13 janvier 2012 :
Sans grande surprise, l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) abaisse la note de la France et de l'Autriche de AAA à AA+. Trois autres pays de la zone euro (Malte, Slovaquie, Slovénie) sont également rétrogradés d'un cran ; quatre autres (Espagne, Italie, Portugal, Chypre) tombent de deux crans.
L'Espagne a désormais la note A, l'Italie BBB+, le Portugal BB. La Grèce garde son CC. L'Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et le Luxembourg sont les seuls pays de l'euro qui bénéficient encore (provisoirement) du triple A.
Les notes financières
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Carte de l'UE et de la zone euro
Sur le rôle de S&P et ses liens avec les géants de Wall Street, voir la
page précédente - 10 août 2011.
15 janvier 2012 :
Pour la première fois, le PDG d'une grande entreprise allemande cotée au DAX dit clairement que la sortie de l'euro n'est pas un tabou. Dans une interview au Spiegel, Wolfgang Reitzle, patron de Linde (gaz liquides, industrie du froid), déclare : "Je ne suis pas d'avis qu'il faille sauver l'euro à n'importe quel prix... " Pour lui, la Grèce sera la première à abandonner la monnaie unique : "La dette grecque ne sera pas dévalorisée de 50 ou 70 % mais en totalité..."
10 février 2012 :
La destruction de l'économie grecque se poursuit inexorablement. Sous prétexte de réduire la dette publique, les pouvoirs étrangers de tutelle exigent maintenant une diminution des salaires du privé de 25 % - dans un premier temps. Comme si ces deux choses avaient le moindre rapport entre elles. Au contraire, la misère de masse que l'on impose ainsi aux citoyens va provoquer une nouvelle baisse des recettes fiscales, c'est-à-dire une augmentation de l'endettement. On ne saurait mieux prouver que le but réel de cette crise fabriquée n'est pas d'obtenir un prétendu "équilibre" des comptes publics mais de ruiner le pays et de déposséder de vastes couches de la population.
Tous les partis grecs sont complices, sauf peut-être le KKE "communiste", et encore... Lorsque l'ancien Premier ministre, en octobre 2011, avait fait mine de lancer un référendum pour demander au peuple grec s'il acceptait les "accords" conclus avec l'UE, la BCE et le FMI, le KKE avait protesté et réclamé de nouvelles élections. Ces "communistes" font partie intégrante du système, tout comme d'ailleurs les syndicats, qui veillent à ce qu'aucune grève "générale" ne dure jamais plus de 24 ou 48 heures et, surtout, qu'elle ne touche sous aucun prétexte tous les secteurs à la fois - elle risquerait de réussir...
Face à la dictature des banksters apatrides, les réactions sont dérisoires. On brûle des drapeaux allemands, alors qu'il faudrait en fait (re)proclamer l'indépendance du pays et se retirer immédiatement de toutes les organisations internationales incompatibles avec cette indépendance. La chose, évidemment, ne risque pas de se produire. Mais on redoute déjà que les travailleurs se lassent de suivre les syndicats "facteurs d'ordre", et que les policiers matraqueurs, dont on a déjà réduit les salaires mais moins que ceux des matraqués, n'aient la mauvaise idée de lâcher le gouvernement. Le jour où ces deux cauchemars seront devenus réalité, la Grèce sera mûre pour une intervention "humanitaire" de l'OTAN.
12 février 2012 :
Le Parlement grec, symbole de la "démocratie" * européenne, vote en pleine nuit la énième tranche de mesures antisociales, dont une baisse de 22 à 32 % du salaire minimum. 43 députés de la coalition droite-gauche (l'équivalent de l'UMPS français) votent contre, mais il reste néanmoins 200 élus sur 300 pour l'approuver.
On pourrait à présent dissoudre cette assemblée de malheur, mais on a encore besoin d'elle pour poursuivre les "réformes" (suppression des conventions collectives, privatisation intégrale de l'assurance maladie et des caisses de retraite, abolition des congés payés et des allocations chômage). Officiellement, il y a 21 % de chômeurs en Grèce, mais le taux réel est proche de 40 % et même de 60 % en ce qui concerne les jeunes.
Ce qui est étonnant, c'est que personne n'ait incendié ce Parlement de la Honte. Les manifestants violents de la place Syntagma préfèrent brûler les commerces, les cafés et les cinémas environnants. Cela donne au vandale Lucas Papadémos l'occasion de dénoncer le vandalisme. Ce parasite bien nourri, avant de devenir Premier ministre, a été gouverneur de la banque centrale et complice des manigances de Goldman Sachs - voir
page précédente
(15 novembre 2011 et 16 février 2010).
Il est important que l'anéantissement de la Grèce réussisse, car il sert de modèle à tous les autres pays européens. Prochaine victime : le Portugal.
* Il faut rappeler que la fameuse "démocratie" athénienne de l'Antiquité, dont on parle tant, était aussi peu "démocratique" que celle du 21ème siècle. Elle ne valait ni pour les esclaves, ni pour les femmes, ni pour les "métèques" (étrangers non-athéniens). Comme il y avait trois esclaves pour une personne libre et autant d'hommes que de femmes, cela signifie qu'un Athénien adulte sur huit seulement (12 %) bénéficiait de cette "démocratie" (à des degrés divers selon sa fortune - comme aujourd'hui). En tenant compte des "métèques", ce taux descend même à 10 % (un habitant adulte sur dix). La Grèce moderne, avec une proportion similaire d'immigrés, affiche un taux de 80 % de "citoyens". Mais le pourcentage de décideurs y est beaucoup plus faible qu'il y a 25 siècles. La différence essentielle, c'est que les décideurs de l'Athènes antique étaient des Athéniens, alors que de nos jours, les véritables décisions sont prises ailleurs : Bruxelles, Francfort, Washington, New York, Tel Aviv...
Heureux qui, comme un député grec, a touché le pactole :
"Les 300 députés grecs de la Vouli sont parmi les mieux payés d'Europe... Leur salaire mensuel s'élève à la coquette somme de 8.500 euros nets par mois. A cela il faut ajouter une indemnité pour frais de 4.900 euros, une indemnité pour participation aux commissions parlementaires de 1.200 euros, une indemnité de logement de 1.000 euros (pour les députés de province), un forfait de 1.800 euros pour les frais de bureau ainsi que les transports gratuits..." Soit 17.400 € nets par mois pour chacun de ces voleurs (= trois années de SMIC grec "réformé").
26 février 2012 :
Le déficit grec était bidonné
(mondialisation.ca)
"Le chiffre du déficit public de 2009 avait été gonflé artificiellement lors de sa révision à la hausse en novembre 2010 de 13,6 % à 15,4 % du PIB. Ces chiffres auraient été aggravés à dessein afin de culpabiliser les Grecs jusqu'à ce qu'ils acceptent l'abaissement de leur niveau de vie, la ruine de leur économie et le dépeçage de leur patrimoine, le tout imposé par l'Union européenne et servilement relayé par leurs politiciens véreux. Il fallait pour cela que le déficit grec dépassât celui de l'Irlande et devînt ainsi un record dans la zone euro."
"C'est une employée de l'Elstat, l'institut statistique grec, Zoé Gorganta, qui a révélé l'affaire en septembre dernier, sans que rien ne soit porté à la connaissance du peuple grec littéralement martyrisé par la troïka UE-BCE-FMI. Malheur à celle par qui le scandale arrive : Zoé Gorganta a été immédiatement licenciée..."
"L'Elstat a été fondée en août 2010 sur le modèle des autres instituts statistiques européens. La Commission européenne avait alors imposé que l'institut grec soit indépendant du pouvoir politique afin que ne se reproduise pas les 'trucages' de comptes qui avaient permis entre 2000 et 2004 au pays d'entrer sans difficultés dans la zone euro. Ce serait très drôle si ce n'était pas si tragique..."
"Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays"
par Mikis Theodorakis, compositeur de renom, patriote et résistant depuis 70 ans, héros national, bête noire de la racaille sioniste qui l'accuse
d'antisémitisme
parce qu'il a osé dénoncer les crimes israéliens ainsi que la reponsabilité du lobby judéo-américain dans les guerres récentes, le démantèlement des Etats nationaux et la dictature de Wall Street, sans oublier le fait que ces mêmes gens "contrôlent 99 % de la vie musicale globale".
29 février 2012 :
La BCE prête 530 milliards d'euros à 800 banques de la zone euro, pour une durée de trois ans, toujours au taux de 1 %, comme elle l'avait déjà fait deux mois plus tôt (voir en bas de la page précédente
22.12.2011).
14 mars 2012 :
On apprend que la banque Dexia, pratiquement insolvable depuis octobre 2011 (voir page précédente
5.10.2011),
a obtenu des gouvernements belge, français et luxembourgeois qu'ils garantissent le remboursement de ses dettes - détails.
Au total, ces trois gouvernements ont émis pour 90 milliards d'euros de garanties inconditionnelles, payables à première demande. Pour des raisons obscures, la part de la Belgique est exceptionnellement élevée (60,5 % soit 54,5 milliards d'euros, plus les intérêts). A moins d'un miracle, cette somme devra être déboursée un jour ou l'autre. Autrement dit, pendant que le gouvernement belge parle de "faire des économies" et de "juguler les dépenses", il augmente potentiellement la dette publique d'un montant équivalent à 15 % du PIB.
Les créanciers bénéficiaires de ces garanties, pudiquement décrits par la presse belge comme étant des "investisseurs institutionnels", font probablement partie des habituels parasites.
23 mars 2012 :
BATS Global Markets, une bourse financière fondée en 2005 dans la banlieue de Kansas City pour concurrencer les géants de Wall Street (NYSE, NASDAQ), a raté sa propre introduction en bourse (initial public offering - IPO) qui devait lui procurer 100 millions de dollars d'argent frais en plus des 446 millions de fonds propres dont elle dispose déjà. (A titre de comparaison, la bourse de New York NYSE a 6,6 milliards de dollars de fonds propres.) BATS (= Better Alternative Trading System) est la troisième bourse américaine avec 11 % des échanges.
La bourse candidate à l'entrée en bourse offrait donc 6,3 millions de titres à 16 dollars. Le "market-data provider" Nanex décrit ainsi le déroulement de l'opération :
"L'IPO de BATS a été brève. La première cotation (15,25 $) a été affichée à 11 h 14 mn 18 s et 436/1000èmes. En l'espace de 900 millisecondes (0,9 s), le cours est tombé à 0,2848 $. Au bout de 1,5 s, il atteignait son niveau le plus bas, soit 0,0002 $ (0,02 cent). 567 transactions ont été exécutées avant que la cotation ne soit stoppée."
On a imputé l'incident à une "erreur de système" ou à un "bogue informatique". En fait, il est probable que BATS a été victime d'une manipulation électronique de type "quote stuffing" (voir page précédente
3 septembre 2010). Un incident similaire a eu lieu à peu près au même moment au NASDAQ, où l'on a enregistré une baisse subite de 9,4 % du cours de l'action Apple : là aussi un concurrent mécontent ?...
L'arroseur arrosé : ironie du sort, le fondateur de BATS, Dave Cummings, est considéré comme le "pionnier du trading à haute fréquence" (ou HFT - voir également page précédente).
10 avril 2012 :
EuroVegas, future zone de non-droit
Le milliardaire juif Sheldon Adelson, propriétaire de casinos à Las Vegas, Macao et Singapour, qui pleurnichait il y a trois ans en prétendant que la crise lui avait coûté beaucoup d'argent (voir page précédente
29 octobre 2008),
prouve aujourd'hui qu'il n'en était rien, bien au contraire. En 2012, "le Juif le plus riche du monde" (citation du journal israélien Ha'aretz) profite à fond de la crise provoquée par ses complices de Wall Street. Il met le grappin sur l'Espagne, une des victimes européennes de Goldman Sachs et consorts.
"Pour réaliser en Espagne son projet d'EuroVegas - un gigantesque complexe dédié au jeu - le milliardaire américain Sheldon Adelson a transmis aux autorités espagnoles sa liste d'exigences : exemption de la TVA, des impôts sur le jeu, des cotisations sociales, réforme du code du travail, régime légal dérogatoire durant 30 ans, subventions européennes, don des terrains, autorisation de jeu pour les mineurs, autorisation de fumer dans les bâtiments, etc... Le cynisme brutal du promoteur de cette zone de non-droit que se disputent aujourd'hui Madrid et Barcelone, donne la mesure de ce qu'ont abandonné les nations européennes en se mettant à la merci des marchés et des fortunes privées : non seulement leur souveraineté, mais aussi leur dignité..."
17 avril 2012 :
L'Argentine prouve qu'il y a une vie après la "mondialisation inévitable"
par François Asselineau.
A contre-courant de la tendance dominante, l'Argentine mène depuis quelques années une politique économique audacieuse, axée sur le rétablissement de la souveraineté nationale et la justice sociale : récupération des secteurs bradés dans les années 1990, protection de l'industrie nationale, relance keynésienne par les dépenses publiques et la consommation, forte hausse des salaires, déprivatisation du système de retraites, etc...
L'agitation britannique à propos des Malouines aurait-elle pour but de briser cette politique ?
6 mai 2012 :
En Grèce, des élections législatives anticipées consacrent la défaite des deux partis inféodés à Bruxelles : ND (Nouvelle Démocratie - équivalent de l'UMP français) voit son pourcentage de voix fondre de 33 à 19 % ; le Pasok (PS grec) tombe de 44 à 13 %. Syrisa (l'équivalent du Front de Gauche français, mais sans les "communistes") obtient 16,8 % et devient le deuxième parti de Grèce, alors qu'il était jusqu'alors insignifiant. Les "communistes" du KKE font 8,5 %. Autres partis représentés au Parlement (Vouli) : les Grecs indépendants ("ni droite ni gauche" - 10,6 %), Dimar (centre gauche - 6 %) et Aube Dorée (équivalent du FN - 7 %). La répartition des sièges a lieu en principe à la proportionnelle, mais les listes obtenant moins de 3 % ne sont pas représentées, et le parti arrivant en tête de tous les autres (en l'occurrence ND) obtient un "bonus" de 50 sièges (sur 300 sièges en tout que compte le Parlement). De la sorte, les co-banquerouteurs de ND (avec 19 % des voix) raflent 36 % des sièges, au détriment des autres partis - c'est ça la démocratie grecque...
Si le système électoral était vraiment démocratique et si les partis anti-austérité* étaient capables de s'entendre par-delà les clivages gauche-droite en oubliant toutes leurs querelles idéologiques, un changement par les urnes serait possible, à condition d'être accompagné par un vaste mouvement populaire. Bien entendu, il ne faut pas y compter... Pratiquement tous les partis, y compris les "vainqueurs" des élections, sont figés dans l'électoralisme. D'ailleurs, les tractations vont bon train... pour que le spectacle continue comme avant, mais avec d'autres acteurs.
* Ces partis (Syrisa, KKE, Dimar, Grecs indépendants, Aube Dorée) représentent ensemble 48,9 % des votants ou 60,4 % des partis admis au Parlement (compte tenu de l'élimination de 19 % tombant sous le seuil de 3 %). Mais du fait du "bonus" accordé à la ND, les cinq partis en question ne disposent que de 151 sièges sur 300 (soit 50,3 %).
En France, avec l'élection présidentielle du 6 mai, le "changement" est encore plus douteux qu'en Grèce. Il se limite en fait à un changement de président. Le "peuple de gauche" n'a plus rien à dire puisqu'il a "gagné". On lui demande seulement de confirmer son vote aux législatives de juin... Tout cela montre bien l'inanité du système. Si les élections pouvaient changer quoi que ce soit, il y a longtemps qu'on les aurait interdites - comme disait Coluche, mais d'autres l'ont dit avant lui...
9 mai 2012 : A Athènes, après que les chefs des deux premiers partis (ND et Syrisa) aient échoué à former un gouvernement, c'est Evangelos Venizelos, le Monsieur 13 % du PASOK, qui est pressenti pour cette mission impossible. Venizelos, le fossoyeur de la Grèce, a été ministre des Finances de juin 2011 à mars 2012. Auparavant, on l'a vu à la tête des ministères suivants : Défense nationale, Culture, Développement, Justice, Transports, Presse et médias. C'est dire s'il est compétent... Chaque fois qu'il passe devant une plaque de rue portant son nom (en fait celui de son homonyme Eleftherios Venizelos, un homme politique du 19ème siècle), ce gros plein de soupe ne se sent plus pisser. Et il faut dire que les rues Venizelos, en Grèce, sont aussi nombreuses que les rues Victor-Hugo en France.
En Grèce, la faim s’établit -
Des familles en sont réduites à confier leurs enfants à des associations humanitaires
10 mai 2012 :
Les grands hedge funds parient sur l'effondrement de l'Allemagne et de la Hollande,
notamment le plus grand d'entre eux, celui du multimilliardaire juif John Paulson, qui avait fait parler de lui en 2007 en réalisant un profit personnel de 3,7 milliards de dollars (voir page précédente
Hedge Funds).
A noter que si ces parasites vendent à découvert des titres de dette des "meilleurs" pays européens, ce n'est pas parce qu'ils redoutent leur effondrement. C'est au contraire parce qu'ils spéculent de la sorte que l'effondrement va se produire... et les enrichir.
11 mai 2012 :
La banque américaine JPMorgan vient de perdre 2 milliards de dollars en se plantant sur des dérivés de crédit (Credit Default Swaps - voir page précédente
Instruments spéculatifs - CDS). Rien de nouveau à Wall Street...
En Espagne ("la Grèce du sud-ouest de l'Europe"), c'est Bankia qui attire l'attention. Cette banque née en 2010 de la fusion de plusieurs caisses d'épargne régionales en difficulté, détient pour au moins 38 milliards d'euros d'actifs immobiliers toxiques et a besoin d'argent frais. L'Etat va la renflouer en la "nationalisant" - c'est-à-dire en nationalisant les pertes sans intervenir dans la gestion des banksters. Que dire d'autre ?... Ah oui, il faut absolument réduire les dépenses publiques...
23 mai 2012 :
Va-t-on vers un début de panique sur l'euro ?
par François Asselineau.
"Le montant total du déséquilibre dû à la 'migration des comptes' interne à la zone euro a dépassé, début mai, la somme fantastique de 1.000 milliards d'euros pour la première fois de la brève histoire de la monnaie commune européenne. En clair, cela signifie que plus de 300 milliards d'euros ont quitté l'Espagne, plus de 275 milliards l'Italie, près de 100 milliards la Grèce, près de 100 milliards l'Irlande, près de 70 milliards le Portugal, 40 milliards l'Autriche, 34 milliards la Belgique, 32 milliards la France, 7 milliards la Slovaquie, 7 milliards Chypre, 5 milliards la Slovénie, et même 600 millions la minuscule île de Malte."
"Ces sommes phénoménales sont allées se réfugier vers les "euro-refuges' : près de 650 milliards d'euros sont allés en Allemagne pour y devenir des créances sur la Bundesbank, plus de 133 milliards d'euros sont allés aux Pays-Bas pour y devenir des créances sur la Banque centrale néerlandaise, près de 130 milliards d'euros sont allés au Luxembourg pour y devenir des créances sur la Banque centrale du Luxembourg. Pour donner un ordre de grandeur du phénomène, cela signifie que le Luxembourg a désormais une créance sur la BCE, gagée sur des euros venus des pays du sud, égale à environ 2 fois et demi son PIB annuel."
Lors de la mise en place de la zone euro, en 1999, les banques centrales nationales n'ont pas été supprimées mais sont devenues, pour ainsi dire, des "dépendances" de la BCE (Banque centrale européenne de Francfort) dans le cadre de l'Eurosystème. Comme il est expliqué dans cette
analyse d'Eric Dor
(IESEG Lille),
"les paiements transfrontaliers entre les banques de la zone euro sont effectués sur un système appelé TARGET2. Ce système permet aux banques des différents pays de se transférer mutuellement des créances sur les banques centrales nationales. En employant TARGET2, chaque transaction transfrontalière entre des pays de la zone euro donne lieu à une créance brute d'une banque centrale nationale sur une autre. En effet la
banque centrale nationale du pays de la banque 'payante' doit emprunter des créances sur la banque centrale nationale du pays de la banque 'bénéficiaire', avant de transférer la propriété de ces réserves à cette banque
'bénéficiaire'. Après chaque journée, les créances et dettes mutuelles des banques centrales nationales sont
compensées et remplacées par une créance nette ou une dette nette de chaque banque centrale nationale sur ou
à l'égard de l'Eurosystème. Ces créances ou dettes nettes journalières sont ajoutées aux créances ou dettes
cumulées TARGET2 de chaque banque centrale nationale constituées depuis le lancement de l'euro."
Si l'euro est bien la monnaie unique des 17 pays, on voit que l'Eurosystème lui-même fonctionne comme si chacun avait sa propre monnaie - et comme si ses créateurs avaient prévu qu'il serait un jour nécessaire de se séparer et de faire ses comptes. Ce jour est peut-être plus proche qu'on ne le pense... Les taux d'intérêts auxquels les divers Etats de la zone euro peuvent s'endetter - dans la même monnaie - n'ont jamais été aussi divergents : pour un emprunt à deux ans, ils varient aujourd'hui de 0,07 % pour l'Allemagne à près de 30 % pour la Grèce.
28 mai 2012 :
Dans une interview au Guardian, la patronne du FMI, Christine Lagarde, déclare que "les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement en payant tous leurs impôts..." En fait, la grande majorité des Grecs n'a aucune possibilité d'échapper à l'impôt : la TVA frappe tout le monde, et l'impôt sur le revenu est incontournable pour les salariés modestes ; seuls les riches peuvent frauder.
Mais le plus fort, c'est que
c'est elle, Christine Lagarde, qui ne paie pas d'impôts.
Compte tenu de son statut international, les 550.000 $ (ou 438.000 €) que Madame La Vertu a reçus du FMI en 2011 ne sont pas imposables. Et elle n'a "travaillé" que six mois (du 1er juillet au 31 décembre).
1er juin 2012 :
Le taux des obligations allemandes à deux ans, qui était de 0,07 % il y a dix jours, tombe à -0,002 % ; il est négatif. Autrement dit, un investisseur qui prête aujourd'hui un million d'euros à l'Allemagne, récupérera son capital dans deux ans (si tout va bien) mais il ne touchera pas d'intérêts. Au contraire, il devra payer à l'Etat allemand 20 € par an, soit 40 € en tout, pour remercier l'emprunteur d'avoir eu la bonté d'accepter son argent. C'est le monde à l'envers...
Mais cela signifie surtout : le prêteur estime que la même somme investie en actions pour deux ans risque d'occasionner une perte bien supérieure à 40 € ; ou alors, notre millionnaire pense que les "euros allemands" de 2012 seront devenus, d'ici juin 2014, des marks nouveaux réévalués. En d'autres termes, l'investisseur donne moins de deux ans de survie à la monnaie européenne.
Monnaie européenne qui ne cesse de dégringoler sur les marchés. De 1,44 $ en juin 2011, l'euro est passé à 1,35 $ en février 2012, puis à 1,23 $ le 1er juin. Le dollar profite donc de la crise de l'euro (il reste stable par rapport à l'or) mais un changement pourrait éventuellement intervenir dans quelque temps. En effet, la Chine et le Japon, qui se servaient jusqu'alors de la monnaie américaine pour leurs paiements bilatéraux, ont pris la décision d'utiliser désormais le yuan et le yen. Le volume concerné par rapport à l'ensemble des transactions en dollars à l'échelle mondiale, ne sera sans doute pas suffisant dans l'immédiat pour affecter la suprématie du billet vert. Mais on pourrait se trouver au début d'un processus plus général : l'avenir le dira. Quoi qu'il en soit, les Chinois n'ont pas (ou pas encore) l'intention du supplanter les Etats-Unis dans ce domaine - voir la page précédente :
Système monétaire international / Monnaie unique ?
12 juin 2012 :
Toutes les banques espagnoles sont au bord de la faillite. Elles ont besoin d'au moins 100 milliards d'euros, probablement beaucoup plus. L'argent étant devenu "trop cher" pour l'Etat espagnol sur les marchés financiers (7 % à dix ans), c'est le fonds européen FESF
(voir
page précédente -
à partir du 21 juillet 2011) ou éventuellement son successeur le MES (Mécanisme européen de stabilité) qui devra assurer le "sauvetage".
C'est une manière indirecte d'emprunter : au lieu de demander aux banques de lui prêter de l'argent pour qu'il puisse aider les banques, l'Etat espagnol demande aux autres Etats de la zone euro de lui prêter cet argent, en conséquence de quoi les Etats en question devront eux-mêmes s'endetter auprès des banques - la logique européenne dans toute sa splendeur... Il faut être très optimiste pour croire que ce passage par le FESF/MES est moins onéreux que "les marchés", comme nous le raconte la caste politico-médiatique.
Depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée, on entend souvent invoquer la croissance, laquelle devrait accompagner maintenant l'austérité - alors que chacun sait que l'austérité est le meilleur moyen d'empêcher la croissance. Mais peu importe, ce n'est pas la chose qui compte, c'est le mot. Aujourd'hui la "croissance", c'est tout et n'importe quoi. Par exemple la fameuse taxe financière (revendiquée depuis plus de dix ans par les idiots utiles d'ATTAC et destinée à être payée par les consommateurs), ou les "réformes" (= contre-réformes réactionnaires et antisociales) qui seront annoncées bientôt, ou encore l'émission par la BCE d'euro-obligations collectives à taux "moyen" (donc plus élevé qu'à présent pour les pays les moins touchés, y compris la France). Cette dernière mesure implique une mutualisation pure et simple de la dette, comme le veut le plan CFR-Attali
(voir lien précédent - 6 octobre 2011). La "croissance", c'est tout sauf des mesures de relance de type keynésien propres à stimuler les investissements productifs publics tout en décourageant la spéculation.
Dès que l'affaire espagnole aura été "réglée", ce sera le tour de l'Italie. De proche en proche, tous les pays de la zone euro pourraient y passer à plus ou moins brève échéance. Ce qui devrait nous mettre la puce à l'oreille, c'est le fait que les plus zélés promoteurs de mesures drastiques pour "sauver l'euro" sont précisément les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, deux pays qui ont leurs propres monnaies et qui abritent le gratin des banques internationales.
Depuis quatre ou cinq ans, la crise est toujours là, mais on est passé en apparence d'une crise des dérivés à une crise des liquidités, puis à une crise de la dette et à une crise de l'euro... avant de déboucher peut-être sur un effrondrement général des banques et de l'économie...
18 juin 2012 :
Un coup pour rien en Grèce. Les nouvelles élections législatives, quelques semaines après celles du
6 mai,
donnent la victoire au parti ND qui retrouve presque, avec 30 % des suffrages, la taille qu'il avait avant. Grâce au bonus offert au vainqueur, ND aura 129 sièges sur 300. Le Pasok, encore plus faible qu'en mai (12 %) apportera à son "rival" ND l'appui de ses 33 députés, histoire de reconstituer la bonne vieille coalition pro-austérité (majorité absolue de 162 sièges sur 300 = 54 %, pour seulement 42 % des voix). Le taux de participation étant de 62,5 % (contre 65 % le 6 mai), on peut dire que la nouvelle "majorité" parlementaire ne représente que 26,25 % des inscrits - vive la démocratie...
Les "trotskistes" de Syrisa (27 %) ont tout lieu d'être satisfaits : ils ont nettement amélioré leur score en prenant des voix à leurs concurrents "socialo-communistes" de droite (Pasok) comme de gauche (KKE) ; ces derniers sont complètement laminés (4 %). Mais le plus beau pour Syrisa, c'est qu'ils peuvent continuer de jouer les opposants à l'intérieur du système. Leur chef Alexis Tsipras (un croisement de Mélenchon et de Besancenot) avait tout fait, au cours de sa récente tournée à Paris et Berlin, pour "rassurer les marchés" sans pour autant cesser de "fouetter ses troupes". Il n'aura plus à faire le grand écart ni à trahir ses électeurs pour appliquer un programme inapplicable (sortir de l'austérité en gardant l'euro).
En Allemagne, rassuré par le vote grec, on se montre magnanime : on est prêt, question dette et austérité, à renégocier les échéances (mais pas le principe). Dans l'opposition, on redouble d'audace : un certain Kurt Beck (social-démocrate SPD, chef du gouvernement régional de Rhénanie-Palatinat et grand admirateur du style flamboyant de Flanby Hollande) lance une sorte d'appel du 18 juin, déclarant avec fierté qu'il est pour "l'impôt fiscal" ("Fiskalsteuer" sur les transactions financières). Bravo, c'est presque aussi fort que l'avion volant ou la mort qui tue. On pourrait peut-être aussi proposer la proposition suivante : création créative d'un ministère ministériel pour politiser la politique...
28 juin 2012 : La banque italienne Monte dei Paschi, dont le siège social est à Sienne (Toscane) annonce des pertes de trois milliards d'euros. Cette information serait passée inaperçue s'il ne s'était agi de la banque la plus ancienne au monde encore en activité (540 ans d'existence).
Cet institut financier a été "créé en 1472 en tant que mont-de-piété pratiquant le prêt sur gage, par décision des Magistrats dirigeant la République de Sienne" (Wikipédia). Sa mise en place était prévue par une charte réglementant les activités liées à l'agriculture et à l'élevage dans la région (le Statuto dei Paschi ou Charte des Pâturages). Le Mont-de-Piété des Pâturages de Sienne, aux mains d'une riche fondation propriétaire de plusieurs palais du Quattrocento et d'une inestimable collection d'art de la Renaissance, a prospéré durant cinq bons siècles, jusqu'à ce que la "libéralisation des marchés" l'entraîne dans le piège du crédit immobilier douteux, de l'assurance bidon, des dérivés foireux et de la spéculation mondialiste. Après deux décennies d'expansion à outrance et une introduction en bourse en 1999, les successeurs des Magistrats de la République de Sienne sont au bout de leur latin. C'est l'Etat italien (que les goldman-sachsophonistes contraignent par ailleurs à "faire des économies") qui va assurer le redressement financier des spéculateurs, en achetant avec de l'argent qu'il n'a pas et qu'il devra donc emprunter, des obligations MontePaschi sans valeur.
Ailleurs, d'autres banques sont également en difficulté, toujours pour les mêmes raisons. Citons seulement JPMorgan (ce n'est plus deux milliards de dollars qu'elle a claqués - voir
11 mai -
mais neuf) et la banque WestLB (dont la liquidation va coûter à l'Etat allemand au moins 18 milliards d'euros, sans compter les 80 milliards qui sommeillent encore dans une "bad bank").
Inutile de dire que malgré le remplissage ininterrompu de ce gouffre sans fond, on ne cesse de prêcher la nécessité de "réduire les dépenses". Pire encore, les Etats européens doivent se soumettre, sous peine de sanctions, à un pacte sur le "renforcement de la discipline budgétaire".
Cinq pays de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Chypre) sont déjà en cours de "sauvetage" (FESF, MES). Et il est maintenant question que la BCE aide directement les banques menacées... Etonnant que tout n'ait pas explosé depuis longtemps. C'est peut-être parce les sommets et autres réunions du siècle se succèdent au rythme de deux par semaine...
Très tendance ces derniers temps : le mystérieux paquet croissance (qui va probablement se solder par de nouveaux cadeaux financiers aux grandes entreprises pour "créer de l'emploi" fictif ou précaire), l'européisation de la supervision bancaire (pour que les Etats perdent tout reste de souveraineté dans ce domaine) et enfin l'apologie effrénée d'un futur gouvernement européen (cher aux parasites à la Goldman Sachs).
6 juillet 2012 :
La Finlande annonce officiellement qu'elle préfère sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres
par François Asselineau.
La Finlande, un des derniers pays de la zone euro à bénéficier de la note AAA, a conclu avec la Grèce un accord bilatéral qui lui garantit de récupérer les sommes avancées.
"Comment ? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu'ils prêtent de grosses sommes d'argent et qu'ils appellent une 'sûreté réelle' : c'est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref : un gage sur un actif réel, qui permet d'être sûr d'être remboursé si l'emprunteur fait défaut..."
Helsinki a formulé une demande identique à l'Espagne et à l'Italie. "Pour bien comprendre la position d'Helsinki, il suffit d'imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres... La Finlande est dans la situation du gardien : elle est d'accord pour prêter de l'argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède... Bien entendu, le président du Conseil italien Mario Monti (et 'Goldman Sachs boy') a refusé immédiatement cette proposition finlandaise : le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d'art pour lui." L'Espagne ne s'est pas encore prononcée...
15 juillet 2012 :
Depuis quelque temps, on parle beaucoup du rôle de la Barclays Bank dans la manipulation du
LIBOR
(London InterBank Offered Rate ou taux interbancaire offert à Londres), un taux qui sert de référence dans d'innombrables contrats (crédits, dérivés, etc.). Le LIBOR existe pour différentes échéances (de un jour à un an) et pour différentes monnaies (non seulement la livre sterling, mais aussi le dollar US, le dollar canadien, le dollar australien, le dollar néo-zélandais, le yen, le franc suisse, la couronne danoise, la couronne suédoise et même l'euro, bien que cette dernière monnaie ait son propre taux de référence, l'EURIBOR, fixé à Francfort).
Le LIBOR est déterminé une fois par jour par un panel de 16 grandes banques présentes à Londres : Barclays, Lloyds, HSBC, Royal Bank of Scotland, JPMorgan Chase, Bank of America, Citibank, Royal Bank of Canada, Deutsche Bank, WestLB (jusqu'en 2011), Crédit Suisse, UBS, Société Générale, Rabobank, Bank of Tokyo-Mitsubishi et Norinchukin Bank Japan. Pour obtenir le LIBOR, on calcule la moyenne des taux affichés par ces banques, après avoir écarté les 4 taux les plus élevés et les 4 taux les plus bas. Dans ces conditions, une banque seule ne peut pas manipuler le LIBOR, à moins de bénéficier de la complicité (active ou passive) des autres banques (ou du moins de la majorité d'entre elles).
Il est donc clair que le scandale dont la presse se fait si bruyamment l'écho, n'est que l'arbre qui cache la forêt. En réalité, tous les taux importants (et moins importants) sont manipulés, c'est-à-dire fixés arbitrairement, non pas par "le marché" mais par les banksters qui dominent et faussent celui-ci - à commencer par le taux directeur de la banque centrale et le taux auquel les Etats sont "autorisés" à s'endetter. Il en va de même pour les cours en bourse (actions, obligations, or, pétrole, céréales et toutes les autres denrées ou marchandises).
4 septembre 2012 :
Pour remercier les Grecs d'avoir bien voté le
18 juin 2012
(majorité parlementaire de 26,25 % des inscrits),
la troïka UE-BCE-FMI leur offre la
semaine de travail de six jours
(comme au 19ème siècle). La semaine de chômage, elle, reste fixée à sept jours.
En ce qui concerne la monnaie européenne, même les plus conservateurs, comme ici le site Atlantico.fr, pensent que
l'implosion de la zone euro est désormais un scénario de plus en plus probable :
"L'étude des tentatives d'unions monétaires passées est très révélatrice... et de très mauvais augure pour notre euro... L'union monétaire austro-allemande ne tint que de 1857 à 1867. L'union monétaire latine qui vit le jour en 1865 (France, Belgique, Suisse, Italie) fut dissoute en 1925. Même l'union scandinave (Danemark, Norvège, Suède) créée en 1872 entre des pays pourtant culturellement et économiquement très proches, a fini par être dissoute. C'est dire... Si vous remontez le temps, vous vous rendez compte que les seules unions monétaires qui ont réussi sont celles qui se sont construites sur une UNION POLITIQUE réalisée AU PREALABLE. C'est le cas par exemple de la Confédération suisse, de l'unité politique allemande (et italienne) réalisée avant introduction d'une monnaie commune. Ou encore des Etats-Unis..."
Il est urgent de dissoudre la zone euro
par Jacques Sapir (directeur d'études à l'EHESS Paris) : un article intéressant mais ambigu.
"La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu'il s'agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites 'non conventionnelles' que la BCE pourrait prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n'est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l'effet pervers de l'euro sur la croissance. Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n'ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s'étende, de la Grèce à l'Irlande, de l'Irlande au Portugal, puis à l'Espagne et à l'Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l'effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l'équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l'euro prétendait supprimer... Les dirigeants européens se sont persuadés que cette crise était liée à l'endettement, qui provoque des problèmes, bien réels, de liquidité. D'où la solution proposée : se désendetter par une virulente cure d'austérité. Mais, les politiques d'austérité provoquent un effondrement des recettes fiscales, visibles dans le cas de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie, qui reproduit le déficit et la dette..."
Sapir déplore "des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic" et signale que "gouverner, c'est choisir". En fait, bien sûr, les "gouvernants" - en France et ailleurs - ne sont plus là pour choisir. Ils appliquent depuis longtemps, avec docilité, le programme de l'oligarchie mondialiste. Il ne s'agit pas d'une "erreur" de diagnostic de leur part, mais d'un diagnostic volontairement faussé dans le but de réaliser, pour leurs commanditaires, un agenda de destruction des acquis sociaux. Evidemment, le professeur Sapir n'est pas payé 30.000 euros par mois pour révéler ce genre de choses à ses étudiants, aux lecteurs de L'Immonde et au grand public.
Exception faite de la dissolution de la zone euro, les "remèdes" qu'il évoque dans son article sont pires que la maladie : "baisse des coûts salariaux, déflation salariale" (mais pas de ses revenus à lui) ; "que l'Allemagne accepte sur deux ans des taux annuels d'inflation de 12 %" (deux ans seulement, ensuite on revient au taux zéro, il suffira d'appuyer sur le bouton "Reset") ; "chute du PIB, chômage de 20 %" ; etc...
Depuis des années déjà, on joue simultanément sur deux tableaux contradictoires : inflation d'un côté (pour les prix de détail, les services, les crédits bancaires grand public) ; déflation de l'autre (pour les salaires et la rémunération de l'épargne). Finalement, avec ou sans euro, on veut nous plumer. Mais en gardant l'euro, les choses iront plus vite...
19 novembre 2012 :
Le complot de Goldman Sachs
(vidéo en allemand, sous-titres français). Extrait de Neues aus der Anstalt (Nouveautés de l'asile de fous*) des chansonniers-humoristes Erwin Pelzig et Urban Priol sur la chaîne publique allemande ZDF-
autre lien.
* Le nom de l'émission est un jeu de mots sur le terme Anstalt qui peut signifier selon le contexte : chaîne (de télévision - Fernsehanstalt) ou asile (de fous - Irrenanstalt) mais aussi établissement comme dans établissement de crédit (Kreditanstalt) ou encore établissement pénitenciaire (Gefängnisanstalt), deux variantes qui conviennent parfaitement dans le cas de Goldman Sachs...
"Il n'y a aucune raison d'être optimiste après la réélection d'Obama [réélection qui a provoqué une baisse provisoire du cours de l'action GS]. Une banque comme Goldman Sachs n'en a rien à foutre de qui joue le rôle du président. parce qu'ils ont assez de gens partout..."
Et Erwin Pelzig explique les innombrables liens qui unissent la pieuvre GS à l'UE, aux gouvernements des pays endettés, à la Commission trilatérale, au Council on Foreign Relations (CFR), au Group of Thirty (G30), à la Fed, à la Banque Mondiale, à la BCE, aux organismes de "surveillance" des marchés, aux think tanks internationaux, aux partis politiques allemands (et autres), aux gouvernements américain, allemand (et autres),
et même au Vatican.
Eh oui, une fois sur cent, il arrive que la télévision dise la vérité, ou plutôt une partie de la vérité. Encore doit-elle prendre soin de camoufler le tout derrière une bonne dose d'humour. Mais attention, pas n'importe quel humour : surtout pas le style Dieudonné... Dieudo, lui, n'aurait pas manqué de mettre le doigt - ou le poing - sur l'essentiel de cette affaire : l'appartenance ou la totale soumission des banksters de GS à l'innommable mafia sioniste - une chose tout à fait impensable en Allemagne...
3 décembre 2012 : L'agence de notation Moody's dégrade d'un cran (de AAA à AA1, avec une perspective négative) la note du MES (Mécanisme européen de stabilité) et du FESF (Fonds européen de stabilité financière). Raison avancée : le poids de la France dans ces institutions (20,4 %). Alors qu'on parle un peu moins des autres pays faibles de la zone euro (à l'exception de la Grèce), la France se trouve maintenant dans le collimateur de la finance. Non pas parce que l'économie hexagonale se porterait plus mal que celle des pays voisins, mais - comme le disent clairement "les marchés" - parce que "la France est en retard en matière de réformes" (= contre-réformes). Une fois de plus, on a la preuve que l'objectif à atteindre n'est pas de résorber la dette mais d'utiliser cet argument pour larguer tout ce qui fait encore obstacle à un retour à la situation sociale du 19ème siècle.
23 décembre 2012 :
Le scandaleux arrangement financier avec la banque HSBC prouve que la guerre contre la drogue n’est qu’une farce
par Matt Taibbi (magazine Rolling Stone).
Lanny Breuer, vice-ministre américain de la "Justice", responsable des affaires criminelles, a signé un "accord"
mettant fin à toutes les poursuites contre les dirigeants de la banque, après que ceux-ci aient avoué avoir blanchi pour près de deux milliards de dollars provenant du trafic de drogue avec le Mexique et la Colombie.
Breuer, un des
innombrables "conseillers" juifs d'Obama, a été, à partir de 2009, au cœur du scandale de l'Opération "Fast and Furious" (du nom d'un film de Rob Cohen de 2001). Cette opération consistait à organiser un trafic d'armes à grande échelle des Etats-Unis vers le Mexique sous couvert de "lutte" contre la drogue. Laquelle drogue franchissait la frontière dans l'autre sens et inondait le "marché" US. Tout cela se déroulait (et se déroule encore) avec la participation active des services américains (ATF, DEA, etc.) sous la direction du ministère de la "Justice". Inutile de préciser que le ministère de Lanny Breuer est implacable envers les petits délinquants.
22 janvier 2013 :
Secret bancaire, adieu !
(vidéo de 52 mn - reportage de Temps Présent, une
émission de la télévision suisse RTS
du 13 décembre 2012, reprise par la chaîne francophone TV5 Monde).
Comment les grands banquiers et les politiciens suisses ont plié l'échine devant les Etats-Unis et capitulé sans la moindre résistance dans la guerre "fiscale" livrée à leur pays par les maîtres du monde, que ce soit directement ou par UE interposée (Allemagne*, France). Les banques suisses se sont excusées (de ne pas avoir appliqué plus tôt la législation américaine en violation de la législation helvétique). Certaines ont dû fermer (Wegelin et Cie). Et le plus scandaleux : elles ont livré à la "Justice" américaine les noms de plus de 10.000 de leurs employés qui, le plus souvent, n'avaient rien à voir avec les clients américains. Ces employés sont maintenant victimes de poursuites aux Etats-Unis et risquent d'être arrêtés s'ils mettent les pieds en Amérique du Nord ou dans un pays de l'UE. Les banquiers dénonciateurs, eux, n'ont rien à craindre.
* En Allemagne, un certain Peer Steinbrück, social-démocrate SPD, qui espère devenir chancelier à la place d'Angela Merkel en septembre 2013, s'est particulièrement distingué dans la chasse à courre helvétophobe quand il était ministre des Finances du gouvernement de grande coalition. En 2009, cet enragé voulait "faire donner la cavalerie" pour mater ses voisins récalcitrants. Pour beaucoup de Suisses, il est
der hässliche Deutsche
(l'affreux Allemand, autant dire le sale boche).
Etant donné que les citoyens US ne constituent qu'une infime partie de la clientèle étrangère des banques suisses, et que, d'autre part, l'évasion fiscale américaine est bien pire en direction des Caraïbes, il est parfaitement évident qu'il ne s'agit pas d'une guerre "fiscale" contre la Suisse. C'est une guerre ayant pour objectif de détruire définitivement un concurrent gênant qui a trop longtemps refusé de renoncer à son indépendance. (Voir
en bas de page
la carte de l'Europe, en particulier la version GS.)
Il ne s'agit pas non plus à proprement parler d'une guerre "américaine". Pour s'en rendre compte, il suffit de voir et écouter les intervenants dans la vidéo de la RTS : Carl Levin (sénateur démocrate du Michigan), Bradley Birkenfeld (ex-employé de l'UBS, dénonciateur ayant reçu plus de 100 millions de dollars du fisc américain), Robert Katzberg et Asher Rubinstein (avocats de New York), Stephen Kohn (avocat de Washington, directeur du Centre national d'aide à la délation), etc... Tous ces gens, qui animent la guerre financière contre la Suisse, sont juifs. Et il y en a bien d'autres qui le sont également. (Comme le sont d'ailleurs deux avocats "neutres" de Floride qui apparaissent dans la vidéo, Martin Press et Jeffrey Neimann. Y a-t-il encore des avocats non-juifs aux USA ?...)
Toutes les banques suisses sont touchées par cette affaire ; le fait que le reportage mentionne des "banques israéliennes" qui le seraient aussi, ne doit pas nous induire en erreur : les banques de l'Etat voleur juif sont les premières à pratiquer impunément la fraude, l'évasion fiscale et le blanchiment de l'argent sale amassé par les ennemis de la Suisse.
La campagne anti-helvétique - véritable guerre juive qui ne dit pas son nom - n'est d'ailleurs pas la première du genre. Dans les années 1990, on avait assisté à une première mise au pas des banques suisses, sous prétexte de chasse aux
"fonds juifs en déshérence"
que les banquiers zantisémites de Genève, Zurich ou Bâle se seraient appropriés pendant la Deuxième Guerre mondiale. Croyant alors mettre fin au racket en versant plusieurs milliards aux organisations mafieuses juives de New York, les banquiers suisses n'ont fait qu'aiguiser l'appétit du monstre, comme on peut le voir aujourd'hui. (Lire ce qu'Israël Shamir écrivait à ce propos en 2001 :
Banquiers et voleurs.)
Certains cadres bancaires suisses veulent se recycler aux Emirats arabes, dit la vidéo, car ils pensent qu'une mésaventure semblable ne peut pas se produire dans ce pays. C'est bien entendu une illusion : tout ce qui se fait là-bas est étroitement surveillé et contrôlé par l'innommable mafia ; le jour où les banquiers de Dubaï (qui ne sont pas arabes) n'obéiront plus ou deviendront gênants, ce sera pour eux la fin de la récréation.
18 février 2013 :
La régulation bancaire au pistolet à bouchon
par Frédéric Lordon.
Le projet de loi français dit de "séparation" et de "régulation" des activités bancaires, dont on parle depuis décembre 2012, ne fait ni l'un ni l'autre. Les banquiers sont satisfaits. L'un d'eux, patron de la Société Générale, avoue que cette fameuse loi ne va séparer que 1,5 % (un virgule cinq pour cent) du total de ses activités.
Et les banques "pourront continuer de prêter aux hedge funds et d’exposer à leur risque les dépôts du public", recevant en contrepartie (en "collatéral") des actifs sans valeur ou presque. Bref, rien n'a changé depuis 2007-2008.
25 février 2013 :
Elections de crise en Italie, qui rappellent assez les élections grecques du printemps 2012 (voir plus haut
6 mai
et
18 juin).
Mario Monti, Premier ministre sortant et homme de Goldman Sachs, ne recueille que 10,5 % des voix. La coalition des sociaux-démocrates du parti PD de Luigi Bersani (un ancien communiste du PCI comme beaucoup de ses "camarades" de plus de 45 ans) est créditée de 29,5 %, la coalition de l'increvable Silvio Berlusconi talonne Bersani avec 29,1 %, le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) de Beppe Grillo (humoriste genre Coluche) suit avec 25,5 %.
Personne n'est contre l'euro ni contre la dictature de Bruxelles, pas même Grillo. Il veut renégocier la dette italienne, mais ça n'engage à rien. Jusqu'à présent, son message a consisté à dire à la caste politicienne
"Vaffanculo"
(Allez vous faire enculer - ce qui en principe ne devrait pas déplaire au parti PD). Le programme de M5S ne parle pas de politique extérieure, mais Grillo a une approche assez indépendante sur certains sujets qui fâchent le lobby innommable (Palestine, Iran). Il est d'ailleurs marié à une Iranienne.
En vertu de la démocratissime loi électorale italienne, le parti le plus fort obtient automatiquement 340 sièges sur 630 à la Chambre des députés. Avec ses 29,5 % (à peine 0,4 point de pourcentage de plus que Berlusconi), Bersani récolte donc 54 %. Comme il est européiste convaincu, rien ne va changer, les "réformes" à la grecque vont se poursuivre.
12 mars 2013 :
Le Parlement européen adopte une nouvelle loi qui place sous la tutelle de Bruxelles les budgets nationaux des 27 Etats de l'UE (qu'ils soient dans la zone euro ou pas). Les souverainetés nationales, déjà bien mal en point, s'en trouvent encore réduites.
15 mars 2013 - Crise chypriote :
Sous prétexte de "sauver" Chypre et ses banques, les ministres des Finances de la zone euro annoncent une aide de dix milliards à cet Etat. En réalité, et comme toujours, l'argent ira "sauver" les gros créanciers, des banksters étrangers pour la plupart.
Mais la nouveauté de cette mesure réside dans le fait qu'elle est accompagnée d'une ponction sur tous les dépôts bancaires : 6,75 % jusqu'à 100.000 euros, 9,9 % au-delà. Tous les déposants modestes (particuliers et petites entreprises) sont touchés par ce vol organisé. Pour ce qui est des banquiers chypriotes et de leurs "bons" clients, il ne fait aucun doute qu'ils n'ont rien à craindre. Le blocage des comptes et le prélèvement forcé ont été effectués du jour au lendemain, mais il est clair que la chose était en préparation depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Ce qui a permis à certains, avertis à temps, de mettre leur argent en sécurité. Sans compter que les exceptions bienveillantes ne doivent pas manquer...
Les garanties officielles en matière de dépôts (en principe jusqu'á 100.000 euros) n'ont plus la moindre valeur depuis ce vendredi noir. Il va falloir s'attendre à des retraits plus ou moins massifs dans les pays concernés. Plus personne n'est à l'abri d'un mauvais coup similaire - ou peut-être pire...
Le racket général sur les comptes bancaires à Chypre crée un précédent qui pourra servir dans d'autres pays de l'Eurozone
par François Asselineau :
"L'opération chypriote revêt aussi l'allure d'un ballon d'essai. Ses concepteurs, au FMI, à la BCE et à la Commission européenne, seront très attentifs à ses suites, car cela va leur permettre de tester l'acceptabilité sociale 'grandeur nature' d'un racket sur les épargnants dans le but de 'sauver l'euro'. Si cette acceptabilité sociale se révèle assez facile à obtenir - en clair, si les Chypriotes se laissent plumer sans réagir violemment, ou bien en préférant s'écharper selon le clivage droite-gauche plutôt que de faire front commun -, le racket pourra être envisagé pour d'autres peuples. Et pourquoi pas pour les épargnants français le moment venu ?..."
19 mars 2013 :
Un peu comme si Chypre était encore un pays souverain, le Parlement de Nicosie rejette le plan de "sauvetage" par 36 voix contre 0 et 19 abstentions. Aucun député n'ose avouer ouvertement qu'il soutient cette mesure, pas même sous une forme plus ou moins édulcorée : les électeurs risqueraient de comprendre qu'il est au service de la dictature financière internationale. Les élus du peuple se rattraperont certainement à la prochaine occasion. Depuis mai 2011, c'est le parti de droite DISY (Ralliement démocratique) qui gouverne avec un siège d'avance sur l'opposition AKEL (pseudo-communistes). Mais comme en Grèce, en Italie et ailleurs, aucun parti de poids ne demande l'abandon de l'euro et la sortie de l'UE.
Si l'on en croit la presse, le pillage des comptes devait rapporter près de six milliards d'euros. Avec les dix milliards "d'aide" directe, cela représente 16 milliards, soit un fardeau de 20.000 € par habitant, plus d'une année de PIB. Et les représentants des banksters réclamaient davantage :
le FMI et les Allemands voulaient jusqu'à 40 %.
Mais curieusement, les politiciens étrangers ne sont au courant de rien. Ils préfèrent tout mettre sur le dos des oligarques russes, qui poutant ne sont pas si russes que ça (Israël n'est qu'à 200 kilomètres de Chypre).
Le ministre français des Finances Pierre Moscovici, qui est français comme les oligarques sont russes, déclare pour sa part : "Protéger les petits dépôts est la position que j'ai défendue vendredi face à des positions beaucoup plus dures..." Et il ajoute à voix basse, pour que les journalistes ne l'entendent pas : "C'est quand même pas ma faute si mon nez s'allonge quand je dis ça..." *
* Le site
Atlantico
signale que la décision des ministres de l'Eurogroupe a été prise à l'unanimité, donc avec l'accord de Moscovici.
François Delapierre, un dirigeant du Parti de gauche de Mélenchon, déclare au cours d'un congrès, sous les vifs applaudissements de 800 délégués : "Parmi les 17 salopards de l'Eurogroupe, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s'appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste." Aussitôt, le Tout-Paris de la finance, de la politique et du sionisme prend la défense de Moscovicelard et accuse Delapierre, Mélenchon et tous les autres, d'être de vils antisémites. Eh oui, on en est là en 2013 : dire qu'un salopard est un salopard quand il s'agit d'un salopard juif, c'est de l'antisémitisme.
Comme l'Islande, Chypre a été victime, avec la complicité des politiciens locaux de droite comme de gauche, de la voracité des prédateurs apatrides. En 2004, lorsque la partie sud de l'île est entrée dans l'Union Européenne, l'économie chypriote se portait bien. C'était déjà un peu moins vrai en janvier 2008, lors de l'intégration à la zone euro. Et plus du tout depuis, comme on peut le constater maintenant. Le problème de Chypre, c'est que contrairement à l'Islande, le pays s'est livré pieds et poings liés à la dictature européenne.
21 mars 2013 :
A Berlin, au cours d'un débat parlementaire au Bundestag, un certain Norbert Barthle du parti CDU d'Angela Merkel, exprimant la position du gouvernement, déclare que la garantie des dépôts bancaires, qui n'entre en jeu qu'en cas de faillite, n'a strictement rien à voir avec la mise en place d'une taxe exceptionnelle comme à Chypre. Cette dernière intervient avant la faillite et a pour but de l'empêcher. Autrement dit : on vous promet qu'on ne vous piquera pas votre argent, mais il est possible qu'on vous le confisque pour vous éviter de le perdre.
Les mesures qu'on veut imposer aux Chypriotes ne résultent donc pas, comme on a pu le lire çà et là, d'une erreur d'appréciation ou d'une maladresse tactique de la part des politiciens. Il s'agit au contraire d'appliquer de façon délibérée un programme conduisant à l'effondrement total, le tout bien entendu "dans le but d'empêcher l'effondrement".
D'ailleurs, tout cela ne se limite pas à la zone euro, puisque déjà d'autres pays évoquent l'éventualité de prendre des mesures analogues. En Nouvelle-Zélande, le ministre des Finances, Bill English, a préparé un plan baptisé
Open Bank Resolution (OBR)
prévoyant le "sauvetage d'une banque en difficulté par prélèvement, du jour au lendemain, sur les dépôts de la clientèle". Au Canada, on estime
qu'une taxe sur les dépôts serait possible
mais peu probable - à Chypre aussi, une telle taxe était "peu probable" il y a moins d'une semaine.
La presse française annonce la création, en Allemagne, d'un
nouveau parti anti-euro,
Alternative für Deutschland - AfD. Le fait qu'un tel parti, l'UPR de François Asselineau, existe déjà en France, est passé sous silence par le journaliste ; on peut s'estimer heureux qu'il soit mentionné dans le forum de discussion. Pas besoin d'être prophète pour deviner que l'AfD n'aura guère plus de succès électoral que l'UPR. Et si par bonheur cette formation parvenait à décoller, elle serait à coup sûr noyautée et dévoyée par les habituels parasites qui ne permettent jamais que quelque chose d'important se fasse hors de leur contrôle.
23 mars 2013 : L'économiste Jacques Sapir apporte quelques précisions sur l'ampleur exacte de la crise chypriote :
1) le PIB de Chypre ne représente que 0,3 % du PIB de la zone euro ; c'est l'entêtement de l'Eurogroupe qui a "transformé ce qui n’était qu'un simple problème de recapitalisation bancaire en une crise d'une particulière gravité".
2) Les difficultés du pays sont dues à la brutale dévalorisation des titres de dette grecs détenus par les banques chypriotes - belle illustration de l'effet domino.
3) Les actifs bancaires chypriotes représentent 7,5 fois le PIB du pays. C'est plus que la moyenne des 17 Etats (3,5) mais pas très différent de ce que l'on trouve à Malte ou en Irlande, et très largement inférieur au ratio du Luxembourg (22). Sapir : "Chypre a certes un secteur bancaire surdimensionné, mais reste cependant plus près de la normale que des paradis fiscaux comme le Luxembourg, les Bahamas ou les îles Cayman."
4) Sur les 90 milliards d'euros déposés auprès des banques chypriotes, 33 milliards viennent de l'étranger, dont 20 de Russie et d'autres pays de l'ex-URSS, et 13 de Grèce, de Grande-Bretagne et du Moyen-Orient. [L'argent appartenant à des Israéliens peut donc se trouver parmi ces 13 milliards comme parmi les 20 milliards réputés russes.] Sapir : "Les 20 milliards de dépôts russes sont certes importants, mais on peut difficilement dire qu'ils dominent le système bancaire chypriote..."
25 mars 2013 :
Version révisée du "sauvetage" de Chypre : pour garantir le remboursement des prêts consentis par les banksters, le pays met ses réserves d'or et la totalité du patrimoine de son Eglise orthodoxe à la disposition de la "Troïka" (Commission européenne, BCE, FMI). La synagogue de Larnaca n'est évidemment pas affectée - et puis quoi encore ?...
D'autre part, le pillage des comptes ne s'effectue qu'à partir de 100.000 €. C'est une mesure saine, nous expliquent les médias, elle ne vise que les riches spéculateurs. Pour les pressetitués qui combattent la "taxation excessive" des hauts revenus, un avoir en banque de 100.000 € épargné en 20 ans est un plus grand signe de richesse qu'un revenu annuel d'un million. Il est normal de punir les gens qui ont fait des économies selon la méthode classique, au lieu d'acheter des certificats pourris recommandés par les banquiers (et qui ne rapportent qu'à ces derniers). Il est normal de punir les gens qui préfèrent mettre de l'argent de côté avant de s'acheter une maison, plutôt que de recourir au crédit "pas cher". Il est normal de punir les gens qui croient encore que les banques sont à leur service...
La Laïki Bank (Banque Populaire) sera liquidée et les clients dont les avoirs sont inférieurs à 100.000 € repris par la Banque de Chypre. On parle de "dégraissage" général, des milliers d'employés de banque vont se retrouver au chômage. La Russian Commercial Bank (Cyprus), à qui notre presse fait porter le chapeau, assure de son côté qu'elle honorera ses obligations envers la clientèle dès que la Banque Centrale de Chypre lui permettra de reprendre ses activités - une déclaration que les clients des autres banques de l'île ne risquent pas d'entendre. Si la banque russe de Chypre ne tient pas sa promesse, c'est que les pillards de l'Eurogroupe l'en auront empêchée.
Le "sauvetage" bis, pour lequel on nous dit que l'accord du Parlement n'a pas été nécessaire, fera peut-être tomber la colère des déposants les plus modestes, mais il est certain qu'ils ne perdent rien pour attendre. En ce qui concerne les banquiers chypriotes (les dirigeants, pas les employés) de même que leurs clients véritablement riches et influents, le quotidien allemand FAZ signale que depuis la fermeture des banques, le 15 mars au soir, et malgré le blocage des comptes, les sommes transférées quotidiennement vers d'autres pays de la zone euro via le système Target (voir
plus haut)
ont plus que doublé.
Mais la fuite des capitaux "bloqués" ne s'effectue pas seulement en direction de la zone euro. La Grande-Bretagne, où les principales banques chypriotes ont des filiales, a vu elle aussi affluer quelques milliards en provenance de l'île sinistrée.* Inutile de dire que dans une société où tous sont soi-disant égaux et logés à la même enseigne, seuls ceux qui sont plus égaux que les autres bénéficient de cette faveur. Orwell sera décidément toujours d'actualité...
* Le Daily Mail britannique signale que plus de 4,5 milliards d'euros ont été transférés de Chypre juste avant le 15 mars. Le président chypriote Anastasiades lui-même, par le biais d'une société appartenant à ses beaux-parents, a mis à l'abri à Londres la bagatelle de 21 millions d'euros déposés à la Laïki Bank.
28 mars 2013 :
Réouverture des banques à Chypre. Les retraits sont limités à 300 € par jour, les transferts à l'étranger à 5.000 € par mois et 1.000 € par voyage. Un petit client qui dispose d'un peu moins de 100.000 € aura besoin de beaucoup de patience pour récupérer toutes ses économies - pas sûr qu'on lui en laisse le temps. Le client moyen (plus de 100.000 € mais pas de passe-droit) va perdre une grande partie de son argent : il est question de 40 % au minimum, peut-être même 80 %.
En imposant ce pillage "légalisé", la Troïka invente une nouvelle catégorie jusqu'à présent inconnue en droit. Le client est désormais financièrement responsable des magouilles de son banquier au même titre que ce dernier et que ses actionnaires. Il l'est même davantage dans les cas où la faillite n'est pas officiellement déclarée ; contre son gré, il doit aider le bankster à se refaire une santé pour reprendre ses magouilles au détriment de nouvelles victimes. Et il s'agit d'un vol avec effet rétroactif, car tout cela repose sur des décisions arbitraires prises a posteriori. Un précédent incroyable qui montre bien que nous sommes entrés dans un ère nouvelle.
Maintenant que la page de Chypre est tournée (pas pour les Chypriotes), d'autres pays fragiles du sud de la zone euro sont visés, comme la
Slovénie
par exemple (article de François Asselineau).
5 avril 2013 :
Nouvel épisode de la lutte bidon contre les paradis fiscaux (une
spécialité de Goldman Sachs).
Tout à fait dans le style de
WikiLeaks,
et probablement commandité par les mêmes cercles, voici OffshoreLeaks. Cette fois, il ne s'agit plus seulement de "méga-fuites" mais de "giga-révélations" (un giga = mille mégas) : 260 Go d'informations confidentielles sur disque dur, 2.500.000 documents, 122.000 sociétés offshore dévoilées, etc... Le tout présenté par un consortium international de "journalistes investigateurs" travaillant pour les habituels grands merdias (BBC, Guardian, Washington Post, Le Monde, Süddeutsche Zeitung), c'est-à-dire par des gens qui n'ont jamais rien investigué de leur vie, en tout cas pas au cours des quarante dernières années.
Tout cela est de la pure foutaise,
un gros pétard mouillé.
Et en admettant que ces données piratées existent réellement sous cette forme, ce qui n'est pas certain, on peut se demander, comme le fait "do" dans
cet article :
"Qui, sinon les services secrets, a pu recueillir et révéler une telle masse de documents ? Qui peut croire qu'on ne peut rien contre des îles sans défense comme les Iles Caïman, Jersey, etc., alors que les USA font la guerre partout ?... Les 'paradis fiscaux' sont sous le total contrôle des services secrets. Aujourd'hui, il ne s'agit pas de les interdire, mais seulement d'en limiter l'accès aux seules personnes autorisées..."
Les véritables paradis fiscaux n'ont rien à craindre de ces "révélations". Et si l'un ou l'autre d'entre eux est mentionné sur le disque, c'est sans doute pour détourner l'attention en sacrifiant quelques fraudeurs secondaires, de préférence des personnes ayant eu le malheur de déplaire aux puissants : on imagine bien Depardieu cloué au pilori d'OffshoreLeaks...*
* Parmi les premiers noms circulant sur la toile et repris par Wikipédia, on trouve celui de Robert Mugabe (président du Zimbabwe), un des hommes les plus haïs par les maîtres du monde car il a osé mettre en cause le colonialisme britannique. Gageons que les habituels "croque-mitaines" (syriens, iraniens, vénézuéliens, nord-coréens et autres) y sont aussi en bonne place.
Autre "détail" que les manipulateurs d'OffshoreLeaks se garderont bien de dévoiler : les paradis fiscaux de l'oligarchie sont partout, à commencer par Bruxelles, comme l'a bien montré il y a quelques années l'affaire ArcelorMittal - voir page précédente
Intérêts notionnels.
Le véritable problème, ce sont les centaines de milliards de cadeaux fiscaux dont les différents Etats font bénéficier - légalement - les mutinationales, et pas tant le fait que tel ou tel individu aisé s'efforce de réduire sa charge fiscale - que ce soit de manière légale ou frauduleuse.
12 avril 2013 :
Lors d'une réunion des ministres des Finances européens à Dublin, la ministre autrichienne, Maria Fekter, résiste à la pression des "grands" (Royaume-Uni notamment) qui la sommaient d'abandonner le secret bancaire. Au lieu de renoncer à un droit inscrit dans la constitution, elle conseille aux Britanniques de s'occuper de leurs propres paradis fiscaux, où le secret bancaire est bien plus développé qu'en Autriche : îles Anglo-Normandes, île de Man, Gibraltar, îles Caïman, îles Vierges britanniques, etc... "Ces paradis fiscaux placés sous la juridiction directe de Londres sont les vrais points chauds du blanchiment d'argent et de l'évasion fiscale..."
Et la ministre ajoute : "L'échange automatique d'informations qu'implique la levée du secret bancaire n'est pas vraiment nécessaire et constitue une intrusion massive dans la vie privée, dont le respect est pourtant un des droits fondamentaux de l'UE... Nous avons commandé une étude pour voir jusqu'où l'intrusion est autorisée concernant les citoyens européens dans leur ensemble, pas seulement les Autrichiens..." Il semble en effet que la campagne actuelle ait uniquement pour but d'imposer partout cet "échange" d'informations, le mot "échange" masquant mal qu'il s'agit en réalité d'un flux de données à sens unique, en direction des autorités de Bruxelles et au-delà (Washington), et que ce prélèvement forcé de données confidentielles s'effectue à l'insu des "donneurs" : voir le précédent des transferts internationaux via le réseau SWIFT (en vertu d'un "accord" de 2010, les autorités américaines jouissent du libre accès aux données bancaires européennes stockées sur ce réseau, le tout sous prétexte de "lutte contre le terrorisme").
2 mai 2013 :
La BCE fait passer son taux directeur de 0,75 à 0,5 %, niveau le plus bas de tous les temps. Elle laisse entendre qu'il y a encore de la marge à la baisse et que les taux quasi nuls sont faits pour durer longtemps. Encore une fois, il est clair que cette politique n'a nullement pour objectif de faciliter le crédit aux entreprises, mais de procurer aux banques toujours plus d'argent "gratuit" pour alimenter les bulles spéculatives. Les épargnants, en attendant d'être spoliés comme à Chypre, ne reçoivent pratiquement plus aucune rémunération pour leurs dépôts. On les pousse vers la bourse, qui atteint maintenant des niveaux record (Dow-Jones à 15.000, du jamais vu), et surtout vers les "produits" financiers plus ou moins pourris que les banksters continuent de créer à tour de bras.
29 mai 2013 :
La City de Londres, capitale de la mafia planétaire :
Etat dans l'Etat, échappant au contrôle des autorités britanniques, Mecque du secret bancaire et de la non-imposition, plaque tournante des paradis fiscaux. L'article est suivi d'une vidéo de 52 mn (La Finance en eaux troubles - film de Mathieu Verboud).
Même si le film ne le dit pas, les rapaces qui dominent la City sont en gros les mêmes que ceux de Wall Street, ou du moins ils viennent de la même "famille" bien entendu "élue". Certains d'entre eux apparaissent dans le film, par exemple Bob Diamond, patron de la Barclays Bank, ou Philip Green, prédateur de Topshop (groupe Arcadia - vêtements, chaussures) et auteur d'un plan d'austérité mis en place par le gouvernement britannique.
26 juin 2013 :
L'UE décide de "réformer" la procédure en cas de restructuration ou liquidation des banques en difficultés. Pour "épargner les contribuables", on va mettre à contribution - dans cet ordre - les actionnaires, puis les créanciers et enfin les clients, dans la mesure où leurs dépôts dépassent la limite garantie. Rien de nouveau en la matière, on a toujours procédé ainsi dans les cas - assez rares - de dépôt de bilan. Le gouffre à milliards - ou plutôt billions - ne provient pas des faillites et restructurations, mais des difficultés financières qui précèdent ce stade final. Rien n'empêchera les Etats de continuer à engloutir l'argent du contribuable dans le "sauvetage" de banques soi-disant trop grandes pour faire faillite (too big to fail), afin justement d'éviter une restructuration ou une faillite.
Rien ne sera fait pour mettre fin aux magouilles, aux arnaques et aux bulles, qui sont la cause de cette crise. Rien ne sera fait pour séparer strictement, comme c'était le cas autrefois, la banque honnête de la finance spéculative. Il est à craindre que la "limite garantie" de 100.000 €, intenable en cas de pépin, ne soit elle-même "restructurée" sous peu. Les ministres des finances de la zone euro, à commencer par l'Allemand Schäuble, voulaient au départ (lors de la crise de Chypre - voir plus haut
15 mars 2013)
faire payer tous les déposants dès le premier centime.
28 juin 2013 :
Le quotidien irlandais
Independent
a pu se procurer des enregistrements de conversations téléphoniques de septembre 2008 entre Peter Fitzgerald et John Bowe, deux directeurs de l'Anglo Irish Bank. Cette banque, dont les pertes astronomiques ont été "nationalisées" en 2009, a coûté plus de 50 milliards d'euros aux contribuables irlandais et européens (voir page précédente
30 septembre 2010).
En 2011, elle a été reprise par une autre banque irlandaise, elle-même liquidée en février 2013.
En pleine crise de 2008, les deux banquiers de Dublin se vantaient d'avoir roulé les "sauveteurs", en particulier les Allemands (de qui ils se moquaient en chantant une version humoristique de Deutschland über alles). Ils expliquaient ainsi la tactique utilisée : demander 7 milliards pour commencer, une somme bien inférieure aux pertes réelles, puis signaler des besoins de fonds toujours plus élevés. Une fois que le premier pas a été fait, les "sauveteurs" ne peuvent plus reculer. Et si quelqu'un demande d'où vient ce chiffre de 7 milliards, il n'y a qu'à lui répondre, comme aime le faire le PDG de la banque, David Drumm : "I picked it out of my arse..." ("Il est sorti de mon cul..." -
détails).
Il est évident qu'un tel comportement n'est possible que parce qu'il est permis, sinon encouragé, par le système prédateur mis en place avec la complicité de politiciens corrompus. Fitz & Bowe ne sont pas plus cyniques que tous les autres banksters, ils sont seulement plus imprudents quand ils s'expriment au téléphone. La chancelière allemande Merkel se dit "dégoûtée" - comme si la mafia politico-financière de son pays était plus distinguée (la seule différence, c'est que les banksters allemands n'emploient pas dix fois dans chaque phrase les mots "fuck" et "fucking").
Le PDG David Drumm conseillait à ses collaborateurs d'user et "d'abuser de la garantie bancaire" fournie par la zone euro, mais leur recommandait de "ne surtout pas se faire prendre"
(source).
Sa devise était : "Another day, another billion" (à chaque jour son nouveau milliard).
Avant de devenir PDG, David Drumm avait travaillé plusieurs années à Boston. C'est un centre financier moins prestigieux que New York, mais la ville abrite une forte communauté irlandaise, tout en étant bien sûr fermement contrôlée par une autre communauté - la même qu'à New York, la même que partout ailleurs. David Drumm porte un nom qui fleure bon le "peuple élu", même s'il a fréquenté, paraît-il, une école catholique. A Boston, il a su côtoyer les gens qu'il faut ; ils lui ont ouvert les portes du "big business", ils ont fait de lui ce qu'il est. Et il y a fort à parier qu'une grande partie de l'argent "disparu" en Irlande a atterri de ce côté-là.
D'ailleurs, les Irlandais ne sont pas dupes. Le 5 juin 2013, la carcasse de l'ex-futur siège social de l'Anglo Irish Bank à Dublin, un immeuble en construction abandonné depuis la faillite, a été recouverte de graffitis aussitôt qualifiés d'antisémites car dirigés contre "le terrorisme financier juif" et "la globalisation sioniste". On pouvait lire en lettres géantes sur cinq étages, les mots :
"Zionists engineered global financial holocaust" ("Les sionistes ont manigancé un holocauste financier global" -
photo). Ce qui est, comme chacun sait, une violation flagrante du ©opyright déposé sur ce mot.
Ce ne sont pas les "antisémites" irlandais qui affublent
la Fed
d'une étoile de David (David comme dans David Drumm). C'est la Fed elle-même qui le fait en ayant cinq directeurs généraux juifs sur cinq (= 100 %). Quant à JPMorgan, également "honoré" à Dublin, son PDG Jamie Dimon se dit d'origine grecque (comme Sarkozy), mais sa femme est juive et c'est un rabbin qui les a mariés.
Les auteurs des graffitis risquent une peine de prison. Les banksters qu'ils dénoncent ne risquent rien ; au contraire, c'est eux qui font les lois et qui dirigent le monde...
1er juillet 2013 :
La Croatie devient membre de l'UE. Tandis que les "élites" fêtent l'adhésion, la population s'abstient. Comme dit l'AFP : "Parmi les 4,4 millions de Croates, rares sont ceux qui accueillent l'événement avec un grand enthousiasme. Au contraire, c'est plutôt l'inquiétude qui domine. Car le pays vit sa cinquième année de récession et le chômage y touche 21 % de la population active, un niveau record..." [niveau réel bien supérieur]
Pour la forme, on a demandé aux Croates, en janvier 2012, s'ils étaient d'accord pour entrer dans l'UE, mais comme les négociations entre Zagreb et Bruxelles duraient déjà depuis 2004, la consultation n'avait rien de sérieux. Le référendum s'est soldé par 56 % d'abstentions, les 66 % de "oui" ne représentant que 29 % du corps électoral. Si le "oui" ne l'avait pas "emporté", on aurait soit organisé un nouveau référendum, soit laissé le Parlement décider (comme en France après le "non" de 2005). A l'occasion des premières élections européennes en Croatie, en avril 2013, le taux d'abstention a été plus fort encore qu'au référendum, atteignant presque 80 %. Parler de démocratie dans ce contexte est une vaste plaisanterie... Mais il faut dire que personne n'avait non plus demandé aux Croates, 23 ans plus tôt, s'ils voulaient voir éclater la Yougoslavie. On leur avait imposé la sécession et la guerre.
En 2013, on n'a évidemment pas consulté les habitants des 27 autres pays déjà prisonniers de l'UE pour savoir s'ils voulaient accueillir un détenu de plus. C'est ainsi que fonctionne le système occidental "le plus libre de tous les temps"...
A l'exception de quelques profiteurs, les Croates verront leur situation empirer, et les autres Européens devront supporter un fardeau encore plus lourd.
Bienvenue sur le Titanic
par François Asselineau.
La Croatie n'adopte pas encore l'euro, elle le fera dans quelques années s'il n'a pas été supprimé d'ici là.
8 juillet 2013 - "Grand marché transatlantique" :
A Washington s'ouvre le premier cycle de "négociations" en vue de l'établissement de ce qui est présenté par la presse comme un "accord de libre-échange" entre l'UE et les Etats-Unis (ou l'Amérique du Nord, c'est-à-dire les USA + le Canada + le Mexique).
Au-delà de l'aspect purement commercial et douanier de cet "accord" en préparation depuis des années, on trouve des éléments autrement plus inquiétants. Il s'agit en fait d'imposer aux pays européens les normes américaines dans tous les domaines, en supprimant les "barrières" qui existent encore : lois nationales, droit du travail, protection sociale, règles sanitaires, règlementation supposée des OGM, obstacles liés à des questions linguistiques ou d'éducation, secteurs protégés, derniers restes de service public, etc. etc... Comme dit Thierry Brun, du site
Politis,
"le partenariat transtlantique de commerce et d’investissement n'est que le début d'un mouvement de dérégulation tous azimuts organisé hors d'un cadre démocratique".
Les "négociateurs" de l'UE disposent d'un mandat plus ou moins secret de la Commission européenne.
Voir aussi :
Le futur grand marché transatlantique
par Jean-Claude Paye (Réseau Voltaire - 2009). L'autre volet du "grand marché" concerne le contrôle des populations par l'Empire et la transmission automatique au Big Brother états-unien de toutes les données relatives aux citoyens européens - un projet déjà relativement ancien qui éclaire sous un autre jour les récentes "révélations" sur l'espionnage systématique pratiqué par la NSA et les diverses instances de l'Etat policier.
Le marché transatlantique, cimetière des nations
par le politologue Pierre Hillard. Le projet actuel n'est qu'un pas de plus vers la gouvernance mondiale voulue par les "élites anglo-saxones" [qui ne sont finalement que la feuille de vigne derrière laquelle se cachent les habituels prédateurs américano-sionistes].
Dans cette
vidéo
très pessimiste (ou peut-être simplement réaliste) Pierre Hillard évoque le "grand marché transatlantique".
4 septembre 2013 :
L'effervescence des marchés indique une nouvelle crise financière en préparation
par Nick Beams (wsws) :
"Les inquiétudes se renforcent dans les cercles financiers internationaux sur le fait que les conditions d'une crise majeure et potentiellement incontrôlable apparaîtront dès que la Réserve fédérale américaine commencera à réduire ses achats d'obligations du Trésor américain qui font partie de son programme d'assouplissement quantitatif (quantitative easing - QE)." [voir page précédente
Interventions de la Fed]
"Depuis la première fois où la Fed a indiqué en mai dernier qu'elle entamerait le processus de 'réduction', ce que l'on appelle les 'marchés émergents' ont subi des turbulences grandissantes sur leurs monnaies et leurs marchés financiers, les capitaux spéculatifs qui s'y étaient investis suite à la politique de QE commençant à se retirer."
"L'abaissement des taux d'intérêt américains a également déclenché un 'portage de devises' dans lequel les spéculateurs financiers ont emprunté [en dollars] à des taux très bas et investi [en monnaie locale] dans des marchés émergents où les taux de rendement étaient nettement plus élevés que ceux qu'ils pouvaient obtenir aux Etats-Unis. D'après le Financial Times, depuis 2010, l'afflux de capital vers les marchés émergents atteint mille milliards de dollars par an en conséquence des 'politiques monétaires non conventionnelles' des économies avancées."
"Maintenant, le capital spéculatif commence à aller dans le sens opposé en anticipation de la politique de 'réduction' [du QE] et de l'augmentation des taux d'intérêt aux Etats-Unis. La fuite de capitaux s'est accélérée lorsque les monnaies des économies émergentes ont commencé à baisser, ce qui a incité les spéculateurs à retirer leur argent avant de subir des pertes importantes."
Les pays touchés sont le Mexique, le Brésil, la Turquie, l'Inde, l'Indonésie, la Thaïlande, etc...
Pour Nick Beams,
"il existe également une interaction de plus en plus forte entre la montée du militarisme et l'aggravation de la crise économique. La série continuelle de guerres lancées par les Etats-Unis est le résultat de tentatives pour compenser le déclin de leur position économique par la force des armes. Mais la guerre contre la Syrie, ou d'autres cibles comme l'Iran, pourrait déclencher une crise financière dont le contrecoup pourrait immédiatement affecter les Etats-Unis."
"A l'approche du cinquième anniversaire du déclenchement de la crise financière, il est clair que non seulement rien n'a été résolu mais que la crise historique du système économique et financier capitaliste s'intensifie. Des milliards de gens vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, menacés d'être plongés du jour au lendemain dans la pauvreté, tandis que le système financier mondial se rue vers une nouvelle catastrophe."
5 octobre 2013 :
Que faire lorsque l'europhobie populaire gagne du terrain et que le pillage permanent de l'économie par les banksters exaspère les victimes au-delà des limites permises ?...
On joue la carte de "l'antifascisme", ce qui est encore le meilleur moyen de détourner l'attention des véritables problèmes et de réaliser l'union sacrée (des victimes, des prédateurs et de leurs représentants) contre "l'ennemi commun" représenté par l'extrême droite. En Grèce, "bouc émissaire" (un concept inventé par les Juifs de l'Antiquité pour se décharger de leurs péchés) se traduit par "Aube Dorée".
Ce parti qui a recueilli 7 % des suffrages aux élections législatives (voir plus haut
6 mai 2012
et
18 juin 2012)
a tout pour déplaire. Contrairement à l'ensemble de ses concurrents, de gauche comme de droite, il ne craint pas de se dire nationaliste - un intolérable "gros mot" à rayer absolument du vocabulaire contemporain. Le nationalisme, c'est-à-dire l'attachement à la nation, n'est plus permis nulle part, sauf quand il s'agit des Etats-Unis et d'Israël. Aube Dorée estime aussi que l'immigration de masse (organisée par une mafia criminelle protégée par les autorités) n'est pas la solution au problème grec, mais qu'elle ne fait au contraire que l'aggraver. Le parti distribue de la nourriture aux habitants les plus démunis, mais seulement aux Grecs parmi eux. Pas aux Afghans ni aux Somaliens que les guerres "humanitaires" américano-sionistes des douze dernières années ont fait échouer en Europe.
Les fauteurs de guerre, qui sont aussi les fauteurs de crise et, qui plus est, de chauds partisans de l'immigration "humanitaire", n'apprécient pas du tout ce geste. Jusqu'à présent, ils se sont contentés de dénigrer leur adversaire, le traitant de parti "néo-nazi", lui reprochant - dans les médias étrangers - d'utiliser un logo évoquant la croix gammée, alors que le symbole choisi par Aube Dorée est tout simplement tiré de l'antique frise grecque que l'on peut voir partout dans le pays :
Comme ce genre d'accusation débile ne suffit plus pour stopper le mouvement, on décide en haut lieu de frapper un grand coup. Le 18 septembre, un rappeur grec dit "antifasciste" et répondant au nom - ô combien pacifique - de "Killah P", se fait occire dans des conditions mystérieuses. Aussitôt, on accuse Aube Dorée d'avoir tué le pauvre "Killah". Quelques jours plus tard, cinq députés (sur 21 que compte le parti) sont arrêtés par la police, de même qu'une douzaine de membres. Depuis, il est question de dissoudre l'organisation.
Cette situation aberrante n'est pas sans rappeler le récent
putsch militaire égyptien
(arrestation du président de la République et interdiction de son parti). Au 21ème siècle, rien ne sert d'être élu régulièrement et démocratiquement dans le cadre des règles en vigueur. Encore faut-il se soumettre docilement au système et adopter ses "valeurs" du moment.
Comme par hasard, l'affaire grecque se produit alors que les maîtres du monde ont décidé de promouvoir par tous les moyens l'idée que l'immigration "humanitaire" de masse, qu'ils organisent et encouragent de plus en plus ouvertement, est absolument incontournable - voir
le drame de Lampedusa.
Ironie du sort, on sait en Grèce ce qu'est le vrai fascisme, puisque le pays a vécu cette expérience entre 1967 et 1974 (régime des colonels) et auparavant, de manière endémique, entre 1945 et 1963. Inutile de préciser que ce vrai fascisme-là, qu'il fallait éviter d'appeler par son nom, jouissait de l'approbation pleine et entière des Etats-Unis et de ses satellites de l'OTAN. Le tout, comme il se doit, au nom de la "lutte contre le communisme". A présent que les "communistes" font cause commune avec les prédateurs, on peut se permettre de récupérer leur vocabulaire.
Quant à savoir ce que veut rellement Aube Dorée, c'est une autre affaire. Ils ne sont probablement pas plus fascistes que le FN français - peut-être moins noyautés par qui-vous-savez que le parti de Marine Le Pen, et moins conformistes. Mais ce qui est curieux, néanmoins, c'est le nom qu'ils ont choisi. En effet, il a existé en Angleterre - et il existe peut-être encore - une société secrète maçonnique appelée
Ordre Hermétique de l'Aube Dorée...
Meurtre d'un rappeur hellène - Aube Dorée terrassée par l'Ange
Comme au second tour de la présidentielle française de 2002 (tous pour Chirac contre Le Pen), l'ensemble des partis grecs (de ND au KKE en passant par le Pasok et Syrisa) se sont rangés dans l'alliance "antifasciste". Et les syndicats, dont on se demande s'ils méritent encore ce nom, les ont bien entendu rejoints. La troïka UE-BCE-FMI peut dormir tranquille...
Qui a ordonné au Premier ministre grec Antonis Samaras (ND) de faire interdire Aube Dorée ?...
C'est le président du Congrès juif mondial,
le milliardaire Ronald Lauder. Des ordres similaires concernant le parti hongrois Jobbik (17 % aux élections de 2010) ont été donnés au gouvernement de Budapest.
[Quelques semaines plus tard, le 1er novembre, deux militants d'Aube Dorée sont assassinés en pleine rue par des fascistes "de gauche", et un troisième blessé. Inutile de préciser que ce sont les victimes que la presse sionisée traite de "criminels"...]
9 octobre 2013 :
Comme c'est la coutume aux Etats-Unis, quand on a deux nouvelles à communiquer au public, c'est la mauvaise qu'on annonce d'abord. La voici : Ben Shalom Bernanke va quitter la direction générale de la Fed après huit ans de bons et loyaux services.
La bonne nouvelle : Janet Yellen va le remplacer. Pour la première fois depuis la traversée de la mer Rouge à pieds secs, ce ne sera plus un Juif qui dirigera cette institu-sion, mais une Juive. "Change we need", comme dirait le
singe savant
de la Maison Blanche...
Janet Yellen est née à Brooklyn, le quartier le plus juif de Jew York. Sa maman s'appelait Anna Blumenthal. Son mari, l'économiste George Akerlof, Prix Nobel d'Economie 2001, est lui aussi un enfant du peuple élu - une qualité tout aussi indispensable pour obtenir ce prix que pour être nommé à la tête de la Réserve Fédérale.
Post-scriptum : si Yellen n'avait pas été choisie, le poste aurait été attribué à Larry Summers, un des
innombrables "conseillers" juifs
d'Obama. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?...
15 novembre 2013 :
La fin attendue (ou espérée) de la politique de "quantitative easing" (QE) de la Fed américaine (voir plus haut
4 septembre) n'est pas encore pour demain. La banque centrale de Washington continue d'acquérir contre "liquide" des quantités de plus en plus stupéfiantes de dette publique US :
The Federal Reserve Is Monetizing A Staggering Amount Of U.S. Government Debt.
Et la nouvelle patronne de la Fed, Janet Yellen
(9 octobre),
a laissé entendre que rien ne changerait de sitôt à cette politique.
Depuis octobre 2007, le total du bilan de la Fed est passé de 870 à 3.900 milliards de dollars (4,5 fois plus en six ans). Pendant la même période, la masse monétaire américaine est passée de 7.500 à 10.000 milliards. Même s'il n'y a aucun automatisme en la matière (les flux effectifs sont complexes et les causes multiples), il semble clair qu'une grande partie de ce surplus généré par la Fed a été monétisée, une autre partie ayant été investie soit dans des bulles financières non-monétaires (la bourse, etc.), soit en dehors des Etats-Unis. Comme le rappelle l'auteur de l'article, rien n'a été fait pour résoudre les problèmes qui affligent le système depuis 2008. On s'est contenté de les masquer temporairement grâce aux billions d'argent facile procurés par la Fed - un argent qui permet de maintenir le cours des actions à un niveau artificiellement élevé et les taux d'intérêts à un niveau artificiellement bas.
(Voir la page précédente pour les détails concernant les
interventions de la Fed et
la masse monétaire.)
Le danger du QE, cette drogue dure des dealers de Wall Street, c'est qu'il devient de plus en plus difficile de s'en passer au fur et à mesure que sa consommation perdure (à raison de 85 milliards de dollars supplémentaires chaque mois). Le jour où on y renoncera, l'effet sera catastrophique pour les marchés. Gageons que les banksters, qui sont les seuls à savoir ce qu'il faut faire et à quel moment, se seront alors positionnés à la baisse...
1er janvier 2014 :
La Lettonie devient le 18ème pays membre de la zone euro, et ce "malgré de fortes réticences de la population", comme dit pudiquement Le Monde. En fait, seuls 25 % des Lettons approuvent l'abandon de la monnaie nationale. Heureusement que les gouvernants ne sollicitent jamais l'avis des citoyens...
5 janvier 2014 :
Tout frais casher dans le Jewish Journal :
'The Wolf' and the Jewish problem
par Rob Eshman, à propos du nouveau film de Martin Scorsese, Le Loup de Wall Street, avec Leonardo DiCaprio.
"Ce film est nauséabond, pornographique et accablant..." Il met en scène Jordan Belfort, un escroc repoussant des années 1990, que le réalisateur s'efforce de rendre attrayant. Mais "Scorcese ne montre pas les conséquences des crimes de Belfort sur ses victimes... Il tait délibérément le fait que l'escroc est juif... Avec son look anglais et son nom français, Belfort est tout simplement américain... Je comprends que si Scorcese avait fait autre chose, cela aurait donné à son film des relents d'antisémitisme caricatural. Scorcese préfère de beaucoup dépeindre la violence italienne de ses gangsters plutôt que la cupidité juive de ses escrocs... Entre nous, parlons de Belfort-le-Juif, allons-y... Dans le film, on ne comprend jamais vraiment comment quelqu'un d'aussi doué peut faire preuve d'une telle dérive morale. Mais à la lecture du livre dont est tiré le film et dans lequel Belfort parle de ses racines juives et de son enfance dans le Jewish Bronx, le diagnostic est clair... Une question me taraude : les Belforts et les Madoffs sont-ils des mutations contre-nature ou, au contraire, les excroissances inévitables résultant de comportements qui ont leur source dans nos communautés ?..."
Sur le même sujet :
The Jew of Wall Street
par Henry Makow, auteur juif antisioniste canadien (article du 18 janvier).
"Le Loup de Wall Street est un film sur des Juifs qui dépouillent les goyim et qui se défoncent à la cocaïne ou avec des putes. Mais vous ne saurez jamais qu'ils sont juifs, car le protagoniste est un goy joué par Leonardo DiCaprio, un acteur plus approprié pour véhiculer les 'valeurs' satanistes du film..."
"C'est l'histoire du courtier escroc Jordan Belfort qui vendit à ses clients des millions de titres pourris... Il a passé 22 mois en prison mais n'a toujours pas remboursé ses victimes. Le film glorifie la fraude ; il contient des scènes de sexe très explicites, y compris masturbation homosexuelle et sniffage de cocaïne dans la raie des fesses d'une prostituée ; le mot 'fuck' y est prononcé 569 fois. Ce film, accueilli avec enthousiasme par la critique, a rapporté plus de 80 millions de dollars de recettes [jusqu'à la mi-janvier, rien qu'aux USA] et reçu cinq nominations pour les Oscars, dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur. Détail typique : le film est sorti le jour de Noël..."
"On se garde bien de nous raconter la véritable histoire. Pourquoi Belfort et ses collègues juifs n'ont-ils éprouvé aucun remords après avoir volé l'argent que leurs victimes avaient mis toute leur vie à économiser ?... C'est parce que ces victimes étaient des goyim !..."
Imaginez un instant que Dieudonné ou Alain Soral disent la même chose...
10 janvier 2014 :
L'Israélien Stanley Fischer, ancien gouverneur de la Banque d'Israël, est nommé à la Fed "américaine" où il secondera sa co-élue Janet Yellen (voir plus haut
9 octobre 2013). Mazel Tov !...
20 janvier 2014 - le bitcoin (Ƀ)
Quelques articles sur cette monnaie artificielle dont on parle beaucoup depuis quelque temps :
Le bitcoin est une arnaque
par "do" :
"Ils arrêtent pas de faire de la propagande pour le bitcoin, cette nouvelle monnaie complètement virtuelle...
Plein de gens ont voulu essayer. Ils ont transformé leur vrai argent en bitcoins. Et oh ! comme c'est étonnant, peu de temps après, on apprenait le désastre : le bitcoin avait perdu la moitié de sa valeur. Je vous dis pas l'arnaque !... Heureusement, pour se faire pardonner, ils ont trouvé un coupable. Le péril jaune était de retour. C'était bien entendu la faute des Chinois si vous aviez perdu la moitié de votre argent que, comme des cons, vous aviez transformé en bitcoins..."
[La Chine a d'abord autorisé les paiements en Ƀ, ce qui a fait grimper le taux de change, puis elle les a interdits, d'où la dégringolade -
La fièvre bitcoin mal vue en Chine.
Pour les variations de cours, voir l'article de
Wikipédia.
L'auteur de cet article écrit que, malgré la baisse, "un investissement de 1.000 € le 7 février 2011 (soit 241 Ƀ) valait plus de 207.000 € le 4 décembre 2013". Il se garde bien de préciser que seuls les initiateurs du système - anonymes et cachés derrière un informaticien mystérieux - ont pu réaliser ce fabuleux profit, grâce au concours bénévole de quelques millions de pigeons...]
"Moi ça me rappelle le scandale de Panama, celui de Suez, etc. Chaque fois que l'on veut financer une grosse opération, c'est toujours sur le dos des petits porteurs que cela se passe..." [Sauf qu'avec le bitcoin, il n'y a pas de canal à financer, rien de concret, sinon le train de vie des créateurs...]
"Par ailleurs, il y a eu des bruits qui ont couru sur Internet comme quoi ils voulaient supprimer la vraie monnaie, la monnaie papier. Serait-ce cela le but final de l'opération bitcoin ? Est-ce pour cela, pour nous endormir, qu'ils viennent de dire à France-Info qu'il n'y avait aucun risque de ce côté-là ?... Si le bitcoin était si bien que ça, ils en parleraient pas tant. Ils garderaient le secret pour eux..."
Bitcoins - Trial Run for Cashless Currency
par Anthony Migchels.
L'auteur pense que le bitcoin n'est pas seulement un instrument spéculatif qui se nourrit de sa rareté* (entretenue artificiellement). Ce projet est aussi un test organisé par les mondialistes qui rêvent depuis longtemps de supprimer tous les paiements en espèces afin de mieux contrôler la société. Ces gens partent du principe que si l'on utilise des pièces et des billets qui permettent de payer sans laisser de traces, c'est qu'on a quelque chose à cacher. Comme pour les communications électroniques, il faut absolument que tout soit connu et enregistré :
Is the NSA behind Bitcoin ?
* Comme l'explique l'article de Wikipédia mentionné plus haut, le volume total de cette monnaie purement électronique est limité intentionnellement et croît à un rythme toujours plus lent pour atteindre un maximum de 21 millions d'unités en 2040. Ce n'est donc pas une monnaie au sens habituel du terme, le bitcoin n'est pas fait pour s'adapter à des besoins économiques. Plus encore que les monnaies classiques, il est créé à partir de rien - la
création monétaire des banques,
elle, a au moins un certain fondement, quoi qu'on en dise...
Le bitcoin sert surtout à privilégier et enrichir les initiateurs et premiers utilisateurs, comme dans un système pyramidal de type
Ponzi.
La différence, c'est qu'il se camoufle derrière des arguments monétaires (ce ne serait pas un investissement mais un moyen de paiement), de modernité (le tout-Internet, jeune et alternatif), d'indépendance (pas de banque d'émission, pas de régulateur, pas de soumission au système fauteur de crise) et de sécurité (un algorithme soi-disant infaillible). Mais tout cela reste très aléatoire, puisque personne ne peut vérifier la véracité des informations fournies par les inventeurs du système. Il n'est pas impossible que ces gens aient pris le large depuis longtemps. Un avoir de 100.000 Ƀ au cours de 860 (le 4.12.2013) ne vaut réellement 86.000.000 € que si l'on vend pour matérialiser son profit.
Une supposition :
De nombreux textes, sur la toile, décrivent le processus technique/informatique qui sous-tend le bitcoin. D'autres analysent le projet sous l'angle macro-économique, ce qui lui confère beaucoup de sériosité. Mais personne ne semble s'intéresser aux détails de la naissance du phénomène.
Il a bien fallu, au départ, que plusieurs personnes s'entendent pour lancer l'affaire, pour l'organiser, la financer, la faire connaître. En contrepartie de leurs frais, probablement modestes, elles se sont dotées, à titre gratuit, d'un stock initial de leur nouvelle monnaie de singe. Si l'on se fie au
graphique de Wikipédia,
la quantité de bitcoins en circulation est passée de 0 en 2009 à 3.000.000 début 2010. On peut donc imaginer, par exemple, dix protagonistes se partageant ces trois millions qu'ils ont eux-mêmes créés ex nihilo, ce qui donne 300.000 Ƀ pour chacun. Des bitcoins qui ne valent encore rien pour l'instant, car personne n'en demande. En échange de ces 300.000 Ƀ, chacun des aventuriers a financé 1/10ème des dépenses de lancement, disons 10.000 € chacun, ce qui donne un cours (théorique) de 0,033333 € pour 1 Ƀ.
Pour que ces 10.000 € investis se transforment, fin 2013, en 258.000.000 € (300.000 Ƀ x 860), soit 25.800 fois plus, il faut faire beaucoup de publicité pour le "produit" et trouver suffisamment de gogos qui vont gonfler démesurément la demande. Le tout sans s'attirer les foudres du système bancaire et des autorités financières, fiscales, judiciaires - ce qui est pratiquement impossible, à moins de disposer de solides appuis dans ces milieux. Il est évident que si Goldman Sachs, la Fed, la NSA, la CIA, etc. ont elles-mêmes lancé le projet, sa réalisation n'en est que plus facile, surtout dans un contexte où la caste politico-médiatique dénonce sans arrêt l'anonymat qui favorise les activités criminelles, le blanchiment et le financement du terrorisme - des domaines, soit dit en passant, où l'Etat lui-même promeut ce qu'il prétend combattre.
Les premiers véritables utilisateurs du bitcoin (en dehors des initiateurs) ont eux aussi réalisé un profit, mais bien entendu moindre que ceux qui leur avaient recommandé la nouvelle monnaie : c'est la règle dans une escroquerie de Ponzi. Ces gens ont à leur tour "recruté" de nouveaux amateurs, sinon le système n'aurait pas fonctionné, ni pour eux, ni pour leurs prédécesseurs. Au bout de quelque temps, "le marché" a pris les choses en mains (avec, comme sur tous les marchés, un petit coup de pouce occasionnel pour manipuler les cours à la hausse ou à la baisse.)
[En décembre 2017, la spéculation fait grimper le cours du bitcoin à 17.000 euros.]
1er juin 2014 :
Selon le Wall Street Journal, la "justice" des Etats-Unis exige de la BNP Paribas le paiement d'une "amende" de dix milliards de dollars (7,5 milliards d'euros) afin de clore "l'enquête" dont fait l'objet la banque française pour infraction aux lois américaines sur l'embargo imposé à certains pays (Cuba, Iran, Soudan, Libye de Kadhafi). Cet embargo ne touchant pas seulement les personnes et les sociétés domiciliées aux USA, mais aussi toutes les autres, où qu'elles se trouvent dans le monde. La planète entière doit se plier toujours et partout aux lois américaines si elle veut qu'on l'autorise à travailler avec les Américains.
La somme que le bras judiciaire des banksters de Wall Street entend extorquer de cette façon, varie pratiquement de jour en jour : en peu de temps, elle est passée de un milliard à trois milliards de dollars, puis à cinq, puis à dix. Et ce n'est probablement pas la somme définitive... En comparaison, le bénéfice net de la BNP Paribas au premier trimestre 2014 s'est élevé à 1,7 milliard d'euros (2,25 milliards de dollars).
Si la banque refuse de se plier au racket, cela signifie la fin de sa présence sur le sol américain où elle emploie 14.000 personnes, et même la fin de tout accès "à distance" au marché américain. Elle risque de ne plus pouvoir effectuer aucune transaction ni aucun paiement en dollars, puisque ceux-ci passent nécessairement par un compte aux Etats-Unis (à moins de faire intervenir chaque fois un prête-nom, ce qui est matériellement impossible).
Etant donné que les dirigeants de la BNP Paribas n'ont pas l'intention de saborder leur banque, ils ne peuvent que se soumettre au diktat en espérant que les autorités politiques françaises interviendront auprès de Washington. Mais bien entendu, ils savent comme tout le monde que, face aux USA, il n'y a plus d'autorités françaises. Dans le domaine financier (et pas seulement là) les Etats-Unis gouvernent directement l'Europe (UE et hors-UE) : affaire SWIFT (voir plus haut
12.4.13),
démantèlement à sens unique du secret bancaire et chantage aux "fonds juifs en déshérence"
(22.1.13),
grand marché transatlantique
(8.7.13), etc...
En plus des dix milliards :
Les autorités US exigent le licenciement d'une dizaine de dirigeants de BNP Paribas.
Par "autorités", il faut entendre le responsable de la réglementation bancaire pour l'Etat de New York, Benjamin Lawsky. Devinez de quelle communauté communautariste cet individu fait partie...
2 juillet 2014 :
Peut-on niquer les banksters sionistes en 2014 ?... En principe, oui, quand on s'appelle Dieudonné.
L'inventeur de la
quenelle
vient en effet d'annoncer qu'il a l'intention de fonder sa propre compagnie d'assurances (ANANASSURANCE) et sa propre banque (LA BANQUE NELLE).
Encore confidentiel pour le moment, ne le répétez surtout pas : la prochaine étape consistera à remplacer l'euro par... le dieudo (symbole : Đ). La nouvelle monnaie sera indexée sur... non, pas sur l'or, ce serait trop facile... elle sera indexée sur la quenelle. Plus les gens en glisseront, et plus le cours du dieudo grimpera. Au départ, pour faire plus "rond", 1 Đ sera égal à 3,14 € - ça pourrait être pis !...
31 juillet 2014 :
Les fonds vautours qui dépècent l'Argentine se jettent sur l'Espagne (Réseau Voltaire)
"Les fonds vautours sont des sociétés qui achètent pour rien des créances insolvables et tentent de les faire rembourser par la force. Le milliardaire Paul Singer s'en est fait une spécialité. Il tente aujourd’hui de consolider sa fortune au détriment du peuple argentin et tourne son appétit vers l'Espagne... Le sioniste Paul Singer est le principal donateur du Parti républicain états-unien. Il s’est particulièrement engagé dans le soutien du militarisme et des 'gays'..." [A notre époque, sionisme et pédérastie sont les deux "valeurs" de base de la société - voir le cas du prédateur
Lloyd Blankfein,
pédé-gé juif de Goldman Sachs.]
En Argentine, c'est une crise financière vieille de 14 ans qui a été relancée artificiellement par un tribunal américain favorable aux fonds vautours. Le gouvernement argentin, aussi peu souverain que n'importe quel gouvernement d'Europe, ne refusera certainement pas de payer et conduira le pays à la faillite -
détails.
En Espagne, Elliott Management (le hedge fonds de Singer) et quelques autres fonds vautours similaires, sont en train de racheter pour une bouchée de pain les créances toxiques de Bankia et Banco Santander, et vont se les faire "rembourser" au prix fort avec l'argent des contribuables européens.
4 août 2014 :
La banque portugaise BES (Banco Espírito Santo), la deuxième du pays, est sauvée de la faillite grâce à une injection de 4,9 milliards d'euros de fonds publics, le Saint-Esprit ayant préféré ne pas intervenir dans cette affaire (on le comprend).
Les origines de la banque remontent à 1869. Elle doit son nom à José Maria do Espírito Santo, propriétaire d'un bureau de change. La famille E.S. est (ou était) actionnaire majoritaire du groupe par le truchement de diverses holdings et sociétés écrans basées au Luxembourg et dans d'autres paradis fiscaux - une architecture financière impénétrable destinée à faciliter les magouilles à l'origine de l'effondrement. De cette manière, on ne saura jamais où sont passés les milliards perdus. Il est plus que probable que les profiteurs du scandale ne sont pas tous aussi catholiques que le suggère le nom.
Avec un sens de l'humour assez rare au Portugal, la ministre des Finances de Lisbonne déclare que
les responsables de la débâcle de BES seront sévèrement punis.
1er janvier 2015 :
La Lituanie devient le 19ème pays membre de la zone euro.
22 janvier 2015 :
La BCE, banque centrale de la zone euro (indépendante des gouvernements européens mais pas des prédateurs de Wall Street) annonce par la bouche de son patron Mario Draghi, "ancien" vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs, qu'elle va lancer un programme de "quantitative easing" ou "QE" (allègement ou assouplissement quantitatif) à la manière de la Fed américaine - voir
page précédente - Interventions de la Fed.
Il est question d'insufler "aux marchés" (qui n'en ont nul besoin, si ce n'est dans le but de générer de nouvelles bulles spéculatives) une somme de 60 milliards d'euros par mois jusqu'en septembre 2016 (pour commencer). Cet argent nouvellement créé servira à acheter aux banques les actifs douteux qu'elles détiennent à présent - ou qu'elles s'empresseront d'acquérir ou d'émettre prochainement comme les y incite ce programme.
Le prétexte invoqué est le risque de déflation... qui n'existe en fait que dans l'imagination des bidouilleurs de statistiques - voir plus haut
4 septembre 2012.
Si l'on excepte la baisse des salaires réels et des taux d'intérêts offerts aux épargants, la seule déflation notable à l'heure actuelle consiste en une baisse du prix du pétrole, d'ailleurs mal répercutée sur le prix de l'essence. Tout le reste augmente insidieusement. Le véritable risque n'est pas la déflation mais au contraire l'inflation que le "QE" de la BCE va stimuler, tandis que parallèlement la monnaie européenne est en train de s'effondrer. Alors qu'il n'y a pas si longtemps, stabilité monétaire et absence d'inflation étaient considérées comme les objectifs à atteindre, en 2015 les banksters internationaux y voient une "menace". On s'enfonce chaque jour un peu plus dans un monde orwellien...
Le QE de la BCE
(Jacques Sapir)
Comment la BCE détruit l'économie réelle et accroît les inégalités
(Egalité & Réconciliation)
25 janvier 2015 :
En Grèce, le parti Syrisa remporte les
élections législatives
avec 36,3 % des voix, mais grâce au bonus offert au vainqueur, il recueille 149 sièges sur 300 et forme une coalition gouvernementale avec les Grecs indépendants (4,75 % - 13 sièges), ce qui lui assure la majorité absolue.
A titre de comparaison, voir plus haut les résultats précédents du
6 mai 2012
et du
18 juin 2012.
Alexis Tsipras (le Mélenchon grec) a promis monts et merveilles à ses électeurs... tout en "rassurant" les eurocrates. Il n'a nullement l'intention de quitter la zone euro ni de remettre en cause le boulet de la dette publique imposée à son pays par la finance internationale. Au contraire, il s'est mis
d'accord avec la BCE pour sauver l'euro et poursuivre les "réformes".
Au passage, il espère profiter des largesses de Mario Draghi dans le cadre de la nouvelle politique de "QE" (voir quelques lignes plus haut - 22 janvier 2015).
Il est évident que cette "victoire" électorale de "l'extrême gauche" grecque est voulue et arrangée par le système. Si Tsipras était véritablement souverainiste, on ne l'aurait certainement pas laissé monter en flèche de cette manière-là - voir le score des vrais souverainistes comme le KKE communiste (5,5 %) ou le parti de droite Aube Dorée (6,3 %).
Gageons que les Grecs ne vont pas tarder à déchanter...
26 janvier 2015 :
Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre promu par l'oligarchie pour maintenir la domination euro-atlantiste sur la Grèce
(sur le site de François Asselineau) :
"Cette victoire ne peut surprendre que ceux qui n'avaient pas remarqué l'écrasante promotion médiatique - en Grèce et à l'étranger - que tous les grands médias euro-atlantistes ont généreusement accordée, depuis des mois, à cette gauche prétendument 'radicale' et 'anti-austérité'... La nomination de M. Tsipras à la tête du gouvernement d'Athènes a de quoi faire pleurer de rire les organisateurs de cette manipulation, qui sont encore parvenus, par le matraquage médiatique, à faire prendre aux électeurs grecs des vessies pour des lanternes..."
"M. Tsipras a donné tous les gages nécessaires à l'oligarchie euro-atlantiste pour l'assurer du caractère totalement inoffensif de ses slogans..."
De quoi Syriza est-il le nom ?
(sur le site Egalité et Réconciliation) :
"On attendait une diabolisation de Syriza, cette coalition de la 'gauche radicale' aux déclarations tapageuses contre l'austérité imposée à la Grèce par la troïka UE-FMI-BCE. Or depuis hier au soir, toute la classe politico-médiatique française s'adonne à un bien étrange concert de louanges. Une unanimité qui donne cette impression que l'on pourrait résumer en un slogan : « Syriza est Charlie »... Plusieurs questions s'imposent : quel est réellement le programme de son leader, Alexis Tsipras ? Qui paiera l'addition de ces promesses onéreuses ?..."
"Syriza a multiplié les signes d'allégeance à l'égard des milieux financiers et veut la mise au pas de la société traditionnelle : dès 2008, le parti a milité en faveur du mariage homosexuel..."
5 juillet 2015 :
Après six mois de cirque médiatique quotidien, l'affaire grecque atteint son apogée provisoire avec l'organisation par Tsipras d'un référendum sur l'acceptation ou le refus du diktat européen. C'est en principe une bonne chose, d'autant plus que 61,3 % des citoyens rejettent l'austérité drastique imposée par Francfort et Bruxelles.
Malheureusement, vu que Syriza n'a jamais eu l'intention de quitter la zone euro et encore moins l'UE, le refus populaire ne débouche sur rien. Au contraire, maintenant que les Grecs ont exprimé leur colère, le clown démagogue d'Athènes a bien l'intention de capituler face à la mafia européenne, c'est-à-dire de faire passer ce à quoi les électeurs grecs ont dit non.
Mais tout cela fait partie du scénario, comme le montre François Asselineau dans cet article :
Après le 'NON', un accord avec les créanciers euro-atlantistes est imminent :
"Tous ces événements ont été soigneusement planifiés à l'avance et obéissent à une chorégraphie politicienne minutieuse et roublarde..."
"Au cours des derniers jours, certains commentateurs français - naïfs ou complices - avaient qualifié Tsipras de « nouveau de Gaulle ». Ils avaient tout bonnement oublié que de Gaulle n'avait pas organisé un référendum en 1940 pour demander aux Français s'ils souhaitaient rester dans la « Nouvelle Europe hitlérienne » aux conditions posées par Hitler ou s'ils préféraient... rester dans la « Nouvelle Europe hitlérienne » en renégociant ces conditions !...
Loin d'être un « nouveau de Gaulle », Tsipras apparaît surtout comme un « nouveau Mélenchon »..."
"Tout comme Mélenchon avait appelé à voter pour François Hollande le 22 avril 2012 dès 20 h 38, le soir du premier tour de l'élection présidentielle, sans rien demander en échange de ce désistement, Tsipras s'apprête à passer par pertes et profits son résultat électoral afin de ne pas bouleverser la « belle idée européenne »..."
17 juillet 2015 :
A Athènes, ce que était prévu arrive, et même plus rapidement qu'on ne l'aurait cru. Tsipras accepte toutes les conditions imposées par la zone euro : augmentation sensible de la TVA, en particulier dans les îles défavorisées par leur éloignement du continent, baisse des retraites et suppression des départs anticipés, confiscation d'une bonne partie du patrimoine public aux fins de privatisation. Mais comme les étrangers ont soi-disant "peur d'investir en Grèce", tout sera bradé comme on l'avait fait en Allemagne après l'annexion de la RDA.
Pour faire passer ces "réformes", le parti au pouvoir doit s'appuyer sur la droite et les "socialistes", ce qui n'est pas difficile puisqu'ils font tous la même politique. Au sein de Syrisa, 38 députés seulement (sur 149) restent fidèles au programme pour lequel ils ont été élus et respectent le "non" des électeurs au référendum. Naturellement, Tsipras les fait exclure du parti et du gouvernement.
Tout cela dans l'espoir d'une nouvelle "aide" européenne... qui servira à rembourser le crédit précédent. La Grèce ne verra pas un centime de cet argent qui ne quittera pas la comptabilité interne de la BCE. Laquelle BCE a justement "gagné" quatre milliards d'euros l'an passé en spéculant sur les obligations de la dette grecque.
Décembre 2015 - Comment les USA utilisent leur législation pour piller l'Europe asservie
Depuis deux ou trois mois, on parle beaucoup de la
tricherie Volkswagen
mise en place par le constructeur allemand pour donner l'impression que ses véhicules respectent les normes américaines. Révélée par l'Agence US pour l'environnement, cette "ruse" électronique de VW va lui coûter plusieurs milliards de dollars d'amende. La presse parle de 18 milliards.
Pour les médias, tout le scandale réside dans la tricherie, alors que depuis des années voire des décennies, les journalistes, soudoyés ou pas par l'industrie automobile, se sont toujours contentés de recopier les communiqués des constructeurs (Volkswagen et les autres) en faisant semblant de ne pas remarquer l'arnaque systématique en matière d'émissions nocives (oublions le
mythe du CO2
soi-disant réchauffeur) et de consommation (moins de 4 litres aux 100 kilomètres, c'est de la foutaise). Donc, de ce côté-là, il n'y aucune raison de montrer VW du doigt.
Le vrai scandale, sur lequel les médias ferment les yeux, c'est l'amende de plusieurs milliards que les USA infligent à un concurrent qu'ils veulent éliminer, et ce en vertu de leurs lois qu'ils considèrent comme valables dans le monde entier. En fait, il ne s'agit pas d'une amende mais d'un pillage économique et financier. L'autre aspect du scandale, c'est que les entreprises étrangères visées, et plus encore les Etats dont elles dépendent, acceptent sans broncher cette "punition".
Voir également plus haut
(1er juin 2014) une variante de la même méthode, utilisée contre les banques européennes.
Pour mémoire, une autre arnaque du même goût mais plus ancienne, exécutée au détriment des banques suisses sans recours direct à la législation américaine :
Banquiers et voleurs
par Israël Shamir.
Dans cette
vidéo
de 80 minutes où il parle de la "ville intelligente", Claude Rochet, universitaire et administrateur civil, fait aussi des révélations intéressantes sur la façon de procéder des pillards américains (voir à partir de 55:00) :
Les Américains ont une législation anticorruption extraterritoriale qui frappe souvent l'Europe, mais pas seulement. Le critère d'éligibilité à cette loi, c'est Internet.
Exemple 1 : une entreprise hongroise qui répondait à un appel d'offres en Macédoine a dû verser des pots-de-vin comme l'exige la tradition locale. Mais elle a eu l'imprudence de laisser des traces sur GMail. Partant du fait que le courriel en question était passé par un serveur aux Etats-Unis, un juge américain a décidé que les Hongrois étaient passibles de plusieurs millions de dollars d'amende. Et pourtant aucune entreprise américaine n'était en jeu. Exemple 2 : en Indonésie, une entreprise locale qui voulait faire avancer son dossier auprès d'une administration indonésienne lui a téléphoné à l'aide d'un appareil muni d'une puce américaine. Pareil : conversation interceptée par la NSA et condamnation en vertu de la loi américaine. Exemple 3 en rapport avec la reprise d'Alstom par General Electric (GE) : une entreprise du groupe basée à Grenoble et qui gère tous les flux de données avec les satellites français, est maintenant obligée de se conformer aux normes américaines et doit demander l'autorisation du Pentagone pour la moindre modification. La question de vendre du matériel de guerre à la Russie ne se pose même plus, puisque chaque fois que les Russes veulent une mise à jour du logiciel Alstom, il leur faut demander la permission au Pentagone. Exemple 4 : une entreprise suédoise qui voulait conclure une affaire avec un partenaire de Russie, s'est vu reprocher sa "complicité" dans une affaire de bakchich entre ce partenaire russe et l'Ouzbékistan. Le critère, pour la loi américaine, ce n'est pas d'être soi-même coupable mais d'être "au courant" de ce que fait l'autre, même sans qu'aucun intérêt américain ne soit lésé. Exemple 5 : un cadre supérieur d'Alstom, ami de Claude Rochet, a fait quatorze mois de prison à New York en quartier de haute sécurité, sans motif valable, uniquement pour obliger les dirigeants du groupe à céder face à GE. Il a dû plaider coupable et risque une condamnation à dix ans de prison. [En d'autres lieux, cela s'appelle une demande de rançon.]
On a là un système de domination auquel il est impossible d'échapper car toutes les communications électroniques sont interceptées. Il faudrait développer un système de communication indépendant... ou un autre système politique. Les Américains ont voulu faire le coup aux Chinois. Ils ont exigé que les sociétés chinoises cotées en bourse à New York produisent des informations très détaillées sur leur comptabilité interne [allant beaucoup plus loin que ce que l'on peut lire dans un rapport annuel]. Pékin a répliqué par une loi assimilant la comptabilité interne des entreprises chinoises à un secret d'Etat dont la divulgation est passible de la peine de mort. A la suite de quoi, la presse américaine a reproché à la Chine d'imposer ses lois aux USA !... L'Angleterre aussi a pris quelques mesures pour limiter un peu la domination et l'arrogance des Américains. La France, elle, accepte tout...
Le problème, c'est qu'on se laisse faire totalement. A la tête des entreprises, on nomme des atlantistes qui donnent tout aux Américains. Les règles de "compliance" (conformité) sont mises en place et surveillées par des avocats américains pour qui la confidentialité n'existe pas. Ce que vous dévoilez à l'avocat américain qu'on a imposé à votre entreprise est automatiquement transmis aux autorités US.
Le ministère américain de la Justice a jusqu'à présent encaissé 150 milliards de dollars d'amendes. Avec une partie de cet argent, il finance tout un appareil qui lui permet d'espionner et d'encaisser toujours plus. Les prochains groupes français qui vont être victimes de ce système sont Sanofi, Dassaut, Zodiac Aerospace...
Tout cela est à considérer dans la perspective du "grand marché transatlantique" (TAFTA ou TTIP) que l'on nous prépare dans le plus grand secret (voir plus haut
8 juillet 2013).
Voir également :
Extra-territorialité du droit américain
par Richard Labévière (article du 8 août 2016).
15 février 2016 :
Le TAFTA ? Comme une odeur de totalitarisme, selon une députée allemande. Non seulement les parlementaires européens n'ont pas le droit de négocier ce traité avec les Etats-Unis ; ils ne sont pas non plus autorisés à prendre sérieusement connaissance du texte qu'on veut leur imposer :
"La permission a été accordée à quelques députés allemands d'accéder, sous certaines contraintes, au texte de l'accord...
Les parlementaires doivent s'enregistrer avant de pouvoir accéder à la salle de lecture et ne peuvent y rester que deux heures maximum pour voir les documents. Les téléphones cellulaires et tout autre dispositif électronique doivent être déposés au préalable dans un coffret sécurisé. Les documents du TAFTA sont accessibles seulement sur un ordinateur non connecté à Internet. Les parlementaires peuvent prendre des notes, mais il leur est interdit de recopier des extraits du texte [rédigé en anglais] et ils ne peuvent pas partager quelque détail de l'accord que ce soit, ni en public ni au Parlement..."
Les Etats-Unis testent le pouvoir du TTIP
par Eberhard Hamer (Réseau Voltaire) :
"La prise du pouvoir économique et juridique en Europe à l'aide du TTIP est accompagnée d'attaques contre des bastions économiques, avant tout allemands, qui ne sont pas encore gérés par les Etats-Uniens. Actuellement, c'est le tour de VW..."
Au passage, on apprend pourquoi l'action VW, il y a quelques années, avait vu son cours multiplié par cinq en deux mois avant de retomber
(voir
page précédente - 28 octobre 2008).
"General Motors avait essayé d'acquérir le 'gros morceau VW' à l'aide de crédits illimités de la Fed". Mais l'opération avait échoué.
On attaque Volkswagen pour une autre raison également : l'Etat (ou plutôt le Land de Basse-Saxe où se trouve le siège central) détient une minorité de contrôle dans l'entreprise, ce qui lui permet de faire bénéficier le personnel d'une protection sociale et salariale au-dessus de la moyenne, héritée des années 1960-70-80 (le "modèle VW") - un "scandale" majeur pour le patronat et les requins d'outre-Atlantique.
2 mars 2016 :
Fin du cash ?...
par Emmanuel Malmendier :
"On parle de plus en plus de la suppression du cash ; seule la monnaie scripturale bancaire existerait et les paiements ne pourraient plus être effectués que par carte ou par application sur votre téléphone portable... L'instauration d'une société sans espèces nous soumet au monopole du lobby bancaire... En cas de crise financière et bancaire, la seule défense que nous ayons en tant que citoyen ordinaire consiste à retirer notre argent. Dans une société sans espèces, cela deviendra impossible. L'instauration d'une société sans espèces institue un droit de regard de l'Etat sur tous les achats et ventes que nous effectuons (heures et lieux compris), ce que les dispositions permettent. L'instauration d'une société sans espèces rend possible la mise au ban de la société d'un individu de façon instantanée. Sans aucune procédure légale, avec seulement l'intervention d'un 'fonctionnaire habilité' ou même par une erreur technique, nos comptes peuvent être bloqués et nous ne pouvons plus effectuer aucun achat d'aucune autre façon."
"L'instauration d'une société sans espèces rend les déposants prisonniers de leur banque, sachant que les nouvelles dispositions européennes prévoient que nous autres déposants serons désormais sollicités en cas de faillite de notre banque (bail-in). L'instauration d'une société sans espèces rend possible une taxation arbitraire de nos dépôts bancaires en cas de nouvelle crise, comme l'a vivement recommandé madame Lagarde, présidente du FMI."
"L'instauration d'une société sans espèces rend possible l'application de taux négatifs comme cela est déjà en vigueur dans certains pays. Ce n'est qu'un impôt de plus prélevé sur nos comptes bancaires ; un impôt levé arbitrairement - sans avoir été débattu ni voté - pour subventionner les banques toujours 'trop grosses pour faire faillite'. La société sans espèces rend possible l'arbitraire et la prédation..."
Naturellement, cette offensive en vue de la suppression du cash (en commençant par les plus gros billets) est "justifiée" par la "lutte antiterroriste" et par le "sauvetage de l'économie" -
voir cet article
toujours actuel de juin 2014.
Les taux négatifs sont une réalité :
Un monde où l'on paie pour prêter de l'argent
(article du 1er décembre 2015).
Des banques allemandes se rebellent contre la politique de la BCE :
l'Association des caisses d'épargne bavaroises demande à ses membres de stocker des espèces dans leurs coffres au lieu de payer pour les déposer auprès de la banque centrale.
5 avril 2016 :
Scandale bidon des Panama Papers organisé et financé par George Soros - voir les
détails.
23 juin 2016 - Référendum sur le Brexit :
En dépit d'une intense propagande médiatique en faveur du maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, les Britanniques choisissent d'en sortir (par 52 % contre 48 % - taux de participation 72 %).
Historique ! Le Royaume-Uni choisit la liberté et sonne la début de l'effondrement de la construction européenne
par François Asselineau
SPÉCIAL BREXIT - Les tabous volent en éclat - L'analyse détaillée de François Asselineau
(vidéo 1:18 h)
Seul contre tous (ou presque) :
Nigel Farage speaks to the European Parliament - Full Speech
(vidéo 6:52 mn)
A l'inverse du corps électoral, les états-majors de tous les partis siégeant au Parlement de Westminster veulent le maintien dans l'UE. La seule exception est constituée par l'UKIP (United Kingdom Independence Party) de Nigel Farage, à qui le système électoral profondément antidémocratique (majoritaire à un tour) n'accorde qu'un seul et unique siège sur 650 pour 12,6 % des suffrages (si les élections étaient démocratiques, UKIP aurait 82 députés). Il est donc plus que probable que les partisans de la dictature bruxelloise vont à présent tout faire pour saboter la volonté des urnes. Que le conservateur David Cameron reste Premier ministre ou qu'il soit remplacé par son concurrent "de goche" Jeremy Corbyn (pro-européen, pro-immigration illimitée, pro-sioniste), c'est un gouvernement anti-Brexit qui se chargera de "négocier" le retrait - c'est-à-dire de l'empêcher.
Malgré l'optimisme affiché par François Asselineau, il y a peu de chances que le vote britannique du 23 juin soit respecté. Les précédents sont là pour le prouver :
4 juillet 2016 :
Dix jours après le référendum britannique sur le Brexit (voir un peu plus haut
23 juin 2016),
toujours pas le moindre signe d'une notification de retrait de l'UE de la part du gouvernement de Londres. Sans cette démarche, à effectuer en vertu de
l'article 50 du traité européen,
rien ne se passera ; il ne sera même pas nécessaire de négocier quoi que ce soit.
Les européistes en profitent pour réclamer une plus grande intégration et une accélération de la mise en place d'un gouvernement central (non-élu).
10 août 2016 - Exit le Brexit ? A en juger par l'inactivité qui paralyse la caste politique anglaise depuis un mois et demi (le seul changement visible est le nouveau gouvernement de Theresa May, pas très différent du précédent), le Brexit mort-né est appelé à le rester.
Extra-territorialité du droit américain
par Richard Labévière.
(A ce sujet, voir également plus haut
décembre 2015.)
30 septembre 2016 :
Le plus grand braquage de l'histoire de l'humanité
par Mike Whitney.
Ou pourquoi la Fed - et la BCE - injectent des milliers de milliards d'argent gratuit dans les circuits financiers au lieu d'en faire profiter l'économie réelle....
3 novembre 2016 - Exit le Brexit ? (2)
La Haute Cour de Justice de Londres (Her Majesty's High Court of Justice), saisie par les adversaires du Brexit, décide qu'avant de faire jouer l'article 50 du traité européen (voir un peu plus haut : 4.7.16), le gouvernement britannique devra faire voter le Parlement - lequel est majoritairement opposé à la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne (du moins il l'était en juin). Le 24 janvier 2017, la Cour Suprême du Royaume-Uni confirme cette décision.
Le Brexit et la leçon politique pour Theresa May
par John Laughland : "Les ennemis du Brexit ont concocté un concept, celui du 'soft Brexit', que maintenant ils mettent en avant pour sauver les meubles. Mais quels meubles ! Le 'soft Brexit', c'est la sortie de l'UE mais le maintien dans le marché unique, à la différence du 'hard Brexit' qui est la rupture totale avec Bruxelles... Le 'marché unique' n'est pas un marché. C'est une zone de juridiction et de règlementation. 'Adhérer' au marché unique, pour reprendre le vocabulaire trompeur de ses partisans, c'est en fait se soumettre à un régime juridique. Ce n'est pas vendre ou acheter des biens ou des services aux continentaux. Comme le marché unique constitue de loin la majeure partie du droit européen, rester dans le régime juridique et réglementaire que l'on appelle 'le marché unique', c'est en fait ne pas quitter l'UE du tout..."
L'hypocrisie de Theresa May et de Boris Johnson :
Johnson est le nouveau ministre des Affaires étrangères. Comme Theresa May, il était pour le maintien dans l'UE. A présent ils sont tous les deux "contre".
Le 8 février 2017, par 494 voix contre 122, la Chambre des Communes approuve le déclenchement du Brexit en vertu de l'article 50. Avant le référendum, ils étaient 159 pour le Brexit et 480 contre. Après un aller et retour entre les deux chambres (les Lords souhaitaient un amendement), le texte est définitivement adopté et la procédure de "divorce" démarre officiellement le 29 mars, soit neuf mois après le référendum. Elle est supposée durer deux ans.
Les européistes ont font connaître leur intention de "punir" Londres : ils réclament 50 ou 60 milliards d'euros de "dédommagement". C'est aussi une façon de décourager de futurs candidats à la sortie. L'idéal pour la dictature de Bruxelles serait en outre de conclure avec le Royaume-Uni un accord de remplacement qui "sauverait les meubles" (voir quelques lignes plus haut).
Juin-juillet 2018 - Exit le Brexit ? (3)
26.6.18 - Un événement historique
selon François Asselineau :
"Le Brexit devient définitif avec la promulgation, par la reine Elizabeth II, de la loi de retrait du Royaume-Uni de l’UE...
Concrètement, cette loi confirme que la date officielle de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sera le 29 mars 2019, à 23 h 00 GMT, soit minuit à Bruxelles ; met fin, à partir de cette date et de cette heure précises, à la suprématie du droit européen sur le droit national britannique ; conserve dans le droit britannique les lois communautaires que Londres souhaite garder."
Le problème, c'est tout ce qui n'est pas précisé dans la loi.
■ Quelles lois communautaires le Royaume-Uni va-t-il garder et pourquoi, tout d'abord, faudrait-il qu'il garde quoi que ce soit ? Les négociations menées jusqu'à présent avec Bruxelles (par des représentants britanniques qui n'ont jamais véritablement approuvé le Brexit) semblent indiquer que tout restera comme avant. Londres gardera la plupart des lois et règlements communautaires tout en étant juridiquement en dehors de l'UE. Ils appellent cela un "accord de libre-échange". C'est le "soft Brexit" (soft et pervers) dont parlait John Laughland en novembre 2016 (voir quelques lignes plus haut).
■ L'immigration en provenance de l'UE, y compris celle en bandes organisées depuis certains pays du sud-est, continuera-t-elle librement ?
■ Que deviendra la frontière entre la République d'Irlande (UE) et l'Irlande du Nord (Royaume-Uni) ? Le plus simple serait évidemment de laisser l'Irlande se réunifier, mais il ne faut pas y compter.
■ Londres paiera-t-il les 50 ou 60 milliards (ou plus) réclamés par les racketteurs de Bruxelles ? (voir un peu plus haut)
■ Que se passera-t-il si aucun accord n'est conclu avant le 29.3.19 ?
■ Fera-t-on revoter les Britanniques comme le veulent les partisans de l'UE et leurs soutiens étrangers (Soros et autres) ?
Janvier-mai 2019 - Exit le Brexit ? (4)
Le Parlement britannique rejette un "deal" négocié par Theresa May avec Bruxelles. Le contenu de cet "accord" est exécrable, pire encore que la version "soft" mentionnée un peu plus haut. Si ce texte avait été adopté, le gouvernement de Londres, tout en quittant l'Union, serait resté enchaîné éternellement à celle-ci, avec pour seul "droit" celui de payer des dizaines et des dizaines de milliards.
Le vote (202 voix "pour", 432 "contre") ne renseigne pas vraiment sur la position des députés face au Brexit. Les 202 "pour" sont partisans d'un faux Brexit, à moins qu'ils ne se soient pliés à la discipline de leur parti (conservateur). Les 432 "contre" se répartissent entre trois groupes : 1) les partisans d'une authentique sortie de l'UE qui trouvent que le "deal" est une honte ; 2) les adversaires du Brexit qui espèrent que la crise ainsi provoquée aboutira à un nouveau référendum (qu'ils gagneront) ; 3) les travaillistes qui ne désapprouvent le "deal" que parce qu'il a été négocié par Theresa May. Combien appartiennent à chacune de ces catégories reste un mystère. La seule chose dont on peut être certain, c'est que la plupart des députés sont pro-européens. Ils ne représentent pas la volonté des électeurs.
Deux ans et demi après le référendum de 2016, il est évident qu'il ne fallait pas confier la mise en application du Brexit à des gens qui n'en veulent pas. Mais existait-il une alternative dans le cadre de ce système ?...
Avril 2019 : après trois autres mois de débats inutiles, tant au sein du Parlement britannique qu'entre Londres et Bruxelles, l'événement historique du 29 mars (voir
un peu plus haut)
est repoussé au 12 avril puis au 31 octobre 2019. Theresa May tient bon et ne songe pas à démissionner, même si elle montre parfois des signes de fatigue... qui n'ont rien à voir avec le Brexit.
Le 24 mai 2019, Theresa May, en larmes, annonce sa démission à compter du 7 juin. Le faux brexitaire Boris Johnson devrait lui succéder. Ceux qui trouvent que Donald Trump est excentrique vont être servis :
Comme ils ne sont toujours pas sortis de l'UE trois ans après le référendum, les Britanniques ont dû participer aux élections européennes (le 23 mai, trois jours avant tout le monde). Au vu des résultats, rendus publics le 27 mai mais connus dès le 23 au soir, on comprend pourquoi la mère Theresa a fini par jeter l'éponge. Son parti (les conservateurs = Con dans le tableau ci-dessous) obtient le plus mauvais score de toute son histoire (9,1 %). Même chose pour les travaillistes (Labour - Lab) avec 14,1 %. Le Brexit Party, fondé par Nigel Farage quelques semaines plus tôt, recueille d'emblée 31,6 % des votes. UKIP, l'ancienne formation de Farage obtient 3,3 %. Au total donc, pour les partisans d'un Brexit sans conditions, 35 % des voix.
Ce qui ne signifie pas, bien sûr, que tous les autres partis (en tout 65 %) soient contre le Brexit. Mais les choses étant ce qu'elles sont, les gens votent encore plus ou moins en fonction du schéma dépassé gauche-droite. La distinction souverainistes-globalistes ne s'est pas encore généralisée. Pour que le Brexit s'impose, il faudrait que Farage reproduise son succès des européennes lors des prochaines législatives.* Compte tenu du système électoral britannique (majoritaire à un tour), la chose est théoriquement possible. Le Brexit Party est en tête dans 9 des 12 régions du royaume, c'est-à-dire partout sauf en Ecosse, en Irlande du Nord et à Londres - voir les
résultats complets.
* Etant donné que les prochaines législatives régulières ne sont que pour 2022, il faudrait d'abord - d'une manière ou d'une autre - provoquer la tenue d'élections anticipées.
A ceux qui estiment ridicule qu'un parti anti-UE participe à des élections européennes, les partisans de Farage répondent qu'ils veulent saper de l'intérieur ce parlement contre nature et qu'ils le quitteront de toute façon dès que le Brexit aura été réalisé. Reste à savoir si la mafia globaliste le permettra - on peut en douter...
Entre parenthèses :
En France, l'UPR de François Asselineau a recueilli 1,17 % des suffrages (il fallait au moins 3 % pour remporter un siège).
En Allemagne, un parti bidon qui s'intitule Die Partei (Le Parti), a obtenu deux fois plus (2,4 %) avec le slogan : "N'importe quoi - pour l'Europe c'est suffisant."
Juillet-octobre 2019 - Exit le Brexit ? (5)
Le 24 juillet, comme prévu et après deux mois de paralysie inutile, Boris Johnson (BoJo - voir un peu plus haut) devient à la fois chef du parti conservateur (9 % aux européennes) et Premier ministre britannique. François Asselineau est euphorique (comme en
juin 2018 - voir plus haut) :
Un 18 août 2019 historique
(François Asselineau) :
"Le Secrétaire d’Etat britannique au Brexit vient de signer l’ordonnance de suppression de « l’Acte de Bruxelles » qui datait de 1972, ce qui met ainsi fin à toute loi européenne au Royaume-Uni." Parfait, sauf que : "L’abrogation de la loi de 1972... entrera en vigueur lorsque la Grande-Bretagne quittera officiellement l’UE le 31 octobre." Autrement dit, le Brexit aura lieu lorsque le Brexit aura lieu - ou plutôt si le Brexit a lieu... Sans vouloir jouer les doubters-doomsters-gloomsters, voilà qui fait énormément avancer le schmilblick...
Heureusement que BoJo est un
homme politique sérieux
mais ça on le savait déjà (voir
un peu plus haut).
Pour le cas où tout le monde ne serait pas convaincu, le Premier ministre britannique fait la tournée des capitales européennes (les plus importantes seulement) pour demander à ses homologues d'accepter un compromis.
Evidemment, si le Royaume-Uni était un Etat souverain, il quitterait immédiatement l'UE sans attendre le 31 octobre et sans solliciter la permission de quiconque (les électeurs ont déjà donné leur autorisation). Les négociations avec les autres Etats auraient lieu après le Brexit. Hélas, on est très loin de tout cela...
En attendant, à Paris, BoJo ne met pas les pieds dans le plat, non, il met les pieds sur la table. Et Macrotte a l'air de trouver ça amusant.
Au passage, Boris essaie de raconter aux gardes républicains sa nouvelle blague sur le Brexit : c'est l'histoire d'un mec qui est tellement moche que les gens l'appellent BoJoLaid, et à part Jean-Clown Juncker qui trouve ce nom très poétique... Mais Macrotte ne le laisse pas finir. Dommage... On en saura peut-être plus le 31 octobre...
28 août 2019 :
Pour empêcher les parlementaires britanniques de torpiller encore et encore le Brexit, Boris Johnson décide de reporter au 14 octobre la rentrée parlementaire
(François Asselineau). Pour cela, il retourne voir la Reine afin qu'elle avalise cette mesure :
Exit le Brexit ? (6)
Le 31 octobre 2019, le Royaume-Uni n'est toujours pas sorti de l'UE. Nouvelle date magique : le 31 janvier 2020. Après d'interminables péripéties parlementaires, le Premier ministre a présenté un projet d'accord de sortie, approuvé par Bruxelles mais pas par le Parlement de Londres, et qui s'avère aussi mauvais que le "deal" de Theresa May de janvier 2019
(voir plus haut).
BoJo et ses adversaires se sont néanmoins mis d'accord pour organiser des élections anticipées le 12 décembre 2019. Si tout se passe bien, c'est-à-dire si le Brexit Party de Nigel Farage obtient d'aussi bon résultats qu'aux européennes
(plus haut),
le Brexit pourrait enfin voir le jour. Mais les conservateurs (partisans d'une sortie de l'UE à la fois fausse et chère) et le Brexit Party (sortie inconditionnelle) vont se faire concurrence. Compte tenu du système électoral (scrutin majoritaire à un seul tour), cela risque de profiter aux partis franchement anti-Brexit (travaillistes et libéraux-démocrates).
12 décembre 2019 : non seulement le Brexit Party n'a pas obtenu d'aussi bons résultats aux élections législatives qu'aux européennes ; Nigel Farage a sabordé ce parti, seul garant d'une authentique sortie de l'UE, en ne présentant aucun candidat susceptible de gêner BoJo. Résultat : aucun siège pour le Brexit Party. Comment expliquer ce comportement aberrant de Farage : lâcheté ou l'acheté ?...
Les travaillistes (Labour) sont laminés, n'obtenant que 203 sièges sur 650, leur plus mauvais score depuis 1945. Ils voulaient organiser un second référendum dans le but d'effacer celui de juin 2016 ; apparemment, leurs électeurs n'ont pas apprécié.
Les conservateurs quant à eux ont une confortable majorité absolue (365 sièges) et vont en principe pouvoir approuver au Parlement le projet d'accord de sortie déjà accepté par Bruxelles (voir quelques lignes plus haut 31.10.19). Mais rien n'est vraiment sûr, car on évoque déjà de nouvelles négociations qui pourraient durer jusqu'en 2021 ou 2022 ou 2030.
20 décembre 2019 : la Chambre des Communes approuve
l'accord de sortie
qui doit encore être confirmé par les Lords Spirituels et Temporels et promulgué par Sa Très Excellente Majesté.
Brexit (7) : tout ça pour ça...
Si tout se déroule comme prévu, il ne sera plus obligatoire, après le 31 janvier 2020, d'exhiber le drapeau de l'UE à côté de celui du Royaume-Uni. Mais l'indépendance de Londres vis-à-vis de Bruxelles n'ira pas plus loin. Tout le reste sera préservé pendant une période de transition s'étendant jusqu'au 31 décembre 2020, date susceptible d'être repoussée aussi souvent et aussi loin que l'UE le jugera utile. Et rien que pour comprendre en détail le texte de l'accord de sortie, même quand on est avocat ou notaire, il faut déjà au moins trois ans...
En attendant, le Royaume-Uni restera soumis aux lois européennes, il continuera de faire partie du marché unique et de l'union douanière. Mais tandis que les accords commerciaux existants garderont leur validité, Londres ne sera plus représenté dans les institutions communautaires. Ce qui signifie notamment que les Britanniques n'auront plus le droit de vote en cas de modification à leur détriment des lois de l'UE d'ici au 31 décembre 2020 (ou plus tard si cette date est repoussée). En cas de litige, ils devront se soumettre aux décisions des tribunaux européens. Et bien entendu, ils auront à verser des dizaines et des dizaines de milliards dans les caisses bruxelloises.
31 janvier 2020 : le Royaume-Uni sort de l'UE... et tout reste comme avant.
24 décembre 2020 - pour tous ceux qui croient au Père Noël :
Accord post-Brexit conclu entre le Royaume-Uni et l'UE.
Personne ne sait au juste ce que contient ce texte de 1.500 pages mais tout le monde vous dira qu'il est bon pour tout le monde. Il est question, entre autre, d'une période de transition de 5 ans et demi pour la pêche européenne dans les eaux britanniques, ce qui nous conduit à juin 2026 (dix ans après le référendum).
En attendant, deux choses sont à peu près sûres :
Juin 2019 - Les problèmes de la Deutsche Bank
Depuis un certain temps, cette banque autrefois citée en exemple, se trouve au bord de l'implosion. Sa valeur en bourse ne cesse de dégringoler (-90 % depuis 2010) alors que les marchés sont en hausse permanente. Des chartistes dont le métier consiste à analyser les courbes pour prévoir l'évolution future des cours, ont découvert une ligne de résistance au niveau 0,00. Autrement dit, la valeur de l'action Deutsche Bank ne devrait pas descendre beaucoup plus bas que zéro. Dans le meilleur des cas, elle pourrait se stabiliser à ce niveau.
Pour expliquer cette chute vertigineuse, on évoque plusieurs causes (et là, ce n'est plus de la plaisanterie) :
■ Depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008,
les banques sont presque toutes plus ou moins en difficulté.
■ La Deutsche Bank, comme plusieurs autres grandes entreprises allemandes ou européennes (voir plus haut
décembre 2015),
est dans le collimateur des autorités US pour des raisons indépendantes de sa volonté. Elle a dû verser au fisc américain des milliards de dollars d'amendes (racket).
■ Dans d'autres cas, la banque a été tout sauf innocente, se trouvant mêlée à des scandales qui coûtent chers quand ils éclatent : LIBOR
(voir plus haut
15.7.12) ou
cum/ex
par exemple.
■ Profitant de la bulle financière alimentée par des années de politique d'argent "gratuit" de la Fed et de la BCE (taux proches de 0% et "quantitative easing" - voir plus haut
22.1.15)
elle a créé ou participé à la création d'une gigantesque montagne de dérivés
(voir page précédente
Anarchie financière).
Comme le signale cet
article,
les dérivés Deutsche Bank (hors bilan) représentaient, fin 2018, une somme de 43.460 milliards d’euros, soit 32 fois le total du bilan de la banque (1.348 milliards).
Dans l'espoir de se débarrasser d'une partie de ces risques (sur le dos du contribuable), la Deutsche Bank envisage de fonder une "bad bank".
Début juillet 2019, les banquiers allemands annoncent le licenciement de 18.000 employés, soit 20 % des effectifs. A peu près au même moment, la "Justice" américaine "enquête" dans une affaire de blanchiment et de corruption impliquant la Deutsche Bank et le fonds souverain de Malaisie 1MDB. S'il reste encore de l'argent après une éventuelle liquidation, se dit-on à Washington, autant en profiter au maximum (le fisc est de toute façon créancier privilégié).
Avril 2020 - Corona, Quantitative Easing & Repo
On sait que la politique d'injection de liquidités (QE - voir plus haut
15.11.2013)
a conduit à un gonflement du bilan de la Fed et de la masse monétaire américaine.
Après une accalmie relative entre 2014 et 2018 et même un certain recul jusqu'en septembre 2019, la folie a repris, portant le total du bilan de la Fed à 6.000
milliards de dollars en mars 2020 (contre 870 milliards en 2007 et 3.900 milliards en 2013) - voir ce tableau :
Evolution du bilan de la Fed *.
Parallèlement, la masse monétaire US est passée en mars 2020 à 16.000 milliards de dollars (contre 7.500 en 2007 et 10.000 milliards en 2013).
* 1.000 milliards (= un billion) sont pour les Américains un "Trillion" (T). Un "Billion" américain correspond à notre milliard.
En mars-avril 2020, lorsque la crise (préfabriquée) du
coronavirus
conduit au confinement généralisé de la population et à
l'effondrement (voulu) de l'économie américaine,
la Fed tient enfin le prétexte idéal pour poursuivre à l'infini sa politique inflationnaire. Comme on peut le voir sur le tableau précédent, les 6.000 milliards de total de bilan de mars 2020 devraient passer à 9.000 milliards à la fin de l'année.
Depuis qu'il a recommencé il y a six mois, le Quantitative Easing (QE) de la Fed prend la forme de
Repurchase Agreements ou Repo
(page Wikipédia en anglais - la version française est moins complète). Il s'agit de prêts à court terme "garantis" par un peu n'importe quoi (obligations d’entreprises, titres adossés à des actifs, papier commercial...) et non plus par des bons du Trésor ou des obligations d'Etat, d'où un risque plus grand - mais moins pour la Fed que pour le Trésor américain (ministère des Finances) car ces prêts sont octroyés sous la responsabilité dudit Trésor -
voir ici.
(Attention : le titre est trompeur. Trump ne prend pas les commandes de la Fed. Celle-ci, établissement privé, reste aux mains de l'habituelle mafia mais se décharge de son fardeau sur le dos du contribuable.)
Le QE n'a jamais eu pour but de stabiliser l'économie ni de combattre l'inexistante déflation. C'est tout le contraire qui est vrai. Le rôle des pompiers pyromanes de la Fed consiste à alimenter le brasier... En même temps, avec le soi-disant plan de sauvetage de l'économie américaine de 2.000 milliards (voir lien "Effondrement" un peu plus haut), on assiste à une augmentation tout aussi inflationnaire du déficit budgétaire et de la dette publique des Etats-Unis. En 2020, on ne fait plus dans la dentelle...
Pour Donald Trump, et pas seulement pour lui, le seul critère d'une économie saine, c'est la hausse du Dow Jones. L'index de Wall Street, à 18.000 en novembre 2016 lorsque Trump a été élu, est passé à près de 30.000 le 12 février 2020 juste avant que la crise du corona n'éclate aux USA, puis il est retombé à moins de 20.000 le 18 mars. Avec le plan de sauvetage du gouvernement (pour les grosses entreprises) et les mesures de la Fed (pour les banksters), le Dow Jones remonte, ce qui est évidemment "bon signe". Les 16 à 17 millions de nouveaux chômeurs enregistrés en trois semaines aux Etats-Unis sont probablement d'un autre avis, mais personne ne leur demande ce qu'ils pensent.
Le président américain croit qu'il sera réélu en novembre si le Dow Jones est d'ici là à 30.000 ou 40.000 ou 50.000. C'est pour cette raison qu'il fait pression sur la Fed, en théorie "indépendante", pour qu'elle crée toujours plus de liquidités qui vont gonfler sans arrêt les bulles financières. Lesquelles bulles finiront bien par éclater mais, pense Trump, ce sera seulement après qu'il ait quitté la Maison Blanche.
Quoi qu'il en soit, il est clair que la crise sanitaire du coronavirus a pour fonction de camoufler la déflagration financière attendue depuis longtemps. C'est bien pour cela, entre autre, qu'elle a été fabriquée...
Le Grand Reset pour les nuls
par Tessa Lena.
Corona Bonds
Pour les fanatiques de la mondialisation à outrance, comme par exemple Jacques Attali
Jacob Attila,
ce grand promoteur d'un gouvernement mondial basé à Jérusalem, la crise du coronavirus - leur crise - est l'occasion rêvée de ressusciter les euro-bonds morts-nés de 2011 (voir page précédente
6.11.11).
L'idée est de mutualiser les dettes de tous les pays de l'UE et de solliciter les contribuables des pays européens réputés riches (Allemagne, Autriche, Pays-Bas...) pour rembourser aux banksters apatrides les sommes astronomiques empruntées par les pays les plus pauvres. C'est ce qu'on appelle niveler par le bas. La seule différence avec 2011, c'est que cette fois, c'est la pandémie auto-organisée qui sert de prétexte à la création de ces euro-obligations. Jusqu'à présent l'Allemagne a su s'opposer à cette revendication, mais pour combien de temps encore ?...
Pandemic Bonds
Il s'agit d'obligations émises par la Banque mondiale en 2017 (après l'épidémie d'Ebola de 2014 en Afrique). Comme l'écrit ici
Le Figaro,
"ces obligations fonctionnent sur le principe d'une assurance classique : tant qu'il n'y a pas de « pandémie » telle que définie dans le contrat, les propriétaires de ces obligations touchent des intérêts annuels très élevés. Ces intérêts sont versés par des « pays parrains » comme l'Allemagne et le Japon, et peuvent atteindre jusqu'à 14 % pour certaines obligations. En revanche, lorsqu'une pandémie se déclare, ils sont dans l'obligation de reverser tout ou partie de leurs investissements à un fonds spécifique de la Banque mondiale, qui servira à la lutte contre ladite pandémie..."
On pourrait croire que cette fois, les investisseurs se sont fait avoir, vu que l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) a déclaré qu'il y avait pandémie. Oui mais voilà, on a affaire à une assurance, et une assurance qui paie sans rechigner, ça n'existe pas.
La Banque mondiale a donc consulté son consultant attitré, AIR Worldwide Corporation (spécialiste de l'évaluation des risques), qui lui a confirmé le 9 avril 2020 qu'il n'y avait pas lieu de s'affoler. En effet, "dans certains des pays considérés, le critère du taux de croissance exponentielle de l'épidémie tel que prévu au contrat, n'est pas rempli..." -
détails.
Et voilà, ni vu, ni connu, j't'embrouille...
Et comme les pandemic bonds en question ont perdu jusqu'à 80 % de leur valeur lorsque le corona a pris son essor, on ne serait pas étonné d'apprendre que des petits malins ont racheté ces titres à bas prix pour les revendre cinq fois plus cher après l'annonce d'AIR Worldwide...
20 avril 2020 - Négativité
Conséquence de la crise du corona (voir
plus haut) et de l'effondrement économique qui l'accompagne, la consommation de pétrole dans le monde est en chute libre et
le baril est à un prix négatif, situation inédite et inouïe.
Comme l'explique cet article
:
"Le prix du baril de brut pour les transactions à très court terme entre producteurs et raffineurs a chuté brutalement pour la simple raison que les raffineurs ont fait le plein de pétrole. La plupart des réserves sont pleines, aussi bien pour les grossistes que pour les réserves stratégiques de l'Etat américain... La demande est quasiment nulle sur le marché de gros. Ce prix négatif de -37,63 $ aujourd'hui à New York signifie que les producteurs sont prêts à payer cette somme pour que les grossistes qui ont encore un tout petit peu de place acceptent de stocker leurs barils."
Mais bien entendu, le prix de l'essence à la pompe ne passera pas en dessous de zéro - il ne manquerait plus que ça...
On connaissait déjà ce phénomène de négativité en matière de taux d'intérêts, lorsque celui qui prête de l'argent à un emprunteur doit payer pour que celui-ci daigne accepter son pognon. Evidemment pas dans tous les cas, et surtout pas quand l'emprunteur est un particulier et le prêteur un bankster - faudrait quand même pas être antisémite...
Néanmoins, on peut concevoir d'autres domaines d'application de cette trouvaille économique. Le professeur
Jacob Attila,
grand expert s'il en est, a bien voulu nous éclairer :
- Merci de répondre à nos questions, M. Attila.
- Attali...
- D'accord... Dans quels secteurs pourrait-on avoir recours au principe de négativité ?
- En matière de salaires, évidemment...
- Vous croyez que les gens consentiraient à payer leur patron pour qu'il leur donne du travail ?
- J'en suis convaincu... D'ailleurs, la chose existe déjà pour certains stages professionnels que les candidats considèrent comme tellement prestigieux, qu'ils sont prêts à donner tout ce qu'on voudra pourvu qu'on les sélectionne. Et le paiement ne s'effectue pas toujours en monnaie : voir le cas de mon pote Weinstein à Hollywood.
- Est-ce qu'on pourrait imaginer des impôts négatifs ?
- Ça dépend... Si un salarié gagne 1.000 euros, l'impôt ne peut pas être négatif, sinon l'Etat y perdrait. Mais si le gars touche disons -800 euros, la taxation peut être négative, ou plutôt elle doit l'être, car -30 % de -800, ça fait +240 euros, somme à verser à l'Etat. Si la taxation restait positive, le salarié paierait -240 euros d'impôt, autrement dit il recevrait 240 euros du fisc, ce qui n'est pas du tout souhaitable d'un point de vue économique.
- Je comprends... Et pour les prix du commerce de détail ?...
- Ils devraient être négatifs. Vous iriez acheter un kilo de tomates, et à la caisse, on vous donnerait 4,99 €. L'avantage (supposé) pour le consommateur, c'est que le magasin, tout en restant dans le négatif, aurait tendance à baisser ses prix (en valeur apparente, en faisant abstraction du signe -) pour ne pas avoir à débourser trop à ses clients. L'homme de la rue n'y verrait que du feu, croyant que -3,49 est meilleur marché que -4,99 (c'est pas pour rien que les écoles sont fermées depuis le mois de mars, elles ne servaient plus à rien). En fait, bien sûr, c'est le commerçant qui profiterait de cette valse des étiquettes. Autre avantage pour lui : plus personne ne volerait sa marchandise, vu que ce serait moins avantageux que de passer à la caisse. Quant à l'Etat, il y trouverait son compte grâce au taux de TVA négatif (-x % de -y = +z, comme disent mes copains Prix Nobel d'Economie). Mais l'avantage des avantages, c'est qu'au bout d'un certain temps, tous les commerces feraient faillite et pourraient être repris gratuitement par les géants de la finance - notre finance...
- Intéressant, quoique difficile à comprendre quand on n'a pas le Prix Nobel... Mais j'ai une autre question : est-ce qu'on peut envisager des domaines dans lesquels la négativité serait à exclure absolument ?...
- Oui, tout à fait. Par exemple, le taux de réchauffement climatique ou le taux de recrudescence de l'antisémitisme. Et puis aussi l'aide financière versée à Israël et à ses dépendances partout dans le monde. De même que l'indemnisation des victimes de l'Holocauste© jusqu'à la 357ème génération au minimum...
Février 2022 - Guerre économique, financière et monétaire contre la Russie
Cette guerre non déclarée, du moins au départ, que les Etats-Unis ont imposée au monde entier, a débuté bien avant
l'intervention militaire russe en Ukraine,
elle-même habilement provoquée grâce à des années de préparation (avancée inexorable de l'OTAN en direction des frontières russes, putsch de la CIA à Kiev en 2014, huit ans d'exactions ukrainiennes au Donbass, etc...)
Trois ans avant que le premier soldat russe ne soit entré en Ukraine, l'objectif des USA était ouvertement affiché par la Rand Corporation
(voir ici)
quoique de manière très discrète. Il fallait mettre fin aux exportations de gaz naturel russe vers l'Europe, isoler la Russie dans le monde, la couper des flux commerciaux et financiers, l'inonder de "sanctions" plus arbitraires les unes que les autres, bref : la punir, punir, punir... comme aucun Etat au monde ne l'a jamais été.
Début mai 2022, on constate que l'entreprise, qui n'en est encore qu'à ses débuts, semble avoir assez bien réussi dans son ensemble - contrairement à la campagne militaire russe qui ne fait que piétiner.
La guerre contre le rouble
Dès le 24 février 2022, début de "l'opération spéciale" de Poutine, le cours de la monnaie russe s'est effondré, passant de 0,0118 dollar pour un rouble ce jour-là à 0,007 dollar le 7 mars, soit une chute de 41% en 11 jours. Si l'on prend comme point de départ le 16 février (les USA parlaient déjà d'invasion russe imminente), la chute est plus brutale encore (passage de 0,0133 dollar à 0,007 soit -47% en 19 jours). Mais ensuite, entre le 7 mars et le 29 avril, le cours du rouble a non seulement retrouvé sa valeur antérieure du 16 février mais l'a même dépassée de 5% (0,014 dollar pour un rouble). Encore plus impresionnant : entre le minimum du 7 mars (0,007) et le maximum du 29 avril (0,014), le cours a doublé* -
source. On peut donc affirmer que la guerre monétaire américaine contre le rouble n'a bien fonctionné qu'au début et que les Russes s'en sont étonnamment bien tirés ensuite. Pourquoi ? Réponse plus bas... Mais il faut dire aussi que cet épisode n'est probablement pas terminé.
* On connaît ce paradoxe (apparent) : quand la valeur d'une chose baisse de 50%, il faut ensuite qu'elle augmente de 100% pour retrouver son niveau initial.
La directrice de la Banque centrale de Russie, Elvira Nabioullina, en poste depuis 2013, se vante d'avoir "sauvé" le rouble grâce à sa politique des taux d'intérêts. Cette globaliste pur sang, à qui la Russie doit la confiscation (= vol) de plus de 300 milliards de dollars de réserves de change déposés chez les ennemis de la Russie (ses amis à elle), ce cheval (ou jument) de Troie des Etats-Unis, que Poutine l'Inconscient a confirmée à son poste au lieu de la jeter en prison, Nabioullina donc a d'abord relevé le taux directeur de la BCR de 7,5% à 9,5% puis à 20% le 28 février, avant de le ramener à 17% puis à 14%.
C'était pour mieux combattre l'inflation, mon enfant... Car tout le monde connaît ce principe qu'on enseigne à l'école : pour que les prix grimpent moins vite, il faut renchérir le crédit, renchérissement que l'industrie et le commerce ne vont pas du tout répercuter aux consommateurs, non, non, non... Si vous n'avez pas compris ça, et si vous croyez bêtement que des taux astronomiques découragent au contraire les demandeurs de crédit à... demander du crédit, alors vous ne pourrez jamais devenir pompier pyromane - mais
ça, c'est une autre histoire.
En Occident, et spécialement en Europe, les merdias se plaisent à souligner l'inflation galopante qui s'est emparée de la Russie, et oublient l'inflation galopante qui règne chez nous*. Quand on nous annonce 7,4% sur un an, on peut être sûr que le taux réel sera de 20 ou 30% - et ce, pour un taux directeur de la Banque centrale européenne de 0% ou de 0,25% pour la Fed américaine. Parce que là, voyez-vous, contrairement à la Russie, ce sont des taux d'intérêts extrêmement bas, nuls ou même négatifs qui permettent de juguler l'inflation. Vous n'avez rien pigé ?... Moi non plus, mais je vais de ce pas demander à Lagarde, Yellen, Nabioullina et autres expertes de me l'expliquer.
* Soit dit en passant, il est de bon ton, en Europe occidentale, d'ironiser sur la chute du rouble, tout en oubliant que le cours de l'euro est passé en un an de 1,21 à 1,05 dollar.
A qui la faute
si l'économie et la monnaie de l'UE sont sinistrées ?... Le monstre de Bruxelles se tire une balle dans le pied presque chaque jour, se sanctionnant lui-même pour mieux sanctionner la Russie, pour le plus grand profit des USA.
Gaz contre roubles
La remontée (sans doute provisoire) du rouble est également attribuée à ce coup de génie du Grand Poutine, qui a consisté à dire en substance à ses ennemis (qu'il ne considère pas comme tels) : puisque vous nous avez confisqué 300 milliards, ce qui n'est pas gentil, eh bien nous allons désormais exiger un paiement en roubles pour notre gaz. Comme on peut le constater au vu de la chronologie des évènements ukrainiens (voir ici
28.3.22
et jours suivants),
ce que le Kremlin a fait d'une main, il l'a détruit de l'autre, permettant aux pays de l'UE (et spécialement à l'Allemagne) de continuer à payer en euros. Mais pour qu'on n'y voie que du feu, il a prié sa chère Nabioullina de concocter un arrangement bidon. Les acheteurs de gaz versent à la Gazprombank, dont les comptes et l'accès au système SWIFT ne sont pas encore bloqués, des euros que celle-ci convertit en roubles avant d'en créditer le compte de Gazprom.
Dans un contexte normal, cette conversion aurait pour effet que la demande de roubles augmente sur le marché des changes de Moscou, et avec elle le cours de la monnaie russe par rapport à l'euro. Mais comme on n'est pas dans un contexte normal, il faut se poser la question de savoir qui, sur le marché des changes de Moscou, est prêt à céder des roubles en échange d'euros automatiquement confiscables et confisqués s'ils appartiennent à une entreprise, une institution ou un particulier russe. Personne évidemment, à moins qu'il ne s'agisse d'un étranger (un Chinois ?) qui ne craint pas les "sanctions" occidentales pour "complicité" avec la Russie. Cet arrangement n'aurait de sens que si le vendeur de roubles exigeait en contrepartie soit une monnaie libre (non-contrôlée par les ennemis de la Russie, comme par exemple le yuan chinois), soit de l'or... Autre question : que fait la Gazprombank avec les euros confiscables (ou presque) qu'elle a reçus de l'acheteur européen (allemand) ?
Faute de renseignements précis sur le fonctionnement du marché des changes russe, sur ses participants et sur le volume des échanges qui s'y effectuent, il est impossible de se prononcer. Ce genre d'information souvent difficile à obtenir dans les pays occidentaux, l'est encore plus à Moscou, sans même parler de la censure des sites russes et de l'obstacle de la langue. Mais on peut néanmoins douter que le programme "gaz contre roubles" ait une influence décisive sur la remontée de la monnaie russe. Il y a suffisamment d'autres participants au marché qui sont demandeurs de roubles, surtout compte tenu du fait que les "sanctions" occidentales provoquent automatiquement une croissance de la demande intérieure et un rapatriement des avoirs russes à l'étranger quand la chose est possible. Et puis, la fameuse loi de l'offre et de la demande ne dépend pas du volume traité sur un marché ni du nombre de participants : on le voit tous les jours dans toutes les bourses du monde.
Le vrai problème pour la Russie est bien plus profond. L'économiste américain Paul Craig Roberts l'a souvent évoqué -
voir ici.
Août 2023 : une mise à jour relayée par Erwan Castel
■ Taux directeur : après avoir été de 20%, puis de 17% et de 14% au début de la guerre (voir plus haut), il était redescendu à 7,5% en juillet 2022 et remonte maintenant à 12%. Tout cela n'a rien à voir avec une prétendue "lutte contre l'inflation". Les globalistes aux manettes de l'économie russe (voir également plus haut) jouent tout simplement avec ces "indicateurs" comme le font aussi leurs chers collègues occidentaux.
■ L'inflation à 4,4% sur un an est bien entendu une vaste fumisterie, exactement comme chez nous. 4,4% sur un mois serait sans doute plus crédible.
■ Le cours du rouble en dollar, à comparer au tableau figurant un peu plus haut, est passé à 0,0102 le 15.8.23, après 0,014 le 29.4.22 (une chute de 27%) mais quand même assez loin de son minimum de 0,007 le 7.3.22 puisqu'il le dépasse encore de 46%. On peut se demander, comme en 2022, ce que représente vraiment le marché des changes russe rouble contre dollar. Qui en Russie achète ou vend du dollar contre sa propre monnaie ?
Bref, ces chiffres ne disent pas grand-chose, ni en bien ni en mal.
Mars 2023 - Nouvelle crise bancaire
Le 10 mars, la Silicon Valley Bank (SVB) de Santa Clara (Californie), la 16ème plus grande banque des Etats-Unis, doit faire face à des retraits massifs de sa clientèle et se trouve de ce fait en état de cessation de paiements : c'est le cas le plus grave depuis 2008. Paradoxalement, c'est à l'origine un excès de liquidités qui l'a mise dans cette fâcheuse situation, ses clients étant avant tout des start-ups locales travaillant selon le principe : recueillir de leurs investisseurs des fonds dont elles n'auront besoin que plus tard et les parquer en attendant auprès d'une banque spécialisée, la SVB. Le but recherché n'étant pas une rémunération intéressante (taux proches de zéro) mais une supposée sécurité.
La banque en question a investi l'argent reçu de sa clientèle dans des obligations publiques ou privées également réputées sûres, à des taux d'intérêts très bas. Or, le problème de la période actuelle est que les taux remontent depuis quelque temps. Et lorsque les taux remontent, la valeur en bourse des obligations à taux plus faible baisse automatiquement. (En théorie, un investisseur qui est sûr de recevoir deux dollars d'intérêts pour 100 dollars placés, ne paiera pas plus de 50 dollars pour des obligations ne rapportant que la moitié.) La banque a donc dû brader des actifs dévalorisés dans l'espoir de pouvoir rembourser ses clients, ce qui n'a fait que créer plus de difficultés (effet boule de neige).
Autrement dit, la SVB et ses clients ont cru (ou espéré) que la politique des taux zéro était faite pour durer, et n'ont pas pu imaginer que la bulle financière allait éclater. Pas de chance...
Dans la foulée, deux autres banques de moindre importance sautent à leur tour : la Silvergate Bank de La Jolla (Californie), un établissement touché par la chute des cours des cryptomonnaies (arnaques style
bitcoin ou pire - voir plus haut) et par la
faillite de FTX quelques mois plus tôt ; et la Signature Bank de New York, également exposée aux cryptomonnaies. La First Republic Bank de San Francisco, elle aussi en difficulté pour des raisons obscures, est sauvée in extremis par un prêt de 30 milliards de dollars de ses concurrentes.
Puis, le 15 mars 2023, ce sont les problèmes financiers du Crédit Suisse qui s'amplifient : le cours de l'action perd près de 30% en vingt-quatre heures, de sorte qu'on peut se demander si ce n'est pas le coup d'envoi de la grande crise attendue depuis longtemps... Pas encore car le 20 mars, la banque suisse UBS rachète son ancien rival pour 3 milliards de francs (autant en euros) avec l'aide de l'Etat : garantie directe de 9 milliards plus offre de prêt de la Banque nationale pouvant aller jusqu'à 100 milliards. Qui, dans ces conditions, ne consentirait pas à "sauver" une grande banque internationale de la faillite ? Mais il est vrai que le dessous des cartes n'est pas encore connu.
Le 25 avril, la crise de la First Republic Bank de San Francisco repart (voir quelques lignes plus haut). Apparemment, le prêt de 30 milliards n'a pas été suffisant : le cours en bourse perd 50% en une seule journée, après avoir chuté de près de 90% en deux mois.
Avril 2025 - Donald Trump réinvente les tarifs douaniers
Comme il l'avait déjà fait au cours de son premier mandat (voir ici :
14.5.19),
Trump utilise l'arme des droits de douane contre les adversaires et concurrents des Etats-Unis. Mais à présent, il va beaucoup plus loin et ne semble plus faire aucune distinction entre ennemis et amis. Le 2 avril, dans une conférence de presse, il brandit un tableau affichant les taux applicables aux pays "qui maltraitent et dépouillent l'Amérique" - c'est-à-dire aux pays qui ont un excédent commercial vis-à-vis des USA, chose tout à fait différente (voir le lien précédent).
A première vue, et à défaut de disposer de chiffres fiables et actualisés, on peut penser que les pourcentages avancés par le président américain correspondent à l'excédent enregistré pour tel ou tel pays. Il serait apparemment juste et honnête de "sanctionner" un Etat X qui exporte par exemple 200 milliards de dollars de marchandises aux USA et n'en importe que 50 milliards, en lui imposant des droits supplémentaires dans le but de rééquilibrer la balance commerciale. Mais cette balance commerciale n'est pas tout. On peut très bien avoir un déficit commercial et le compenser par un excédent au niveau des services. Trump n'en tient pas compte et invente une formule qui consiste à prendre le déficit commercial américain pour le diviser par le total des exportations commerciales du pays X. Dans l'exemple ci-dessus : (200-50)/200 soit 75%, qui serait l'assiette pour le calcul plus ou moins mystérieux du taux final -
voir cet article du blogueur germano-américain Moon of Alabama :
La Maison Blanche étale son inculture financière.
Comme les merdias anti-Trump et anti-Poutine se sont étonnés de ne pas trouver la Russie dans la liste en question (alors que l'Ukraine y est), il existe une explication toute simple à ce paradoxe : puisque le commerce entre la Russie et les Etats-Unis est au point mort depuis quelque temps, il se trouve que les exportations russes vers les USA sont égales à zéro. Or une division par zéro est mathématiquement impossible. Bien sûr, Trump pourrait
signer un décret
pour annuler cette impossibilité. En tant qu'homme le plus puissant de la planète, il a le pouvoir de le faire - à moins qu'un petit merdeux de juge de province ne s'y oppose, mais ça c'est une autre histoire...
Thierry Meyssan
(voir ici)
aime à dire que Trump est "jacksonien", c'est-à-dire qu'il s'inspire de la politique d'Andrew Jackson (président des USA de 1829 à 1837) qui misait sur le commerce plutôt que sur la force militaire.* Il y a peut-être du vrai dans cette affirmation, bien qu'elle fasse un peu penser au qualificatif de "bonapartiste" que l'on appliquerait à un politicien français de notre époque. Quoi qu'il en soit, une chose est claire : les tarifs douaniers sont aussi un outil de chantage. Il est probable que Trump ne pense pas un instant que les nouveaux droits vont "enrichir" son pays comme il le prétend. Mais ce qui va peut-être le faire (du moins pour ce qui est de ses plus fameux représentants, à commencer par lui-même et son pote Elon Musk), ce sont les très nombreux "deals" que les pays menacés accepteront de signer pour pouvoir continuer à exporter vers les USA comme avant. A suivre...
* Après deux mois et demi à la Maison Blanche, Donald Trump a prouvé qu'il ne négligeait nullement la force militaire (bombardements au Yémen, intervention directe ou indirecte au Liban et en Syrie, aide illimitée au génocide israélien à Gaza, menaces contre l'Iran, sans oublier le Groenland et Panama). Trump est tout sauf un "président pacifique", même s'il donne encore, pour le moment, l'impression de l'être face à la Russie.
Deux siècles plus tôt, Andrew Jackson était à peine moins belliqueux sur le front intérieur (Amérindiens chassés de leurs terres en vertu de son Indian Removal Act).