à dix ans" (2005-2007) ; en 1998, c'était pour "dans cinq ans" (2003) ou "dans douze ans" (2010) ; etc. etc...
Depuis le 11 septembre 2001, les "prévisions" israéliennes sont tellement nombreuses qu'il est impossible d'en établir la liste. Pour simplifier, disons que l'Etat terroriste juif prévoit que la très antisémitique et très holocaustique bombe iranienne sera prête en 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, à la rigueur en 2014... à moins qu'elle ne soit déjà prête.
Voir également plus bas :
août 2017
QUI MENACE QUI ?
Source
Evidemment, le judéo-nazi Jacques Kupfer "ne sait pas" que son Etat terroriste préféré est doté de 500 bombes atomiques. (Lorsque Mordechai Vanunu, en 1986, a révélé au monde l'existence de l'arsenal nucléaire israélien, il y en avait déjà 200.)
En 1945, la "destruction justifiée", la "vitrification" de Dresde, Hambourg, Hiroshima, Nagasaki
et de centaines d'autres villes allemandes et japonaises, a coûté la vie à un million de civils innocents.
Mais "après tout", on s'en fout, car tous ces gens n'étaient pas juifs.
Vitrifier est un autre mot pour holocauster, c'est-à-dire détruire par le feu
(à l'aide de bombes au phosphore ou de bombes nucléaires).
Le talmudiste Kupfer est trop lâche pour dire ouvertement ce qu'il veut. Il utilise donc ce qu'il croit être
une "ruse rhétorique" : "nous pourrions", "imaginons que", "si Israël déclarait", "gageons qu'une fuite"... Mais tout ce qu'il présente ici comme hypothétique, Israël le fait et le dit depuis longtemps, sachant pertinemment que l'Iran n'est pas une menace.
Quels "effets bénéfiques" ce hasbaratineur sioniste attend-il d'une "déclaration" israélienne dont il fait semblant de ne pas voir que le monde la subit presque quotidiennement depuis 30 ans ?... Que le gouvernement iranien abandonne des armes nucléaires qu'il n'a pas ?... Si Téhéran avait vraiment la bombe, Tel Aviv et ses supporters fermeraient tout simplement leurs gueules. La dissuasion a du bon ; dommage que l'Iran ne soit pas en mesure de l'exercer.
Günter Grass se rebiffe
Le 4 avril 2012, un "scandale" politique éclate en Allemagne : Günter Grass (84 ans), Prix Nobel de littérature 1999, a osé critiquer Israël dans un poème intitulé
Ce qui doit être dit.
Israël et sa puissance atomique menacent la paix mondiale.
L'éditorialiste Henryk Broder, dont il est question dans l'article, est un pauvre crétin sioniste
(voir ici)
qui n'arrive pas à la cheville du plus grand écrivain allemand encore en vie.
Günter Grass, qui a eté proche du parti social-démocrate SPD, n'a vraiment rien d'un "antisémite", même s'il a passé quelques mois dans les "Waffen-SS" contre son gré, à l'âge de 17 ans. S'il ne l'avait pas révélé lui-même (en 2006), personne n'en aurait jamais rien su. Il a tout simplement fait la guerre comme des millions de soldats ; en 1944-45, l'Allemagne mobilisait même des "volontaires" de 15 ans... Grass est infiniment plus honnête et plus respectable que n'importe quel tsahalo israélien, et il a beaucoup moins de sang sur les mains - si tant est qu'il en ait... La seule chose qu'on puisse lui reprocher, c'est de découvrir un peu tard la menace qui émane d'Israël (pays auquel il dit se sentir lié), et de répéter bêtement le slogan d'usage à propos de l'Iran (peuple opprimé, manipulé par une grande gueule).
L'Iran veut-il rayer Israël de la carte ?
Le site israélien YnetNews signale que Dan Meridor, Premier ministre adjoint et ministre du Renseignement et de l'Energie atomique de Tel Aviv, a admis que Mahmoud Ahmadinejad n'avait jamais déclaré qu'il voulait rayer Israël de la carte. Les paroles du président iranien ont été [intentionnellement] déformées. Ahmadinejad a dit en réalité, citant l'ayatollah Khomeiny (fondateur de la République islamique), que le régime sioniste qui occupe Jérusalem devait disparaître des pages de l'Histoire. Selon Meridor, au niveau idéologique et religieux, les dirigeants iraniens sont d'accord pour dire qu'Israël, cette création contre nature, ne survivra pas, que c'est une tumeur cancéreuse qu'il convient d'enlever, que cet Etat illégitime ne devrait pas exister. (On peut naturellement discuter longtemps pour savoir s'il est "moins grave" d'extirper la tumeur sioniste que de rayer Israël de la carte...)
Meridor a peut-être voulu, en faisant sa déclaration fracassante, freiner un peu (très peu) l'ardeur agressive de ses compatriotes, mais cela ne change rien au fond du problème. Les sionistes ont systématiquement recours au mensonge pour parvenir à leurs fins ; ils n'en sont pas à une fausse traduction près. Et ce n'est pas parce qu'un ministre avoue que son Etat a menti, que cet Etat va cesser à l'avenir de proférer les mêmes mensonges.
D'ailleurs, si un pays a la possibilité matérielle d'en rayer véritablement un autre de la carte du Moyen-Orient (c'est-à-dire de l'anéantir, de le rendre inhabitable), c'est bien Israël face à l'Iran, et non le contraire. L'Iran, même s'il le voulait, ne pourrait pas "rayer Israël de la carte" au sens où l'entendent les sionistes. Il ne le pourrait pas non plus au sens
où il l'entend lui-même. Et pourtant, Dieu sait qu'un
monde sans sionisme
ferait l'affaire de Téhéran - on peut toujours rêver...
Soit dit en passant, on peut se demander pourquoi Israël ne devrait pas un jour être rayé de la carte. Rien que depuis 1990, plusieurs Etats ont subi ce sort (URSS, RDA, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, etc.) sans que personne ne s'affole pour autant. S'engager à ne pas rayer un Etat de la carte, c'est un peu la même chose que
reconnaître son droit à l'existence.
Israël est le seul pays qui revendique pour soi l'un et l'autre de ces privilèges saugrenus et parfaitement étrangers au droit international.
L'Iran et la Russie
Téhéran est passablement isolé sur la scène internationale. A part le Hezbollah libanais, une poignée de mouvements chiites opprimés dans les pays du Golfe et quelques Etats d'Amérique latine (Venezuela, Bolivie, Cuba...) ses amis sont rares. La Russie et la Chine affichent à l'égard de l'Iran une neutralité parfois qualifiée de bienveillante. Qu'en est-il au juste ?...
En fait, dans ce domaine, la Chine n'a pas d'opinion et copie toujours ce que fait la Russie. Et la Russie, elle, joue un double jeu. Soumise en permanence aux pressions de la mafia sioniste internationale, Moscou cède en silence aux exigences occidentales tout en donnant l'impression de résister. Ce qui vaut depuis 1990 pour tous les pays attaqués par les maîtres du monde, vaut à plus forte raison pour l'Iran. D'où les nombreuses contradictions de la politique russe vis-à-vis de Téhéran : construction de centrales nucléaires civiles et, simultanément, sabotage de leur entrée en service ; coopération commerciale avec l'Iran mais alignement sur l'Occident à l'ONU pour les sanctions ; signature de contrats pour la fourniture d'armements défensifs mais gel des livraisons, etc... La main gauche russe défait toujours ce que fait la droite.
Dernier exemple en date : alors que l'Iran a depuis longtemps le statut d'observateur à l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï regroupant la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan) et aimerait en devenir membre à part entière pour renforcer sa position internationale, Poutine, en juin 2012, lui met des bâtons dans les roues et dit "niet". A peine redevenu président, il trahit l'espoir (infondé) que certains avaient mis en lui. Au lieu de faire preuve de souveraineté, la Russie qu'il représente se cache derrière la "communauté internationale" et décrète que l'Iran ne peut bénéficier de son "upgrade" tant que le pays sera soumis aux sanctions onusiennes - lesquelles sanctions n'auraient pas lieu d'être si Poutine avait eu le courage d'user de son veto pour les empêcher.
Cette hypocrisie russe (mais également chinoise) accompagne tous les lâchages de prétendus "alliés", depuis l'Irak et la Yougoslavie d'avant Poutine (années 1990), jusqu'à la Libye de Kadhafi (2011) et la Syrie d'Assad (démonstration en cours), en passant par le Liban et la Palestine (pour qui la Russie n'a jamais remué le petit doigt). L'Iran est le prochain pays de cette lamentable liste...
Compte à rebours
Août 2012 : comme le rappelle le pacifiste israélien Uri Avnery, "jamais aucune guerre annoncée ne l'a été aussi bruyamment ni aussi longtemps à l'avance que celle qu'Israël s'apprête à lancer contre l'Iran". C'est parfaitement vrai...
Les chiens enragés sionistes (Nétanyahou, Lieberman, Barak et quelques autres) veulent en finir : ils ont donc décidé de déclencher leur prochaine guerre juive si possible avant l'élection présidentielle américaine de novembre 2012, sachant pertinemment qu'aucun des deux candidats contrôlés par le lobby - ni Obama ni son concurrent Romney - n'osera paraître moins belliciste et moins pro-israélien que son adversaire, ce qui lui vaudrait à coup sûr d'être battu (non pas par les électeurs mais par les organisateurs de
l'électro-nique électorale).
Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire au Trésor de l'administration Reagan dans les années 1980, écrit à ce propos dans son article
Mad Dog America :
"Les crétins qui gouvernent les moutons américains ne sont pas seulement bornés et aveugles, ils sont également sourds. L'ouïe de la 'superpuissance' américaine ne fonctionne que lorsque c'est le Premier ministre israélien - le cinglé Nétanyahou - qui parle. Subitement, Washington entend très bien et se précipite pour faire ce qu'on exige de lui."
"Israël est un petit Etat insignifiant, créé par des Britanniques insouciants et des Américains stupides. Il n'a aucun pouvoir, sauf celui que lui confère la protection américaine. Et pourtant, en dépit de l'insignifiance d'Israël, cet Etat domine Washington. Quand un texte est présenté par le lobby israélien au Congrès des Etats-Unis, il est adopté à l'unanimité. Si Israël veut la guerre, Israël l'obtient. Quand Israël commet des crimes de guerre à l'encontre des Palestiniens ou des Libanais, et qu'il est condamné à l'ONU par plus de cent résolutions dénonçant ses actes criminels, les USA viennent le tirer d'affaire en mettant leur veto. Le pouvoir que le minuscule Israël exerce sur 'la seule superpuissance mondiale' est unique dans l'Histoire. Des dizaines de millions de 'chrétiens' se soumettent à ce pouvoir et le renforcent, poussés par les exhortations de leurs pasteurs 'chrétiens'."
"Nétanyahou a envie de faire la guerre contre l'Iran ; il s'en prend à tous ceux qui tentent de l'empêcher d'assouvir cette envie. Récemment, il a traité de 'gonzesses' des généraux israéliens de haut rang qui avaient mis en garde contre les effets d'une telle guerre. Il considère comme des traîtres d'anciens Premiers ministres et chefs des services de renseignement israéliens, parce qu'ils désapprouvent sa détermination d'attaquer l'Iran. Et il a même accusé le très servile président Obama et le plus haut militaire américain [le général Martin Dempsey, chef d'état-major des armées] de 'mollesse' dans l'affaire iranienne..."
"Nétanyahou n'est pas seul : les néocons américains le soutiennent, ils sont aussi cinglés que lui. Ils croient aux vertus de la guerre nucléaire ; ça les démange de bombarder un pays musulman avant de passer à la Russie et à la Chine. Il est étonnant qu'un groupe qui comprend à peine deux ou trois douzaines d'individus, puisse ainsi tenir entre ses mains le sort de toute l'humanité..."
Al-Manar pour tout savoir sur l'Iran
Janvier 2013 :
L'Iran en mesure de produire au moins une bombe nucléaire d'ici mi-2014
Sous ce titre débile, le site libanais Al-Manar, proche du Hezbollah et de son allié iranien, reprend bêtement les mensonges de la propagande israélienne. A l'origine du "scoop", on trouve un soi-disant "Institut pour la science et la sécurité internationale, organisme privé opposé à la prolifération nucléaire" [sic]. Il s'agit en réalité d'une officine 100 % sioniste qui avait déjà annoncé en 2006, sous la plume de David Albright (président) et de Corey Hinderstein (experte en matière de "menace nucléaire"), que l'Iran aurait sa bombe en 2009
(Jews Albright and Hinderstein claim that Iran could have a nuclear weapon in 2009).
Voir également plus haut :
L'Iran est sur le point d'avoir la bombe.
Février 2013 -
Encore un article du même goût sur le site d'Al-Manar, pour illustrer la "puissance" de la République islamique :
L'Iran construit des tunnels aériens supersoniques d'une vitesse de 8 Mach.
Si vous ne comprenez pas où ils veulent en venir, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul. En tout cas, il paraît que ces fameux tunnels ont pour but de tester des missiles à grande vitesse (Mach 8 correspond à 9.800 km/h). Concrètement, et si l'on se fie au dessin qui accompagne l'article, la chose ressemble à un gros tuyau dans lequel se déplace une sorte de TGV à sustentation magnétique, genre Maglev/Transrapid de Shanghaï, mais 30 fois plus rapide. Vu de l'extérieur, ça doit ressembler à un accélérateur de particules ou à un collisionneur de hadrons (ou plutôt de dji-hadrons) comme il en existe du côté de Genève. Possible aussi qu'il y ait une certaine analogie avec
l'ascenseur pour la Lune.
Bref, les Etats-Unis et Israël n'ont plus la moindre chance de gagner la prochaine guerre. D'autant que l'Iran fabrique aussi depuis peu
un avion de combat parmi les plus sophistiqués du monde
(Al-Manar),
des missiles capables de contourner le Patriot
(re-Al-Manar) et
des drones équipés d'un système de défense antimissiles semblable au S-300 russe
(re-re-Al-Manar) pour pallier l'embargo russe décrété par Israël.
Sans oublier
les vedettes iraniennes qui sont un réel danger pour les navires américains,
les bateaux volants de la marine islamique,
le tout nouveau drone
et
les missiles Shahab 3 et Sejil 2 braqués sur la centrale sioniste de Dimona...
Il y en a des comme ça pratiquement tous les jours sur le site d'Al-Manar.*
* Mais la force de l'Iran ne réside pas seulement dans ses prouesses technologiques :
Les Iraniens prêts à aller à pied en Israël pour l'anéantir
LA MEILLEURE DE TOUTES
(après le lancement d'un singe dans l'espace le 28 janvier 2013) :
Si les astrologues de Harvard le disent, c'est que ça doit être vrai.
Reste à savoir ce qu'en pensent les alchimistes du MIT.
Il faut avouer que les scientifiques iraniens sont vachement forts, presque autant que les gars du service de presse de leur gouvernement...
[Il faut avouer également que les infos publiées par Al-Manar sont nettement plus fiables quand elles ont trait au Liban ou à la Syrie...]
Elections 2013
Le 14 juin 2013, Hassan Rohani remporte l'élection présidentielle dès le premier tour avec 50,7 % des voix, le taux de participation étant de 72 %. Contrairement à ce qui s'était passé en 2009 (voir
plus haut),
personne ne conteste le scrutin, ni en Iran ni à l'étranger. Décidément la révolu-sion n'est plus ce qu'elle était...
Les médias présentent le vainqueur comme un "modéré" ou un "réformateur" et expliquent que sa victoire était "logique" face à cinq candidats du camp "conservateur" incapables de se mettre d'accord. Bizarre, il y a à peine une semaine, les mêmes journalistes prédisaient que Saïd Jalili, le soi-disant chouchou du "guide suprême" de la révolution, Ali Khamenei, l'emporterait, mais seulement au second tour.
Quelles conclusions peut-on tirer de cette élection ?
■ La vie politique iranienne demeure un mystère en Occident. Les termes "réformateur" et "conservateur" ne veulent pas dire grand-chose, pas plus que les termes "gauche" et "droite" en Europe.
■ Rohani, illustre inconnu chez nous, a probablement été élu pour des motifs de politique intérieure (vie chère, inflation, difficultés économiques dues à l'embargo) et non pour des considérations de politique étrangère ou nucléaire (première chose nous venant à l'esprit quand nous pensons à l'Iran).
■ Le système électoral iranien est certainement plus démocratique qu'aux USA (patrie de
l'électro-nique électorale),
qu'en France ou dans les autres pays de l'UE (où toutes les lois viennent de Bruxelles tandis que l'alternance s'effectue selon le principe "bonnet blanc et blanc bonnet"), qu'en Israël (où 20 % de "citoyens" d'origine arabe ont droit à 7,5 % des sièges, à condition qu'ils ne fassent rien qui puisse déplaire aux sionistes - voir ici la
situation en 2009
pratiquement inchangée depuis), etc...
■ Le pouvoir politique du président est tout à fait relatif (soumis aux décisions du "guide suprême"). Conformément à la constitution, personne ne peut briguer plus de deux mandats consécutifs, de sorte qu'Ahmadinejad, président depuis 2005, n'a pas pu se représenter. Il n'a même pas eu le droit de recommander un candidat. Quand on songe que pour la presse sionisée, il était le "dictateur", il y a franchement de quoi rire... Il est vrai toutefois que le président sortant a laissé "sa marque" dans la politique iranienne de ces huit dernières années, surtout vis-à-vis de l'étranger. Il n'est pas impossible que le charisme de ce petit bonhomme ait fini par énerver son "supérieur hiérarchique" Khamenei, et que celui-ci ait tout fait pour faire élire un président moins actif, à l'instar de ses prédécesseurs dont tout le monde a oublié le nom. (Les candidats à la présidence doivent recevoir l'aval du "guide suprême", comme ils doivent, chez nous, recevoir l'aval du lobby innommable). La question est de savoir si ce qui plaît au "guide suprême" est bon pour l'Iran. La République islamique doit-elle faire preuve de retenue face à l'ogre américano-sioniste ?...
■ En quoi la politique iranienne va-t-elle changer sous Rohani, mis à part le fait qu'elle sera sans doute moins "fracassante ? On prétend que le nouveau président est "l'homme de Rafsandjani", lequel est à la fois un richissime homme d'affaires battu aux présidentielles de 2005 (directement) et de 2009 (par Moussavi interposé), et un ayatollah influent désireux de prendre la place du "guide suprême". Les rapports de forces religieux et politiques en Iran restent eux aussi une énigme.
■ Sauf erreur, l'Iran ne devrait pas renoncer à ses ambitions nucléaires. Et sauf miracle, Israël ne devrait pas abandonner ses projets de guerre juive mondialisée contre l'Iran. Il y a donc peu de chances que les choses changent beaucoup au niveau international dans un avenir proche. Mais sait-on jamais ?...
Le programme de Rohani concernant le nucléaire et la crise en Syrie
(pour le site iranien IRIB, le prénom du nouveau président est Ali et pas Hassan - mystère). Dans l'ensemble, rien de nouveau dans ce programme. L'avenir dira ce qu'il en est...
Le triangle Iran-Argentine-Israël et la France
par Maria Poumier : sur le terrorisme israélien et les manigances du lobby sioniste argentin contre le Hezbollah, l'Iran et le gouvernement de Buenos Aires.
Hommage au président sortant
13 juillet 2013 :
Chapeau bas, Mahmoud !
par la rédaction d'Egalité et Réconciliation (le site d'Alain Soral) :
"Dans la sphère occidentale du mensonge médiatique généralisé, les propos les plus célèbres du président iranien restent, symboliquement, ceux qu'il n'a jamais prononcés : le fameux « rayer Israël de la carte* ». Le 25 octobre 2005 [voir
plus haut],
suite à son intervention lors d'une conférence intitulée « Le monde sans le sionisme »**, Ahmadinejad, pour avoir osé citer l'ayatollah Khomeiny selon lequel « le régime occupant Jérusalem » devait « disparaître de la page du temps », se transformait en nouvel Hitler. Dans les pays sous domination américano-sioniste - au premier rang desquels : la France - une manipulation grossière opéra une diabolisation en règle de l'Iran, et les populations furent sommées de faire le raccourci entre « programme nucléaire » et « rayer Israël de la carte » pour intégrer à jamais l'angoisse shoatique*** d'un Israël vitrifié."
"Car l'enjeu d'une telle manipulation était bien celui-là : lier de manière éternelle (quand même !)**** le programme nucléaire iranien à la Shoah***. Peu importe que l'information circulât très tôt sur l'Internet selon laquelle la traduction était bidon ; il fallait faire de l'Iran le territoire du Diable pour préparer l'opinion à une attaque « préventive » par l'Axe du Bien... Et le programme nucléaire militaire, qu'il soit réel ou fantasmé par les Occidentaux, est depuis de nombreuses années le prétexte en or pour justifier - par le spectre d'une Shoah II*** - cette hostilité totale à la nation iranienne."
[voir également
plus haut]
* Est-il matériellement possible de
rayer Israël de la carte ?
** Y a-t-il
une vie après le sionisme ?
*** Rappelons que Shoah®, Shoah II ® et shoatique® sont des marques déposées.
**** Allusion à la profession de foi du sioniste Manuel Valls :
"Je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même !..." -
vidéo.
"Outre son programme nucléaire très tôt associé à une promesse d'holocauste*, Mahmoud Ahmadinejad a lui-même, de surcroît, donné du grain à moudre à ceux qui cherchaient absolument à faire de lui le prochain génocideur des juifs. En décembre 2006, il organisa notamment à Téhéran une conférence internationale intitulée « Révision de l'Holocauste* : une vision globale ». Parmi les invités, entre autres : David Duke, le rabbin Moshe Aryeh Friedman ou encore Robert Faurisson. La réaction des chancelleries occidentales et des médias aux ordres fut assez peu enthousiaste... Etonnant, quand on pense que les conclusions de la conférence, appelant à « trouver la vérité » sur un événement historique, se situaient dans la droite ligne d'un humanisme des Lumières prenant appui sur la raison pour terrasser l'obscurantisme !..."
* Même remarque que précédemment : Holocauste® est une marque déposée. Ecrit sans majuscule, le mot est à la limite de l'antisémitiquement supportable.
"Fut-ce contre ce genre d'impertinence ou pour de basses raisons géopolitiques ? Toujours est-il que l'Iran et Ahmadinejad essuyèrent une tentative peu discrète de révolution colorée (en vert, cette fois) durant les élections présidentielles de 2009." [voir
plus haut]
"Impassible, Mahmoud fut réélu et propulsa par la suite l'art du
glissage de quenelle
à un niveau encore jamais atteint. Lors de son intervention à la tribune des Nations Unies le 23 septembre 2010 à New York, dans la ville même des attentats du 11 septembre 2001, le président iranien osa expliquer l'évidence, à savoir que la thèse selon laquelle les terroristes d'Al-Qaïda furent les uniques et entiers responsables des attaques contre le World Trade Center et le Pentagone n'était pas la seule possible, et rappela notamment que deux autres points de vue devaient être envisagés : que les autorités américaines aient « laissé faire » les terroristes, ou que certaines parties de l'appareil de gouvernement aient elles-mêmes organisé ces attentats..." *
* Et Al-Mossaïda alors ?... Quand même !...
"Ahmadinejad fut l'un des résistants à l'Empire les plus sérieux de ces dernières années. Aujourd'hui, l'homme est fustigé pour sa gestion « désastreuse » de l'économie durant ses mandats. Que l'Iran soit victime d'un programme de sanctions économiques d'une violence sans précédent de la part des pays occidentaux à la solde d'Israël n'est bien sûr que rarement mis en rapport avec les difficultés du peuple iranien. Que l'on songe par ailleurs à la crise financière et économique dans laquelle nous ont plongés nos élites de l'Axe du Bien... On n'ose imaginer les résultats brillants des Obama, Barroso, Hollande et autres pour l'Amérique et l'Europe s'ils avaient subi le quart de ce qu'ils ont imposé à Ahmadinejad et à l'Iran..."
Après l'hommage d'Alain Soral,
voici « l'hommage » de Thierry Meyssan :
Sans commentaire...
Que veut Hassan Rohani ?
Juillet 2013 : Nétanyahou :
Israël pourrait intervenir contre l'Iran avant les Etats-Unis - Le psychopathe de Tel Aviv veut à tout prix sa guerre juive, et il la veut tout de suite :
"Ils se rapprochent de la
ligne rouge.
Ils ne l'ont pas encore franchie. Et il faut leur dire sans aucune ambiguïté que cela ne sera pas permis... Le nouveau président iranien Hassan Rohani est un loup déguisé en mouton..."
Comme quoi, face aux barbares sionistes, rien ne sert d'avoir un président "modéré".
TOUJOURS UNE GUERRE JUIVE D'AVANCE :
(Daniel Pipes est un néocon 100 % pur porc)
Fin septembre 2013, le nouveau président iranien est à New York, à l'occasion de la session annuelle de l'Assemblée générale des Nations Unies. Les médias occidentaux (hors Israël) font comme si la politique de Téhéran avait changé du tout au tout. Rohani aurait, paraît-il, renoncé à la bombe chère à son prédécesseur. En réalité, si l'on se fie aux discours réellement prononcés par l'un et l'autre, l'Iran n'a jamais cherché à se doter de l'arme atomique. Le prétendu changement de cap constaté par la presse vient surtout du fait qu'elle a falsifié les propos d'Ahmadinejad tout en restituant à peu près correctement ceux de Rohani - du moins en matière de nucléaire.
Car pour ce qui est de l'autre thème de prédilection des médias, à savoir l'Holocauste®, on déforme sans vergogne les paroles de Rohani tout comme on a déformé celles d'Ahmadinejad, mais dans un sens diamétralement opposé. Tandis qu'on reproche à ce dernier d'avoir "nié" le dit Holocauste®, son successeur en aurait "reconnu la réalité". Comment a-t-on pu en arriver là alors que les deux présidents, l'ancien et le nouveau, ont dit en gros la même chose sur cet importantissime sujet ?...
Sur la position d'Ahmadinejad depuis 2006, voir
plus haut.
Pour savoir ce qu'a vraiment dit Rohani en 2013, avant que ses propos ne soient falsifiés par CNN, on peut se reporter à cet
article d'Al-Manar :
"Les journalistes iraniens ont découvert le dernier mensonge scandaleux fabriqué par la chaîne américaine CNN, après avoir écouté le texte de l'allocution du président Rohani et comparé la traduction anglaise avec le discours original en persan, a rapporté la chaine satellitaire iranienne Al-Alam. Non seulement il y a eu déformation des propos du président, pire, on y a ajouté des remarques inexistantes dans l'original."
"D'abord, le terme « Holocauste » n'a jamais été mentionné dans l'original ; en fait le président Rohani a affirmé qu'il condamnait « tous les crimes commis contre l'humanité ». Al-Alam publie la traduction correcte de la réponse du président Rohani lors de son interview avec CNN : « Je l'ai dit précédemment, je ne suis pas un spécialiste dans le domaine de l'histoire, il revient aux historiens de clarifier les faits historiques. D'une manière générale, tout crime commis contre l'humanité dans l'histoire, notamment les crimes commis par les nazis, à la fois contre les juifs ou les autres, nous les condamnons totalement. Tout comme aujourd'hui, chaque crime ou massacre commis contre un peuple, une religion, une confession ou une doctrine, nous le condamnons. Et donc nous condamnons les pratiques des nazis, mais l'ampleur de ces actes relève de la compétence des historiens et des chercheurs qui ont le devoir de la démontrer, et je ne suis pas un spécialiste en histoire."
Pour documenter le "nouveau cours" qu'aurait adopté Téhéran, les médias soulignent la présence, dans la délégation conduite par Rohani, d'un député de la minorité juive iranienne. C'est la première fois que le téléspectateur occidental entend parler de l'existence de ces députés juifs. Inutile d'ajouter qu'il ne sait rien non plus des rabbins antisionistes de Neturei Karta, ces
amis juifs d'Ahmadinejad
que le "dictateur antisémite" ne manquait jamais de rencontrer quand il était à New York.
La guerre juive, tout de suite !
Fin octobre 2013, le milliardaire et prédateur juif
Sheldon Adelson,
propriétaire d'hôtels et de casinos à Las Vegas, Macao, Singapour (et bientôt peut-être en Espagne), participe à une discus-sion à la Yeshiva University, une université juive de Jew York dont Sionipédia nous dit que "son programme d'enseignement est basé sur la philosophie Torah Oumadda (la Torah combinée aux études laïques) du judaïsme orthodoxe moderne" (le mot philosophie devant être compris au sens béhachélien du terme).
Prié de donner son avis sur les négocia-sion-s actuellement en cours à Genève entre l'Iran et les USA au sujet du nucléaire,
Adelson-of-a-bitch
déclare :
"Qu'est-ce que vous voulez qu'on négocie ?... Moi, si j'y étais, je dirais aux Iraniens : « Vous voyez le désert là-bas ?... Je vais vous montrer quelque chose... » Et là, je sors mon portable, j'appelle un numéro au Nebraska et je dis : « OK, les gars, vous pouvez y allez... » Aussitôt un missile balistique décolle et balance une bombe atomique au milieu du désert [le désert iranien qu'on voit depuis la table de négocia-sion de Genève]. Ça ne fait de mal à personne, à part quelques serpents, scorpions et autres bestioles... Ensuite, je dis aux Iraniens : « Vous avez vu ?... La prochaine tombera en plein milieu de Téhéran.... Je suis sérieux... Vous voulez être anéantis, effacés [wiped out] ?... Alors continuez votre programme nucléaire..."
Et tout le public de la Yeshiva d'applaudir le vieux fanatique de 80 ans : humanisme juif dans toute sa splendeur...
On souhaiterait que l'Iran ait vraiment la bombe. Avant d'effacer Israël, il lui ferait une petite démonstration sur la centrale de Dimona, dans le désert du Néguev. Ça ne ferait de mal à personne, à part quelques scorpions sionistes... Mais le test d'avertissement pourrait aussi bien avoir lieu à Las Vegas, c'est également au milieu du désert...
Capitulation iranienne ?
Le 24 novembre 2013, après plusieurs semaines de "négociations" entre l'Iran et les cinq puissances à veto de l'ONU plus l'Allemagne, on aboutit à un accord provisoire d'une durée de six mois sur le nucléaire iranien. Selon la presse
(détails
publiés par le Guardian), l'Iran s'engage à limiter ses opérations
d'enrichissement d'uranium
et à ne pas dépasser le taux de 5 %, ce qui exclut toute utilisation miltaire (laquelle nécessite au moins 85 %). Le stock iranien d'uranium enrichi à 20 % sera "neutralisé", une moitié étant "diluée" pour ramener la teneur à 5 %, l'autre moitié servant uniquement à alimenter le réacteur de recherche de Téhéran (TRR) utilisé à des fins médicales.
Simultanément, l'Iran "gèle" ses activités à l'usine d'enrichissement de Natanz-1, à Fordow-2 et à la centrale d'Arak-3 (IR-40), et renonce à ouvrir ou construire de nouveaux centres d'enrichissement et à alimenter ses centrifugeuses. Téhéran s'engage à fournir des informations détaillées sur l'ensemble de son programme nucléaire et à permettre l'accès permanent des contrôleurs internationaux à tous les sites, etc. etc. etc...
En contrepartie de cela, la "communauté internationale" allège ses "sanctions" (ou renonce à les renforcer) et débloque (si l'on en croit l'interprétation des médias) une somme de sept milliards de dollars sur les 100 milliards "confisqués" à l'Iran.
Les implications concrètes n'étant pas connues, il est difficile de dire à qui cet accord va profiter. En attendant d'en savoir plus, on ne peut que constater que les ennemis de l'Iran (USA, Grande-Bretagne, France, Allemagne) sont satisfaits des modalités, ce qui indique clairement qu'il ne s'agit en aucun cas d'une "victoire" de Téhéran. La Russie et la Chine, neutres en apparence mais en fait complices des "sanctions" (voir
plus haut),
parlent également d'accord "historique".
Quant aux Iraniens eux-mêmes, aussi euphoriques que naïfs, ils voient déjà la levée définitive de l'embargo. Ils pourraient bien déchanter avant longtemps. En politique internationale, personne ne fait de cadeau à un pays comme l'Iran...
Jusqu'à preuve du contraire, Téhéran se contente ici d'une restitution très limitée de ce qui lui a été volé, et promet "en échange" aux voleurs de renoncer dans les faits à une partie de ses droits en matière d'énergie nucléaire. De plus, les inspecteurs-espions de l'AIEA vont pouvoir se déplacer en toute liberté dans le pays, et si jamais l'Iran s'avise de limiter leurs agissements, le camp israélo-américain aura enfin son casus belli.
Les hasbaratineurs de Tel Aviv, comme d'habitude, prétendent que la "menace" iranienne reste entière.
Nuclear deal with Iran prelude to war, not "breakthrough"
par Tony Cartalucci.
L'auteur pense que l'arrangement sur le nucléaire n'est pas une "percée", mais au contraire le prélude à la guerre. En 2009, le sionistissime Saban Center de la Brookings Institution de Washington (Saban comme le milliardaire juif) avait décrit le scénario à suivre :
"Une opération militaire contre l'Iran sera vraisemblablement très impopulaire dans le monde et nécessitera un contexte international adéquat - à la fois pour assurer le soutien logistique indispensable et pour minimiser les retombées qui pourraient en résulter. La meilleure façon de minimiser la réprobation internationale et de maximiser le soutien (même s'il est apporté à la sauvette et à contrecœur), c'est de ne frapper que lorsque la conviction sera largement répandue que les Iraniens ont rejeté une offre excellente qui leur a été faite - une offre tellement favorable que seul un régime déterminé à acquérir des armes nucléaires pour des raisons inavouables, est en mesure de la refuser. Dans ces conditions, les Etats-Unis (ou Israël) pourraient présenter leurs opérations comme motivées par l'amertume, et non par la colère, de sorte qu'au moins une partie de la communauté internationale en tirerait la conclusion que les Iraniens 'l'ont bien cherché' en refusant un compromis généreux."
Cartalucci : "L'Occident n'a nullement l'intention de parvenir à un accord durable avec l'Iran, vu que les capacités nucléaires de ce pays, y compris l'éventuelle acquisition d'armes atomiques, n'ont jamais constitué une menace existentielle pour les Etats occidentaux ou leurs partenaires régionaux. Ce qui préoccupe l'Occident dans l'affaire iranienne, c'est la souveraineté de ce pays et son aptitude à défendre ses intérêts dans des sphères traditionnellement monopolisées au Moyen-Orient par les USA et le Royaume-Uni. A moins que l'Iran n'ait prévu d'abandonner sa souveraineté et son influence régionale en même temps que son droit de développer et d'utiliser la technologie nucléaire, il est inévitable que l'accord soit violé et que la guerre suive dans la foulée."
"Exposer la duplicité qui accompagne les 'efforts' des Occidentaux pour aboutir à un accord, saperait leur tentative d'utiliser ensuite cet accord comme un levier pour justifier des opérations militaires contre l'Iran. Pour ce qui est de l'Iran et de ses alliés, ils doivent d'autant plus se préparer à la guerre que l'Occident feint de vouloir la paix. La Libye illustre à la perfection le sort qui attend les pays visés par l'Occident quand ils négligent leurs défenses. C'est littéralement une question de vie ou de mort, tant pour les dirigeants que pour les pays eux-mêmes."
Décembre 2013 -
L'abdication de l'Iran
par Thierry Meyssan : "Les Occidentaux n'ont rien concédé de leurs exigences, mais l'Iran a abdiqué de toutes les siennes..."
Octobre 2014 -
Avis de tempête en Iran
également par Thierry Meyssan :
"Il semble que le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait favorisé l'élection de Rohani, ait décidé aujourd'hui de saboter l'accord que ce dernier a secrètement négocié avec les Etats-Unis et l'Union européenne. Washington ne l'entend pas de cette oreille et prépare son plan B - un remake de la pseudo-révolution syrienne de 2011..."
Juillet 2015 - Après d'interminables "négociations", le "deal" scellant la capitulation de facto de l'Iran est signé. Les modalités sont à peu près identiques à celles prévues deux ans plus tôt
(détails -
voir également
un peu plus haut).
L'accord entre théoriquement en vigueur le 18 octobre 2015, du moins en ce qui concerne les obligations iraniennes. L'hypothétique levée des "sanctions" suivra (peut-être) plus tard (si Tel Aviv est d'accord).
A Téhéran, on continue de parler de "victoire". Mais pour le cas où le compromis foireux ne fonctionnerait pas, on a tout ce qu'il faut pour se défendre
(voir plus haut).
La dernière en date des armes miracles iraniennes est un superbe
robot-kamikaze légendaire et longuement attendu (poil O.Q.)
16 janvier 2016 : on annonce la levée des sanctions anti-iraniennes. L'avenir dira ce qu'il en est vraiment. Quoi qu'il en soit, si cette mesure est bien réelle, il est sûr qu'elle servira de levier pour imposer - sous peine de guerre - d'autres concessions politiques à Téhéran, comme l'indiquait Tony Cartalucci fin 2013 (voir quelques lignes plus haut).
Le lobby sioniste, qui mène la danse dans cette affaire et dispose à la fois d'enragés israéliens (Nétanyahou) et de "pacifistes" américains (conseillers juifs d'Obama), n'a certainement pas l'intention de lâcher la proie pour l'ombre. Il est plus que probable que ses prochaines revendications concerneront la fin de l'aide iranienne à la Syrie, au Hezbollah et aux combattants yéménites. Il n'est d'ailleurs pas impossible que le pouvoir iranien ait déjà donné des assurances en ce sens à son ex-ennemi américain, à présent considéré comme un "partenaire" digne de confiance. Le point suivant à l'ordre du jour sera à n'en pas douter le changement de régime à Téhéran. L'ayatollah Khomeiny doit se retourner dans sa tombe...
Vingt-quatre heures à peine après la levée de l'embargo "justifié" par le nucléaire, les USA décrètent de nouvelles sanctions contre Téhéran pour cause de missiles balistiques. A la bonne heure...
10 mars 2016 : comme l'annonce non sans satisfaction le site
Jewish Press,
le juge George Daniels (US Federal Judge for the Southern District of New York) vient de condamner l'Iran au paiement de 10,5 milliards de dollars en rapport avec les attentats du 11/9/2001 (7,5 milliards à verser aux familles des victimes et 3 milliards aux assureurs dont la compagnie "suisse" Chubb Ltd). Ce verdict serait justifié par le "fait" que l'Iran a soutenu activement les terroristes. Ce qui est tout à fait nouveau : jusqu'à présent la théorie conspirationniste officielle accusait "Al-Qaïda", l'Afghanistan, l'Irak et - dans une moindre mesure - l'Arabie Saoudite.
On ignore si Daniels est juif ou s'il est seulement acheté par le lobby innommable. Quoi qu'il en soit, Chubb Ltd a pour PDG un certain Evan Greenberg, et là, la question ne se pose pas.
Cette condamnation surréaliste a pour but de s'approprier les fonds iraniens illégalement bloqués par les USA, avant qu'ils ne soient restitués à Téhéran - pour le cas où la chose serait vraiment envisagée. D'ailleurs, dans la foulée de ce premier "procès",
d'autres tentatives d'escroquerie judiciaire
sont en marche. On reproche notamment à plusieurs personnes et sociétés iraniennes des "attaques informatiques de grande ampleur entre 2011 et 2013", alors que chacun sait que c'est au contraire l'Iran qui a été victime de telles attaques (virus israélo-américain Stuxnet).
1er août 2016 :
L'Iran est toujours la cible des services secrets occidentaux et de leurs alliés
par Gilles Munier :
"En juillet 2015, à Vienne, l'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) ont signé l'accord sur le nucléaire qui a mis fin - du moins sur le papier - à l'embargo frappant le pays. Depuis, non seulement les Américains rechignent à l'appliquer, mais ils tentent à nouveau de renverser le régime islamique avec le soutien de leurs alliés occidentaux et locaux - Israël et l'Arabie Saoudite - et avec toujours en perspective la partition du pays..."
Le guide suprême Ali Khamenei se distancie de l'accord nucléaire :
"Aujourd'hui, même les responsables diplomatiques et ceux qui étaient présents aux négociations réitèrent le fait que les Etats-Unis ne tiennent pas leur promesse ; malgré des paroles douces et sucrées, les Etats-Unis s'affairent à endommager et frustrer les relations économiques de l'Iran avec d'autres pays. L'accord a encore une fois démontré la futilité des négociations avec les Américains et la nécessité de ne pas faire confiance aux promesses des Etats-Unis."
BLAGUE SIONISTE DU MOIS :
Ça faisait longtemps qu'on l'avait pas entendue, celle-là...
(voir plus haut :
L'Iran est sur le point d'avoir la bombe)
7 août 2016 :
Iranian nuclear scientist Shahram Amiri executed for treason
(une bien étrange affaire - voir plus haut
14 juillet 2010).
Donald Trump fait renaître l'espoir à Tel Aviv
9 novembre 2016 :
Avec l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche, la perspective d'une normalisation des relations Iran-USA s'estompe - pour ne pas dire plus. Le président milliardaire est en effet totalement aligné sur les positions les plus agressives de Tel Aviv :
Israel über alles.
Quelques jours après la victoire de Trump, l'Etat terroriste juif, par l'intermédiaire
de DebkaFile, vient se rappeler au bon souvenir du nouveau président :
"La première action militaire de Trump au Moyen-Orient pourrait cibler l'Iran.
Il pourrait frapper les installations nucléaires ou les sites de missiles iraniens pour
bien montrer que personne n'a le droit de jouer au petit malin avec l'Amérique."
2 février 2017 :
premières mesures
du nouveau président américain en vue de réaliser l'agenda israélien.
3 juin 2017 - Après la réélection du président Rohani, arrangée par le pouvoir afin de poursuivre la "coopération" avec l'Occident, les Etats-Unis montrent comment ils interprètent ce mot :
La CIA prépare des opérations secrètes dures contre l'Iran
(Réseau Voltaire).
Quelques jours plus tard, le 7 juin, deux attentats terroristes frappent effectivement Téhéran, l'un au Parlement, l'autre au mausolée de l'ayatollah Khomeini. On dénombre au moins 12 morts et une cinquantaine de blessés. Les autorités iraniennes ne se font
aucune illusion quant aux auteurs de ce massacre
"revendiqué par Daesh". On sait de toute manière
qui se trouve derrière
cette organisation.
13 octobre 2017 - Frustré de ne pouvoir appliquer son programme de politique intérieure, Trump relance la crise iranienne en laissant entendre qu'il se retirera de l'accord sur le nucléaire (voir plus haut
novembre 2013 et
juillet 2015)
"si le Congrès des Etats-Unis ne trouve pas de solution satisfaisante dans les 60 jours".
La guerre et/ou les menaces de guerre sont le seul domaine où le président peut agir à son goût sans risquer de réaction de ses adversaires politiques, par conséquent il ne s'en prive pas.
Les autres signataires de ce que Trump appelle "le deal le plus mauvais de toute l'histoire des USA" (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) refusent ce retrait unilatéral américain. Israël va donc devoir les "convaincre", du moins les cinq derniers de la liste.
En ce qui concerne les "sanctions" contre l'Iran, Trump, au lieu de les lever, en annonce de nouvelles, dirigées notamment contre les Gardiens de la Révolution, qui font partie de l'armée de Téhéran. Dans un discours complètement débile, l'homme de la Maison Blanche reprend et amplifie les mensonges de la propagande sioniste.
15 décembre 2017 -
Trump ne s'est pas encore retiré de l'accord sur le nucléaire comme il avait menacé de le faire (voir quelques lignes plus haut) mais il fait tout son possible pour provoquer la prochaine guerre par procura-sion. A présent, c'est son ambassadrice à l'ONU, la chienne enragée Nikki Haley, qui monte au créneau, reprochant aux Iraniens leur "intervention" au Yémen :
Haley ne réussit pas à prouver l'origine des missiles yéménites et passe sous silence les crimes de guerre saoudiens
par Moon of Alabama.
RUNNING GAG AMÉRICANO-SIONISTE :
De
Powell 2003
(contre l'Irak)...
...à Haley 2017 (contre l'Iran).
28 décembre 2017 - Agitation dans le Khorasan (nord-est -
carte),
à Kermanshah (centre-ouest) et jusqu'à Téhéran :
Des manifestations à motif économique sont récupérées par des agents du changement de régime
(par Moon of Alabama).
Récupération ou nouvelle tentative de révolu-sion colorée ?... L'avenir dira ce qu'il en est...
Comme par hasard, les manifestants exigent que l'Iran mette fin à son aide politique et militaire à l'étranger (Yémen, Syrie, Irak, Hezbollah, Palestine occupée). C'est exactement ce que veulent les sionistes et leurs complices.
1er janvier 2018 -
Israël pris en flagrant délit de soulèvement en Iran
-
Le rapide soutien des Etats-Unis aux émeutiers laisse deviner un plan plus vaste
5 janvier 2018 -
Pas de 'regime change' à Téhéran
par Bruno Guigue.
Au Conseil de Sécurité de New York, les Etats-Unis tentent de faire passer une résolution condamnant l'Iran. Heureusement, l'ambassadeur russe refuse cette immixtion dans les affaires intérieures iraniennes, faisant valoir qu'à ce compte-là, l'ONU aurait dû condamner les USA lors de la répression des émeutes de
Ferguson (Missouri)
en août 2014.
Mai 2018 : on a assez attendu comme ça
Pour pousser Donald Trump à se retirer pour de bon de l'accord de 2015
(plus haut)
et lancer enfin la grande guerre qu'ils attendent depuis si longtemps, les sionistes mettent le paquet.
Ils attaquent d'abord les forces iraniennes qui aident la Syrie à défendre son indépendance -
voir ici.
Puis un juge (juif) de New York condamne l'Iran à verser 6 milliards de dollars aux victimes des attentats du 11 septembre. D'accord, c'est Al-Mossaïda qui a fait le coup, mais ça mange pas de pain azyme. De toute manière, le fric est déjà confisqué
(voir ici). A noter qu'il s'agit bien de six milliards et pas de six millions - on dit ça parce qu'il y a des zantisémites qui vont encore parler de "chiffre magique"...
Mais bon, ça c'était juste l'entrée. Le plat de résistance, c'est Satanyahou (Bibite pour les intimes) qui nous le sert au cours d'une conférence. Le psychopathe qui dirige l'Etat terroriste juif prétend que des agents israéliens ont mis la main sur des documents "secrets" qui "prouvent" que l'Iran "a menti" et qu'il est plus que jamais sur le point d'avoir la bombe. (On le savait déjà depuis au moins trente ans - voir
plus haut).
Quoi qu'il en soit, la présentation du taré de Tel Aviv, qui repose sur des documents d'archives remis par Téhéran à l'AIEA il y a plusieurs années
(détails),
rencontre un franc succès... auprès de Donald Trump.
Pour la
666ème fois Satanyahou y va de sa petite ritournelle
(En anglais "Iran lied" signifie "L'Iran a menti".
En allemand, "Iranlied" en un seul mot = "la chanson sur l'Iran")
Les risques de guerre régionale
par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour, Beyrouth).
Le 8 mai 2018, Donald Trump annonce le retrait de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Rien ne sert de céder, il faut capituler à point...
Un
article
de Thierry Meyssan sur la situation interne en Iran, en marge de la guerre de Syrie -
voir également ici.
23 juillet 2018 - Relations Iran-USA
de mieux en mieux.
Menaces verbales, "sanctions" économiques de plus en plus sévères à l'encontre de Téhéran, avec obligation pour le monde entier de s'y plier. L'UE s'écrase lamentablement.
15 août 2018 -
Je m'ai trompé, les gars...
C'est, en substance, ce que dit le "guide suprême" de la révolution iranienne, Ali Khamenei. En fait, il le dit depuis déjà deux ans - voir plus haut
1.8.16.
"N'oubliez pas le guide..."
21 août 2018 - La meilleure de l'année (peut-être explicable par la chaleur torride qui règne à Damas au cœur de l'été) :
Source
Avril 2019 -
Avec une administration Trump qui n'est pas vraiment son administration, noyautée qu'elle est par ses ennemis et ses conseillers néocons, le président américain se dirige à grands pas vers la prochaine guerre par procura-sion. Il place les Gardiens de la Révolution (partie intégrante de l'armée iranienne) sur sa liste des organisations terroristes et décrète un embargo intégral assorti de "sanctions" contre tout pays qui oserait encore acheter du pétrole iranien après le 30 avril.
Mai-juin-juillet 2019 : false flags et provocations en série
Si ça pouvait être vrai :
Les Etats-Unis et Israël vont-ils être rayés de la carte cet automne ?
Ou comment préparer activement la prochaine guerre juive. Avec, au centre du dispositif, un
false flag comme il y en a dans le manuel du parfait mossadiste. A l'origine de cette "nouvelle", comme il se doit, une source israélienne :
War with Iran planned by Trump, to occur in the Fall of 2019.
Eh oui, tout ça c'est la faute à Trump, ses inspirateurs néocons et son marionnettiste de Tel Aviv n'y sont pour rien...
Depuis quinze ans et plus que la guerre contre l'Iran est "imminente", elle ne saurait plus tarder... Isolés dans l'arène internationale, les Iraniens ne peuvent compter sur aucune grande puissance pour les tirer du pétrin : ni
la Russie
sionisée, ni la Chine neutralisée, et encore moins l'Europe vassalisée. Allons-nous assister à une répétition des tragédies précédentes (Irak, Libye, etc.) ?...
Le problème pour l'Iran, prochaine victime de l'Empire, ne réside pas tant dans ses capacités matérielles de défense, sans aucun doute plus élevées qu'ailleurs, que dans sa volonté réelle de les utiliser. Depuis le départ forcé d'Ahmadinejad en 2013, les dirigeants iraniens (au sommet) ont prouvé que la fermeté politique (autre que verbale) n'était pas leur fort. Au contraire, ils ont accepté un "compromis" unilatéral (une "erreur" comme l'a admis entre-temps le "guide suprême" - voir quelques lignes plus haut).
Si le courage individuel des citoyens, militaires, officiers, etc. n'est pas mis en cause, on peut douter par contre que des gens comme Rohani et ceux qui le manipulent, aient la volonté de vraiment faire mal au monstre américano-sioniste lorsqu'il lancera son attaque. Faire mal, c'est avant tout le frapper de telle manière qu'il pousse des cris de rage autant que de douleur : tirs bien ajustés sur des cibles symboliques comme les tours de Tel Aviv, la Knesset, le temple de l'Holococo ou la centrale de Dimona, sans oublier par exemple un porte-avions US ou la base américano-française d'Abou Dhabi. On imagine le résultat, au niveau tourisme, pour les complices émiratis de l'Etat terroriste juif. Et n'oublions pas les
autres complices...
Jamais au grand jamais, les dirigeants iraniens ne feront une chose pareille, même s'ils en ont la possibilité technique. Pour cela, les moyens militaires les plus sophistiqués
(voir plus haut)
ne suffisent pas, il faut avoir des couilles. Et les Rohani n'en ont pas. Ils laisseront passer une occasion unique d'infliger aux criminels de Tel Aviv un coup véritablement humiliant, et ne manqueront pas d'excuses pour justifier leur lâcheté. Mais il n'est pas certain qu'on les entendra...
Le 12 mai 2019, comme pour illustrer la "menace iranienne" (comprenez : le false flag israélo-américain), une mystérieuse attaque se produit contre quatre navires* au large du port de Fujairah (est des Emirats, sur le golfe d'Oman, non loin du détroit d'Hormuz -
carte).
Le détroit constitue un point de passage obligé pour le trafic pétrolier de presque tous les pays riverains du golfe arabo-persique (Arabie, Koweït, Qatar, Bahreïn, Irak et Iran).** Et comme Téhéran a souvent affiché son intention de bloquer Hormuz en cas d'agression militaire, la suite n'est pas difficile à imaginer.
* deux pétroliers saoudiens, un émirati et un norvégien (ils n'ont plus de pétrole en mer du Nord ?)
** Le pétrole extrait aux Emirats Arabes Unis (principalement dans l'émirat d'Abou Dhabi) est acheminé par oléoduc vers Fujairah, contournant ainsi le point faible du détroit d'Hormuz.
Les merdias occidentaux n'accusent pas encore ouvertement l'Iran mais c'est juste une question de temps. DebkaShit, le porte-voix du Mossad, est comme toujours
en avance sur tout le monde.
Le 13 mai, il nous apprend (au sens sioniste du terme) que "c'est une unité spéciale de la marine iranienne qui a saboté les pétroliers". Et, tenez-vous bien, "une attaque contre Fujairah n'avait pas du tout été envisagée par les USA, l'Arabie et les EAU..."
Le pouvoir iranien, lui, s'efforce de calmer le jeu et demande une enquête. A peu près au même moment, pour montrer sa bonne volonté dans un autre domaine, étranger au pétrole mais néanmoins symbolique, Téhéran accepte de
lever son boycott sportif d'Israël.
Les grandes gueules ne sont plus ce qu'elles étaient...
Opération sous fausse bannière -
Les doigts d'Israël
(Al-Manar)
L'IRAN VEUT LA GUERRE
REGARDEZ COMME ILS ONT MIS LEUR PAYS
TOUT PRÈS DE NOS BASES MILITAIRES
Réunion de crise à Washington :
John Bolton est le chef du Conseil de "Sécurité" Nationale de la Maison Blanche
Gros plan sur sa moustache
13 juin 2019 : encore deux attaques contre des pétroliers (un norvégien et un japonais) également dans le golfe d'Oman, mais cette fois à une cinquantaine de kilomètres au large de Jask (Iran -
carte).
Les dégâts sont plus graves qu'en mai. Un des deux navires brûle et son équipage doit l'abandonner. Les marins sont recueillis par l'Iran... que les auteurs de ce nouveau false flag vont bientôt montrer du doigt.
Détail étrange : au moment de l'attaque, le Premier ministre japonais Shinzo Abe était justement en visite à Téhéran. A-t-on voulu le mettre en garde ?... Le Japon ne respecte pas l'embargo décrété par Trump sur ordre de Satanyahou...
Toujours le 13 juin, quelques heures à peine après le false flag, Mike Pompeo, le chef de la "diplomatie" américaine (ne riez pas), annonce que "l'Iran est responsable". Hourra !... La nouvelle guerre par procura-sion peut commencer...
Dans une opération de ce genre, il n'est pas nécessaire d'être logique, par exemple en évitant de prétendre que l'Iran a détruit un navire japonais pratiquement sous les yeux du Premier ministre de ce pays. Ce qui compte, ce n'est pas la logique mais la manière dont les merdias sionisés présentent l'affaire. Le public occidental avale toujours tout : la plupart des gens pensent encore que Ben Laden est responsable du 11/9... Alors, pourquoi se fatiguer à trouver quelque chose de cohérent. Plus c'est gros, mieux ça passe...
Dans la nuit du 13 au 14 juin, Pompeo présente la "preuve" que Téhéran est "coupable" (photo de droite). Comme on peut le voir, quand on a l'imagination du ministre, une vedette iranienne est en train de récupérer une mine non explosée, sans doute pour la réutiliser plus tard. Pompeo, qui espère ainsi avoir déclenché la Troisième Guerre mondiale, vous demande d'excuser la mauvaise qualité de cette image fournie par un service de renseignement ami (qui renseigne moins qu'il ne ment, et qui est "ami" à la manière d'un suzerain vis-à-vis de son vassal). Si la photo est en noir et blanc, c'est parce qu'on s'est servi d'une
technique qui a fait ses preuves il y a un demi-siècle,
la technique dite du
One small step for me, one big hoax for you.
Le photographe est mort depuis 20 ans, mais ça ne mange pas de pain azyme...
Le 17 juin 2019, le ministère de la Propagande des USA verse au dossier des preuves encore plus convaincantes. La photo de gauche a été certifiée par le Mossad. Celle de droite, pas encore, faites attention en la regardant...
Le Pentagone envoie des renforts dans la région pour sauvegarder la paix menacée par Téhéran. Pas du tout conciliants, les Iraniens déclarent qu'ils ne veulent plus respecter unilatéralement l'accord sur le nucléaire que Washington a violé il y a plus d'un an. Ils sont quand même gonflés !...
18 juin 2019 : Selon le site sioniste DebkaShit, le renseignement américain a appris par une
source hautement crédible
que les Gardiens de la Révolution iranienne avaient achevé leurs préparatifs en vue d'une attaque de grande envergure contre une importante installation pétrolière saoudienne dans les prochains jours.
Traduction en clair : le Mossad s'apprête à lancer son false flag n° 3
après ceux du
12 mai 2019 (n° 1)
et du
13 juin 2019 (n° 2).
Accrochez-vous, la nouvelle guerre juive va commencer...
20 juin 2019 :
Iran's IRGC force shoots down intruding US spy drone
(Press TV Téhéran). Les Gardiens de la Révolution abattent un drone espion américain Global Hawk RQ-4 qui venait de violer l'espace aérien de l'Iran dans la région de Kouh-e Mobarak (district de Jask -
carte). Le drone abattu s'est abîmé dans les eaux territoriales iraniennes dans le secteur de Ras al-Shir. Les Américains (qui, comme chacun sait, ne mentent jamais... plus d'une fois à la fois) prétendent que leur Global Hawk se trouvait dans l'espace aérien international.
Soit dit en passant, c'est un engin de
ce type
que les responsables des auto-attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont utilisé à New York -
voir ici.
Le drone espion, de dimensions imposantes, a été descendu par un missile sol-air des Gardiens de la Révolution.
S'il avait été plus petit, on se serait contenté de faire intervenir une unité spéciale de chats persans (à poil court).
Preuve on ne peut plus claire que le drone pas-du-tout-espion
a été abattu dans l'espace interna-sion-al.
Il paraît que la marine américaine est à la recherche de débris qu'elle va sortir du chapeau des eaux internationales. Trump a même contacté George Bush à ce sujet, mais l'ancien président ne sait plus où il a mis le
morceau de ferraille
"retrouvé" sur la pelouse du Pentagone le 11 septembre 2001 : "Je crois qu'on l'a restitué à Ben Laden. Voyez avec lui..."
21 juin 2019 :
L'ENDROIT EXACT OÙ LE DRONE ESPION A ÉTÉ ABATTU :
Coordonnées géographiques communiquées par Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères.
L'endroit se trouve à 8 milles nautiques (14,8 km) de la côte. Les eaux territoriales s'étendent sur 12 milles nautiques (22,2 km).
Premières photos des débris du drone espion américain récupéré par l'Iran dans ses eaux territoriales.
Un expert militaire explique que le système
de protection du drone n'a pas fonctionné :
ANAL R-89 ?... Rien de tel pour l'avoir dans le cul...
Selon
Press TV Téhéran
citant le commandant de la division aérospatiale du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI - en anglais : IRGC),
un avion militaire américain de type Boeing P-8 qui accompagnait le drone espion, a également violé l'espace aérien de l'Iran. Mais le CGRI s'est abstenu de l'abattre avec ses 35 hommes à bord, car l'intention iranienne était seulement d'adresser un avertissement aux forces terroristes américaines. (Lorsque Trump, en avril 2019, a placé le CGRI sur sa liste des organisations terroristes, l'Iran lui a renvoyé l'ascenseur en déclarant terroriste l'ensemble des forces armées US - ce qu'elles sont sans le moindre doute.)
A Washington, le président américain prétend que tout était prêt pour des "frappes de représailles" contre l'Iran, mais que dix minutes avant l'attaque, il a préféré les annuler après qu'un général lui ait dit qu'il fallait s'attendre à 150 morts. Le pôvre Donald, qui ne se doutait pas que les missiles sont des armes létales, a alors compris que sa "riposte" aurait été disproportionnée.
A la place, pour ne pas trop décevoir ses néocons, il décrète de nouvelles sanc-sion-s contre l'Iran. C'est d'autant plus méritoire de sa part que dans ce domaine tout est déjà interdit, prohibé, banni, boycotté et frappé d'embargo.
Trump ne veut pas que Téhéran ait l'arme atomique en ......
[pour la date exacte
voir plus haut]*. Et comme il est imbattable en matière de "deal", il promet aux Iraniens en échange de leur renoncement à la bombe : "Ils auront un pays riche, ils seront tellement heureux et je serai leur meilleur ami. J'espère que cela arrivera..."
("When they agree to that, they're going to have a wealthy country. They're going to be so happy, and I'm going to be their best friend. I hope that happens..." -
source)
Oui, mais avant cela, il faudra aussi que les Iraniens renoncent à leurs missiles (contrairement aux bombes atomiques, ils en ont, comme on vient de le voir) et qu'ils cessent d'aider le Yémen, la Syrie et le Hezbollah libanais. Pompeo vous le dira, c'est un préalable à toute rencontre sans préconditions. La seule chose qu'on leur demande, c'est de revenir à la table de négociation capitulation. On leur offrira même une chaise... avant de les expédier devant un tribunal interna-sion-al aux Pays-Bas. Merde, c'est quand même pas difficile à comprendre...
* Paradoxalement l'accord sur le nucléaire de 2013-15
(voir plus haut)
que le patron de la Maison Blanche a violé en 2018 sur ordre d'Israël, était l'obstacle le plus efficace à la fabrication d'une bombe par l'Iran, dans l'hypothèse où ce pays en aurait eu l'intention. Face à la "logique" sioniste dont Trump est imbibé, la logique tout court est impuissante...
"Mr. Trump, pense avec ton cerveau, pas avec celui
de Satanyahou, et je serai ton meilleur ami..."
Du nouveau ?
Le vendredi 21 juin au soir (22 juin en Iran), les menteurs de Washington font un premier pas en arrière. Non seulement ils n'ont pas présenté de débris prétendument retrouvés dans les eaux internationales (les Iraniens les ont pris de court en exhibant les vrais débris repêchés dans leurs eaux territoriales) mais ils doivent admettre via le New York Times que Trump a mis en doute leur version officielle et que, finalement, le drone et l'avion qui l'accompagnait ont "peut-être bien" violé l'espace aérien de l'Iran. C'est ce doute présidentiel qui aurait conduit à l'annulation des frappes.
Comme le signale
Moon of Alabama,
le
CENTCOM
n'a communiqué les (fausses) coordonnées GPS de son drone que plusieurs heures après les Iraniens. Qui plus est, la trajectoire de vol publiée était "erronée".
(L'article de MoA contient plusieurs cartes montrant la vraie trajectoire.)
Bien entendu, le fait que le mensonge à la base de cette affaire vole maintenant en éclats, sans réaction des autres merdias, ne va pas empêcher les néocons de faire comme si de rien n'était. Mensonge ou pas, il faut bombarder l'Iran. Rendez-vous au prochain false flag...
25 juin 2019 : La Russie confirme que le Global Hawk a bien été abattu dans l'espace aérien de l'Iran. La veille, des pêcheurs iraniens avaient retrouvé, dans les eaux territoriales, d'autres débris permettant d'identifier le drone espion - si tant est que la chose était nécessaire.
De source bien informée, nous apprenons que Trump s'apprête à infliger de nouvelles sanc-sion-s à la Russie et aux pêcheurs (mais pas aux débris ni aux eaux territoriales). Il s'agirait notamment d'une interdic-sion permanente de visiter Disneyland.
Hypocrisie européenne
Début juillet 2019 : l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) conclu en 2015 entre les USA, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Russie, la Chine et l'Iran, a été violé par les Etats-Unis en 2018 et, dans une moindre mesure, par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Ces trois derniers pays, vassaux de Washington, obéissent à leur maître tout en faisant semblant de "sauver l'accord". Bien qu'ayant promis à Téhéran de mettre en place un système de clearing ("véhicule spécial" INSTEX) permettant de remplacer les paiements en dollars soumis aux "sanctions" américaines, ils n'ont jusqu'à présent rien fait de concret... mais ils ont le culot d'exiger des Iraniens qu'ils continuent de respecter leurs engagements sur la base d'un accord devenu caduc.
En effet, l'Iran a timidement annoncé son intention de dépasser le volume "autorisé" de ses stocks d'uranium enrichi et d'augmenter le taux d'enrichissement (sans pour autant être en mesure de fabriquer une bombe - voir
plus haut).
Tout cela est couvert par le JCPOA (mais pas par la morale sioniste qui inspire toute cette affaire).
Le 4 juillet 2019, pour couronner le tout, des pirates de l'armée britannique s'emparent, au large de Gibraltar, d'un pétrolier iranien (le Grace 1) en route pour la Syrie. Londres prétend que cette mesure n'est pas dirigée contre l'Iran - non, non, non - mais contre la Syrie, en vertu des "sanctions" décrétées par l'UE. Le gouvernement de Londres est démissionnaire, en instance de Brexit et ne pèse que 9 % depuis les dernières élections
(voir ici)
mais il n'a rien perdu de son agressivité.
Les provocations anti-iraniennes sont incessantes, dans l'espoir que Téhéran réagira comme dans l'affaire du drone espion, mais qu'il y aura cette fois des pertes en vies humaines du côté occidental, ce qui "justifiera" la guerre. Selon Moon of Alabama, un incident de ce genre s'est produit (ou devait se produire) le 3 juillet :
Les USA tendent un piège à l'Iran -
"A la veille du défilé du 4 juillet, les Etats-Unis tentent de pousser l'Iran à abattre un autre avion américain..."
Qu'en est-il de la Chine et de la Russie ?
Ces deux pays n'ont certes pas violé l'accord JCPOA, mais leur position n'est pas vraiment favorable à l'Iran.
Les Chinois, eux-mêmes frappés par des "sanctions" US (Huawei, guerre commerciale), font profil bas quand il s'agit du pétrole iranien. Ils en achètent encore malgré l'interdiction américaine, mais moins qu'avant. On ne peut pas dire qu'ils fassent preuve de solidarité active avec Téhéran, alors que le moment serait propice.
Les Russes, en tant que grands producteurs de pétrole, n'ont nul besoin de l'or noir iranien. Mais ils participaient à des projets communs en Iran... avant de les abandonner en 2018 pour cause de "sanctions" américaines, exactement comme les Occidentaux (Total).
Deux exemples russes : Zarubezhneft et Lukoil.
Et pour ce qui est des armes défensives que la Russie fournit à l'Iran, on peut douter qu'elles soient efficaces, comme l'a montré un incident récent que relate
cet article.
Selon lui, des avions furtifs F-35 Adir de l'armée de l'air israélienne ont survolé l'Iran en mars 2018 et pris des photos de sites sensibles. La défense iranienne s'en est aperçue, probablement trop tard, et s'est abstenue de toute réaction, tentant ensuite d'étouffer l'affaire par peur des conséquences. Lorsqu'il n'a plus été possible de garder le secret, le général iranien responsable a été limogé.
L'enquête a révélé que les systèmes iraniens de défense (missiles russes S-300 et leurs radars) n'ont à aucun moment détecté les avions israéliens. Le "guide suprême" suspecte là une coopération russo-israélienne, en ce sens que le Kremlin aurait divulgué à Israël (son allié) les codes secrets des radars russes en Iran.
Avant de crier au conspirationnisme, il faut savoir que c'est ainsi que la Russie procède en Syrie
(détails).
Depuis que Moscou a fourni des S-300 soi-disant performants à l'armée syrienne, les attaques israéliennes n'ont jamais été si nombreuses. Le rôle de Poutine, en Syrie, est de chasser les Iraniens du pays pour le plus grand bien de l'Etat terroriste juif.
Loin de vouloir aider l'Iran comme ils le prétendent parfois, les Russes cherchent à paralyser sa volonté de résistance en la dévoyant sur le terrain "diplomatique", comme s'ils ne savaient pas que l'indépendance et la souveraineté ne se négocient pas, surtout avec quelqu'un qui confond négociation et capitulation. Le Kremlin est d'ailleurs un grand spécialiste de ces conférences bidon (Minsk, Genève, Montreux, Vienne, Astana...) qui n'ont jamais fait progresser d'un pouce la cause de ses "alliés". Pourquoi la Russie, qui est elle-même frappée de "sanctions", n'organise-t-elle pas une conférence pour négocier la restitution de la Crimée aux Ukrainiens ou la cessation de l'ingérence russe dans les élections américaines ? Nul doute que l'Iran serait ravi d'y participer...
Voir également plus haut :
L'Iran et la Russie -
une thématique connue depuis des années...
Nouveau false flag
Le 11 juillet 2019, les merdias occidentaux (CNN Fake News en tête) annoncent que cinq vedettes rapides des Gardiens de la Révolution ont tenté de s'emparer d'un pétrolier britannique à l'entrée du détroit d'Hormuz. Mais une frégate de la Royal Navy qui se trouvait dans les parages a pu déjouer ce plan.
Après l'acte de piraterie anti-iranienne de Gibraltar du 4 juillet (voir
un peu plus haut),
des voix s'étaient élevées à Téhéran pour réclamer une action de type œil pour œil. Comme le gouvernement de la République islamique n'a rien fait jusqu'à présent, le Mossad et ses élèves anglo-américains ont décidé de "l'aider". Alors, Donald, on la fait cette putain de guerre ?...
De la guerre virtuelle à la guerre réelle ?
Une semaine plus tard, le 18.7.19, les USA prétendent avoir abattu, près du détroit d'Hormuz, un drone iranien qui menaçait un navire de guerre américain. L'engin islamique évoluait à une distance extrêmement réduite : à peine un kilomètre ou dix terrains de foot, alors que le minimum de sécurité fixé par le Pentagone est de 300.000 km (soit 0,0000000317 année-lumière). Circonstance aggravante : le drone avait ignoré deux mises en garde des Américains, pourtant proférées à haute et intelligible voix à l'aide d'un mégaphone. Les Iraniens, eux, ne sont au courant de rien -
détails.
Quelques heures plus tôt, l'Iran avait annoncé la saisie d'un pétrolier étranger qui faisait de la contrebande au large de l'île de Larak (dans le détroit d'Hormuz, au sud de Bandar Abbas -
carte).
Téhéran ne donnant aucune précision sur la nationalité du navire, ni aucune explication sur la nature de cette "contrebande", et personne à l'étranger ne confirmant la disparition d'un pétrolier -
voir ici.
19 juillet : toujours dans le détroit d'Hormuz, au large de l'île de Qeshm (carte),
les Gardiens de la Révolution s'emparent d'un pétrolier britannique, le Stena Impero -
détails -
encore plus de détails.
Les motifs invoqués par l'Iran (infraction aux règles maritimes internationales et pollution)
sont au moins aussi pertinents que ceux des pirates de Gibraltar
(voir plus haut
4.7.19).
L'opération "œil pour œil" semble être lancée. A Londres, le crétin qui fait office de ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, que beaucoup de ses compatriotes appellent Jeremy
Cunt,
proteste contre cet "acte inacceptable". Comment les Iraniens peuvent-ils oser lui rendre la monnaie de sa pièce ?... Ne savent-ils pas qu'il a le droit (droit divin) de faire ce qui leur est interdit ?... Et puis, c'est un manque total de fair-play, car tout le monde vous dira que Londres n'agit pas pour son propre cunt compte mais sur ordre d'en haut (Washington) ou d'encore plus haut (Tel Aviv).
Le 24 juillet, avec l'arrivée de Boris Johnson (BoJo) au 10 Downing Street de Londres, Téhéran comprend que derrière Jeremy Cunt, il y a quelque chose de plus sérieux :
Planète des singes (UK) ou Guerre des bouffons ?
Les Iraniens se préparent aussi à affronter ceux qu'ils appellent le
B-Team
(Bolton, Bibite Satanyahou, le dictateur saoudien Ben Salman et l'émir Ben Zayed d'Abou Dhabi), des adversaires presque aussi dangereux que l'ancien
A-Team hollywoodien.
Bien qu'il ne fasse pas officiellement partie du B-Team, le ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo, alias
Minus Pompe-de-Haut
comme on l'appelle à Jersey où il a une rue, ne perd jamais une occasion de se faire remarquer. Aujourd'hui, il s'invite à Téhéran, où bien évidemment personne ne veut de lui (en tant que musulmans, le porc leur est interdit). Cet amputé du cerveau dit qu'il serait "heureux" (comme dans "imbécile heureux") d'aller en Iran pour "négocier" et qu'il en profiterait pour s'adresser directement au peuple iranien afin que celui-ci apprenne la vérité sur tout le mal que ses dirigeants ont fait au pays
(détails).
Apparemment, ces pauvres Iraniens ne reçoivent pas CNN Fake News pour "s'informer"...
Quelques jours plus tôt, lorsque l'Iran avait annoncé l'arrestation de 17 espions de la CIA, Pompeo avait accusé Téhéran de "mentir". Comme on peut le
lire ici,
la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères vient justement de rappeler ce que le ministre américain disait lui-même au cours d'une conférence en avril 2019 :
"A la CIA, dont j'étais le directeur [de janvier 2017 à mars 2018], nous avons menti, nous avons triché, nous avons volé..." Là pour une fois, il ne mentait pas...
Septembre 2019 : nouvelle tentative
Puisque les précédentes n'ont pas fonctionné, le menteur-tricheur-voleur Pompeo récidive. Cette fois, ce sont des frappes particulièrement réussies de la
résistance yéménite
contre les installations pétrolières de l'agresseur saoudien, le 14 septembre, qui lui en fournissent le prétexte. Il accuse l'Iran d'avoir exécuté ces frappes depuis son territoire, alors que les drones et/ou missiles utilisés sont partis du Yémen. Mais les combattants yéménites, qui tiennent Riyad en échec depuis mars 2015, seraient paraît-il trop nuls pour réussir une telle opération. Pour étayer ses allégations, Pompeo demande à ses élèves saoudiens de produire des débris métalliques d'engins iraniens. Ce qui ne prouve évidemment rien, puisque les résistants yéménites n'ont jamais caché que les armes en question venaient d'Iran ou étaient des "copies" fabriquées sur place de l'original iranien.
Mais tout cela n'intéresse pas Pompeo dont le rôle consiste à préparer la prochaine guerre.
Entre-temps, Bolton (avec un B comme dans B-Team - voir quelques lignes plus haut) a été
viré par Trump
et Satanyahou, après des élections quasiment perdues, risque lui aussi de disparaître. Tout dépend donc de ce que décidera le président américain. Pour le moment, il semble s'en tenir aux gestes symboliques. Pour le blogueur Moon of Alabama,
cette crise est terminée, attendons la prochaine...
L'Iran a mis en garde ses ennemis : la moindre attaque militaire contre le pays entraînera la guerre, la vraie. L'Etat terroriste juif ne demande pas mieux, c'est ce sacré Donald qui traîne encore des pieds...
11 octobre 2019 : un pétrolier iranien (le Sabiti) qui remontait la mer Rouge en direction du nord, est frappé par deux missiles à une centaine de kilomètres du port saoudien de Djeddah. Le navire est endommagé et perd du pétrole, mais peut faire demi-tour et retourner
en Iran. Bien que les soupçons se portent d'abord sur l'Arabie, Téhéran n'accuse personne et attend les résultats de l'enquête. Depuis quelques semaines, on enregistre une certaine détente (toute relative) entre les deux pays, et il n'est pas impossible que Tel Aviv essaie d'y mettre fin en recourant à la provocation. Les deux navires saisis en juillet (le Grace 1 iranien à Gibraltar et le Stena Impero britannique dans le détroit d'Hormuz) ont été restitués entre-temps. A suivre...
Novembre 2019 : 40ème anniversaire
Pour célébrer la capture des espions américains en 1979 (en Occident : prise d'otages - voir plus bas
chronologie),
l'Iran décore comme il se doit le mur d'enceinte de l'ancienne ambassade américaine.
"Prière d'essuyer vos pieds avant d'entrer..."
Janvier 2020 : assassinat du général Soleimani
Le 3 janvier, à l'aéroport de Bagdad, les Américains assassinent le général Qassem Soleimani et plusieurs autres militaires. Le commandant du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) était considéré comme l'organisateur et le stratège de la résistance anti-américano-sioniste non seulement en Iran mais aussi en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et ailleurs.
Cet évènement illustre de manière tragique les limites de la "puissance" militaire d'un régime incapable d'assurer la sécurité de ses propres chefs, et donne une petite idée de ce qui risque de se produire lorsque la guerre éclatera pour de bon. Les ennemis de l'Iran espèrent maintenant une riposte qui justifiera leur intervention à grande échelle.
Soleimani murder : what could happen next ?
Le blogueur "The Saker" s'interroge sur ce que l'Iran pourrait ou devrait faire à présent pour venger la mort de son général. Très bien, mais comme toujours, on en revient au point essentiel abordé
plus haut...
Le 8 janvier, le CGRI lance une vingtaine de missiles contre la base américaine d'Ain al-Assad dans la province d'Anbar en Irak. Si l'on en croit
Tehran Times,
plus de 80 militaires US auraient été tués et environ 200 blessés, plus un nombre important de drones et d'hélicoptères détuits, le tout sans la moindre réaction de la défense aérienne américaine. La réaction de Trump, elle, est claire : tout va bien, il ne s'est rien passé, zéro mort, zéro blessé... La vengeance iranienne est-elle purement virtuelle ?... Toujours est-il que Téhéran promet de détruire 104 sites militaires américains, le double des 52 cibles détectées par Trump en Iran -
voir ici.
En attendant, une soixantaine d'Iraniens meurent écrasés dans une bousculade monstre survenue aux obsèques de Soleimani à Kerman (sud-est), et beaucoup d'autres près de Téhéran, dans le crash d'un Boeing 737-800 en route pour Kiev (vol UIA 752). On apprend avec surprise que les vols entre l'Ukraine et l'Iran échappent encore au boycott américain. Naturellement, les merdias en profitent pour prétendre que l'avion a été abattu par le CGRI, alors que la plupart des 176 passagers étaient eux-mêmes iraniens
(liste).
Il pourrait aussi bien s'agir d'un acte terroriste israélien ou, tout simplement, d'un accident. Ces derniers temps, le Boeing 737 Max avait connu de sérieux ennuis. Le 737-800 est paraît-il plus sûr, mais pas vraiment (une dizaine de catastrophes depuis 2006 -
détails).
Dès le lendemain, la thèse selon laquelle l'Iran a abattu l'avion donne lieu au déclenchement d'une véritable campagne. Au début, histoire de tendre la perche aux Iraniens, on suggère que le missile islamique qui a détruit le Boeing pourrait avoir été tiré "par erreur". Mais on n'en restera probablement pas là. L'Iran nie formellement.
On sait entre-temps qu'à l'exception de onze Ukrainiens (dont l'équipage) et d'une poignée de gens d'autres nationalités, tout le monde à bord était iranien, c'est-à-dire soit de nationalité iranienne, soit d'origine iranienne mais doté d'un passeport canadien. Ces voyageurs, pour la plupart, vivaient au Canada et venaient de passer leurs vacances d'hiver en Iran. Il se trouve que la ligne Téhéran-Kiev a pour seule fonction de permettre aux Iraniens expatriés de rallier la correspondance Kiev-Toronto sans craindre les retombées de l'embargo occidental. (Cette ligne Kiev-Toronto est aussi très fréquentée par les Ukrainiens qui vivent au Canada mais n'ont en principe rien à voir avec l'Iran).
Téhéran se trouve à présent dans une situation délicate : l'Ukraine exige de participer à l'enquête (c'était son avion) ; le Canada également (il s'agissait de ses ressortissants, même s'ils étaient binationaux). Si la République islamique laisse ces deux pays envoyer leurs "enquêteurs" sur place, elle peut être sûre que ce seront en réalité des Américains et/ou des Israéliens - devinez ce qu'ils feront... Boeing (USA) veut lui aussi aller fouiner sur place, mais pour le moment, l'Iran refuse, car l'entreprise de Seattle boycotte le pays et refuse même de lui vendre des pièces de rechange pour les appareils qu'il possède.
Le 11 janvier 2020, coup de théâtre :
Téhéran admet avoir détruit l'avion ukrainien par erreur...
et autorise aussitôt tout ce qu'on voudra. C'est le début de la saison "portes ouvertes" pour les ennemis de l'Iran. Moins de 24 heures après l'aveu, Zelenski, à Kiev, annonce une première demande d'indemnisation. Trudeau, à Ottawa, formule également des revendications. Le tsunami politico-financier animé par l'habituelle mafia ne va pas tarder à submerger l'Iran. Il est encore trop tôt pour dire où tout cela va mener, mais une chose est certaine : le pouvoir iranien ne s'en remettra pas et, surtout, le général Soleimani ne sera pas vengé.
Le blogueur Moon of Alabama rappelle
ici
ce qui s'était passé lorsque la marine américaine avait abattu un avion de ligne iranien, causant la mort de 290 civils (voir plus bas
chronologie 1988).
Le vice-président Bush père avait alors déclaré : "Je ne m'excuserai jamais pour les Etats-Unis, les faits ne m'intéressent pas..."
et avait ensuite décoré les responsables.
Dès le 11 janvier, on assiste aussi à Téhéran à une renaissance de l'agitation téléguidée, notamment devant l'Université Amir Kabir où l'ambassadeur britannique encourage personnellement les étudiants (vrais ou faux) manipulés par ses services. Brièvement arrêté par la police, le "diplomate" proteste - comme si son immunité lui donnait le droit d'organiser la subversion dans le pays d'accueil.
Les protestations, commencées il y a quelques semaines après l'augmentation du prix de l'essence de 0,08 € le litre à 0,12 €, avaient été étouffées par les millions d'Iraniens descendus dans les rues pour rendre hommage à Soleimani. Maintenant que l'aveu officiel vient de porter un coup sévère à l'unité nationale retrouvée, les rats ressortent de leurs trous. Et les responsables de la sécurité doivent trembler à l'idée de subir le même sort que ceux que l'on accuse d'avoir abattu le Boeing. Si l'on avait voulu paralyser le pays et démoraliser sa population, on ne s'y serait pas pris autrement. Connaîtra-t-on jamais les dessous de cette étrange affaire ?...
18 janvier 2020 - une hypothèse crédible :
False Flag ? Former CIA Officer Suggests US Hacked Ukrainian Plane Transponder To Provoke Iran Shootdown.
Philip Giraldi, un ancien de la CIA, pense que la destruction du Boeing ukrainien est due à une double cyberattaque américaine, à la fois contre le système de défense iranien et contre le transpondeur de l'avion. Un général iranien avait dit en gros la même chose quelques jours plus tôt.
Reste à savoir pourquoi les dirigeants iraniens ont été si rapides à s'accuser d'un crime commis par d'autres. Pensaient-ils dans leur infinie naïveté qu'ils pourraient ainsi se réconcilier avec le "Grand Satan" ?
A Tel Aviv, les cerveaux de l'opération ont au moins trois raisons de se réjouir :
1) ils ont abattu un avion rempli d'Iraniens tout en accusant l'Iran (magnitude 6,66 sur l'échelle de Richter de la chutzpah) - 2) ils ont pu anéantir en un rien de temps le peu de capital-sympathie acquis par Téhéran à l'étranger après l'assassinat de Soleimani - 3) des centaines d'avocats (évidemment juifs) se frottent les mains à la pensée des procès en indemnisa-sion dont ils vont inonder l'Iran.
Juin-juillet 2020 -
Explosions et incendies en série un peu partout dans le pays
(carte) :
■ le 19 juillet : un transformateur saute dans une centrale électrique de la province d'Ispahan (centre) ;
■ toujours le 19 juillet : un incendie se déclare dans une usine de cellophane de la ville de Sheikh Hassan (province de l'Azerbaïdjan oriental, nord-ouest) ;
■ le 15 juillet : grave incendie dans un chantier naval de Bushehr (sur le golfe Persique), plusieurs navires endommagés ;
■ toujours le 15 juillet : explosion à Téhéran, à proximité d'un important site militaire ;
■ le 6 juillet : explosion dans une usine au sud de Téhéran (deux morts) ;
■ le 4 juillet : explosion dans une centrale électrique à Ahvaz (province du Khuzestan, ouest).
■ le 2 juillet : explosion au sein du complexe nucléaire de Natanz (entre Téhéran et Ispahan), dans une installation conçue pour produire des centrifugeuses ;
■ le 30 juin, explosion dans une clinique au nord de Téhéran (au moins 18 morts) ;
■ le 26 juin : explosion dans une centrale électrique à Shiraz (sud-ouest).
■ le 25 juin : explosion d'un réservoir de gaz près du site militaire de Parchin, au sud-est de Téhéran.
Il s'agit probablement, dans la plupart des cas, d'attaques israéliennes (Natanz) ou d'actes de sabotage perpétrés par des terroristes au service de l'Etat voyou juif. Mais le gouvernement iranien, toujours paralysé depuis l'assassinat de Soleimani et l'affaire du Boeing ukrainien (janvier 2020), minimise les faits et parle d'accidents.
Avril 2021 -
La guerre navale entre Israël et l'Iran
(Réseau Voltaire) :
"Depuis trois ans, la 13ème flottille (Shayetet 13), une unité ultrasecrète des Forces spéciales israéliennes, se livre à des opérations de sabotage des navires iraniens à destination de la Syrie... Les pertes subies par l'Iran seraient proches du milliard de dollars. Aussi, depuis deux mois, les Iraniens ont-ils commencé à riposter contre des navires israéliens dans le Golfe. Cette guerre navale, qui a déjà endommagé ou coulé plus d'une vingtaine de navires, est passée sous silence par les deux Etats. Les médias internationaux n'ont pas rendu compte d'une marée noire qu'elle a provoquée au large de la Syrie..."
Septembre-octobre 2022 : nouvelle tentative de révolu-sion colorée
A Téhéran, le 13 septembre, la police des mœurs chargée de faire respecter les lois vestimentaires, arrête une jeune femme de 22 ans pour "port de vêtements inappropriés". Trois jours plus tard, celle-ci décède à l'hôpital. Sa mort entraîne aussitôt des émeutes et des violences nocturnes, dans la capitale et d'autres villes du pays.
Le 9 octobre, après plus de trois semaines d'agita-sion, la BBC (qu'on ne peut guère soupçonner d'être pro-iranienne) signale qu'au moins 20 membres de la police et des Gardiens de la Révolution ont été tués au cours des émeutes, plus quelques dizaines de manifestants (comprenez : émeutiers).
Manifesta-sion-s pacifiques pour les "droits de la femme"
Mais il y a aussi de nombreux rassemblements anti-émeutes
Comme par hasard, on apprenait le 25 septembre (par le Réseau Voltaire) qu'une puissance non-identifiée* avait livré aux Kurdes irakiens du PKK de grandes quantités d'armes destinées aux Kurdes iraniens, dans le but de manipuler les protesta-sion-s et de lancer un mouvement séparatiste pour démembrer l'Iran.
* La non-identifica-sion a pour but d'éviter les accusa-sion-s d'antisémitisme.
Déjà début septembre, le grand Etat voyou juif de Washington avait acheté pour le petit Etat voyou juif de Tel Aviv "quatre avions ravitailleurs Boeing nécessaires à d'éventuelles frappes contre l'Iran". C'est pour mieux empêcher les mémos (méchants mollahs) d'avoir la bombe très prochainement comme on vous le dit depuis 40 ans.
3 janvier 2024 : attentats à Kerman (sud-est de l'Iran)
Deux explosions déclenchées à distance, à l'initiative du régime de Tel Aviv, tuent plus de 100 personnes venues se recueillir pour le quatrième anniversaire de la mort du général Soleimani (voir plus haut
3.1.20).
Ce nouvel acte terroriste est à ranger dans le cadre de la guerre que Satanyahou mène contre Gaza depuis début octobre 2023 (voir
ici),
laquelle guerre a tendance à s'étendre petit à petit à d'autres pays (Liban, Syrie, Yémen, Irak, Iran) et pourrait bien déboucher sur un grand conflit régional qu'Israël souhaite et prépare depuis longtemps.
Le 16 janvier, riposte iranienne : tir de missiles contre le siège du Mossad à Erbil (Kurdistan irakien) ainsi que contre d'autres organisations terroristes agissant pour son compte et responsables de plusieurs attaques contre l'Iran. Il y aurait une dizaine de tués, dont des "hommes d'affaires" kurdo-israéliens. Téhéran pourrait aussi bien frapper le siège du Mossad à Tel Aviv, mais craint de précipiter les évènements en le faisant.
1er avril 2024 : assassinat de généraux iraniens à Damas
(et ce n'est malheureusement pas un poisson d'avril)
Dans un raid aérien contre une annexe de l'ambassade iranienne à Damas, l'Etat terroriste juif tue sept membres du Corps des Gardiens de la Révolution, dont deux généraux de la Force Al-Qods, Mohammad Reza Zahedi et Mohammad Hadi Haji Rahimi.
L'Iran promet de se venger en temps voulu, mais avant que la chose arrive on risque d'attendre longtemps, comme cela avait été le cas après l'assassinat du général Qassem Soleimani en janvier 2020* (voir
plus haut). Si les sionistes osent tout (c'est à cela qu'on les reconnaît), le régime de Téhéran, lui, n'ose pas (c'est à cela qu'on le reconnaît).
* On a attendu longtemps, et on attend encore...
Le 14.4.24, l'Iran "riposte" à sa façon -
voir ici.
Lire également
l'article d'Al-Manar.
Sur le coup, il est impossible de savoir ce qui s'est vraiment passé, probablement quelques frappes de style "zéro-dégât-zéro-mort". Téhéran exagère sa "réussite", l'Etat voyou de Tel Aviv exagère le "danger" encouru tout en "oubliant" son raid criminel du 1.4.24.
Deux jours plus tard, on sait que la majeure partie des drones et missiles iraniens ont été détruits avant de toucher leurs cibles (99% selon l'Etat menteur juif) mais que cela avait pour but de "détourner l'attention" de la défense israélienne de frappes beaucoup plus sérieuses et "imparables". On est à peu près sûr que des missiles se sont abattus sur la base aérienne de Nevatim (à 15 km au sud-est de Beersheba dans le désert du Néguev) et sur celle de Ramon (à 50 km au sud de Beersheba) mais on ignore tout de l'ampleur des dégâts. Pour Téhéran, le succès réside dans le fait que ces missiles aient touché leur but et qu'ils aient été filmés à leur passage au-dessus de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem. Peu importe le bilan effectif en termes de destructions, et encore moins en termes de morts et de blessés (aucun) : curieuse "vengeance" pour les sept morts de Damas (dont deux généraux). En tout cas, l'Iran considère que l'affaire est close, tandis que les terroristes de Tel Aviv préparent ce qu'ils appellent leurs "représailles", comme s'ils avaient été attaqués les premiers et sans raison (la chose n'est pas nouvelle).
Le 17 avril, dans un discours prononcé à l'occasion d'un défilé militaire, le président iranien Ebrahim Raïssi déclare :
"Notre action punitive du 14 est restée intentionnellement limitée et mesurée, sinon il ne subsisterait plus rien du régime sioniste. Mais si jamais celui-ci s'avisait de perpétrer la moindre agression contre notre sol, cela conduirait à une riposte féroce et sévère, et les sionistes le regretteraient amèrement..." On verra...
Le 19, Tel Aviv prétend avoir attaqué une base militaire à Ispahan tandis que Téhéran signale seulement "plusieurs mini-drones abattus par la défense alors qu'ils survolaient la région à très basse altitude" mais aucun missile - voir
l'article d'Al-Manar.
Si la version iranienne se confirme, il ne s'agirait donc pas de l'agression dont parlait Raïssi, laquelle aurait conduit à une riposte féroce et sévère. Est-ce à dire que l'Etat terroriste juif a décidé de "s'écraser" dans cette affaire tout en ayant "le dernier mot" ? La chose reste à prouver...
19 mai 2024 : mort du président Raïssi
Dans la province iranienne de l'Azerbaïdjan oriental
(en haut à gauche de cette
carte),
un hélicoptère s'écrase, tuant huit personnes dont le président Ebrahim Raïssi, le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, le gouverneur de la province et le chef des prières du vendredi de la ville de Tabriz.
Raïssi et sa délégation revenaient d'une cérémonie d'inauguration d'un barrage sur la rivière Aras à la frontière entre l'Iran et l'Azerbaïdjan.
On ignore les causes de l'accident, mais on sait que l'hélicoptère, un Bell 212 américain, était vieux de 50 ans et soumis au boycott frappant les pièces de rechange. Curieusement, l'Etat terroriste de Tel Aviv, à qui personne n'avait rien demandé, déclare ne pas être responsable du crash - logique, affirmer le contraire eût été tantisémite... A suivre...
30 juillet 2024 : assassinat à Téhéran du chef du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh
Ce nouvel acte terroriste de Tel Aviv entraîne de la part de l'Iran une vive réaction verbale... qui ne sera jamais suivie de mesures véritablement concrètes : comme dans tous les cas précédents - voir plus haut
avril 24 (généraux du CGRI),
janvier 20 (général Soleimani),
mai-juin-juillet 19 (provocations en série)
et peut-être aussi
mai 24 (mort du président Raïssi), etc. etc...
Les tueurs sionistes se marrent bien en entendant ce mélange de menaces "punitives" et de refus de toute escalade qui leur vient de Téhéran... Tandis que l'Etat génocidaire juif ne cesse de les attaquer, les dirigeants iraniens (dont le successeur de Raïssi, Massoud Pezeshkian) veulent négocier directement avec les USA (grand frère de Tel Aviv) pour la relance des pourparlers sur le nucléaire iranien, lesquels pourparlers sont morts et enterrés depuis 2018. Ou bien ces gens n'ont rien compris, ou alors ils travaillent pour les pires ennemis de leur pays...
Quoi qu'il en soit, tous les vassaux d'Israël de par le monde font des pieds et des mains pour obtenir de l'Iran qu'il renonce à mettre ses menaces à exécution (pour le cas où elles seraient sérieuses). Macrotte "demande au président iranien de sortir de la logique de représailles" (titre du Parisien). Poutine, de son côté, prie son "allié" iranien
"d'éviter de causer des victimes civiles en Israël"
(source :
Reuters).
Les rapports hiérarchiques entre
Satanyahou et la larve du Kremlin
n'ont pas changé au cours de ces dernières années, au contraire. Les dirigeants de la République islamique devraient demander à Poutine de ménager les Ukrainiens, surtout ceux qui sont en train d'envahir la région russe de Koursk -
voir ici.
Le bruit court, depuis quelque temps, que Moscou fournit des armes sophistiquées à Téhéran. C'est bien entendu de la foutaise. Si les Russes fournissent du matériel aux Iraniens, c'est qu'il est "marqué" pour que l'Etat terroriste juif puisse savoir où frapper.
Septembre 2024 : catastrophe libanaise
Après un an (ou presque) de
génocide sioniste à Gaza
et de soutien actif du Hezbollah à la Résistance palestinienne du Hamas, le conflit de "basse intensité" sur le front israélo-libanais se transforme, par les soins du Führer judéo-nazi Adolf Satanyahou, en guerre véritable quoique largement à sens unique.
En effet, les coups portés par l'Etat terroriste juif, à partir du
17.9.24,
à la fois au Hezbollah et au Liban, restent sans réponse digne de ce nom. La Résistance, contrôlée politiquement et stratégiquement par l'Iran, continue ses opérations à niveau réduit, comme si de rien n'était. Alors que Beyrouth commence à ressembler à Gaza, les grands centres israéliens (Tel Aviv, Haïfa, etc.) sont épargnés, le Hezb ne prenant pour cibles que les bases militaires et les colonies du nord de la Palestine occupée. Une erreur fatale qui n'apparaîtra que peu à peu au fil des jours, avec comme point culminant l'assassinat de Hassan Nasrallah le 27 septembre. Qui sème la retenue, récolte la tempête...
Il est clair que le régime iranien, et spécialement ses représentants actuels (Pezeshkian - voir quelques lignes plus haut),
n'ont aucune intention de combattre les terroristes de Tel Aviv et leurs soutiens de Washington. Ils se contentent, encore plus qu'avant, de formuler des mises en garde bidon et de lancer des menaces en l'air. Le Liban et le Hezbollah, à vrai dire, ils s'en foutent. Après s'être servi d'eux pendant des décennies, ils ne feront rien pour les sauver de la catastrophe dans laquelle ils ont contribué à les plonger. Ah si, ils vont protester auprès de l'ONU : très utile...
LA RÉALITÉ EST ENCORE PIRE :
Octobre 2024 : feu d'artifice israélo-iranien
Tandis que Palestiniens et Libanais font ce qu'ils peuvent en termes de résistance au génocide sioniste, Tel Aviv et Téhéran jouent entre eux à la guéguerre. Ce qui avait commencé au début du mois
au Liban,
continue sur sa lancée : d'attaques bidon en menaces fictives, c'est à qui gueulera le plus fort en en faisant le moins. Mais il y a quand même, de temps à autre, un petit mort par-ci, par-là, histoire de donner le change. Verra-t-on un jour une véritable déflagration ?...
Décembre 2024 : catastrophe syrienne et ampleur de la trahison iranienne
Extraits d'un article de Thierry Meyssan
sur les trahisons des dirigeants iraniens (au Liban, en Syrie, en Irak) et leurs complicités (avec les USA et Israël).
Et ce n'est probablement qu'un début...
Pouvait-on prévoir l'effondrement subit de la Syrie laïque et ses répercussions immédiates sur la Résistance au Liban ?
Non, même si les signes avant-coureurs ne manquaient pas (voir plus haut : mois précédents, années précédentes). Mais ce qui n'était absolument pas prévisible, c'est l'incroyable étendue de la trahison iranienne (collaboration avec l'Etat terroriste juif pour
faire assassiner Nasrallah
et d'autres dirigeants du Hezbollah,
fuite honteuse des Gardiens de la Révolution
censés défendre Alep et
accord secret Washington-Téhéran-Tel Aviv).
Cette infâme trahison marque la fin de l'Axe de la Résistance animé par Téhéran. Un tel axe a bien existé et n'a pas toujours été un mythe. Mais il l'est devenu - rétroactivement - au fur et à mesure qu'étaient révélées les ignominies des dirigeants iraniens.
Qui trahiront-ils encore (le Yémen ?) avant de livrer leur propre pays aux sionistes tout en se fiant à "l'accord" passé avec ces derniers. On leur souhaite une fin aussi subite et pitoyable que celle qu'ils ont choisie pour leurs "alliés" de Syrie et du Liban.
Bien sûr, on dira que Poutine est au moins aussi responsable qu'eux dans ce qui vient de se passer. Oui, mais la différence, c'est qu'avec Poutine on a
toujours su à quoi s'en tenir.
Janvier 2025 - la nouvelle année commence en beauté : Abbas Araghchi,
le marchand de tapis
qui dirige le ministère des Affaires étrangères de Téhéran,
supplie les USA d'accepter sa reddi-sion dans le domaine nucléaire en échange d'une levée des sanc-sion-s. Le nouveau président américain, Donald Trump, qui a promis à ses maîtres israéliens de régler son compte à l'Iran, va certainement se faire un plaisir d'accéder à cette demande - à condition que les capitulards de Téhéran fassent cesser les tirs de missiles yéménites contre le pauvre Etat terroriste juif.
8 mars 2025 -
Les menaces de Trump mettent en colère l'ayatollah Ali Khamenei.
Le président américain
(à gauche sur cette photo) "veut s'en prendre militairement à l'Iran si le pays ne négocie pas son programme nucléaire". Ali Jétrahi, guide suprême iranien (suprêmement naïf) proteste contre cette intimide-a-Sion israélicaine. Le pôvre... Il devrait demander à son ex-"allié" Assad de lui expliquer de quoi il retourne.
Ce qui est étonnant, c'est que Trump et son chef Satanyahou n'attaquent pas l'Iran maintenant. Ils n'en feraient qu'une bouchée et n'auraient aucune riposte sérieuse à attendre de ces guignols.
12 avril 2025 -
Idée géniale de la semaine :
Promouvoir l'avènement d'un Etat fédéral englobant la Russie, la Biélorussie et l'Iran.
Alexandre Douguine, le plus fameux philosophe russe depuis la disparition du
clown Popov,
propose de fusionner ces trois pays - une chose qui va d'autant mieux fonctionner que :
■ l'Iran, grâce à ses marchands de tapis, a fabuleusement réussi sa fusion avec la Syrie d'Assad et le Liban du Hezbollah ;
■ la Russie, forte de ses performances sur le front ukrainien, n'aura qu'à appliquer à Téhéran sa stratégie victorieuse de Koursk, Belgorod et autres lieux ;
■ Donald Trump laissera faire. A la rigueur, il décrètera une hausse des tarifs douaniers sur le caviar de la Caspienne.
26 avril 2025 - Puissantes explosions à Shahid Rajaï, un port pétrolier situé près de Bandar Abbas, dans le détroit d'Hormuz
(carte).
Les autorités iraniennes parlent de seulement 8 morts pour 750 blessés (un ratio tout à fait irréaliste) et minimisent les dégâts (juste quelques conteneurs qui sautent, comme ça, spontanément, ce sont des choses qui arrivent). Alors que tout le monde se doute bien que l'Etat terroriste juif est responsable de cette nouvelle attaque, le régime des marchands de tapis fait comme si Israël n'existait pas.
Vendredi 13 juin 2025 : à force d'en parler...
Attaques massives de l'Etat terroriste juif contre la capitale iranienne et plusieurs autres villes dont Tabriz (nord-ouest) et Shiraz (sud), ainsi que contre le complexe nucléaire de Natanz (au nord d'Ispahan -
carte).
Bilan provisoire : une douzaine de chefs militaires et de scientifiques du programme nucléaire tués, de même qu'une centaine de civils. Les dégâts matériels, sans atteindre le niveau de Gaza, font penser à la Syrie et au Liban.
Depuis Washington, on apprend à la fois que "les Etats-Unis ne sont pas impliqués" (ministre des Affaires étrangères Rubio) et que les attaques vont continuer de plus belle si Téhéran ne revient pas immédiatement à la table de capitulation (Trump). Comme il fallait s'y attendre, la réaction des responsables iraniens est modeste et inadaptée : menaces verbales et lancement d'une poignée de drones, tous détruits avant d'atteindre leur objectif. Où sont les super-armes dont ils se vantaient autrefois ? (voir
plus haut).
Nos merdias sont impatients de voir la suite des événements. Ils ne manquent pas de rappeler que "les Israéliens ont le droit de se défendre" et que, sinon, les Iraniens "auraient la bombe dans quelques semaines" - ce que ces journalopes nous racontent depuis deux généra-sion-s
(plus haut).
Donald Trump : "Je vous avais donné 60 jours pour accepter mon deal. Aujourd'hui, c'est le 61ème jour...
Je vous accorde une seconde chance, mais elle durera beaucoup moins longtemps. A bon entendeur, salut..."
Dans la soirée, les bombardements israéliens s'intensifient. Les Iraniens tirent quelques missiles sur Tel Aviv (c'est du moins ce que prétend Israhell) mais aucun résultat palpable ne prouve que l'Iran fait vraiment quelque chose. Au lieu de balancer d'un seul coup tous ses stocks de missiles sur la gueule des salopards sionistes en cherchant à leur faire mal
(plus haut),
Téhéran perd son temps à saisir le Conseil de Sécurité de l'ONU. Ils n'ont toujours pas compris que la racaille israélienne jouit d'une impunité totale. En bons
marchands de tapis,
ils veulent toujours "négocier". Et pour prouver leur "bonne foi", il n'est pas impossible qu'ils signalent à l'ennemi américain les emplacements visés, permettant ainsi que leurs missiles soient interceptés
(ils l'ont déjà fait plus d'une fois). Leur
accord secret
avec Washington et Tel Aviv est probablement toujours valable. On peut se tromper, on souhaite même se tromper, mais les chances que ce soit le cas sont bien maigres...
A gauche : attaque israélienne sur Téhéran - A droite : contre-attaque iranienne sur Tel Aviv
Quatre jours avant l'attaque israélienne, un grand exploit iranien :
Manque de chance, ce vendredi 13 le chef du CGRI a été assassiné par les sionistes.
(Comme quoi la tactique du salami ne fonctionne pas toujours.)
Une question qu'il faudrait se poser dans ce contexte :
Les généraux et scientifiques iraniens tués par Israël ont-ils été
trahis par le régime
comme l'avaient été Hassan Nasrallah et les autres dirigeants du Hezbollah libanais ?
14 juin 2025 - Missiles israéliens sur Téhéran et d'autres villes et centrales nucléaires - nombreux morts
(détails).
Avec 18 heures de retard, l'armée iranienne semble se réveiller, un peu, pas trop, juste ce qu'il faut pour calmer la frustration des habitants qui veulent voir aussi des images de destructions dans le camp ennemi. Mais le bilan reste très, très déséquilibré. Apparemment, il n'y a toujours pas de morts en Israhell : est-ce un effet de la censure sioniste ou de la retenue islamique ?
Du côté de Tel Aviv
Excellente analyse d'E&R :
Sur l'implication de Trump dans la guerre israélienne contre l'Iran
Un point de vue russe à méditer :
La prochaine fois, ce pourrait être la Russie à la place de l'Iran
(sur les points de comparaison entre la guerre otano-ukrainienne contre la Russie et la guerre israélienne contre l'Iran).
"Ce qui se passe aujourd'hui en Iran est une leçon claire sur ce qui se passe lorsqu'on ne réagit pas assez durement au franchissement des lignes rouges. La Russie, hélas, suit une voie similaire. L'ennemi va toujours plus loin, et nous nous habituons de plus en plus à ce qui semblait auparavant impensable : le bombardement de nos installations et villes stratégiques, l'occupation de notre territoire, l'exécution de citoyens russes par les occupants."
Info iranienne de première main :
L'Iran détruit 10 avions israéliens en l'espace d'une heure
(vachement balèzes, les mecs).
15 juin 2025 - Cet
article de RT.de
(en allemand) va dans le même sens que le point de vue russe mentionné quelques lignes plus haut :
"La faiblesse de Téhéran est un avertissement pour la Russie et la Chine".
"Jusqu'à présent, il ne semble pas que l'Iran ait grand-chose à opposer à la machine de guerre israélienne... Cette dangereuse faiblesse est une invitation à toujours plus d'agressions... La réaction de l'Iran à cette attaque sans précédent reste plutôt molle... Pourtant, il n'est pas exagéré de dire que les assassinats ciblés contre les généraux et les scientifiques iraniens ont décapité ces deux groupes. Et même la vie du 'guide suprême', l'ayatollah Ali Khamenei, est menacée : une des frappes israéliennes a touché la rue Pasteur à Téhéran, près de l'endroit où se trouve sa résidence. "
"Ceux qui espéraient une contre-attaque iranienne assez puissante pour remettre Israël dans la voie du droit international, ont été déçus. Bien sûr, des drones et des missiles ont touché le territoire israélien et y ont même causé quelques dégâts et tué une douzaine de personnes, et le QG militaire de Kirya à Tel Aviv a été visé. Mais dans l'ensemble, l'Iran a renoncé à une réaction adéquate, équivalente aux bombardements de ses centrales atomiques. Il aurait pu, par exemple, attaquer les réacteurs nucléaires du Néguev (qui produisent les matériaux servant à alimenter les bombes atomiques israéliennes). L'Iran se sent-il militairement incapable d'une telle action ?... Autre mesure absente de l'agenda iranien : le blocage du détroit d'Hormuz... Téhéran renonce volontairement à tout ce qui pourrait faire mal à l'ennemi."
"Les dirigeants iraniens ne semblent pas avoir tiré les leçons des pertes douloureuses subies ces derniers jours. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi
[marchand de tapis n° 1]
a annoncé que son pays était toujours disposé à renoncer à l'arme atomique et qu'il fallait parvenir à un accord en ce sens. N'a-t-on pas encore compris, à Téhéran, que l'arme atomique est la meilleure assurance-vie pour un pays désireux de préserver sa souveraineté ?..."
"Apparemment, on a oublié l'assasinat des généraux iraniens à Damas en avril 2024
[voir plus haut] et
le prétendu accident d'hélicoptère ayant entraîné la mort du président Raïssi un mois plus tard
[également plus haut].
La théocratie iranienne est comme paralysée. Pendant que les commandos terroristes du Mossad préparaient les assassinats, le régime n'avait rien de mieux à faire que de réglementer la présence des chiens sur la voie publique... Le système semble figé et sclérosé, incapable de s'adapter aux nécessités politiques et militaires. Et on se demande, compte tenu de tous ces meurtres menés avec succès et précision, s'il n'y aurait pas des mouchards israéliens au cœur même des cercles dirigeants..."
[C'est évident !]
"Pour ce qui est de la Russie et de la Chine, avec leurs fameuses 'lignes rouges' que personne ne prend au sérieux, elles en sont aussi au stade de la stagnation et de la léthargie qui précèdent le choc. Il faudra d'abord qu'elles subissent de nouvelles défaites plus amères les unes que les autres, avant de réfléchir au meilleur moyen de préparer une puissante contre-attaque (qui ne se produira peut-être jamais). L'effondrement de l'Etat syrien et la faiblesse de Téhéran devraient servir d'avertissement à Moscou et à Pékin. Il se pourrait même que ce soit le dernier...
16 juin 2025 - L'Iran continue de riposter, mais modérément. Toujours aucune frappe majeure susceptible de changer le cours de la guerre et d'enseigner la peur aux Israéliens. Ce n'est pas avec cette tactique à la Poutine que le régime iranien viendra à bout de la peste sioniste. Mais il est clair que cela n'a jamais été leur objectif, sinon en paroles.
A gauche : Bat Yam, près de Tel Aviv - A droite : Haïfa -
(Les dommages matériels et les pertes humaines sont vingt fois plus élevés en Iran.)
Aujourd'hui, les criminels de guerre israéliens bombardent entre autre un hôpital à Kermanshah (nord-ouest) et le siège de la télévision nationale
IRIB
à Téhéran. L'Iran ne réagit toujours pas de manière adéquate, le régime judéo-nazi ne craint rien...
COUILLES MOLLES MAIS GRANDES GUEULES
(ou inversement)
Qu'est-ce qu'ils attendent pour mettre leur menace à exécution ?
Une petite phrase tirée de cet article de Thierry Meyssan
Israël - Iran : l'affrontement :
Cette guerre devrait durer jusqu'à épuisement d'un des adversaires.
Devinez qui sera l'adversaire en question...
18 juin 2025 -
Donald Trump, le président américain le plus pacifique depuis l'invention du pacifisme, exige de Téhéran une capitulation immédiate et sans conditions, faute de quoi le "guide suprême" sera assassiné lui aussi : les Etats-Unisraël savent parfaitement où il se cache.
Suite à cette annonce,
SuperTrump
se voit promettre comme récompense une belle photo dédicacée de son
marionnettiste,
laquelle lui parviendra dès qu'il aura tenu parole. L'Etat profond, de son côté, se réjouit également mais ne promet ni photo ni dédicace, ce serait contraire à ses principes. Quoi qu'il en soit, on commence à comprendre pourquoi ils ont laissé Trump gagner l'élection de novembre 2024 : ce n'était ni à cause de sa belle coiffure, ni parce qu'il avait 20 millions de voix d'avance (cinq fois le chiffre officiel).
19 juin 2025 - L'Etat terroriste juif continue de cibler les civils iraniens et les intallations nucléaires civiles. Pour ce qui est de celle de Fordo, enterrée à 100 mètres de profondeur, comme le Führer judéo-nazi de Tel Aviv n'a pas les moyens de la détruire tout seul, il a ordonné à sa marionnette de Washington de le faire pour lui. Trump hésite encore, mais c'est plutôt pour rassurer ses partisans qui menacent de le lâcher.
Et pendant ce temps-là, que font les marchands de tapis de Téhéran ? Ils se contentent de frapper un
parking vide à Beersheva
et un
laboratoire déserté à Rehovot.
Surtout ne pas mettre Donald 47 en colère, il risquerait d'appuyer tout de suite sur le bouton rouge.
Malgré tout, deux courtes vidéos d'actualité :
Boum Boum Tel Aviv
(1:19)
-
Refuser de tuer et de se faire tuer pour Israhell, c'est très antisémitique
(0:40)
20 juin 2025 -
Deux articles de Paul Craig Roberts :
Poutine s'aligne sur Israël -
Poutine veut le beurre et l'argent du beurre
"Poutine a déclaré soutenir inconditionnellement la sécurité d'Israël et, en même temps, ne pas être obligé de coopérer militairement avec l'Iran car le traité russo-iranien ne prévoit rien de tel. Est-ce son feu vert pour la guerre américano-israélienne contre l'Iran ?... En tout cas, cette déclaration stupide élimine le dernier obstacle..."
"Pour le porte-parole du Kremlin, les pays du Moyen-Orient sont en train de plonger dans un gouffre d'instabilité et de guerre... Poutine aurait peut-être dû y penser avant de permettre l'instabilité et la guerre, ce qu'il a fait en abandonnant son allié iranien tout comme il avait abandonné son allié syrien et conduit à la destruction de la Syrie. Poutine a autant de responsabilité pour ce gouffre d'instabilité et de guerre au Moyen-Orient que Netanyahou et tous les présidents américains qui se sont laissés mener par Netanyahou. A présent, c'est au tour de Poutine de se laisser mener et de s'inquiéter pour la survie d'Israël et non pour celle de l'Iran."
"Le Kremlin fait preuve d'une étonnante incapacité de saisir la réalité, allant même jusqu'à offrir sa médiation dans cette affaire tout en sachant qu'un rapport truqué de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sert de prétexte à Netanyahou et Trump... Poutine nuit à son pays en agissant de la sorte et ne fait que démontrer que la Russie n'est pas un allié digne de confiance...
Si la Russie et la Chine soutenaient l'Iran, il n'y aurait pas de guerre..."
Il y a quand même une certaine ironie dans tout cela :
l'Iran, après avoir trahi la Syrie, est trahi par la Russie (qui avait aussi trahi la Syrie)... Quelqu'un croit-il que la Chine soutiendra la Russie quand ce pays sera attaqué à son tour, véritablement attaqué par l'OTAN, et n'osera pas utiliser son arsenal nucléaire pour se défendre, sous prétexte que la chose risquerait de plonger le monde dans "un gouffre d'instabilité et de guerre" ?...
21 juin 2025 - Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étranges déclare qu'il n'est
pas sûr de pouvoir faire confiance aux Etats-Unis.
Si j'ai bien compris, il veut leur vendre ses tapis mais craint (oui, il craint) de ne pas être payé. On ne sait vraiment plus où on en est : est-ce Araghchi au tapis (K.-O.) ou Araghchi sur le tapis (méthode israélienne) ? Comme dirait l'autre, le dossier iranien est de plus en plus difficile à gérer...
22 juin 2025 -
Donald Trump annonce avoir bombardé trois sites nucléaires iraniens : Fordo, Natanz et Ispahan, ce qu'il présente comme un grand exploit militaire. Téhéran proteste du bout des lèvres et minimise la gravité des attaques. On a vaguement l'impression qu'il s'agit d'une mise en scène de sortie de crise arrangée d'un commun accord pour permettre à tous les belligérants de sauver la face.
Mais on peut aussi interpréter les choses différemment :
Est-ce le coup d'envoi de la Troisième Guerre mondiale ?
Qui vivra verra...
"J'obéis toujours à Satanyahou... Un poing c'est tout..."
24 juin 2025 - Par mesure de "représailles" pour l'attaque américaine bidon, l'Iran fait semblant de frapper une base US au Qatar après avoir averti ses "ennemis". Bilan : zéro mort, zéro blessé, un couvercle de poubelle abîmé. Cela rappelle un peu, en moins "violent", la prétendue vengeance de
janvier 2020 (voir plus haut).
Bref, tout le monde il a gagné...
Début janvier 2026 : nouvelles émeutes
Depuis plusieurs semaines, avec l'aide de l'Etat terroriste juif et d'un descendant de la dictature impériale iranienne renversée en 1979, les troubles reprennent et sont quotidiens à Téhéran et dans d'autres grandes villes du pays. On compte déjà une soixantaine de morts, dont beaucoup de policiers. Et le nombre de victimes augmente de jour en jour, si l'on en croit la propagande américano-sioniste : 200, 500, 3.000, 12.000 etc...
Donald Trump, sur ordre de son maître Satanyahou, menace ouvertement de bombarder l'Iran, ce qui mérite d'être pris au sérieux venant d'un gangster qui soutient toutes les guerres sionistes, fait kidnapper le président vénézuélien et s'empare militairement de pétroliers russes dans l'Atlantique. Cet homme qui se présente comme le "président de la paix" est capable de tout.
Sur le site du blogueur germano-américain
Moon of Alabama on peut lire :
"La nouvelle vague d'émeutes visant à un changement de régime est orchestrée par la CIA et le Mossad... Les cellules subversives/terroristes sont équipées de terminaux Starlink pour rétablir l'accès à Internet après la coupure imposée par le gouvernement... L'IA est également utilisée pour créer des images et des vidéos d'émeutes (reprises par les TV occidentales) dans des endroits d'Iran où il n'y en a pas eu..."
Le régime des
marchands de tapis
ne comprend pas très bien ce qui lui arrive. Il avait pourtant fait tout son possible pour s'entendre avec Washington, allant même jusqu'à ménager Tel Aviv lors de sa
guéguerre
de juin 2025, au lieu de profiter de l'occasion pour décapiter le monstre une fois pour toutes. Ce que les dirigeants de la République islamique n'ont pas fait il y a six mois, ils ne le feront jamais, et les génocidaires le savent parfaitement. Gesticuler ne sert plus à rien. Sauf miracle, l'Iran ne va pas tarder à subir le sort qu'il a fait subir au Hezbollah et à la Syrie. Rien ne sert de trahir, il faut dégager à point...
28 février 2026 : la der des ders ?
Après deux mois de préparatifs militaires intenses accompagnés de "négociations de paix" bidon entre les USA et l'Iran, les premières bombes israélo-américaines tombent sur Téhéran, Ispahan, Tabriz et d'autres villes du pays. Dès le premier jour, on compte déjà 200 morts dont 80 enfants d'une école primaire de Minab (dans le sud). On sait que les tueurs judéo-nazis adorent massacrer les enfants. Rien qu'à Gaza, ils en ont assassiné mille fois plus en deux ans.
Selon nos merdias les Iraniens auraient lancé des frappes de "représailles" sur Israël, mais à en juger par cette
photo de Haïfa,
ils semblent avoir pris soin de ne pas causer de dégâts - en tout cas, les tours du centre-ville sont toujours debout. Ailleurs dans la région, Téhéran aurait également "frappé" des bases américaines (Koweït, Bahreïn, Doha, Abou Dhabi et Riyad), probablement avec autant d'efficacité. Les génocidaires et leurs soutiens peuvent dormir tranquilles...
Scott Ritter sur le rapport de forces USA-Iran
(vidéo 1h 18mn, enregistrée le 25.2.26, trois jours avant le début de la nouvelle guerre - contient également de nombreuses informations intéressantes sur la guerre d'Ukraine).
1er mars 2026 : on apprend que la veille, les terroristes de Tel Aviv ont tué l'ayatollah Ali Khamenei, "guide suprême" de la révolution, ainsi que d'autres dirigeants et généraux. Satanyahou et son élève Trump ont été les premiers à annoncer la mort de Khamenei, tandis que Téhéran niait bêtement l'évidence, comme si un "démenti formel" pouvait ressusciter le "saint homme".
Entre-temps, Israël poursuit ses bombardements et l'Iran ses dérisoires "représailles", comme en juin 2025 mais à un niveau semble-t-il plus faible. On n'en attend pas plus de la part de Téhéran.
Malgré tout, un missile iranien bien placé détruit un abri antiaérien (!) à Beit Shemesh (à l'ouest de Jérusalem) faisant 9 morts et une trentaine de blessés. L'armée américaine signale 4 militaires tués et 5 grièvement blessés, mais sans préciser l'endroit où s'est produit cet heureux évènement ("secret défense"). Et l'Iran affirme avoir touché le porte-avions Abraham Lincoln, ce que les USA démentent. De son côté, le président américain le plus pacifique de tous les temps menace les Iraniens de "graves conséquences" pour le cas où ils continueraient de se défendre : ce n'est pourtant pas grand-chose mais c'est quand même trop...
2 mars 2026 :
on sait que la nouvelle agression israélo-américaine est intervenue en pleins "pourparlers" de Genève entre l'Iran et les USA (avec Oman comme pays médiateur). Mais ce que l'on ignorait encore, c'est que l'Iran (représenté par son marchand de tapis Araghchi) avait accepté, à la dernière minute, l'élimination complète de ses stocks d'uranium enrichi -
détails.
Cet épisode en dit long sur la totale inutilité de négocier quoi que ce soit avec les Etats-Unis, mais aussi et surtout, il illustre parfaitement la lâcheté des "élites" iraniennes. C'est également un avertissement à la Russie, qui "négocie" sur l'Ukraine avec les mêmes intermédiaires (Jared Kushner et Steve Witkoff). Et comme par hasard, ces deux individus sont juifs et archisionistes. Mais bon, on connaît depuis longtemps la
place de Poutine dans la hiérarchie mondiale...
Attention, Donald Trump :
"Qui sème le vent récolte la tempête" (Si au moins ça pouvait être vrai !)
A défaut de couler un porte-avions américain comme promis, le régime se contente
d'une manifestation de rue.
Bien vu :
S'ils ne le font pas, c'est pour la même raison que Poutine en Ukraine :
ils sont cons ou complices (ou les deux)...
3 mars 2026 : nouvelles frappes iraniennes contre les bases américaines de la région
(Koweït, Qatar, Bahreïn, Arabie -
carte).
Autres cibles : l'ambassade US de Riyadh et un pont utilisé par les troupes américaines entre Bahreïn à l'Arabie. Attaque également contre une base britannique de Chypre que le gouvernement de Londres met à la disposition des ses maîtres israélo-américains. Dans le secteur civil (aéroport de Dubaï et un ou deux hôtels), il s'agit plutôt de dommages collatéraux (retombées de débris de drones ou de missiles abattus par la défense antiaérienne).
L'Iran n'a pas officiellement bloqué le
détroit d'Hormuz
mais les compagnies pétrolières n'osent pas y faire passer leurs navires.
On accuse Téhéran d'avoir ciblé des sites énergétiques en Arabie (Ras Tanura), au Koweït (Ahmadi) et au Qatar (Ras Laffan et Mesaieed). Le Qatar est particulièrement hostile à l'Iran. Sa chaîne télévisée Al-Jazeera (alias Al-Jewzeera) diffuse en gros les mêmes mensonges de propagande que tous les merdias occidentalo-sionistes. De tous les pays de la région, seul Oman semble avoir une attitude neutre vis-à-vis de Téhéran.
Pour ce qui est d'Israël même, il est difficile de dire si l'Iran est encore actif. Question information, la censure sioniste interdit tout ce qui n'est pas formellement autorisé. Et les sources iraniennes, quand elles n'ont pas une bonne semaine de retard, sont soit bloquées, soit très peu fiables.
4 mars 2026 : Selon le Croissant rouge iranien, les bombardements américano-israéliens ont fait 800 morts. Le bilan de l'attaque du 28 février contre l'école de Minab se monte à 170 tués, plus du double de ce qui avait été annoncé au départ. D'autres écoles ont également été détruites ailleurs dans le pays, de même que plusieurs hôpitaux. Face à cela, l'Iran fait preuve de beaucoup de retenue : au lieu de frapper un grand coup, on se contente de quelques égratignures, comme par exemple au consulat US de Dubaï où un début d'incendie est éteint en deux minutes.
Le président américain s'agite de plus en plus et va même jusqu'à "sanctionner" ses prétendus alliés européens quand ils n'en font pas assez. C'est le cas de l'Espagne, qui avait interdit au gangster de Mar-a-la-Chicago d'utiliser son territoire pour aller massacrer les Iraniens. Pour la peine,
Al Trumpone
décrète que plus personne aux Etats-Unis ne pourra commercer avec le pays récalcitrant, parfaitement !... Mais il est probable que cette mesure sera annulée dès que Don 47 aura compris que 50 ou 100% de droits de douane sur zéro dollar représentent moins d'argent pour sa guerre sioniste que ce qu'il touchait jusqu'à présent.
5 mars 2026 : attaques iraniennes contre la base américaine d'Erbil (nord de l'Irak) et d'autres cibles US de la région. Mais Téhéran ne frappe presque plus Israël, alors que l'Iran est bombardé sans relâche. Dans le détroit d'Hormuz, malgré les assurances de Trump que la marine américaine protègerait le passage des navires étrangers, rien de tel ne se produit. Un porte-conteneurs dont le capitaine avait pris ces promessses à la lettre, a été touché par des missiles iraniens. Mais comme il ne s'agit pas d'un pétrolier, personne ne s'affole. Il ne semble pas que l'Iran veuille utiliser - autrement qu'en paroles - l'arme du blocage du détroit. Et à Dubaï, où il suffirait de peu pour faire s'effondrer l'arrogance de ces alliés de Tel Aviv, rien de grave à signaler, sinon quelques dizaines de milliers de touristes en attente de rapatriement.
Une frégate iranienne a été coulée par un sous-marin américain dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka. D'autres navires de la marine iranienne avaient été détruits les jours précédents. A l'inverse, apparemment, aucun navire américain n'a été touché.
Le commandant de la Force Qods, Ismail Kaani, arrêté pour espionnage au profit du Mossad.
La Force Al-Qods (du nom arabe de Jérusalem) est une unité d'élite du CGRI. Ismail Kaani (également orthographié Ismael Qaani) est général de brigade et dirige cette force depuis l'assassinat de Qassem Soleimani en janvier 2020
(voir plus haut).
Kaani a été identifié grâce à l'interception, par le renseignement militaire chinois, d'une conversation entre la CIA et l'état-major israélien. Comme par miracle, il avait pu échapper à trois attaques israéliennes sur des réunions de haut rang auxquelles il était censé participer :
1) le 27.9.24 à Beyrouth (assassinat de Hassan Nasrallah - plus haut) -
2) le 13.6.25 à Téhéran (assassinat de chefs militaires iraniens - plus haut) -
3) le 28.2.26 à Téhéran (assassinat d'Ali Khamenei - plus haut). Comme dit le dicton, une fois ça peut arriver, deux fois c'est une coïncidence, trois fois une certitude.
Ce qui est bizarre dans cette affaire, c'est que Kaani avait déjà été soupçonné de trahison et arrêté une première fois le 11 octobre 2024, deux semaines après le premier "miracle"
(mondafrique.com)
puis relâché quatre jours plus tard
(selon
Wikipédia).
Il y a peu de chances qu'il soit condamné cette fois-ci, vu que le pouvoir iranien est truffé de traîtres comme lui.
Détail intéressant
mentionné dans l'article de Mondafrique : après avoir fait assassiner Nasrallah par leurs patrons sionistes, les traîtres du CGRI (Kaani n'était sans doute pas le seul) ont mené une "enquête sur la manière dont Israël a pu infiltrer la haute direction du Hezbollah et localiser Nasrallah". A croire que ces fumiers ont étudié la chutzpah à Tel Aviv...
Comment l'Iran pourrait-il s'en sortir dans ces conditions ?...
7 mars 2026 :
Quelle pourrait être la réponse réellement douloureuse de l'Iran aux attaques des USA et d'Israël ?
(par Oleg Tsarov) :
"C'est l'eau. Des millions de personnes dans les monarchies du golfe Persique vivent dans le désert grâce au fait que des dizaines de grandes usines de dessalement de l'eau de mer sont situées sur la côte... Si l'Iran frappait simultanément plusieurs de ces installations, les autorités n'auraient pas une semaine, mais quelques jours pour tenter d'empêcher les pays du Golfe de s'effondrer... Pour les USA, un tel scénario serait un coup dur...
En Israël également, jusqu'à 80 à 90% de l'eau potable pour les villes est fournie par cinq usines côtières sur la Méditerranée, et elles aussi sont à la portée des drones et des missiles iraniens."
Evidemment, la bande de lâches et de traîtres qui dirige l'Iran ne fera jamais une chose pareille. Ils n'ont pas vraiment bloqué le détroit d'Hormuz et ne frappent pratiquement pas l'Etat génocidaire qui les bombarde jour et nuit depuis une semaine. Au contraire, la raclure qui fait office de "président iranien", Massoud Pezeshkian pour ne pas le nommer, vient de déclarer que "l'Iran n'attaquera plus les pays voisins, ces pays ne seront pas pris pour cible à moins que la République islamique ne soit frappée depuis leur territoire". *
Les terroristes israélo-américains, eux, ne frapperont pas l'Iran depuis le territoire des pays voisins, mais depuis leurs bases militaires (extra-territoriales) dans ces pays voisins ou dans d'autres plus lointains (voir Chypre) ou depuis leurs navires ou depuis Israël. Tout cela est de la foutaise. C'est le premier pas vers la capitulation...
Et soit dit en passant : Oleg Tsarov, en tant que responsable politique russe du Donbass, n'a lui-même jamais proposé de mesure aussi efficace pour mettre fin à l'occupation otano-ukrainienne de certaines régions de son pays...
* Avant de faire cette déclaration, comme on peut le lire
ici,
Pezeshkian a reçu un appel téléphonique de Poutine
"évoquant la nécessité d'une désescalade et d'une transition vers un règlement politique et diplomatique"
[et peut-être aussi la nécessité de "négociations" avec Kushner et Witkoff ? - voir plus haut
2.3.26].
C'est probablement Satanyahou ou une autre ordure sioniste du même genre qui a demandé au Gland Poutine de jouer les influenceurs auprès de son "allié" iranien...
Pourquoi les génocidaires appellent-ils cette guerre "Pourim War" ? Parce que c'est la Guerre des Pourris...
Pourim est la fête juive qui célèbre joyeusement le massacre de 75.000 Perses
La guerre de Pourim contre l'Iran
par Israël Shamir.
8 mars 2026 : Donald Trump, de plus en plus semblable à Satanyahou, accuse l'Iran d'être à l'origine de la frappe qui a causé la mort de plus de 170 écolières à Minab le 28 février.
"C'est pas moi, c'est pas mon chien, c'est les Iraniens..."
A Téhéran, une "assemblée d'experts" choisit le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, comme nouveau "guide suprême". Les terroristes de Tel Aviv ont annoncé par avance qu'ils le tueraient comme son père. Entre-temps, les bombardements ennemis ont fait plus de 1300 morts en Iran, soit à peu près 100 fois plus que les pertes officielles israéliennes. La stratégie iranienne de la retenue va-t-elle changer avec un nouvel homme au sommet ? C'est peu probable...
10 mars 2026 : La guerre que les USA font sur ordre de Satanyahou, et qui devait durer quatre jours, n'est toujours pas gagnée, les Iraniens n'ont pas encore capitulé. Ce n'est pas qu'ils emploient les grands moyens contre les agresseurs, mais tout de même... L'incertitude qui accompagne toute cette affaire commence à énerver Trump : le prix du pétrole grimpe, les premiers soldats américains reviennent les pieds devant, Satanyahou n'est toujours pas satisfait (il ne le sera jamais), le mouvement MAGA grogne (on lui avait promis la paix éternelle), les élections de mi-mandat se présentent mal, etc... Bref, Trump n'a qu'une idée en tête : trouver le moment propice pour déclarer une "victoire" bidon, comme en juin 2025, en espérant que son patron de Tel Aviv sera d'accord et ne viendra pas tout gâcher en balançant une de ses bombes atomiques sur l'Iran.
En désespoir de cause, Trump téléphone à Poutine pour lui demander de faire pression sur Téhéran (au nom de "l'esprit d'Anchorage"). Mais on voit mal ce que les Iraniens pourraient bien faire pour calmer le Führer de Tel Aviv. Organiser un suicide collectif ? Faire exploser sur place toutes les bombes nucléaires qu'ils n'ont pas ? Demander pardon au peuple sioniste comme l'a fait quelqu'un de connu ?...
11 mars 2026 : Trump décrète qu'il a "gagné" la guerre. Mais comme il est le seul à le croire, il s'empresse d'ajouter qu'il va totalement détruire l'Iran. En même temps, il "ouvre" le détroit d'Hormuz à la navigation, pas en y envoyant sa marine de guerre mais en proclamant sa décision d'un air particulièrement convaincu. Résultat : plusieurs navires (des pétroliers et un vraquier) tombent dans le piège et brûlent. Ils n'avaient pas l'autorisation iranienne nécessaire.
Une des tactiques employées par les agresseurs consiste à pousser l'Iran à frapper des pays tiers, soit (directement) les Etats qui permettent l'utilisation de leurs bases, soit (indirectement) ceux où sont immatriculés les navires briseurs de blocus. Et comme par hasard, le Conseil de Sécurité de l'ONU vient d'adopter une résolution condamnant l'Iran pour cette raison (13 voix pour, 0 contre, 2 abstentions). Les deux abstentionnistes, Russie et Chine, avec leur lâcheté habituelle, ont permis l'adoption de ce texte alors qu'ils auraient pu y opposer leur veto. Et on viendra nous raconter que Moscou et Pékin sont les "alliés" de Téhéran... (Entre parenthèses : aucune résolution ne condamne l'agression américano-israélienne contre l'Iran).
Trump, la trahison ? (vidéo 2h 26mn) : Alain Soral sur la guerre de Trump et de ses maîtres israéliens, mais aussi sur la Russie (où Soral a dû s'exiler pour échapper à la "justice" sionisée).
13 mars 2026 : Pete Hegseth, ministre de la Guerre des USA et fanatique religieux de la pire espèce, célèbre dans un discours débile la plus grande victoire de tous les temps sur un pays qui n'est toujours pas vaincu après deux semaines de bombardements ininterrompus. Hegseth le taré ne mentionne pas les six militaires américains tués hier dans un "accident" d'avion. Total (officiel) des pertes depuis le 28 février : 13 morts, soit un par jour. En voilà autant qui ne voteront pas pour Trump aux prochaines élections...
14 mars 2026 : Les Américains bombardent l'île de Kharg (nord du golfe Persique, non loin de Bushehr -
carte).
La plus grande partie des exportations de pétrole de l'Iran passe par cette île. Apparemment, seules les installations militaires ont été attaquées, pas les installations pétrolières. Pour le cas où cela arriverait, Téhéran a promis que "toutes les infrastructures pétrolières et gazières de la région dans lesquelles les Etats-Unis et leurs alliés ont des intérêts seraient incendiées et détruites". Des incendies viennent justement de se déclarer aux Emirats, à Fujairah (sur le golfe d'Oman) et à Sharjah (près de Dubaï) -
carte.
Les autorités des pays du Golfe, dont les Emirats, interdisent maintenant de filmer les attaques de drones ou de missiles. A Abou Dhabi, la police a arrêté 45 personnes qui l'avaient fait. C'est une méthode copiée sur Israël - où l'on risque cinq ans de prison quand on documente les dégâts causés par les missiles iraniens. Mais même au pays des génocidaires, il n'est pas toujours possible de censurer complètement la réalité - voir cette
vidéo
montrant un site d'impact dans le centre d'Israël.
15 mars 2026 : L'homme de la Maison Blanche continue d'osciller entre l'euphorie de la "victoire" et le désespoir de la réalité. Son problème principal est aujourd'hui le détroit d'Hormuz que l'Iran a bloqué pour tous les navires ennemis, un certain nombre d'entre eux ayant déjà été endommagés ou incendiés. Comme Trump ne veut pas mettre l'US Navy en danger, il fait des pieds et des mains pour que ses "amis" interviennent à sa place, qu'il s'agisse des pays de l'OTAN
(Macrotte est d'accord)
ou de la Chine (qu'il a inondée de "sanctions" et compte visiter à la fin du mois). Bref, on peut dire que le plus grand président américain depuis Joe Bidon est à la fois un fin stratège et un fameux diplomate.
17 mars 2026 : Adolf Satanyahou, sous les applaudissements de Donald Trump, fait assassiner Ali Larijani, chef de la Sécurité nationale iranienne. On ne sait pas trop ce que les Iraniens entendent par "sécurité", mais le résultat n'est pas brillant. Il y a fort à parier que, là aussi, un collabo haut placé a renseigné le Mossad en temps réel sur les déplacements de la victime.
L'Iran, de son côté, se garde bien de cibler les tueurs israéliens et continue de frapper son ennemi au compte-gouttes. Un des dirigeants iraniens pas encore "éliminé" a dû s'engager à faire preuve de modération, peut-être en échange de nouvelles négocia-sion-s.
18 mars 2026 :
Joe Kent est un héros... Tulsi Gabbard est nulle, méprisable et lâche
par Larry Johnson.
Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme,
a démissionné
de son poste car opposé à la guerre et à la politique "Israel First" de Donald Trump. Tulsi Gabbard, directrice du Renseignement national (au-dessus de Kent dans la hiérarchie)
soutient
la guerre et accuse les victimes de "terrorisme". A vrai dire, le comportement ignoble de cette "idole" du mouvement MAGA n'est pas une surprise - voir ici
30.7.19.
Les terroristes américano-israéliens frappent les infrastructures du gisement de gaz off-shore de South Pars, situé entre Bushehr et le Qatar dans le golfe Persique (carte).
On devrait voir bientôt si le gouvernement iranien tient la promesse qu'il avait faite le
14.3.26
ou si, au contraire, il se dégonfle comme bien souvent dans le passé.
19 mars 2026 : L'Iran attaque le site gazier de Ras Laffan, dans le nord du Qatar. C'est paraît-il le plus grand centre de production et d'exportation de GNL au monde. Mais - cela va de soi - les frappes restent modestes, comparables à ce qu'elles avaient été durant les premiers jours de la guerre - voir plus haut
3.3.26.
Selon la société Qatar Energy, 17% des installations auraient été endommagées (pas 18 ni 16,5). On signale également une frappe de l'Iran sur une raffinerie de Haïfa (nord d'Israël) mais là le pourcentage correspondant doit comporter un triple zéro devant la virgule.
En gros, la tactique des dirigeants iraniens consiste à réagir suffisamment "fort" pour montrer à la population qu'on fait "quelque chose", mais pas trop quand même pour ne pas violer les engagements pris avec les Kushner-Witkoff et autres négocia-sionistes, sans oublier
l'accord secret et l'alliance de facto
avec l'Etat terroriste juif. Ce qu'il faut absolument éviter, c'est qu'Israël ressemble à Gaza, Beyrouth ou Téhéran. Vous imaginez la catastrophe si, malgré la stricte censure du régime génocidaire et de ses merdias na-sion-aux et interna-sion-aux, le monde entier pouvait voir Tel Aviv en ruines avec des dizaines de milliers de morts. On ne peut pas leur faire ça, on a promis... Alors, nos missiles hypersoniques non-interceptables, on les garde pour plus tard, pour la prochaine guerre peut-être, s'ils nous laissent en vie...
20 mars 2026 : Le président américain
écrit
sur son réseau Truth Social Trump Asocial (que personne ne lit et dont il est le seul utilisateur) qu'il va réduire progressivement ses opérations militaires contre l'Iran. C'est pourquoi
il envoie des renforts de troupes et de navires dans le Golfe, et demande au Congrès une rallonge budgétaire de 200 milliards de dollars pour financer la poursuite de la guerre. Si vous voyez là une contradiction, c'est le signe que vous n'y connaissez rien à la logique sioniste. Trump, lui, la maîtrise à la perfection en bon
goy du shabbat
et de tous les autres jours de la semaine juive.
US Army 2026 au service exclusif d'Israël
(extrait vidéo 27 s - d'après une scène du film Full Metal Jacket de Stanley Kubrick - 1987)
Nick Fuentes
appelle ses compatriotes américains à se libérer de l'occupation étrangère (vidéo 10:17)
Epstein et ses amis (vidéo IA - "Le clou pour la fin" - 2:41 - Musique You Got It de Roy Orbison).
On y retrouve
S.M. Donald J. Trump 1er,
Adolf Satanyahou
et beaucoup d'autres.
Dossier Epstein
21 mars 2026 : L'Etat voyou juif bombarde le complexe nucléaire de Natanz (entre Téhéran et Ispahan -
carte) mais on ignore s'il était encore en service. Par mesure de représailles, et non parce qu'il est en guerre, l'Iran frappe Dimona, dans le sud d'Israël, touchant deux ou trois immeubles résidentiels mais pas la centrale atomique - les Iraniens qui la bombarderont ne sont pas encore nés.
Téhéran lance aussi deux missiles en direction de Diego Garcia, une base militaire américano-britannique située dans l'océan Indien, à 4.000 km de l'Iran. Un des deux missiles est intercepté, l'autre tombe à l'eau avant de parvenir à destination. Ou bien l'Iran voulait prouver qu'il est capable de jouer dans la cour des grands (avec des joujoux cassés), ou bien il a fait exprès de rater son coup, histoire de ménager les Etats-Unis tout comme il ménage Israël. Avec cette stratégie à la Poutine, les choses vont très mal se terminer...
22 mars 2026 : Frappes iraniennes sur la ville d'Arad (sud d'Israël, entre Dimona et la mer Morte -
carte).
Le bilan officiel est de 6 morts, mais même si le bilan réel est plus élevé, cela n'enlève rien au caractère désespérément artisanal de ces attaques : non seulement on ne touche pas la seule cible qui compte (la centrale de Dimona) mais on s'en éloigne... Ce qui n'empêche pas le camp iranien de crier victoire :
Trump est foutu,
pareil pour son
rat élu.
Si ça pouvait être vrai !...
Dans l'autre camp,
on exagère autant
ou à peine moins. La question est de savoir ce qu'il en est vraiment...
23 mars 2026 : Après que le président américain ait adressé un ultimatum de 48 heures à l'Iran lui ordonnant de rouvrir le détroit d'Hormuz sous peine de destruction de ses centrales électriques, et après que l'Iran ait riposté en menaçant d'attaquer en retour "toutes les infrastructures énergétiques, informatiques et de dessalement d'eau américaines et israéliennes de la région", Trump, magnanime, accorde aux Iraniens un délai supplémentaire de cinq jours. En même temps, il prétend que "des discussions très productives ont lieu entre les USA et l'Iran en vue d'une résolution totale des hostilités". Ce que
les Iraniens démentent.
Que les Iraniens aient démenti ou pas, ça mange pas de pain. Ce qui compte, c'est que grâce à DJ Trump, le détroit d'Hormuz va être rouvert à la navigation. Et - tenez-vous bien - il sera contrôlé conjointement "par moi et l'ayatollah, quel qu'il soit" - "moi" signifiant "lui, Trump" et "quel qu'il soit" impliquant que ce ne sera pas forcément Mojtaba Khamenei, mais n'importe qui d'autre, par exemple Jared Kushner ou, mieux encore, Adolf Satanyahou. Pour ce qui est du timing de la prise de contrôle du détroit, ce sera certainement après que Trump ait été couronné roi du Groenland et avant l'annexion de Cuba...
25 mars 2026 :
Trump persiste et signe. Il prétend de nouveau que des négociations sont en cours avec l'Iran, mais ne dit pas avec qui. Il parle aussi d'un "très gros cadeau" que lui aurait fait Téhéran en rapport avec le pétrole et le détroit d'Hormuz. Commentaire du colonel Zolfaghari, porte-parole de l'armée iranienne : "Trump négocie avec lui-même..."
A moins que la méga-trahison finale du régime des marchands de tapis ne soit déjà en marche, il est clair que Trump veut leur forcer la main en les obligeant à lui accorder une trêve qui lui permettrait de proclamer sa "victoire". Mais en même temps, comme il n'est pas à une contradiction près, le président américain envoie aux Iraniens un plan en 15 points dans lequel il décrit leur capitulation.
26 mars 2026 : Trump annonce que "les Iraniens le supplient de conclure un accord", mais comme ils refusent de capituler, il les menace des pires foudres de l'enfer. On est en plein délire... Le Conseil des ministres, retransmis en direct depuis la Maison Blanche, met en scène un fou furieux entouré de psychopathes, de mythomanes et de lèche-culs. On attend l'explosion qui ne saurait tarder : invasion de l'Iran (50.000 militaires américains sont déjà à pied d'œuvre) ou pire (bombe atomique avec peut-être, au préalable, une provocation sous faux drapeau). Comme c'est Satanyahou qui donne les ordres, tout est possible...
Et pendant ce temps-là, en Iran, le marchand de tapis communique :
Quand et comment ? Et pourquoi pas maintenant ?...
Les infrastructures civiles de l'Etat génocidaire sont épargnées,
les tours de Tel Aviv et la centrale de Dimona restent taboues.
Araghchi a-t-il peur de violer ses engagements secrets ?...
Autant capituler tout de suite comme le demande Trump...
29 mars 2026 :
Trump sous pression
(vidéo IA Œil du Monde Montréal - 21 mn) -
Toutes les vidéos de la chaîne
Col. Lawrence Wilkerson : Israël pourrait disparaître et/ou lancer une frappe nucléaire
(vidéo de Glenn Diesen - 53:46)
Autres vidéos de Glenn Diesen
sur la guerre d'Iran (en français)
Un mois après le début de la guerre, la Résistance yéménite se solidarise avec l'Iran et entre en action -
voir ici.
1er avril 2026 : Donald Trump, comme il vient lui-même de le proclamer
(détails),
a gagné la guerre d'Iran et imposé un changement de régime à Téhéran. De plus, il a obtenu des nouveaux dirigeants, arrivés au pouvoir grâce à lui, qu'ils autorisent aujourd'hui le passage de 20 pétroliers par le détroit d'Hormuz détroit de Trump.
C'est un grand jour...
Et ce grand jour - le plus grand depuis la fin du mois précédent - est aussi celui qui marque le
"retour" des Américains sur la Lune.
U-S-A ! U-S-A ! U-S-A ! U-S-A ! U-S-A ! U-S-A !...
Tout est bien qui finit bien
(E&R)
2 avril 2026 : Le détroit de Trump est toujours bloqué. Trump lui-même continue de débloquer. O.K., O.K....
Dans un discours télévisé très attendu, après avoir vanté pour la énième fois ses succès militaires sans précédent contre un Iran décimé, oblitéré, écrabouillé et quasiment désintégré, dont il a changé le régime, il insulte, injurie et menace les représentants de celui-ci, promettant de "les renvoyer à l'âge de pierre, là où est leur place" s'ils ne rouvrent pas tout de suite son détroit - un détroit dont il n'a nul besoin, dit-il, si les Européens en veulent, ils n'ont qu'à y aller eux-mêmes... Pour la suite, on ne sait pas, on attend les ordres de Tel Aviv...
Tandis que les agresseurs américano-sionistes détruisent et tuent toujours plus, l'Iran reste bien en-dessous de ce qu'il avait promis. Ses frappes touchent presque uniquement les Etats du Golfe complices, avec quelques cartons réussis : un AWACS détruit en Arabie plus quelques autres avions au Qatar, un radar américain mis hors service, des attaques de précision contre des bases militaires US et des entreprises industrielles ou commerciales américaines, y compris au Koweït, à Bahreïn et aux Emirats - mais toujours avec beaucoup de retenue. Et pas grand-chose contre Israël : ce n'est pas aujourd'hui, ni demain, que l'Etat génocidaire sera rayé de la carte.
3 avril 2026 : Les Américains détruisent un pont près de Téhéran, faisant huit morts et une centaine de blessés (tous des civils). Donald Trump applaudit, fier de cette performance. Les dirigeants iraniens, eux, condamnent et pleurnichent au lieu de faire la même chose à Tel Aviv. Ils n'osent pas, c'est à ça qu'on les reconnaît...
François Asselineau fait le point (vidéo TVL 56 mn)
sur le même site : Bertrand Scholler sur la "folie" de Trump et les chances objectives de réussite de l'Iran (vidéo TVL 1 h 14 mn)
4 avril 2026 : L'Iran, dont les capacités militaires ont paraît-il été entièrement anéanties par les agresseurs, parvient à abattre un chasseur américain F-15E. La tentative de récupération des deux pilotes (réussie ou pas ?) fait également perdre aux Américains deux hélicoptères Black Hawk et un avion de transport C-130.
La guerre d'Iran racontée par Donald Trump
5 avril 2026 : Un nouveau message du président américain sur son réseau Trump Asocial promet aux Iraniens de détruire leurs centrales électriques et leurs ponts, mardi prochain (7 avril) s'ils n'obéissent pas à son ultimatum :
Ouvrez ce putain de détroit, bande de connards cinglés,
sinon vous allez voir ce que vous allez voir, ça va être l'enfer !
Loué soit Allah.
7 avril 2026 : Au Conseil de Sécurité de l'ONU, un projet de résolution unilatérale exigeant de l'Iran l'ouverture du détroit sans mentionner les causes du conflit, est bloqué par la Russie et la Chine - un progrès par rapport au 11 mars
(plus haut).
Le président américain annonce "la fin de la civilisation iranienne pour ce soir 20 heures, heure de la côte Est des USA". Quelqu'un va-t-il retenir
Al Trumpone
avant qu'il n'entre dans l'Histoire comme le pire criminel de guerre de tous les temps ?
Quelques minutes avant l'expiration de son ultimatum, le gangster de Mar-a-la-Chicago accorde deux semaines supplémentaires à Téhéran. Ses adversaires politiques américains disent aussitôt qu'il a, une fois de plus, troqué sa casquette MAGA (Make America Great Again) contre une casquette TACO (Trump Always Chickens Out - Trump se dégonfle toujours). Quoi qu'il en soit, des "négociations" vont avoir lieu à Islamabad (Pakistan) entre les USA et l'Iran, c'est-à-dire entre le duo infernal juif Kushner-Witkoff et le chef de file des
marchands de tapis,
Araghchi. Ce dernier pourra lui aussi arborer la casquette TACO (avec un T comme Téhéran).
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tout le monde crie victoire, aussi bien à la Maison Blanche qu'en Iran. Et pourtant les bombardements israéliens continuent. Le régime judéo-nazi de Tel Aviv vient même de raser une synagogue (!) à Téhéran, une crime véritablement antisémite qui ne semble guère offusquer nos merdias sionisés. Mais bon, cette apparente contradiction n'étonnera que ceux qui croient encore que le sionisme a pour but de "défendre le peuple juif".
8 avril 2026 : Pourquoi Washington et Tel Aviv devraient remercier Araghchi avant de le faire assassiner à la table de négocia-sion
(quand on dit "Araghchi", c'est lui et ses semblables dans les sphères du pouvoir). Alors, pourquoi ?...
■ parce qu'il ne connaît pas l'expression "jamais deux sans trois" ;
■ parce qu'il va permettre à ses ennemis de souffler un peu pendant ces deux semaines, et de reconstituer leurs stocks de munitions et d'intercepteurs ;
■ parce qu'il renonce au contrôle du détroit d'Hormuz, principal sinon seul levier dont disposait l'Iran face aux agresseurs ;
■ parce qu'il a largement épargné les génocidaires juifs, ne leur infligeant que des destructions et des pertes minimales, bien insuffisantes pour leur servir de leçon ;
■ parce qu'il a, pour la seconde fois, lâché le Liban (où la guerre continue) et trahi le Hezbollah (du moins le peu qu'il en reste) ;
■ parce qu'il ignore (ou fait semblant d'ignorer) que la solution du problème, pour l'Iran et le reste du monde, passe par l'éradication complète du chancre sioniste et de son Etat voyou ;
■ parce qu'il sera le premier à s'étonner, dans quelques jours ou dans quelques semaines, quand "la der des ders" repartira, mais pour de bon cette fois ;
■ parce que sans des imbéciles comme lui, cet éternel "petit jeu" de Washington et Tel Aviv n'aurait aucune chance de fonctionner.
Gilad Atzmon (musicien juif antisioniste) :
Pourquoi l'Iran se retient-il ?
(dans sa riposte contre Israël)
"Je ne veux contrarier personne, mais il est important pour moi de mentionner que, pour l'instant, les dégâts infligés aux infrastructures d'Israël sont minimes. Ils ont encore de l'eau au robinet et de l'électricité dans leurs murs. Leurs ponts sont intacts, leurs dirigeants sont vivants. Les missiles à fragmentation ont certes un effet moral significatif, mais il faut considérer que les Hébreux sont un peuple maniaco-dépressif : ils retomberont très vite dans leur mode d'arrogance habituel..."
POURQUOI TRUMP OBÉIT-IL AU DOIGT ET À L'ŒIL À ISRAËL ?
Commentaire de Satanyahou :
"C'est faux... Comme dit un proverbe de chez nous :
Çui-là qu'il en a pas, tu peux pas les lui tiendre..."
11 avril 2026 : Après avoir juré qu'il n'y aurait ni cessez-le-feu ni négociations avec les USA tant que les massacres israéliens se poursuivraient au Liban, Araghchi oublie tout et prend l'avion pour Islamabad en compagnie de son complice Mohammad Ghalibaf, président du Parlement de Téhéran. Grâce à eux, Trump pourra affirmer sans mentir qu'il a "gagné la guerre". Côté américain, à la table de capitulation iranienne, on trouve le duo juif Kushner-Witkoff ainsi que JD Vance, le vice-président qui ne vaut guère mieux que son patron, malgré ce que prétendent ses admirateurs. On est impatient de voir jusqu'où iront les deux traîtres iraniens avant d'être liquidés par leurs maîtres américano-sionistes.
Il paraît que Trump a téléphoné à Satanyahou pour lui demander de ne pas les assassiner tout de suite : "Je veux d'abord qu'ils m'aident à obtenir le Prix Nobel de la Paix... Après tu pourras faire ce que tu veux..."
12 avril 2026 : Les "négociations" d'Islamabad se terminent sans le moindre résultat quelques heures à peine après avoir commencé. Mais - et c'est le principal pour Israël qui poursuit ses atrocités au Liban - le cessez-le-feu reste en place et garantit au régime génocidaire qu'il pourra se réarmer en toute sécurité.
Pour Trump, rien de changé : le plus grand président américain de tous les temps avait déjà "gagné" sa
putain de guerre d'Iran.
D'ailleurs il gagne toujours,
comme il vient encore de le prouver à Miami (à l'UFC 327).
Et la
Coupe du monde de foot de juin 2026, il l'a aussi. Trump a toujours raison sur tous les sujets, sa casquette le confirme...
Max Blumenthal (The Grayzone) dans une
vidéo
de 44 mn sur les implications d'Israël dans la politique de la Maison Blanche et la longue préparation de la guerre d'Iran :
"Israël ne permettra pas à Donald Trump de mettre fin à cette guerre, et c'est Israël qui a décidé que Donald Trump la commencerait..." (à 20:50)
Pour punir l'Iran de ne pas avoir capitulé à Islamabad, le président annonce qu'il a donné l'ordre à l'US Navy de bloquer le détroit d'Hormuz pour tous les navires, amis et ennemis, dans les deux sens. Ne demandez pas si Trump est devenu fou ; demandez plutôt de qui émane cette décision et qui (QUI ?) dirige à présent la Maison Blanche. Max Blumenthal (voir quelques lignes plus haut) nous a donné par avance la réponse.
- Dis donc, espèce d'antisémite, répète voir un peu
que notre guerre est terminée. Et pis quoi encore ?...
Pour ceux qui n'auraient pas bien compris ce qui se passe du côté du
détroit de Trump,
les explications de Kevin Barrett :
"Bloquez leur blocus... et s'ils bloquent votre blocage de leur blocus, eh bien, vous pouvez toujours les surpasser en bloquant leur blocage de votre blocage de leur blocus..." Le message est clair...
DJ Trump interprète
Blockade, Blockade :
If u block me, then I block u...
(sur l'air de Voyage, Voyage - Desireless)
16 avril 2026 : Comme le signale
Scott Ritter dans cette vidéo,
le blocus de Trump est du pur cinéma. En réalité, les navires de guerre américains se trouvent à bonne distance du détroit d'Hormuz, à l'est du golfe d'Oman, vers l'océan Indien (au sud du Pakistan -
carte). C'est d'ailleurs plus prudent, compte tenu des missiles iraniens.
En même temps, Trump fait pression sur la Chine, où il compte se rendre bientôt, afin que ce pays incite l'Iran à accepter un "deal". Il prétend que c'est dans l'intérêt de Pékin, qui importe une bonne partie de son pétrole d'Iran ou des pays du golfe Persique. Ce qui est vrai, à ce détail près que le trafic pétrolier via le détroit en direction de la Chine n'a jamais été interrompu, l'Iran ne bloquant que les navires des pays ennemis, et ce n'est apparemment pas le blocus bidon des Américains qui empêche les Chinois de passer.
Bref, on a une fois de plus l'impression que Trump est en train de préparer sa "victoire" afin de justifier son prochain retrait de cette guerre. Il veut en finir au plus tôt, si possible avant la mi-mai (voyage en Chine), à la rigueur avant début juin (Coupe du monde de foot USA-Canada-Mexique). Pour rien au monde, Trump ne voudrait manquer le premier match impliquant les Etats-Unis, le 12 juin à Los Angeles. Encore faudrait-il que Satanyahou le permette (son petit pays de merde n'est pas qualifié).
17 avril 2026 : Trump multiplie les fausses déclarations dans l'espoir de faire avancer sa cause. Il prétend que l'Iran lève son blocus du détroit d'Hormuz mais que les USA maintiennent le leur. Téhéran affirme exactement le contraire, dans le style If you stop blocking me, then I stop blocking you... A en croire le mythomane de la Maison Blanche, les Iraniens ont pratiquement capitulé sur tous les points : ils renoncent à la bombe qu'ils n'ont jamais eue et abandonnent leurs stocks d'uranium enrichi. Et ils vont signer le "deal" du siècle d'une minute à l'autre. Pour faciliter la procédure, Trump aurait même interdit à ses maîtres israéliens de bombarder le Liban :
Elle est bien bonne, celle-là...
Si c'était vrai, Trump serait sûr de finir comme Kennedy...
18 avril 2026 :
Et maintenant, que va-t-il se passer ?...
Le journaliste indépendant
Patrick Henningsen
pense qu'on se dirige vers de nouvelles attaques aériennes massives des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, mais sans troupes au sol. Les Américains ont d'ailleurs déjà essayé, début avril, de lancer un raid aéroporté du côté d'Ispahan afin de s'emparer d'une partie des réserves d'uranium enrichi de Natanz. Mais l'entreprise s'est soldée par une catastrophe avec des pertes en hommes et en matériel bien supérieures à ce qui avait été admis (voir plus haut
4.4.26). Pour camoufler l'ampleur de cet échec, Washington a inventé une opération de "sauvetage des pilotes". En cas de succès, l'opération aurait servi de modèle pour une invasion en règle.
Mais peu importe : quoi qu'il arrive, Donald Trump sait qu'en vertu des accords existants,
il ne peut pas ne pas gagner.
19 avril 2026 :
Vers la crise mondiale ?
(Caroline Galactéros - Le Samedi Politique - vidéo 59 mn)
La Turquie, prochaine cible d'Israël
(vidéo 8 mn)
20 avril 2026 : La marine de guerre américaine arraisonne le cargo iranien Touska en mer d'Arabie, au large du Pakistan. Le navire, qui transportait des produits chimiques, se dirigeait vers le port iranien de Bandar Abbas. Dans ces conditions, Téhéran refuse de participer au deuxième round des "négociations" d'Islamabad en présence des habituels
Pieds nickelés
Vance-Kushner-Witkoff. Trump menace de plus belle et promet l'apocalypse pour le 22 avril à minuit, heure de Tel Aviv, si l'Iran n'obéit pas à ses ordres. Pour prouver qu'il est sérieux, il bloque le détroit comme personne ne l'a jamais bloqué avant lui :
21 avril 2026 : Dans cette vidéo (1 h 3 mn)
Paul Craig Roberts
aborde le problème de la véritable cause de la guerre. Ce n'est pas le programme nucléaire de l'Iran, ni ses stocks d'uranium enrichi, ni le blocage du détroit, ni un régime qu'il faudrait changer, ni la brutalité de Trump, ni... ni... ni... C'est uniquement l'expansionnisme de Tel Aviv aux dépens de tous ses voisins (pas seulement l'Iran) et son programme sioniste du "Grand Israël" en cours de réalisation progressive depuis des décennies. Au lieu de déplorer le caractère injuste des conditions dans lesquelles s'effectuent (ou ne s'effectuent pas) les "négociations" avec ceux qui veulent sa perte, l'Iran ferait mieux de nommer à haute voix la cause de tous les maux. Des négociations n'auraient de sens que si elles portaient sur le cœur du problème, à savoir pour ou contre le Grand Israël. L'Iran aurait pu en finir avec son véritable ennemi, il ne l'a pas fait. Les Iraniens n'ont jamais pris l'initiative, ils ne font que réagir, comme Poutine... Quand ils ont le dessus, ils n'en profitent pas... S'ils continuent ainsi, ils ne peuvent que perdre, tout de suite ou plus tard... Que Trump soit en mauvaise posture n'a aucune importance, puisque les Iraniens n'utilisent pas leur avantage...
22 avril 2026 : Avec un manque total de respect pour son maître israélien, Trump repasse en mode TACO (plus haut
7.4.26)
quelques heures avant l'expiration de son cessez-le-feu. Araghchi et Cie n'ont plus qu'à trouver une nouvelle excuse pour aller "négocier" - ils ne regardent jamais les vidéos de Paul Craig Roberts...
En attendant, le CGRI iranien saisit dans le détroit deux navires proches d'Israël, l'un battant pavillon panaméen et venant d'Arabie, l'autre pavillon libérien et venant des Emirats. Un geste qui ne va pas à l'essentiel mais que DJ Trump peut comprendre : If you seize my ship, then I seize your ship...
30 avril 2026 : Trump n'avance toujours pas, tiraillé entre les ordres indiscutables en provenance de Tel Aviv et l'entêtement de Téhéran qui refuse de capituler. Heureusement que la visite protocolaire de Charles III (alias Charles Quont par analogie avec Charles V dit Charles Quint) lui apporte un certain répit, même s'il est trop court. On sait que le roi d'Angleterre ne fait pas de politique, enfin pas toujours : il soutient le régime ukrainien mais ne se prononce pas du tout sur l'Iran. Dommage, sinon Trump aurait pu lui proposer un "deal" du genre "Tu reprends ma putain de guerre, et moi en contrepartie, je te donne une lettre de recommandation adressée à mon fournisseur de cravates". Mais peut-être que Charles Quont ne peut pas faire ça, because l'antisémitisme : le lobby innommable serait capable de renverser la monarchie en moins d'une semaine s'il le voulait, on ne plaisante pas avec ces trucs-là... Autant voir
ce que peut faire Poutine...
2 mai 2026 : Les Iraniens n'ont plus d'armée, plus de marine, plus de missiles, plus de bombes atomiques, plus de dirigeants, plus de pétrole, plus rien, mais ils ne le savent pas, vu qu'ils ne lisent jamais la prose de Trump. En désespoir de cause, le patron de la Maison Blanche lance un appel à ses ennemis : soyez sympas, téléphonez-moi, le premier qui réussit à me joindre recevra comme cadeau une rafraîchissante œuvre d'art intitulée
St. Donald by the Stones
volée l'année dernière dans un musée de Kiev.
4 mai 2026 : Situation de plus en plus confuse dans la région du détroit. Donald Trump prétend avoir détruit "sept petits bateaux iraniens". L'Iran dément et affirme à son tour que deux de ses missiles ont touché un destroyer américain, ce que nie Washington. On se demande dans ces conditions pourquoi Trump menace de nouveau l'Iran de destruction totale.
En même temps, le camp anti-iranien accuse Téhéran d'avoir incendié une installation pétrolière à Fujairah (est des Emirats, sur le golfe d'Oman -
carte)
ainsi qu'un navire sud-coréen qui se trouvait au nord de Dubaï, ce que l'Iran dément. Il s'agit probablement, dans les deux cas, d'opérations sous faux drapeau, l'une dans le but d'obtenir la participation de Séoul à l'aventure militaire américaine (que Trump réclame d'ailleurs ouvertement), l'autre comme prétexte des Emirats pour relancer la guerre interrompue depuis quatre semaines. Ces fanatiques pro-israéliens risquent d'avoir une surprise lorsque le
brouillard de la guerre
qui entoure leur "Disneyland" se sera dissipé.
7 mai 2026 : Au fil des jours, il devient de plus en plus difficile d'y voir clair dans la politique iranienne de Donald Trump. Seule lueur d'espoir : comme il
vient juste de remanier son gouvernement,
il pourrait peut-être en sortir quelque chose de positif. On verra...
8 mai 2026 : Nouveaux ministres ou pas, qu'ils soient jeunes ou vieux, petits ou grands, c'est toujours la même chose, à en juger par
ce qui se passe dans le détroit :
1) tirs américains contre un pétrolier iranien - 2) riposte de l'Iran contre trois destroyers américains depuis l'île de Qeshm et Bandar Abbas
(carte) - 3) contre-frappes américaines. Pour que Trump "gagne" cette guerre, il faut absolument qu'il ait le dernier mot...
14 mai 2026 : Trump a non seulement gagné la guerre d'Iran, il a aussi gagné la guerre de Chine. Il le prouve aujourd'hui en débarquant à Pékin à la tête de
son autre gouvernement,
celui de Tiananmen, dont le rôle consistera à remettre l'économie chinoise sur les rails.
(Petite remarque :
sur la place du même nom
le portrait de Mao sera bien entendu remplacé par celui du nouvel empereur.)
16 mai 2026 - Pour ce qui est de la guerre de Chine et du nouvel empereur, tout le monde n'est pas du même avis, allez savoir pourquoi :
L'échec de la mission de Trump en Chine
(par Larry C. Johnson).
Dans le détroit d'Hormuz, aux dernières nouvelles, les navires continuent de passer - aux conditions de l'Iran et à raison d'une trentaine par jour. La question qui se pose maintenant : la guerre va-t-elle reprendre ?...
22 mai 2026 - Trump annonce que Washington et Téhéran sont à deux doigts de se mettre d'accord sur (presque) tous les points du conflit. Il ne reste plus qu'à convaincre l'Iran que la chose est vraie. Ils ont intérêt à accepter, dit Trump, sinon leur pays sera réduit en mille morceaux...
25 mai 2026 -
Moon of Alabama :
"Quelques heures après que Trump eût annoncé une résolution préliminaire du conflit, son patron, un certain Benjamin Netanyahou, l'a appelé et exigé des clauses destinées à empêcher un accord."
Pour cela, le Führer judéo-nazi n'a pas hésité à déterrer d'autres accords bidon, ceux d'Abracadabraham (du nom d'un magicien juif connu dans la région).
27 mai 2026 - Attaque américaine ponctuelle contre Bandar Abbas, dans le détroit d'Hormuz
(carte),
aussitôt suivie d'une riposte iranienne contre la base US au Koweït d'où était partie l'attaque. Pas sûr que cela suffise pour faire remonter la cote de Trump auprès de Satanyahou. Toujours est-il que ce scénario se répète plusieurs fois au cours des jours suivants.
2 juin 2026 - Tout le monde, mais vraiment tout le monde, est contre ce pauvre Trump. Pas étonnant qu'il n'arrive pas à s'en sortir :
Et même les gens qui le laissent dormir tranquille, ne font rien pour l'aider :
Si c'est pas malheureux...
COMMENT METTRE FIN À LA GUERRE :
On ne sait pas encore ce qu'en pense Donald Trump.
Personne n'a osé le réveiller pour lui demander son avis.
8 juin 2026 - Après avoir annoncé pour la 38ème fois que le plus grand accord de paix de tous les temps était sur le point d'être signé, Trump reprend la guerre mise en veilleuse depuis deux mois - mise en veilleuse par les USA et l'Iran, pas par l'Etat génocidaire juif au Liban. Téhéran fait semblant de se rebiffer et bombarde pour la forme un terrain vague israélien.
17 juin 2026 - Washington et Téhéran signent non pas un accord de paix mais une déclaration d'intention ou Memorandum of Understanding (MOU) selon un
texte en 14 points
publié par CNN. Insignifiant en soi, ce texte va beaucoup trop loin pour Satanyahou qui ne permettra pas une telle chose à
son meilleur allié.
En attendant, le bien nommé MOU est signé par Trump au château de Versailles.
Même s'il n'est pas comparable au fameux traité scellant la capitulation de l'Allemagne en 1919, les
marchands de tapis
devraient réfléchir à l'intention symbolique derrière tout cela.
21 juin 2026 -
Des délégations iranienne et américaine conduites par Araghchi/Ghalibaf et JD Vance (comme le 11 avril - voir
plus haut)
préparent une rencontre au Bürgenstock, près de Lucerne en Suisse, un endroit où avait eu lieu un "sommet" sur l'Ukraine le 15 juin 2024
(voir ici).
Etant donné que le tout premier point du mémorandum (cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban... en assurant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban)
n'est toujours pas rempli, ce que Satanyahou n'a nullement l'intention de faire, il est clair que cette soi-disant "conférence de paix" est aussi inutile que toutes les précédentes. Une fois de plus, c'est la preuve qu'il est impossible de se fier à Donald Trump et à son maître israélien. Mais comment les dirigeants iraniens pourraient-ils le savoir, jeunes et inexpérimentés comme ils le sont ?...
28 juin 2026 - Apparemment Trump ne fait pas non plus confiance au MOU signé de sa propre main. Ou alors il estime ne pas en avoir besoin. De toute façon, il sait beaucoup de choses sur les Iraniens que les Iraniens eux-mêmes ignorent. Par exemple, qu'ils vont ouvrir le détroit (c'est pour ça qu'il les bombarde quand il s'aperçoit qu'ils ne le font pas). Ou alors, qu'ils prévoient une journée portes ouvertes renouvelable et permanente pour les inspecteurs de l'Agence israélique de l'énergie atomique (AIEA). Ou encore, qu'ils vont faire cadeau à leurs meilleurs ennemis de tout ce qu'il leur reste d'uranium enrichi. Donald 47 sait aussi que Téhéran va faire imprimer en grande quantité des
billets de banque de 250 dollars
à l'occasion du 250ème anniversaire des USA la semaine prochaine, et que cet argent servira à acheter des mégatonnes de produits agricoles américains génétiquement trafiqués.
Ce que Trump ne sait pas que les Iraniens ne savent pas, c'est que le génocide sioniste au Liban durera aussi longtemps qu'à Gaza et que le Liban, en fait, les dirigeants de Téhéran s'en foutent comme de leur premier tapis.
8 juillet 2026 - Trump fait bombarder les ports iraniens de Bandar Abbas et de Sirik ainsi que l'île de Qeshm
(carte)
et déclare qu'il en a terminé avec le mémorandum (un texte qu'il a signé sans le lire). L'Iran riposte en attaquant des bases américaines à Bahreïn et au Koweït, mais ce n'est pas trop grave, vu qu'elles étaient déjà en grande partie détruites. Dans cette guerre voulue par Tel Aviv, le président américain n'a pas le choix : il doit obéir à son chef Satanyahou même sans le soutien de l'OTAN, soutien qu'il avait espéré obtenir à l'occasion du sommet de l'Alliance à Ankara. Mais les alliés ne se bousculent pas pour l'aider à s'enliser dans ce bourbier. De toute manière, l'OTAN préfère s'occuper de l'autre guerre, celle qu'elle mène contre la Russie par Ukraine interposée.
9 juillet 2026 - Après une deuxième nuit de bombardements américains sur le sud de l'Iran (détroit d'Hormuz et golfe d'Oman), la guéguerre semble reprendre. Téhéran riposte à sa manière, en faisant preuve de beaucoup de retenue. On ne cible que des bases militaires US déjà touchées et prend bien soin de ne tuer aucun soldat ennemi.
11 juillet 2026 -
Ils sont lourds : le Mossad avertit Trump d'un projet d'attentat "iranien" sur sa personne (E&R).
Satanyahou veut-il faire liquider son vassal américain ? Mort, il lui serait sans doute plus utile que vivant... Imagine-t-on meilleur prétexte pour déclencher la grande guerre juive finale ?
Le problème des dirigeants iraniens, c'est qu'ils ne font jamais ce dont on les accuse, alors qu'ils devraient vraiment se doter de l'arme nucléaire et traiter les génocidaires et leurs complices comme ces derniers les traitent.
18 juillet 2026 - Depuis une bonne semaine, Trump bombarde l'Iran, un peu plus chaque jour (ou chaque nuit). Les Iraniens laissent faire ou continuent de réagir mollement contre les Etats du Golfe. Le régime des marchands de tapis a-t-il lui aussi une échéance électorale en novembre, qui le force à ne rien faire au-delà du strict minimum ?...
28 juillet 2026 - Selon cet
article de Larry Johnson
basé sur une information du Wall Street Journal, plus de 150 secouristes ont été déployés au Centre médical américain de Landstuhl dans le Palatinat (en Allemagne, au nord de l'Alsace) probablement afin de prendre en charge un grand nombre de blessés graves transportés d'urgence depuis les bases de Jordanie et du Koweït récemment bombardées par l'Iran. Comme toujours, le régime américain cache ses pertes réelles : jusqu'à présent, il n'a avoué que 18 soldats morts en cinq mois, passant sous silence ses opérations militaires foireuses. Il n'est pas impossible que ce dernier "incident" soit la raison pour laquelle Trump, malgré ses menaces, s'est de nouveau dégonflé en Iran. Mais comme Satanyahou est à Washington pour lui rappeler la marche à suivre, il ne fait aucun doute que tout va bientôt repartir dans le bon sens.
Chronologie 1900-2006
-
1901 :
William Knox d'Arcy, un richissime Anglais, entend parler des ressources pétrolières (encore inexploitées) de la Perse. Il se fait attribuer une concession pour l'ensemble du territoire. Ainsi naîtra British Petroleum - BP.
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1907 :
Un accord conclu entre la Russie tsariste et l'Empire britannique divise la Perse en deux zones d'influence (nord et sud).
-
1908 :
Le pétrole jaillit pour la première fois en Perse.
-
1913 :
Création de l'Anglo-Persian Oil Company - APOC. Elle deviendra plus tard l'AIOC (Anglo-Iranian Oil Company). Malgré son nom, l'APOC est presque exclusivement britannique (BP).
-
1917-20 :
Profitant de la révolution russe, Londres s'efforce d'étendre son emprise sur la région. Depuis la Perse, des troupes anglaises interviennent contre les bolcheviks dans le Caucase et en Asie centrale.
-
1921 :
L'empereur (chah) Reza Pahlevi prend le pouvoir en Perse sous le contrôle de la Grande-Bretagne.
-
1935 :
La Perse devient l'Iran. L'empereur impose une occidentalisation du pays et un certain recul du pouvoir religieux.
-
1941 :
L'Allemagne nazie envahit l'URSS et tente de s'emparer des puits de pétrole de la Caspienne. L'Iran n'est pas loin. Le chah Reza Pahlevi, pro-allemand, est contraint à l'exil ; il doit abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza. Soviétiques et Britanniques, maintenant alliés, occupent une partie de l'Iran.
-
1943 :
En décembre, après les victoires soviétiques de Stalingrad et de Koursk, la conférence interalliée de Téhéran (USA, Grande-Bretagne, URSS) prépare l'ouverture d'un second front en Europe occidentale. Six mois plus tard aura lieu le débarquement de Normandie.
-
1947 :
Avec l'avènement de la guerre froide, l'Iran devient une pièce importante sur l'échiquier mondial. Les Anglo-Américains exercent leur domination sur le pays par l'entremise du chah.
-
1951 :
Le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalise l'industrie pétrolière suite au refus de l'AIOC de partager ses bénéfices avec l'Etat iranien. Boycott anglo-américain contre Téhéran.
-
1953 :
Une tentative d'assassinat du premier ministre, à laquelle sont mêlés le chah, des militaires et des ministres corrompus, échoue en mars 1953.
Le 16 août, l'empereur essaie de faire arrêter Mossadegh, mais un soulèvement populaire soutenu par une partie de l'armée fait échouer l'opération. La dictature impériale s'effondre, le chah se réfugie à l'étranger, on déboulonne ses statues. Quelques jours plus tard, une intervention anglo-américaine permet de rétablir la dictature. La résidence de Mossadegh est bombardée, il parvient à s'échapper. Capturé, il est condamné à mort mais ne sera pas exécuté ; il passera trois ans en prison et le reste de sa vie (onze ans) en résidence surveillée. Après 1953, une répression féroce s'abat sur le pays. Les compagnies pétrolières sont reprivatisées.
Comme l'histoire se répète :
De Mossadegh (1953) à Ahmadinejad (2009).
-
1955 :
L'Iran adhère au pacte de Bagdad (l'OTAN du Moyen-Orient).
-
1963 :
Nouvelle vague de "modernisation" du pays accompagnée d'un durcissement de la répression politique.
-
1973 :
Le chah, qui a l'ambition de faire de l'Iran une grande puissance régionale, envoie ses troupes et son aviation combattre les insurgés du Dhofar (une province du sultanat d'Oman).
-
1975 :
Un accord signé à Alger met fin (provisoirement) au différend frontalier entre l'Irak et l'Iran à propos du Chatt Al-Arab (estuaire du Tigre et de l'Euphrate).
-
1978 :
En janvier, premières manifestations religieuses à Qom (ville sainte chiite). En septembre, à Téhéran, l'armée du chah tire sur la foule ; il y a des centaines de victimes.
-
1979 :
En janvier-février, révolution islamique chiite* sous la conduite de l'ayatollah Khomeiny, jusqu'alors exilé en France. Abolition de la monarchie ; l'ex-chah se réfugie aux Etats-Unis ; proclamation de la république islamique. Les richesses pétrolières sont nationalisées. La confrontation avec les USA s'accentue. En novembre, prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran (quelques mois plus tard, une tentative de libération des prisonniers par un commando militaire héliporté échouera lamentablement).
* L'Iran compte environ 98 % de musulmans, dont près de 90 % de chiites.
-
1980 :
Pour laver l'affront subi dans l'affaire des otages, les Etats-Unis poussent leur allié irakien Saddam Hussein à attaquer l'Iran (les hostilités éclatent en septembre 1980). Prétexte invoqué : incidents fontaliers sur le Chatt Al-Arab. Ce qui devait être une simple "promenade" va durer huit ans et causer des centaines de milliers de morts de part et d'autre.
-
1981 :
En janvier, l'Iran relâche les otages américains après quatorze mois de captivité. Les prisonniers auraient pu être libérés plus vite si les services secrets américains n'avaient pas retardé le processus afin que le mérite de l'opération revienne au nouveau président Ronald Reagan et non à son prédécesseur Jimmy Carter. (En fait, si Washington avait accepté d'extrader l'ancien chah pour qu'il soit jugé en Iran, les otages auraient pu être libérés avant Noël 1979. Mais pour la Maison Blanche - raison d'Etat oblige -, la sécurité du despote iranien était plus importante que le sort d'obscurs fonctionnaires américains.)
-
1986 :
L'affaire "Iran-Contras" agite les Etats-Unis. Il s'agit d'un double scandale qui n'aura cependant aucune conséquence politique pour Ronald Reagan (d'autres porteront le chapeau). D'une part, le président a fait livrer des armes à l'Iran ("ennemi mortel" des USA depuis 1979), en violation des lois américaines et à l'insu de son protégé irakien Saddam Hussein - ce qui a prolongé la guerre entre les deux voisins. D'autre part, avec le produit de cette vente illégale (Téhéran a bien entendu payé cash), la Maison Blanche a pu financer la contre-révolution armée au Nicaragua - opération elle aussi illégale et pour laquelle rien n'était prévu au budget. (Vingt ans plus tard, cette affaire peut paraître insolite, mais à l'époque, le Congrès n'était pas encore la chambre d'enregistrement qu'il est aujourd'hui*. Le président américain devait louvoyer et prendre des précautions avant de se lancer dans une entreprise criminelle non autorisée. Les temps ont bien changé.)
* En 2006, les seules questions que se pose un député du Congrès sont les suivantes : 1) Est-ce bon pour Israël ? 2) Est-ce bon pour ma carrière ? Mais en fait, ces deux questions n'en font qu'une.
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1988 :
En juillet, la marine américaine détruit un avion de ligne iranien qui survolait le golfe Persique, tuant 290 personnes. Les Etats-Unis prétendent qu'il s'agit d'une "erreur". En décembre de la même année, un avion de la Pan Am explose au-dessus de Lockerbie (Ecosse) suite à un attentat terroriste ; il y a 270 victimes. Les USA accusent d'abord l'Iran, puis trouvent plus pratique d'incriminer la Libye (en 2004, ce pays "avouera son crime" pour obtenir une normalisation de ses relations avec l'Occident).
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1989 :
Décès de l'ayatollah Khomeiny.
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1990-2006 :
Contrairement aux "prévisions optimistes" de Washington, le régime iranien ne s'effondre pas après la mort de Khomeiny. Ali Khamenei prend la relève en tant que "guide suprême" de la République islamique. Sur le plan économique, les "sanctions" imposées par les USA frappent plus durement les compagnies américaines que l'économie iranienne. L'Europe, qui refuse de couper les ponts avec Téhéran, profite de l'embargo.
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