Quarante ans après ce qu'il est convenu d'appeler le vol historique d'Apollo 11, peut-on affirmer avec certitude que cet exploit a bien eu lieu ? Et si ce n'est pas le cas, peut-on prouver sans le moindre doute qu'il s'agit d'une supercherie ? Compte tenu des nombreux exemples de mystifications de grande envergure dont le monde a été victime depuis (11 septembre, menace islamique, CO2, etc...) ces questions méritent d'être soigneusement examinées.
Avant d'aborder les détails de la polémique, il n'est pas inutile de rappeler la chronologie des événements qui ont conduit à la mission Apollo 11.
I - LA CONQUÊTE DE L'ESPACE - CHRONOLOGIE D'UNE COMPÉTITION
LES ANCÊTRES DU PROGRAMME SPATIAL
Jules Verne
(1828-1905)
Dans son roman De la Terre à la Lune (1865), l'homme que les Américains appellent Djiouls Veurn et que beaucoup prennent pour un des leurs, envoie les premiers hommes sur la Lune au moyen d'un obus tiré depuis la Floride par un gigantesque canon long de 300 mètres.
Constantin Tsiolkovski
(1857-1935)
Scientifique russe totalement inconnu du public américain. Précurseur et théoricien de l'astronautique. En 1903, il est le premier à imaginer et à décrire de façon précise le principe du fonctionnement de la fusée en tant que véhicule spatial. Jusqu'alors, le seul usage réservé à ces engins relevait du domaine des feux d'artifice. Tsiolkovski est aussi "l'inventeur" de la station orbitale.
L'héritage allemand
Wernher von Braun (1912-1977) est très impressionné par les écrits de Tsiolkovski. Dès l'âge de 17 ans, il bricole et expérimente ses premières fusées. En 1932, l'armée allemande (la Reichswehr) lui permet de poursuivre ses recherches avec des moyens plus importants. En 1934, von Braun obtient son doctorat avec une thèse (classée confidentielle) sur la propulsion des fusées. La même année, il parvient à lancer une A2 qui développe une tonne de poussée et atteint une altitude de 2.200 mètres. A partir de là, il dirige le centre d'essais de l'armée de l'air (Luftwaffe). Bien sûr, le Traité de Versailles interdit à l'Allemagne d'avoir une armée de l'air et des avions militaires (les fusées ne sont pas mentionnées car nul ne soupçonne leur existence), mais tout cela ne compte plus depuis l'arrivée de Hitler au pouvoir en janvier 1933.
En 1936, on installe le centre d'essais à Peenemünde, dans l'île d'Usedom (Baltique). Von Braun adhère au parti nazi puis à la SS, où il obtient le grade de Sturmbannführer (commandant). Il dirige la fabrication des fusées V1 et V2. V signifie d'abord Versuch (essai, test) puis Vergeltung (représailles), lorsque les bombardements anglo-américains tuent de plus en plus de civils allemands et que Hitler rêve d'une arme miracle. V1 et V2 ont un effet terrifiant sur la population anglaise, mais font infiniment moins de victimes que les bombes alliées.
Une partie de la production s'effectue loin de Peenemünde, à Dora, près de Nordhausen (nord de la Thuringe). Ce sont surtout des prisonniers du camp de concentration local qui travaillent sur place. Plusieurs milliers d'entre eux mourront de faim ou d'épuisement - sans oublier les sévices et les exécutions sommaires pour sabotage réel ou supposé. Von Braun dira plus tard qu'il n'était au courant de rien.
En 1945, les Russes occupent la côte de la Baltique, les Américains la Thuringe. Bien entendu, von Braun et une bonne partie de son équipe préfèrent se rendre aux Américains, qui récupèrent aussi le plus gros du matériel. Seule une petite partie de l'héritage nazi échoit aux Soviétiques. Un groupe d'ingénieurs allemands subalternes va d'abord travailler sur place, sous contrôle russe, à la reconstitution du programme V2. Fin 1946, craignant que ces ingénieurs ne se laissent eux aussi débaucher par les Américains, les Soviétiques les transfèrent en URSS. Von Braun et son groupe sont déjà aux Etats-Unis.
La recherche soviétique sur les fusées, à laquelle participent les ingénieurs allemands, est placée sous la direction de Sergueï Korolev, que l'on a fait sortir du goulag où il se trouvait depuis 1937. Korolev jouera en URSS le même rôle que von Braun aux USA, à cette différence près que le nom du père de l'astronautique russe restera secret jusqu'à sa mort, en 1966.
L'impératif militaire
Du côté américain comme du côté russe, la technique des fusées n'a d'abord strictement rien à voir avec la conquête de l'espace. Il s'agit uniquement de mettre au point un lanceur à la fois fiable (le V2 avait une "précision" de plusieurs kilomètres) et capable de transporter une charge nucléaire. L'URSS a la bombe depuis 1949, les USA l'ont depuis 1945 et sont les seuls à l'avoir utilisée contre des populations civiles (Hiroshima et Nagasaki).
Pour placer un satellite sur orbite, la fusée doit atteindre une vitesse de 8 km/s (28.800 km/h). Pour s'arracher à l'attraction terrestre, la vitesse nécessaire est de 11,2 km/s (40.320 km/h). La vitesse maximale du missile balistique V2 est de 1,6 km/s (5.760 km/h). A charge égale, il est donc beaucoup plus facile d'effectuer un tir balistique. Et comme le "résultat" militaire d'un tel tir est tangible et immédiat, la question du choix ne se pose pas au départ. C'est seulement lorsque le Pentagone sera convaincu des avantages potentiels de l'option "spatiale" (satellites espions, armes orbitales), que von Braun pourra donner libre cours à ses visions.
Avec l'aide de son ami Walt Disney, l'ingénieur allemand détournera l'attention du public de l'usage purement militaire de la fusée en popularisant le côté course aux étoiles de l'entreprise. Quelques titres des studios Disney : Man and the Moon, Tomorrow the Moon, Man in Space, Mars and Beyond.
Avant d'en arriver là, au début des années 1950, von Braun publie dans le Collier's Magazine une série illustrée montrant la fameuse station orbitale circulaire que Stanley Kubrick reprendra quinze ans plus tard dans son film 2001 : L'Odyssée de l'espace. L'avantage de cette station, pour les militaires, c'est qu'elle permet de frapper n'importe quel point du globe (URSS, Chine et leurs alliés) sans risquer de riposte. Comme disait son créateur, cette "forteresse spatiale" constitue "l'arme ultime" pour celui qui la possède. On voit que les fantasmes de la Guerre des étoiles ne datent pas d'aujourd'hui.
Cet aspect belliqueux de la course à l'espace est aujourd'hui oublié. Avec l'aide d'Hollywood et de la NASA, le Pentagone a convaincu le monde entier des intentions purement pacifiques des Etats-Unis. Cependant, le fait que l'industrie cinématographique ait été mêlée dès les années 1950 à l'opération Conquête de l'espace devrait donner à penser. Quand la science et la technique ont atteint leurs limites, la science-fiction est bien pratique pour reprendre le flambeau.
Du côté russe, si l'impératif militaire est tout aussi présent que chez les Américains, l'élément spectacle fait totalement défaut - du moins jusqu'au moment où la réussite de l'entreprise peut être exploitée. Ce qui caractérise le programme spatial soviétique, ce n'est pas la communication - même mensongère - mais la cachotterie.
L'URSS CRÉE LA SURPRISE
Octobre 1957 : Lancement en orbite du premier satellite artificiel, le fameux Spoutnik - une simple sphère métallique équipée d'un émetteur rudimentaire lançant son "bip-bip". C'est l'inauguration de "l'ère spatiale".
Novembre 1957 : A bord de Spoutnik 2, la chienne Laïka est le premier être vivant sur orbite terrestre... et meurt au bout de quelques heures.*
* Un épais mystère entoure la mission Spoutnik 2. Selon Wikipédia, on "sait" depuis 2002 que "Laïka a succombé au stress et à la surchauffe probablement due à une défaillance du système de régulation de température". Auparavant la version officielle affirmait que la chienne "était morte au bout de quatre jours en consommant de la nourriture empoisonnée qui avait été préparée pour lui éviter de souffrir de la chaleur lors du retour de Spoutnik 2 dans l'atmosphère, ou d'asphyxie à l'épuisement de ses réserves d'oxygène".
Gerhard Wisnewski, l'auteur allemand mentionné plus haut, pense que ce sont les radiations cosmiques qui ont tué Laïka. En effet, l'orbite de Spoutnik 2 était très fortement elliptique (périgée : 212 km - apogée : 1.660 km), plus encore que celle de Spoutnik 1 (périgée 215 km - apogée : 947 km). Ce qui signifie que pendant une bonne partie du temps passé en orbite, le satellite se trouvait à l'intérieur de la ceinture de radiations qui recevra quelques mois plus tard le nom de Van Allen
(voir plus bas).
La question est de savoir si la durée d'exposition aux radiations a été suffisante pour provoquer aussi rapidement la mort de Laïka. Spoutnik 2 était muni d'un appareillage destiné à mesurer les radiations (sans les enregistrer) et à transmettre les données au sol chaque fois que le satellite survolait l'URSS. Malheureusement, on a perdu toute trace de ces données. On peut néanmoins penser que le problème des radiations en orbite haute était connu des Russes depuis cette époque, même si son impact réel n'est devenu évident que plusieurs années plus tard. Tous les satellites habités lancés à partir de 1961 ont une trajectoire beaucoup plus basse que Spoutnik 2, avec une apogée ne dépassant pas les 300-350 km.
Une des retombées de la conquête de l'espace en URSS : les cigarettes Laïka.
Janvier 1959 : Lancement de Luna 1 - "Première sonde à s'affranchir de l'attraction terrestre, Luna 1 ne s'écrase pas sur le sol lunaire comme prévu, mais le survole à moins de 7.000 km de distance. Elle poursuit son chemin jusqu'à se placer en orbite autour du Soleil le 12 janvier, devenant ainsi la première planète artificielle." (Wikipédia)
Septembre 1959 : Lancement de Luna 2. Pour la première fois, un engin parti de la Terre atteint un autre corps céleste. Plus prosaïquement : la sonde s'écrase sur le sol lunaire (c'était prévu).
Octobre 1959 : Luna 3 transmet vers la Terre les premières images de la face cachée de la Lune.
Août 1960 : Deux chiennes (Belka et Strelka) sont mises sur orbite et récupérées vivantes au bout de 24 heures.
Avril 1961 : premier vol orbital avec un homme à bord : Youri Gagarine*. Le vaisseau Vostok parcourt 40.000 km et atterrit au bout de 90 minutes. Quatre mois plus tard, un autre cosmonaute soviétique (Guerman Titov) répétera - et améliorera - la performance de Gagarine (une journée entière en orbite).
Août 1962 : Vol en parallèle de deux vaisseaux spatiaux habités (Adrian Nikolaïev et Pavel Popovich).
Juin 1963 : Premier vol de longue durée (5 jours) avec Valéry Bykovsky. En parallèle, premier vol spatial (de 3 jours) réalisé par une femme cosmonaute (Valentina Terechkova).
Octobre 1964 : Premier vol avec trois cosmonautes à bord (Vladimir Komarov,
Konstantin Feoktistov, Boris Yegorov).
Mars 1965 : Première sortie d'un cosmonaute dans l'espace (Alexeï Leonov).
Juillet 1965 : Zond 3 survole la Lune.
Février 1966 : Luna 9 se pose en douceur sur la Lune et transmet des photos.
Août 1966 : Luna 11, depuis son orbite lunaire, a pour mission d'analyser l'intensité des radiations et la densité des flux de météorites.
Octobre 1966 : Luna 12, également en orbite, transmet vers la Terre des images TV de la surface lunaire.
Décembre 1966 : Luna 13 alunit en douceur, analyse le sol lunaire et transmet des images vers la Terre.
* Si l'on en croit certaines sources, le vol de Gagarine aurait été simulé par les Soviétiques, qui auraient réussi à tromper le monde entier y compris la NASA. Avant 1961, plusieurs cosmonautes russes auraient péri dans l'espace sans que l'URSS en fasse état. Le site suivant, qui n'y va vraiment pas avec le dos de la cuillère, donne huit noms (tués à l'occasion de vols suborbitaux, morts en orbite ou disparus à tout jamais dans les profondeurs de l'espace). En comptant les cosmonautes morts après 1961, y compris à l'entraînement, on arrive à un total de 21 !...
Lost "Soviet" astronauts
(ils mettent vraiment des guillemets à Soviet mais pas à Lost). A l'origine de ces chiffres, on trouve - entre autres - les frères Judica-Cordiglia, deux radio-amateurs italiens ne maîtrisant pas la langue russe mais néanmoins spécialisés dans l'écoute des communications spatiales soviétiques dans les années 1960. Leurs "découvertes" étaient régulièrement publiées par le Reader's Digest, un magazine de propagande anticommuniste financé par la CIA.
Wikipédia -
Space accidents and incidents -
parle de quatre cosmonautes russes morts en service (un à bord de Soyouz 1 en avril 1967 et trois à bord de Soyouz 11 en juin 1971). Côté NASA, on dénombre 18 morts (trois astronautes tués dans l'incendie d'Apollo 1 en janvier 1967, un à bord de l'avion-fusée X-15 en novembre 1967, sept dans l'explosion de la navette Challenger en janvier 1986 et sept dans le crash de la navette Columbia en février 2003).
Repères politiques :
● Juin 1950-Juillet 1953 : guerre de Corée.
● Mars 1953 : mort de Staline. Ses successeurs : Nikita Khrouchtchev (1953-1964) puis Leonid Brejnev (1964-1982).
● Janvier 1959 : victoire de la révolution cubaine (Fidel Castro).
● Janvier 1961 : John F. Kennedy entre à la Maison Blanche (succède à Dwight Eisenhower).
● Avril 1961 : invasion américaine manquée à Cuba (Baie des Cochons).
● Août 1961 : construction du mur de Berlin.
● 1957-1961 : débuts de la guerre américaine au Viêt-Nam.
● Octobre 1962 : crise des fusées à Cuba.
● Novembre 1963 : assassinat de Kennedy.
LES USA METTENT LES BOUCHÉES DOUBLES
Janvier 1958 : Avec trois mois de retard sur l'URSS, les Etats-Unis lancent leur premier satellite. La mission officielle d'Explorer 1 consiste à analyser les radiations cosmiques. C'est James Van Allen, professeur à l'Université de l'Iowa, qui dirige le programme. Il "découvrira" la fameuse ceinture de radiations qui porte son nom.* Mais curieusement, personne n'en tiendra compte plus tard, et les astronautes d'Apollo la traverseront comme si elle n'existait pas. Voir plus bas
Radiations.
* En fait, les Soviétiques l'avaient précédé d'au moins deux mois - voir
plus haut
Spoutnik 2.
1959 : Bill Kaysing, journaliste et auteur de publications techniques, ayant travaillé pour Rocketdyne Systems de 1956 à 1963, signale que les milieux scientifiques américains, en 1959, estimaient à seulement 1:700 les chances de pouvoir envoyer un homme sur la Lune et de le ramener sain et sauf sur Terre. Principaux obstacles : les radiations cosmiques, l'activité solaire et les micrométéorites. Kaysing sera un des tous premiers à mettre en doute la réalité des expéditions lunaires de 1968-1972. Pour lui la NASA a agi selon le principe :
If you can't make it, fake it
(Ce que tu n'arrives pas à faire, tu n'as qu'à le contrefaire). 
Kaysing pense que les astronautes ont bien quitté la Terre à bord de la fusée Saturn 5, mais au lieu d'aller sur la Lune, ils sont restés huit jours en orbite terrestre.
Avril 1960 : Lancement du premier satellite météo (Tiros).
Mai 1961 : Trois semaines après le vol orbital de Gagarine (voir
plus haut),
vol suborbital (saut de puce) du premier astronaute américain Alan Shepard (distance parcourue : 500 km ; durée de vol : 15 mn). En juillet 1961, il y aura un second vol suborbital américain (Virgil Grissom).*
* L'auteur allemand Gerhard Wisnewski, dans son livre Lügen im Weltraum mentionné plus haut, avance l'hypothèse que ces deux vols suborbitaux ont été simulés afin de remonter le moral de la population américaine, éprouvé par les succès soviétiques et le traumatisme de la Baie des Cochons. Le fait est que les performances du lanceur utilisé (fusée Redstone) étaient plus que modestes (60 % d'échecs). La fusée Atlas, qui permettra les vols orbitaux habités l'année suivante, n'est pas encore prête en 1961 - c'est une chose de lancer un satellite de 14 kg comme Explorer, c'en est une autre de placer en orbite un engin cent fois plus lourd avec un homme à bord.
Mai 1961 : Le président John F. Kennedy ouvre la course à la Lune et promet à ses compatriotes qu'avant la fin de la décennie, un Américain fera l'aller-et-retour en toute sécurité.
Février 1962 : Dix mois après Gagarine (voir
plus haut),
premier vol orbital américain avec John Glenn à bord (3 révolutions - durée de vol : 5 heures).
1963-1964 : Divers vols orbitaux américains dans le cadre du programme Mercury. Les Américains tentent, sans beaucoup de succès, de rattraper les Soviétiques.
Juillet 1963 : Premier satellite de télécommunications géostationnaire (Syncom 2). Beaucoup d'autres suivront. En 1964, à l'occasion des Jeux olympiques de Tokyo, la télévision transmettra pour la première fois des images en direct (en noir et blanc).
Juillet 1964 : Ranger 7 transmet des photos de la Lune. Bien que toutes leurs tentatives antérieures (1962-63) aient échoué, les Etats-Unis semblent maintenant avoir rattrapé l'URSS dans ce domaine. D'autres missions photographiques lunaires (Ranger 8 et 9) suivront en février-mars 1965.
Mars 1965 : Premier vol orbital américain avec deux astronautes (Virgil Grissom
et John Young) dans le cadre du programme Gemini. Jusqu'en novembre 1966, dix autres missions similaires (avec chaque fois deux astronautes à bord) ont pour but de préparer la NASA aux vols lunaires habités.
Juin 1965 : Gemini 4 (première sortie d'un astronaute américain dans l'espace - Ed White - trois mois après les Russes).
Août 1965 : Gemini 5 (vol d'une semaine - Gordon Cooper et Charles Conrad).
Décembre 1965 : Gemini 7 (vol de deux semaines - Frank Borman et James Lovell). En parallèle, vol Gemini 6 (Walter Schirra et Thomas Stafford). Premier rendez-vous spatial.
Mars 1966 : Gemini 8 (Neil Armstrong et David Scott). Premier amarrage dans l'espace.
Les Américains semblent avoir effacé une grande partie de leur retard sur les Soviétiques.
Juin 1966 : Surveyor 1 se pose sur la Lune.
Août 1966 : Lunar Orbiter 1 transmet les premières photos de la Terre vue depuis l'orbite lunaire et photographie les sites d'alunissage potentiels. Lunar Orbiter 2 et 3 (septembre 1966 et avril 1967) poursuivent cette mission.
Avril 1967 : Surveyor 3 se pose sur la Lune tout près de l'endroit choisi deux ans plus tard pour Apollo 11.
Novembre 1967 : Surveyor 6 se pose sur la Lune, redécolle et se pose de nouveau après s'être déplacé de quelques mètres.
Juillet 1967 : Lunar Orbiter 4 cartographie la Lune, suivi deux mois plus tard par Lunar Orbiter 5.
LES SOVIÉTIQUES JETTENT L'ÉPONGE
Après décembre 1966 :
Le programme lunaire soviétique piétine. Aucune activité visible en 1967 ; en avril 1968, Luna 14 étudie les variations locales du champ de gravitation lunaire (aucun rapport avec les missions précédentes).
Le patron du programme spatial soviétique, Sergueï Korolev (jusqu'alors totalement inconnu en Occident), meurt en janvier 1966. Cette perte semble avoir eu - avec un certain délai - un impact négatif sur l'ensemble des projets russes en matière de "conquête de la Lune". Au cours de cette période, les Soviétiques ont également des difficultés avec leur lanceur N-1, l'équivalent de la fusée américaine Saturn 5.
A partir de là, l'URSS abondonne l'idée d'envoyer des hommes sur la Lune et déclare se concentrer sur l'exploration inhabitée. Quelle est la véritable raison de ce recul ?... Problèmes purement techniques ou, au contraire, conscience de l'impossibilité matérielle* de mener à bien une telle mission autrement que de façon virtuelle ?... On peut bien entendu se demander pourquoi les Russes n'ont pas dit à haute et intelligible voix tout ce qu'ils savaient. C'est sans doute : 1) parce que cela n'entrait pas dans leurs habitudes et 2) parce que de toute façon personne ne les auraient crus ; tout le monde les auraient pris pour de mauvais perdants. Mais il y avait certainement encore autre chose (voir
plus bas).
* Il semblerait que les responsables soviétiques aient commencé à comprendre l'importance réelle du
problème des radiations
vers 1964. En août de cette année-là, ils annulent le lancement de Vostok 9 (vol habité prévu en haute altitude, c'est-à-dire dans la ceinture intérieure de Van Allen). Plus tard, ils se contenteront d'envoyer des chiens dans cette zone dangereuse (par exemple Cosmos 110, en février 1966). Ils parleront de "recherche biologique". Le cosmonaute Boris Volynov dira ultérieurement que les radiations ont été le facteur déterminant dans l'abandon de la course à la Lune.
Septembre 1968 : La sonde Zond 5 (avec deux tortues à bord) contourne la Lune et revient sur Terre. Après elle, Zond 6 (novembre 1968) et Zond 7 (août 1969) répéteront cette manœuvre sans rien y ajouter. L'astronautique russe fait du surplace, confrontée à de sérieux problèmes techniques tant au niveau du lanceur que du vaisseau. Mais le public n'y voit que du feu et pense que l'URSS prépare avec succès son premier vol lunaire habité. Comme le précise Wikipédia, "les instruments embarqués donnent des informations sur le flux de micrométéorites, le vent solaire, la densité de rayons cosmiques, le champ magnétique et les radiations reçues par le vaisseau." Bien entendu, aucun résultat concret n'est communiqué, mais il y a fort à parier que les Soviétiques sont définitivement convaincus des dangers réels (insurmontables) liés à l'envoi d'êtres humains sur la Lune. (Bizarrement, les sondes lunaires américaines de 1966-68 ont principalement pour mission de photographier et de cartographier la Lune. Les mesures relatives aux radiations ou aux météorites semblent sans importance ; elles seront effectuées plus tard par les équipages.)
Juillet 1969 : Luna 15 doit se poser sur la Lune et en rapporter des échantillons de roches. Moins de 24 heures avant le triomphe d'Apollo 11, l'opération Luna 15 échoue : l'engin s'écrase sur le sol lunaire. Noyé dans l'euphorie pro-américaine, l'échec russe passe pratiquement inaperçu.
Septembre 1970 : Luna 16 alunit et revient avec 100 grammes de cailloux lunaires.
Novembre 1970 : Luna 17 dépose sur la Lune un véhicule automatisé (Lunokhod 1). D'autres missions similaires suivront dans l'indifférence générale (dont Luna 21 avec son Lunokhod 2, en janvier 1973).
Avril 1971 : Première station orbitale terrestre (Saliout).
Août 1976 : Luna 24 - dernière mission lunaire soviétique.
II - VICTOIRE AMÉRICAINE... DE LA NASA OU D'HOLLYWOOD ?
LE PROGRAMME APOLLO
trois vols habités en orbite lunaire sans alunissage
six vols habités avec alunissage
Apollo 1 - Le 27 janvier 1967, lors d'une répétition au sol en vue du vol prévu pour fin février, un incendie dû à un court-circuit se déclare à bord du vaisseau. Les trois astronautes (Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee) périssent dans les flammes.*
* Les circonstances exactes de cette tragédie n'ont jamais été élucidées. Scott Grissom, fils de l'astronaute, pense qu'il y a eu sabotage. Quoi qu'il en soit, de nombreux éléments ont favorisé la catastrophe : oxygène pur dans la capsule, câblage électrique défectueux, matériaux inflammables en grande quantité, écoutille de sortie très difficile à déverrouiller, absence de secours... (Virgil Grissom était connu pur son franc-parler : il n'hésitait pas à critiquer ouvertement les insuffisances du programme spatial. Il y a fort à parier que certains responsables n'ont pas dû être mécontents de sa disparition. Quelqu'un a-t-il donné un petit coup de pouce ?...)
Apollo 1a, Apollo 2 et Apollo 3 - noms donnés rétrospectivement à trois missions non habitées ayant eu lieu avant l'accident (en février, juillet et août 1966). Il s'agit de vols purement balistiques, sans mise sur orbite, ayant pour but de tester la fusée Saturn 1-B (version "allégée" de la Saturn 5 utilisée plus tard).
Apollo 4 - Novembre 1967 - Mission orbitale non habitée à l'aide de la fusée Saturn 5 avec rentrée atmosphérique du vaisseau Apollo.
Apollo 5 - Janvier-février 1968 - Mission non habitée ayant pour but de tester la maniabilité du module lunaire. Problèmes d'électronique.
Apollo 6 - Avril 1968 - Mission non habitée. Difficultés d'allumage des deuxième et troisième étages du lanceur. Malgré cela, la NASA estime que "désormais la fusée Saturn 5 et les véhicules Apollo peuvent embarquer des équipages en toute sécurité".
Apollo 7 - Octobre 1968 - Un an et neuf mois après la catastrophe d'Apollo 1, premier vol habité en orbite terrestre, à l'aide d'un lanceur Saturn 1-B et sans module lunaire (trois hommes à bord : Walter Schirra, Donn Eisele et Walter Cunningham).
Apollo 8 - Décembre 1968 - Première mission lunaire habitée avec trois astronautes (James Lovell, Frank Borman et William Anders). Mission extrêmement risquée car aucun vol similaire non habité n'a été tenté auparavant. De plus, c'est le premier vol de la fusée Saturn 5 depuis les ennuis techniques d'Apollo 6. Pure folie - en admettant que le vol ait bien eu lieu*. Si c'est le cas, c'est la première fois que des hommes voient la face cachée de la Lune et fêtent Noël loin de la Terre (effet dramatique et sentimental garanti). Apollo 8 revient sans encombre après avoir effectué dix révolutions. Pour expliquer le risque énorme encouru pendant cette mission, la NASA dira que les Russes étaient sur le point de la devancer - ce qui s'avérera totalement faux a posteriori.
* Dans cet article sur le mythe Apollo, l'auteur pense que la fusée Saturn 5 n'a jamais vraiment existé :
The mysterious rise and fall of the Saturn V rocket.
La NASA s'est contentée de modifier l'apparence de la Saturn 1-B dont les performances techniques étaient suffisantes pour la véritable mission : réaliser un vol orbital terrestre d'une semaine sans excursion vers la Lune.
A propos d'Apollo 8, l'auteur écrit : "Le but de la mission n'était pas de s'assurer qu'une expédition sur le sol lunaire était possible, mais de vérifier que la supercherie pouvait passer. Ce n'est pas la technologie que la NASA a testée, mais la réaction des médias et la crédulité du public..."
"Au commencement, Dieu..." (Genèse 1.1)
Les Américains sont timbrés... mais en un sens, ils ont raison :
la "conquête" de la Lune est une affaire de croyance.
Apollo 9 - Mars 1969 - Vol orbital terrestre habité avec l'ensemble de l'équipement (Saturn 5, module lunaire et vaisseau Apollo). Simulation des manœuvres de la mission lunaire.
Apollo 10 - Mai 1969 - "Répétition générale". Wikipédia (page Programme Apollo) décrit ainsi la procédure : "Peu après avoir quitté son orbite terrestre basse, le vaisseau Apollo exécuta la manœuvre d'amarrage au LEM (module lunaire). Après s'être séparé du troisième étage de Saturn 5, il effectua une rotation à 180° puis arrima son nez au sommet du module lunaire avant de l'extraire de son carénage. Une fois le train spatial placé en orbite autour de la Lune, le module lunaire, surnommé 'Snoopy', entama la descente vers le sol lunaire qui fut interrompue à 15,6 km de la surface. Après avoir largué l'étage de descente non sans quelques difficultés dues à une erreur de procédure, le LEM réalisa un rendez-vous avec le vaisseau Apollo. La mission reproduisit les principales étapes du vol final, à la fois dans l'espace et au sol. John Young était aux commandes du vaisseau Apollo alors que Thomas Stafford et Eugene Cernan occupaient le module lunaire."
Apollo 11 - Juillet 1969 - Neuf mois à peine après le premier vol Apollo habité, mission lunaire réussie à 100 %. L'alunissage a lieu aux premières heures du 21 juillet (heure française). Neil Armstrong et Buzz Aldrin sont dans le LEM (ou L.M. comme écrit Le Monde). Michael Collins reste en orbite lunaire à bord du vaisseau Apollo. A 3 h 56 heure de Paris (la veille à 21 h 56 heure de Floride), Armstrong foule le sol de la Lune - à moins qu'il ne s'agisse d'une scène filmée par avance dans un studio aménagé quelque part dans le Nevada (Area 51) ou ailleurs. Les images retransmises en direct (?) par la télévision sont de très mauvaise qualité. Il n'y a pratiquement rien à voir. On se demande bien pourquoi des centaines de millions de gens restent scotchés pendant des heures à leur petit écran.
Les deux astronautes installent un réflecteur de 60 x 60 cm qui a pour fonction de renvoyer les rayons laser émis depuis la Terre afin de mesurer avec précision la distance Terre-Lune. Cet appareillage fonctionne toujours en 2010, paraît-il. Pour les adversaires des "sceptiques", c'est la "preuve irréfutable" qu'Armstrong a bien marché sur la Lune. Bien entendu, si un miroir se trouve à cet endroit, il a pu y être déposé sans l'intervention d'un astronaute. Bizarrement, alors que viser le réflecteur avec précision ne pose pas de problème, aucun téléscope - aussi puissant soit-il - n'a jamais pu détecter depuis la Terre les "souvenirs" beaucoup plus volumineux abandonnés par les équipages d'Apollo, comme les plateformes de LEM ou les rovers (dans les missions ultérieures), sans même parler des drapeaux ou de la feuille d'aluminium déployée par Armstrong/Aldrin et "destinée à capter les particules solaires" - lesquelles particules, si l'on en croit la NASA, ne risquaient pas de toucher les astronautes. (Voir plus bas :
Sites d'alunissage,
Aucune trace,
Réflecteurs laser,
Radiations)
Mais la partie la plus risquée de l'opération Apollo 11 est sans doute le redécollage du module lunaire. En effet, l'opération n'a jamais été testée à vide sur la Lune, et deux mois plus tôt Apollo 10 avait eu quelques difficultés à séparer le LEM de son support. Quand on sait que la moindre panne ou la moindre erreur risquent d'être fatales pour les astronautes, on ne peut que s'étonner de l'insouciance et de la chance extrêmes qui ont accompagné cette expédition (si toutefois elle a vraiment eu lieu).
Apollo 12 - Novembre 1969 - Tandis que leur collègue Richard Gordon reste en orbite, Charles Conrad et Alan Bean se promènent à leur tour sur la Lune, prenant beaucoup plus de risques que leurs prédécesseurs. Ils sautillent à droite et à gauche et s'éloignent jusqu'à 500 mètres de leur module lunaire. On se demande ce qu'ils auraient fait en cas de chute malencontreuse. Leurs excursions lunaires durent près de huit heures. Les téléspectateurs américains (et les autres) montrent des signes de lassitude, d'autant plus que les images sont toujours de mauvaise qualité quand elles ne disparaissent pas complètement. Les annonceurs publicitaires commencent à traîner les pieds.
Apollo 13 - Avril 1970 - Une fuite d'oxygène due à une explosion dans le module de service, à mi-chemin entre la Terre et la Lune, fait échouer la mission. Pour économiser leurs ressources, les astronautes James Lovell, John Swigert et Fred Haise doivent se réfugier dans le module lunaire qui se trouve encore "dans la cale" du vaisseau. Le 13 avril, à 13 h13, Apollo 13 passe derrière la Lune (dramatique silence radio pendant 13 minutes), puis les astronautes parviennent finalement à rentrer sains et saufs, effectuant le reste du voyage à bord du LEM et ne regagnant la capsule Apollo qu'au moment d'entrer dans l'atmosphère terrestre. S'agit-il d'une mise en scène hollywoodienne destinée à relancer l'attention du public ?... (Toujours est-il que le scénario sera réutilisé en 1995 dans le film Apollo 13 avec Tom Hanks dans le rôle de Lovell).
Apollo 14 - Janvier-février 1971 - Alan Shepard (le tout premier astronaute américain) et Edgar Mitchell passent neuf heures sur la Lune et "jouent au golf". Ce n'est pas suffisant pour captiver le public. (Stuart Roosa reste en orbite.)
Apollo 15 - Juillet-août 1971 - David Scott et James Irwin passent 2 jours et 18 heures sur le sol lunaire. Ils ont apporté leur rover, ce qui leur permet de s'éloigner de 28 km de leur "base". Ils retrouvent leur chemin sans la moindre difficulté - grâce aux petits cailloux blancs ? (Alfred Worden reste en orbite.)
Apollo 16 - Avril 1972 - John Young et Charles Duke se promènent également en jeep sur la Lune. Mais ils n'y restent que 20 heures, car plus personne ne regarde. (Ken Mattingly reste en orbite.)
Apollo 17 - Décembre 1972 - Dernière mission Apollo avec Eugene Cernan et Harrison Schmitt. Ils restent 22 heures sur la Lune et parcourent 36 km en rover (Ronald Evans reste en orbite). La fin du projet passe presque inaperçue. En tout cas, elle est infiniment moins dramatique que la séparation des Beatles deux ans plus tôt.
Apollo 18*, Apollo 19 et Apollo 20 - Lancements annulés dès janvier 1970 pour des raisons financières et par manque d'intérêt du public (et surtout parce que la NASA n'a absolument plus rien à craindre de la concurrence soviétique).
* En septembre 2011, avec 38 ans de retard, Hollywood procède au lancement
d'Apollo 18,
un mélange de faux "documentaire" et de film d'horreur.
Fusée Saturn 5 (Kennedy Space Center, Cap Canaveral, Floride)
ÉLÉMENTS TENDANT À VALIDER LA THÈSE DE LA SUPERCHERIE
Les sites d'alunissage
Wikipédia donne pour Apollo 11 les coordonnées suivantes :
0° 40' 26,69" N - 23° 28' 22,69" E.* Remarquable précision. Le diamètre de la Lune étant de 3.475 km, sa circonférence est de 10.900 km. Un degré d'angle correspond à 30 km, une minute d'angle à 500 m et une seconde d'angle à 8,30 mètres. Un centième de seconde d'angle représente 8,3 cm. On sait donc où se trouve le site d'alunissage à 83 millimètres près (les deux tiers du diamètre d'un CD - pas mal).
Il y a cependant un petit problème : les cordonnées de Wikipédia ne sont pas confirmées par la NASA. En fait, il n'existe pas de coordonnées officielles - voir
Apollo Lunar Surface Journal - Landing Site Coordinates.
Ce site indique deux emplacements d'alunissage, exprimés en décimales pour faciliter la comparaison : d'une part 0,6875 N - 23,4333 E ; d'autre part 0,67409 N - 23,47298 E. Ces dernières coordonnées correspondent à celles de Wikipédia traduites en décimales. Les différences entre les deux coordonnées disponibles sont de 0,01341 degré en latitude (soit 400 mètres) et 0,03968 degré en longitude (soit 1.190 mètres). Que vaut une précision de 8 cm pour une tolérance de 1,2 km ?...
Lost Lunar Landing Sites : The CLLC Initiative - En 1998, le scientifique Michael Stennecken, fondateur de la Deutsche Raumfahrtgesellschaft, pendant allemand de la National Space Society de Washington, a tenté de résoudre ce problème... en coordonnant les coordonnées - sans beaucoup de succès. Stennecken enseigne l'informatique à l'Université de Münster (Westphalie) ; il est également spécialiste de l'histoire de la conquête spatiale.
Pour corser les choses, il existe plus de deux versions différentes des coordonnées d'alunissage. Malgré cela, les responsables de la NASA se désintéressent complètement de la question - c'est bon pour les "conspirationnistes".
* La latitude lunaire se définit comme sur Terre (équateur = 0° - pôles = 90°). La longitude, elle, est calculée à partir d'un méridien choisi arbitrairement : l'équivalent lunaire du méridien de Greenwich partage la face visible en deux parties égales. Mais comme le mouvement de la Lune est irrégulier et la face visible légèrement variable, l'opération est plus délicate qu'il n'y paraît au premier abord :
Coordonnées lunaires.
Carte de la face visible
indiquant les sites d'alunissage (réels ou supposés) de Luna, Surveyor et Apollo.
Aucune trace des "objets" abandonnés sur la Lune
Etant donné que nul ne peut dire exactement où se trouvent les sites d'alunissage, il est impossible à un observateur terrestre de diriger son télescope vers l'endroit voulu afin de détecter les rovers, plateformes de LEM, drapeaux, réflecteurs et autres "accessoires" qui traînent encore, nous dit-on, sur le sol lunaire. Qui plus est, les objets les plus petits visibles depuis la Terre ont une taille de l'ordre de plusieurs mètres. Depuis plus de quarante ans, il faut donc croire sur parole ce que nous racontent les défenseurs de la version officielle et se contenter de photos fantaisistes commentées par leurs soins.
Et pourtant, la technologie du 21ème siècle devrait permettre d'obtenir, depuis un satellite placé sur orbite lunaire, des photos de haute résolution (avec des pixels de quelques centimètres). Malheureusement, rien de tel n'a été tenté jusqu'à présent. A-t-on peur que le mythe vole en éclat et que le public demande des comptes aux responsables ?...
La sonde orbitale MRO (Mars Reconnaissance Orbiter), lancée en 2005, a pris des photos de la planète Mars avec une résolution de 25 cm, comme par exemple l'image suivante (source) réalisée depuis une altitude de 250 km :
Sur une photo prise dans des conditions similaires au-dessus de la Lune, on distinguerait assez bien les plus gros "souvenirs" du programme Apollo (20 mètres correspondent à 80 pixels). Un support de LEM (empattement : 9,40 m selon Wikipédia) aurait une taille de 38 pixels ; un rover (longueur : 3 m) 12 pixels. Sans compter qu'on a fait des progrès depuis 2005 en matière de photographie.
En juin 2009, la NASA a bien placé un LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) en orbite lunaire, mais les photos prises par cet engin ont une résolution de 50 cm pour une altitude de 50 km - un net recul par rapport au MRO de 2005. Si les responsables n'avaient pas opté pour cette forme de sabotage délibéré, on aurait été en mesure d'obtenir une résolution de moins de 5 cm.
Vue d'en haut, la plateforme du LEM s'inscrit dans un carré de 9,40 m de côté, avec au centre un octogone de 5,60 m. Sa hauteur de 2,60 m permet aussi de la distinguer de biais, du moins quand la résolution est suffisante.
(Le LEM est équipé de deux réacteurs : un pour la descente, intégré à la plateforme ; l'autre pour le décollage, au centre de l'habitacle. Les petits moteurs de contrôle d'orientation - reaction control thrusters - permettent les corrections latérales.)
Est-ce pour retarder l'heure de vérité que la NASA s'oppose à la haute résolution ?
Bien entendu, le plus simple serait de faire alunir une sonde à proximité du site à photographier et l'affaire serait réglée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. On se demande pourquoi ça n'a pas été fait depuis longtemps - ou plutôt, on ne se le demande pas. La question qu'on devrait se poser : jusqu'à quand la NASA pourra-t-elle encore nous faire croire qu'il est impossible d'obtenir de véritables photos des sites d'alunissage d'Apollo ?... A moins que l'humanité n'ait bientôt d'autres soucis autrement plus graves (guerre mondiale, crise généralisée), le moment semble approcher où l'agence spatiale américaine devra nécessairement produire de nouvelles preuves photographiques. Les studios de l'Area 51 dans le Nevada vont-ils bientôt être réactivés ?
En septembre 2011, bien incapable de produire la moindre photo convaincante (et pour cause), la NASA se contente de recycler quelques vieilles images encore plus mauvaises que celles présentées quelques années plus tôt :
Le prétendu site d'alunissage d'Apollo 12
selon un
article du Telegraph.
L'agrandissement en bas à droite de la grande photo n'en est pas un,
il a été trafiqué pour montrer des détails qui n'existent pas.
A côté, sur la petite photo, on voit un agrandissement normal, sans "amélioration".
Il faut beaucoup de bonne volonté et beaucoup de naïveté pour y voir un support de LEM.
Sur la photo principale, un pixel représente 114 cm (ou 80 pixels = 91 m, ou 100 m = 88 pixels).
Loin d'être "élevée" comme le prétend sans vergogne le journal, la résolution est au contraire
plus mauvaise que celles de 2005 et 2009.
Pour Apollo 14, rien de nouveau non plus (extrait de la vidéo du Telegraph).
Petite remarque en passant : il faut dire qu'on ne dispose pas davantage, en 2011, de photos probantes des "objets" déposés sur la Lune par les Soviétiques (Lunokhod 1 et 2 de 1970-73, en particulier). Les Russes n'ont jamais rien tenté de ce côté-là, laissant aux Américains le soin de produire des photos qui ressemblent étrangement à celles d'Apollo.
Réflecteurs laser
Les panneaux réflecteurs déposés sur la Lune par les astronautes des missions Apollo (puis par des engins soviétiques inhabités) ont pour but, paraît-il, de mesurer la distance qui nous sépare de notre satellite naturel.*
Le laser est de la lumière amplifiée (en quelque sorte "concentrée") dont les rayons s'élargissent très peu (nous dit Wikipédia). Très peu ?... Voire... Un rayon laser émis depuis la Terre, une fois parvenu sur la Lune à quelque 380.000 km de là, s'est transformé en faisceau de 1,5 km de diamètre. Ce chiffre est donné par
Paul Gosselin ;
d'autres sources font même état de 7 km. De retour sur Terre, le faisceau a un diamètre plus grand encore.
Gosselin décrit ainsi le problème des astronomes observateurs :
"La pulsion laser est envoyée dans le télescope là où se trouve normalement l'oculaire. Cette pulsion est propulsée vers la Lune, atteint alors le réflecteur [dont la surface est inférieure à un mètre carré - wotraceafg] et elle est réfléchie vers son point de départ sur la Terre. Sur la Lune, le faisceau lumineux a maintenant 1,5 km de largeur !... Il faut disposer d'un capteur sur Terre pour détecter le photon à son retour. De la pulsion initiale, seuls quelques photons réussissent le voyage de retour. Il faut alors déployer de puissant moyens techniques afin de filtrer la lumière ambiante et d'autres sources lumineuses, car il faut éliminer tous les autres photons ne provenant pas du laser."
Autrement dit, on a placé sur la Lune un réflecteur de 60 cm afin de renvoyer vers la Terre un faisceau lumineux de 1,5 km - un exploit d'autant plus étonnant et méritoire, qu'on ignore l'emplacement exact du réflecteur (voir plus haut
Sites d'alunissage). Comme disait Confucius, il est très difficile d'attraper un chat noir dans une pièce obscure, surtout quand il n'y a pas de chat...
Gerhard Wisnewski, dans son livre, aborde également le problème des réflecteurs. Il signale que selon une étude effectuée par le docteur Dieter Egger de l'Institut de Géodésie de l'Université Technique de Munich, sur 1019 photons (dix milliards de milliards) envoyés en direction de la Lune, un seulement revient à l'endroit d'où il est parti. Prétendre que c'est le panneau installé par Amstrong-Aldrin qui a renvoyé cette particule lumineuse est totalement absurde. Pour réfléchir un rayon laser, un panneau est d'ailleurs parfaitement inutile : c'est le sol lunaire lui-même qui fait office de miroir. Et pourtant, des scientifiques (comme les astronomes de l'observatoire d'Apache Point, Nouveau-Mexique) renouvellent presque quotidiennement cette expérience coûteuse et superflue qui ne prouve rien, et surtout pas que les missions Apollo ont bien eu lieu.
* Connaissant la vitesse de la lumière (300.000 km par seconde) et le temps mis par un rayon pour parcourir l'aller-et-retour, on peut mesurer "avec exactitude" la distance Terre-Lune à un moment donné. Cette distance a pu être déterminée avec une précision de l'ordre du millimètre. Chapeau !... Cela signifie que le temps mis par le rayon laser pour effectuer le trajet a été mesuré avec une précision supérieure à 1/300.000.000.000ème de seconde (un trois cent milliardième de seconde) puisque 300.000 km correspondent à 300.000 x 1.000.000 mm. Les horloges atomiques peuvent atteindre, dit-on, une précision plus grande encore, mais à quoi bon - là aussi - calculer une distance à un millimètre près quand la tolérance en la matière est de plusieurs mètres, sinon de plusieurs dizaines ou centaines de mètres. Personne, à part les astronomes payés pour affirmer le contraire, ne sait au juste par quoi le rayon laser a été réfléchi : une montagne ou le fond d'un cratère ?... A ce niveau-là, on se demande à quoi tout cela peut bien servir. C'est un peu comme si l'on voulait calculer le poids de la Tour Eiffel au millionième de milligramme près : très utile et très pertinent...
Indépendamment de cela, deux autres facteurs - de taille - rendent parfaitement futile une mesure ultra-précise de la distance Terre-Lune :
● Etant donné que l'orbite lunaire a la forme d'une ellipse, la distance approximative est de toute façon variable (entre 363.104 et 405.696 km).
● Tout dépend de quel endroit à quel endroit la mesure est effectuée (ligne rouge, bleue ou verte, par exemple) :
Roches lunaires
D'où viennent les 380 kg de pierres "ramassés" par les astronautes ? Peut-on faire la distinction entre roches lunaires et roches terrestres ? Comme par hasard, l'analyse des échantillons rapportés par Apollo a conduit à la conclusion que la similarité était très grande (même origine). S'il s'agit de météorites, il y en a également sur Terre, notamment dans l'Antarctique (où von Braun s'est rendu en 1966).
Donc, ces roches dites lunaires ne constituent aucunement une preuve que les expéditions ont vraiment eu lieu, d'autant plus qu'un engin inhabité peut très bien aller sur la Lune, ramasser quelques cailloux et les rapporter sur Terre. Les Soviétiques l'ont fait en 1970, mais leur "butin" n'était pas très copieux (à peine une centaine de grammes) et il s'agissait plutôt de poussière lunaire. Tout cela n'est guère convaincant.
Alunissage en douceur à l'aide d'un engin jamais testé en environnement réel
Les seuls essais, effectués sur Terre et donc dans des conditions totalement différentes de celles qui règnent sur la Lune, l'ont été non pas avec le module lunaire lui-même mais avec des véhicules prétendument similaires (LLRV et LLTV). Sur cinq essais, trois se sont soldés par un crash. Par contre, les six alunissages tentés par la suite avec des astronautes à bord, n'ont pas posé le moindre problème. Et pourtant, le LEM était équipé d'un seul gros réacteur vertical*, alors que les véhicules d'entraînement en avaient plusieurs à leur disposition, ce qui leur donnait en principe une plus grande stabilité. (D'ailleurs, a-t-on jamais vu un appareil à décollage vertical équipé d'un seul réacteur ?...)
* En fait, le LEM possédait un réacteur pour la descente et un pour le décollage, mais ces deux réacteurs disposés l'un au-dessus de l'autre, n'étaient bien sûr jamais utilisés simultanément. Il existait également seize petits moteurs de contrôle d'orientation utilisables pour les corrections latérales - voir le
schéma
un peu plus haut.
Pour le physicien Ralph René (décédé en 2008), le module lunaire était si peu maniable que si quelqu'un avait bougé d'un poil dans la cabine au moment de l'alunissage, cela aurait affecté tout l'équilibre. L'engin aurait basculé ou se serait mis à tourner sur lui-même.
Pour ce qui est des tests effectués dans l'espace avec le module lunaire, le premier (Apollo 5, janvier-février 1968, en orbite terrestre) n'a pas été très concluant. Le deuxième (Apollo 9, mars 1969, également en orbite terrestre) l'a été davantage, ce qui a suffi à la NASA pour tenter la première simulation d'alunissage avec un équipage (Apollo 10, mai 1969). Bien que cette simulation ne se soit pas déroulée de façon parfaite (difficultés lors du largage du support du LEM à 15 km du sol lunaire), les responsables ont estimé qu'ils maîtrisaient la situation au point de procéder, deux mois plus tard, à un véritable alunissage avec deux hommes à bord (une manœuvre jamais réalisée à vide auparavant). Si au moment du redécollage d'Apollo 11, l'habitacle du LEM ne s'était pas immédiatement détaché du support, les astronautes n'auraient jamais pu rentrer. (Pas grave, puisqu'ils n'étaient probablement jamais partis.)
Un réacteur qui ne laisse pas de traces
Bien que, selon la NASA, le moteur n'ait été coupé qu'après que le LEM se soit posé, on ne voit sur le sol aucune trace de l'alunissage : pas le moindre cratère, pas le plus petit emplacement brûlé.
Et au redécollage, le réacteur s'est montré tout aussi discret et respectueux de l'environnement, puisqu'il n'a produit aucune flamme visible (images transmises par une caméra de télévision restée au sol). Les défenseurs de la NASA disent que la chose est "normale" puisque tout se déroule dans le vide. En réalité, bien sûr, le carburant utilisé ne brûle pas "dans le vide", ce qui est impossible. La combustion a lieu grâce à l'oxygène contenu dans les réservoirs du LEM (comburant). Une autre "explication", tout aussi "convaincante", prétend que le carburant utilisé produit une flamme "invisible" - alors que c'est pratiquement le même que celui de la fusée Saturn.
Le plus curieux, dans cette affaire, c'est que la NASA elle-même, dans le dossier de presse distribué aux journalistes, montre bel et bien une flamme - mais il est vrai qu'il ne s'agit que d'un dessin. Même chose pour Alan Bean, artiste peintre et ancien promeneur lunaire d'Apollo 12 (novembre 1969) : sur deux de ses tableaux, il représente le LEM avec une jolie flamme orange, tant à l'alunissage qu'au redécollage.
Source :
Alan Bean Gallery
Autre contradiction : sur la page
Apollo Lunar Module
de Wikipédia, on peut voir une vidéo montrant le redécollage du LEM d'Apollo 15 (légende : "Apollo 15 Lunar Module lifts off the Moon. View from TV camera on the lunar rover") ; aucune flamme n'est visible. Par contre, sur la vidéo qui se trouve juste en-dessous ("Apollo 17 Lunar Module liftoff"), on distingue clairement une flamme. (Qui plus est, la caméra fixée sur le rover d'Apollo 17 suit le LEM dans son ascension. Comme l'électronique du début des années 1970 n'était certainement pas capable d'un tel exploit, il faut croire qu'un opérateur était resté au sol pour filmer la scène - ce qui est sans doute vrai, mais certainement pas sur la Lune.)
En ce qui concerne le gros nuage de poussière soulevé au moment de l'alunissage, force est de constater qu'il s'est dissipé en prenant bien soin de ne pas salir les pieds du module lunaire. Les adeptes de la version officielle n'hésitent pas à prétendre que le réacteur a été coupé à plusieurs mètres au-dessus du sol - ce qui est en totale contradiction avec les communications radio de la NASA. D'ailleurs, si c'était vrai, il n'y aurait pas eu de nuage... et le LEM ne se serait certainement pas posé en douceur. Même avec une attraction lunaire représentant 1/6ème de l'attraction terrestre, on imagine les conséquences, pour les hommes et le matériel, d'une telle chute libre finale aussi dangereuse qu'inutile.
Encore un miracle : les communications radio entre le LEM et le centre de contrôle de Houston ne sont troublées par aucun bruit de moteur, bien que celui-ci se trouve à seulement 50 centimètres des astronautes. Les défenseurs de la NASA se moquent des "conspirationnistes ignorants" en leur expliquant que le son ne peut pas se propager dans le vide. En réalité, l'habitacle est pressurisé, de même que la partie centrale du module qui abrite le réacteur. On devrait donc entendre le bruit de celui-ci. Si ce n'est pas le cas, c'est que le réacteur n'a pas été allumé.
Radiations
Les radiations solaires ou cosmiques sont retenues par le champ magnétique qui entoure la Terre. Elles s'accumulent dans une région appelée la ceinture de Van Allen, du nom du professeur qui la "découvrit" en 1958 dans le cadre du programme Explorer (premiers satellites américains). Il existe en fait deux de ces ceintures : une dite intérieure, située entre 700 km et 10.000 km d'altitude ; l'autre dite extérieure, entre 13.000 km et 65.000 km (selon Wikipédia).
Si elle protège la Terre du rayonnement mortel, la ceinture de Van Allen est elle-même hautement radioactive, surtout dans sa partie intérieure. Cela signifie que tout astronaute qui quitte l'orbite terrestre est exposé aux radiations. Si l'on en croit la NASA, la chose n'est arrivée qu'à neuf reprises, entre décembre 1968 et décembre 1972, dans le cadre du programme Apollo (jamais avant et jamais après). Vingt-quatre astronautes ont été exposés à ce danger (trois d'entre eux ont fait deux fois le voyage).
On mesure en millisievert (mSv) ou en rem la dose de radiations reçues (1 rem = 10 mSv). Selon Gerhard Wisnewski, tout astronaute traversant la ceinture de Van Allen reçoit en moyenne 600 mSv par heure*. Sachant qu'il faut une heure et demie pour franchir la zone dangereuse, la dose reçue est de 900 mSv à l'aller et autant au retour - une dose considérable quand on sait que les habitants de la région de Tchernobyl, en 1986, étaient exposés à 6 mSv par heure. D'après Medicine Worldwide, source citée par Wisnewski, l'absorption d'une dose de 500 à 1.000 mSv entraîne une modification de la composition sanguine (hémogramme), des inflammations cutanées, des vomissements et des malaises. Entre 1.000 et 2.000 mSv, on enregistre des effets nocifs sur la moelle osseuse et un risque de décès de 20%. (Une radio pulmonaire correspond à 0,3 mSv.)
* Les informations disponibles sur Internet sont très variables. Même sur Wikipédia, tout dépend de la langue choisie. Version française : "Une exposition, même de courte durée, aux parties les plus intenses des ceintures de radiations étant fatale, la protection des astronautes par un blindage adéquat est nécessaire." [La paroi de la capsule Apollo était épaisse de 3mm - pas vraiment un "blindage".]
Version anglaise : "Les ceintures sont modérément dangereuses pour l'être humain." Version allemande : "La dose de radiations derrière 3mm d'aluminium peut atteindre 200 mSv/h dans la ceinture intérieure." La plupart des sites défendant le programme Apollo minimisent le danger ou le passent sous silence.
Pour un équipage effectuant l'aller-et-retour et soumis, qui plus est, au rayonnement direct pendant le reste du voyage en période d'activité solaire maximale (c'était le cas en 1969-70)*, les effets sont désastreux. Pourtant, personne n'est tombé malade en cours de route. Sur les 24 astronautes, 20 devraient être morts entre-temps, de leucémie ou de cancer. Or, il n'en est rien (à l'exception de John Swigert - Apollo 13 - et Alan Shepard - Apollo 14). Un des plus irradiés de tous, James Lovell, se porte bien à l'âge de 82 ans (en 2010)**.
* La dose reçue en période de "tempête solaire" n'a jamais été mesurée exactement. Il n'est pas impossible qu'elle dépasse celle de la ceinture de Van Allen.
** Lovell a effectué deux voyages autour de la Lune (Apollo 8 et 13 - sans alunissage) dont une grande partie du second à bord du LEM, un véhicule protégeant encore moins des radiations que la capsule Apollo. Deux autres astronautes, John Young (Apollo 10 et 16 - un vol orbital et un alunissage) et Eugene Cernan (Apollo 10 et 17 - également un vol orbital et un alunissage), ont eux aussi deux expéditions lunaires à leur actif. Young a 80 ans en 2010, Cernan en a 76. Ils sont encore en bonne santé. Sur les 24 astronautes, 18 sont encore en vie en 2010, quatre sont morts sans que l'on puisse incriminer les radiations (accident, crise cardiaque, inflammation du pancréas), deux sont morts de leucémie ou de cancer. Les "survivants" ont tous entre 74 et 82 ans.
[Neil Armstrong (Apollo 11) meurt en 2012, à l'âge de 82 ans, des suites d'une opération cardiaque.]
Voir
plus bas
comment un architecte hollandais qui prévoyait en 2001 de construire un hôtel sur la Lune, comptait protéger des radiations ses clients et son personnel.
Depuis quand connaît-on le danger des radiations spatiales ?
Les scientifiques russes connaissent ce danger depuis novembre 1957
(voir plus haut Spoutnik 2) ;
les Américains depuis janvier 1958
(voir Explorer 1).
Pour ce qui est des responsables politiques, c'est une autre affaire. Etant donné que personne - ni d'un côté ni de l'autre - ne veut passer pour celui qui a mis fin aux ambitions lunaires de son pays, il est évident que l'on s'efforce de minimiser le problème ou de reporter sa solution à plus tard. Tant que l'exploration spatiale se cantonne aux environs immédiats de la planète, il suffit de veiller à ce que la trajectoire des satellites habités demeure en deçà de la zone critique. Quelques années plus tard, disons à partir de 1966-67, la chose ne suffit plus. Les politiques doivent alors prendre conscience de la réalité et se prononcer - pas vis-à-vis de l'opinion publique, à qui l'on continue de raconter des histoires, mais au niveau purement interne. On a le choix : renoncer en silence (méthode russe) ou jouer à fond la comédie (méthode américaine).
Quand tout est terminé, en 1972, on peut enfin respirer et on se jure de ne plus jamais remettre la question sur le tapis. En 2010, on en est toujours là, et il est probable qu'il en sera de même en 2050 - à moins qu'on n'ait entre-temps découvert une solution miracle dont on ignore tout aujourd'hui.
Photos et films
Alors que les images transmises "en direct" à la télévision, sont floues et de très mauvaise qualité, les photos développées au retour sont absolument extraordinaires - trop bonnes pour être vraies ?
Retenez votre souffle, mortels, Neil Armstrong va poser le pied sur le sol lunaire :
"One small step for me - one big hoax for you..."
Pas de photo numérique en 1969. La pellicule Kodak utilisée (diapositives 70mm) est la même que sur Terre. Et pourtant, elle doit supporter des différences de températures extrêmes (entre +130°C en plein soleil et -100°C à l'ombre) ce qui est tout simplement impossible : ou bien l'émulsion chimique qui recouvre le film se décompose à la chaleur, ou bien la pellicule perd sa souplesse et devient cassante sous l'effet du froid. A cela viennent s'ajouter les effets des radiations cosmiques - que se passe-t-il quand on soumet un film aux rayons X ?
Quant à l'appareil photo lui-même (un Hasselblad), il ne diffère pratiquement pas de ceux utilisés par les photographes de l'époque ; il cesse de fonctionner dès que le thermomètre franchit la barre des +50°C ou des -40°C.
Sur la page Moon landing conspiracy theories de Wikipédia, on peut lire que, du fait de l'absence d'atmosphère sur la Lune, la chaleur du sol ne se transmet pas aux objets qui ne sont pas en contact direct avec lui, ce qui entraîne que ces objets n'ont pas du tout la même température. Comme si un appareil photo exposé aux rayons du soleil devait reposer sur le sol pour être porté (approximativement) à la même température que celui-ci. Les défenseurs de la supercherie Apollo prennent vraiment les internautes pour des imbéciles. D'ailleurs - détail plus que bizarre - mesurer la température extérieure ne faisait pas partie du "programme scientifique" des astronautes ; un thermomètre n'était pas prévu.
Qui plus est, les inconditionnels de l'Apollo Hoax veulent nous faire croire que le revêtement argenté qui recouvrait le boîtier de l'appareil photo, "un revêtement spécialement conçu pour refléter la lumière", était suffisant pour maintenir l'intérieur, et en particulier le film, à une température inférieure de 80° ou supérieure de 80° à la température ambiante, selon le cas. Et surtout, que ce revêtement magique était suffisant pour protéger le film des radiations.
On a parfois l'impression, en lisant les "réfutations" officielles, sur Wikipédia ou ailleurs, qu'elles ont été formulées par les défenseurs de la version "politiquement correcte" du 11 septembre. On y retrouve le même genre de pseudo-arguments aussi stupides que dérisoires, à la fois contraires au bon sens et aux lois de la physique.
Bien que l'appareil photo n'ait pas de viseur et qu'il soit très difficile à manier quand on porte des gants pressurisés, les images sont extraordinairement bien cadrées. Un photographe de studio n'aurait pas fait mieux. Et pourtant, rien n'est automatique, il faut régler à la main la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme - et ce, sans disposer de posemètre.
Comment fait-on pour photographier ses pieds avec un appareil inamovible que l'on porte fixé sur la poitrine ?
Et pourquoi certains arrière-plans lunaires sont-ils absolument identiques sur des photos pourtant prises à des occasions ou en des lieux différents ? A-t-on voulu faire des économies au niveau des décors ou bien n'avait-on rien d'autre sous la main ?
Diversion
Un grande partie de la polémique entre les défenseurs de la version officielle et les "sceptiques", a trait aux ombres et aux croix que l'on voit (ou que l'on ne voit pas) sur les photos de la NASA. A vrai dire, c'est une controverse qui ne mène pas très loin et qui dégénère assez vite. Un vain combat où tout le monde a raison mais où personne ne peut rien prouver. Que les ombres soient parallèles ou pas (sur la Lune comme sur Terre), dépend de nombreux facteurs ; on peut en discuter à l'infini. Que le réticule de visée de l'appareil photo Hasselblad, qui d'ailleurs n'avait pas de viseur, soit entièrement visible ou pas, ne prouve ni la supercherie ni la véracité de la mission Apollo. Pour ce qui est des éventuelles "retouches" apportées aux photos publiées, il est impossible de se prononcer puisque personne n'a jamais vu les pellicules originales mais tout au plus des copies de copies. Et quand on sait que les films TV originaux "se sont égarés" ou "ont été effacés" entre-temps, tous les doutes sont permis.
Quoi qu'il en soit, tandis que les "sceptiques" s'époumonent sur ces petits détails, les contradictions majeures passent quasiment inaperçues. Et c'est bien là le problème. Il n'est d'ailleurs pas impossible que la polémique soit alimentée intentionnellement par le "lobby apollonien" afin de détourner l'attention des véritables incohérences photographiques, des radiations ou de l'invraisemblable "chance" qui a accompagné toute cette entreprise.
L'étrange souvenir de Charles Duke
L'astronaute d'Apollo 16, à l'occasion de son voyage d'avril 1972, aurait laissé sur le sol lunaire une photo où on le voit en compagnie de sa famille. Cette photo est emballée dans un sachet en plastique. ("On ne sait jamais, dès fois qu'il pleuve sur la Lune", comme dit Philippe Lheureux sur son site
Lumières sur la Lune.)
Sachant que la température au sol peut atteindre 130°C, il est certain qu'une photo papier ne resterait pas intacte très longtemps. Philippe Lheureux nous propose de refaire l'expérience pour en avoir le cœur net : "Mettre du sable dans une poêle, la chauffer à 130°. Déposer une petite casserole remplie d'eau sur le sable. Dès que l'eau arrive à ébullition, retirer la casserole et jeter la photo dans son sac plastique sur le sable chaud."
La photo de la famille Duke gît sur le sol entre des empreintes de pas et des traces de rover. Aucun individu normal et sain d'esprit ne jette par terre la photo des siens comme il jetterait un paquet de cigarettes vide (ce qui se faisait couramment dans les années 1960). "Personnellement, si j'avais dû laisser une photo de ma famille sur la Lune, je l'aurais laissée à l'abri du soleil sur la jeep ou sur un patin du LEM" (Philippe Lheureux).
A croire que cette histoire abracadabrante constitue un de ces fameux indices placés là à dessein par des initiés pour discréditer l'histoire officielle -
voir plus bas.
Déjà sur la toute première photo prise par Neil Armstrong (Apollo 11),
on pouvait voir que la température du sol n'était pas un problème.
(Posez un sac de toile sur une plaque chauffée à 130° et regardez le résultat.)
(Entre parenthèses : n'est-il pas étonnant que cette photo, prise à l'aveuglette
comme toutes les autres, soit si bien cadrée, et que l'élément essentiel
- 'United States' - soit parfaitement visible alors que le reste est dans l'ombre ?...)
Empreintes de pas
Pour ce qui est des empreintes de pas laissées "à tout jamais" sur le sol lunaire par les astronautes (comme celle ci-dessus de Buzz Aldrin - Apollo 11), Gerhard Wisnewski trouve étonnant qu'elles soient si nettes - et il n'est pas le seul.
Pour obtenir le même effet sur notre planète, il faut marcher sur de la terre argileuse humide ou sur un matériau analogue contenant suffisamment d'eau afin de maintenir la cohésion des grains. Comment est-ce possible sur la Lune avec de la poussière de roche sèche ?
A-t-on eu recours à la méthode utilisée pour conserver les empreintes de mains et de pieds des vedettes sur le Hollywood Boulevard ? Le sol lunaire est-il fait de ciment à séchage rapide ?
Empreintes de l'astronaute hollywoodien Tom Hanks (Apollo 13)
Etoiles invisibles
Les pourfendeurs de "conspirationnistes" ont beau jeu d'expliquer pourquoi on ne voit aucune étoile sur les photos prises par les astronautes : exactement comme sur Terre, lorsqu'on fait de la photo nocturne, on n'utilise pas du tout la même durée d'exposition ni la même ouverture selon qu'on photographie un objet proche éclairé ou le ciel étoilé. C'est vrai, ce dernier nécessite une exposition beaucoup plus longue. On ne peut donc pas obtenir de photo sur laquelle l'un et l'autre seraient convenablement représentés. Il faut choisir entre un ciel sous-exposé (tout noir) avec un avant-plan correct, ou au contraire un ciel étoilé avec un avant-plan surexposé (trop clair, gênant dans la plupart des cas).
Indépendamment de tout cela, il est tout de même curieux que personne n'ait songé à rapporter de la Lune la moindre photo représentant le ciel étoilé et lui seul - une photo, qui sans être nécessairement "scientifique", aurait fait bondir de joie tous les astronomes. Techniquement, la chose était assez simple, il suffisait de prévoir un appareil réglé différemment, sur pied et muni d'une pellicule plus sensible.*
Mais c'est peut-être là précisément que commençaient les difficultés : si Walt Disney pouvait se permettre de coller n'importe quoi sur la voûte céleste sans choquer les spectateurs, un astronome attentif ne se serait certainement pas laissé berner par une photo bidon. Devant l'impossibilité de simuler correctement le ciel étoilé en tenant compte de tous les facteurs, y compris la position des astronautes à une heure déterminée, on a préféré renoncer à toute représentation des étoiles. Et c'est sans doute mieux comme cela, car un mensonge passe d'autant mieux qu'il est simple. S'empêtrer inutilement dans des détails "techniques" forcément imparfaits et contradictoires n'était pas du goût de la NASA, elle qui avait déjà bien assez de problèmes sur les bras.
Le peintre-astronaute Alan Bean, pour sa part, voit les choses différemment :
Le réalisme étant l'ennemi de l'art, considérons que le projet Apollo est une œuvre d'art.
* Sur Terre, prendre une photo du ciel étoilé (par temps clair et si possible loin des villes avec leur pollution lumineuse) nécessite un temps de pose d'une ou deux dizaines de secondes dans le meilleur des cas (objectif très grand angle, ouverture et sensibilité maximales). Avec une exposition plus longue, on court de toute manière le risque d'obtenir une photo floue (trainées lumineuses), même avec un trépied, car il faut tenir compte de la rotation terrestre. (Pour une photo de la Lune, objet beaucoup plus clair, une ou deux secondes suffisent, mais nous voyons notre satellite se déplacer plus rapidement : en deux minutes, il parcourt une distance égale à son diamètre.) Voici un exemple de photo du
ciel étoilé vu de Hawaii
(source : Science et Vie) et
deux autres clichés pris
à proximité d'une zone habitée
et au
Pôle Sud (station Amundsen-Scott).
Enfin,
la Grande Ourse
photographiée depuis la station spatiale internationale.
Ces photos, bien que moins "impressionnantes" que les croûtes d'Alan Bean, ont au moins l'avantage d'être authentiques.
Bien entendu, les défenseurs de la version officielle objecteront que la technologie dont nous disposons aujourd'hui n'existait pas encore il y a 40 ans. Les pellicules ultrasensibles de l'époque n'enregistraient pas plus de 5 % de la lumière incidente, contre 50 % pour les appareils numériques modernes. Un temps de pose dix fois plus long n'aurait produit que des trainées lumineuses. On peut en discuter, mais - encore une fois - le fait est qu'on n'a pas jugé utile de tenter l'expérience. Sans compter qu'aucun effort n'a été entrepris pour mettre au point un appareil plus sophistiqué et une pellicule plus performante que ce qui était disponible dans le commerce en 1968. On dépense des dizaines de milliards pour un projet unique dans l'histoire de l'humanité, et les seuls outils dont on s'équipe pour documenter l'aventure viennent du "magasin du coin". Etrange ou révélateur ?...
Bizarrement, les photos montrant les astronautes d'Apollo avec la Terre en arrière-plan sont pour ainsi dire inexistantes, alors que c'était la scène à photographier avant toute autre, d'autant plus qu'elle ne posait aucun problème d'exposition. (A moins d'être sur la face cachée de la Lune, ce qui n'était évidemment pas le cas, la Terre était visible de partout en permanence.) A droite, une des rares exceptions :
Les images sur lesquelles on voit la planète bleue ont presque toutes été prises depuis l'orbite lunaire, comme par exemple la photo de gauche réalisée par Apollo 8 le jour de Noël 1968 (probablement sans astronautes à bord). Le cliché de droite est censé représenter Harrison "Jack" Schmitt photographié par Eugene Cernan (Apollo 17). L'objectif grand angle de l'appareil photo "rapetisse" la Terre. Un téléobjectif (ou zoom) comme celui dont était équipée la capsule orbitale n'était pas "prévu" sur le sol lunaire.
Si les astronautes n'ont pas photographié le ciel étoilé, peut-on dire au moins qu'ils l'ont vu, depuis la Lune ou en cours de route ?
Question simple, réponse compliquée :
Neil Armstrong (Apollo 11) et Charles Duke (Apollo 16) disent : non, on ne voit pas les étoiles. Contrairement à Edgar Mitchell (Apollo 14) : si, on les voit, et le spectacle est divin ; si les politiciens pouvaient admirer ça, ils opteraient aussitôt pour la paix universelle...
Conclusion : Mitchell ne devait pas être présent au briefing de la NASA, lorsqu'on a expliqué aux futurs "conquérants" de la Lune que répondre par l'affirmative à cette question, c'était provoquer d'autres questions encore plus gênantes.
Archives de la NASA
Drapeau flottant
Alors qu'il n'y a pas d'atmosphère sur la Lune, le drapeau se met à flotter au passage de l'astronaute (courant d'air) -
voir la vidéo
à partir de 2:37.
Les défenseurs de la version "politiquement correcte" prétendent que, même dans le vide, un drapeau peut donner l'impression de flotter après qu'on ait enfoncé la hampe dans le sol en lui imprimant de légers mouvements de rotation. C'est vrai, bien sûr, mais dans le cas présent, le drapeau est planté depuis longtemps ; personne n'y touche, et pourtant...
David Scott se prend pour Galilée
L'astronaute d'Apollo 15, pour prouver que Galilée avait raison quand il affirmait que, dans le vide, les objets tombent à la même vitesse quelle que soit leur masse, effectue sous nos yeux l'expérience avec
la plume et le marteau (lien vidéo). En fait, Scott voulait "prouver" que les astronautes se trouvaient bien sur la Lune.
Le plus intéressant, ici, ce sont les commentaires qui suivent la vidéo. Commentaire n° 1 : "Qu'est-ce que ça prouve ? Est-ce un marteau ordinaire ou un marteau fabriqué en carton par la NASA pour donner un semblant de preuve qu'ils sont bien allés sur la Lune ? A trop vouloir prouver, on ne prouve rien. Tout ça, c'est mascarade et compagnie." (On ne peut qu'approuver.) Commentaire n° 2 : "L'anti-américanisme primaire du premier commentaire où l'on retrouve l'éternelle thèse du complot participe malheureusement d'un âge pré-galiléen." (Et lorsque je dis que David Copperfield n'a pas vraiment fait disparaître l'éléphant, c'est aussi de l'anti-américanisme primaire et de la complotite pré-galiléenne ?...)
Incroyable rapidité - Chance inouïe - Risques insensés
Neuf mois seulement séparent le premier vol Apollo habité en orbite terrestre (Apollo 7 - octobre 1968) des premiers pas sur la Lune (Apollo 11 - juillet 1969). En neuf mois, la NASA est passée d'un exercice de routine effectué une douzaine de fois depuis 1965 (avec d'autres matériels) à une performance absolument inédite et autrement plus complexe. Un tel exploit force l'admiration... ou suscite la perplexité. Bien sûr, on dira que les Russes talonnaient les Américains et que ces derniers ne pouvaient pas se permettre de perdre la course comme en 1957 (Spoutnik) et en 1961 (Gagarine). La NASA devait gagner à tout prix (y compris en simulant la victoire ?...)
Autre chose : avant Apollo 11, aucun essai préalable à vide n'était prévu
(voir plus haut).
La NASA a tout simplement fait confiance à sa bonne étoile, et elle a réussi. D'emblée, elle a pu envoyer des hommes marcher sur la Lune et les faire revenir sains et saufs. Qui plus est, elle a réitéré cette extraordinaire prouesse à cinq reprises. Six réussites sur six essais, donc, pour Apollo (ne comptons pas Apollo 13 qui a dû renoncer à alunir pour des raisons d'un autre ordre). En revanche, dans le cadre du programme Surveyor (alunissage de sondes spatiales inhabitées - 1966-68), sur sept tentatives, cinq seulement ont été couronnées de succès.
On a parlé à ce propos de coup de poker, on a dit que la chance avait tout simplement souri aux Américains. Dans la vie, il faut savoir prendre des risques : si Christophe Colomb s'était posé trop de questions, il n'aurait jamais découvert l'Amérique, etc. Est-ce bien sérieux ? Est-ce bien plausible ?... Et si le seul vrai risque couru par la NASA avait été celui de se faire prendre ?...
Simulateurs de vol
Il existait plusieurs centres d'entraînement de la NASA équipés de simulateurs hautement sophistiqués pour l'époque : un à Langley* (commune de Hampton, près de Norfolk, Virginie), un autre à Houston (Texas), un troisième au Kennedy Space Center (Floride), etc... -
The simulation centers.
* Le Langley de la CIA se trouve également en Virginie, mais 250 km plus au nord (sur le territoire de la commune de McLean, près de Washington).
Selon James Hansen, historien de la NASA, le Langley Research Center disposait d'une "surface lunaire" très réaliste où les astronautes répétaient dans les moindres détails ce qu'ils étaient censés faire plus tard sur la Lune. Présenter, au moment voulu, les films tournés à l'entraînement comme des images transmises "en direct" : rien de plus facile que cela.
Comme dans les simulateurs de vol utilisés aujourd'hui par les compagnies aériennes, toutes les situations possibles et imaginables étaient reproduites, enregistrées, évaluées et commentées - y compris les pannes, incidents ou accidents comme celui survenu à bord d'Apollo 13.
Le Centre de contrôle de Houston ne contrôlait rien, en fait. Et à l'exception de quelques rares inités, personne n'aurait pu dire d'où provenaient les images reçues. Envoyer en direction de la Lune les signaux pré-engistrés à Langley et attendre qu'ils soient captés par Houston 2,6 secondes plus tard, ne posait absolument aucun problème (pas besoin de réflecteurs lunaires).
Il y avait également, en Virginie, un gigantesque pont roulant dont on se servait pour simuler l'alunissage et le redécollage du module lunaire - que veut-on de plus ?...
A qui profite la supercherie ?
■ Le complexe militaro-industriel :
Les fournisseurs de fusées, satellites et appareillages techniques divers sont les grands de l'armement de l'époque. Ils existent encore aujourd'hui quand ils n'ont pas été repris par d'autres. Pour un fabricant de matériel sophistiqué censé être déployé sur la Lune, vendre au prix fort à la NASA un modèle rudimentaire qu'elle n'utilisera qu'à Langley (à moins qu'elle ne le largue tout simplement dans l'océan), voilà qui permet de multiplier avantageusement ses profits. Le budget Apollo étant quasiment illimité, la corruption s'instaure automatiquement. Dans les années 1960, personne ne fait semblant de croire à de prétendues "règles d'éthique" (qui de toute manière ne seront édictées que beaucoup plus tard).
Quelques noms :
Au cœur du programme Apollo :
● Rocketdyne (division de North American Aviation, aujourd'hui Boeing) : fusée Saturn
● Rockwell et North American Aviation (aujourd'hui Boeing) : module de commande Apollo
● Grumman (aujourd'hui Northrop Grumman) : module lunaire LEM
Indirectement impliqués (sous-traitants, etc.) :
● Martin (aujourd'hui Lockheed Martin)
● Convair (division de General Dynamics)
● General Electric
● Hughes Aircraft
● Thompson Ramo Wooldridge - TRW (aujourd'hui Northrop Grumman)
● Lockheed (aujourd'hui Lockheed Martin)
● Collins Radio, Garrett AiResearch (aujourd'hui General Electric), Honeywell, Ventura (division de Northrop)
● Marquardt Corp., Aerojet General, Pratt and Whitney, Avco, Thiokol, Beech Aircraft
■ La caste politique :
Que Richard Nixon (alias Tricky Dick, l'homme au nez plus long que celui de Pinocchio) soit à la Maison Blanche lorsque les Américains marchent sur la Lune, a une forte valeur symbolique. Pourtant, il n'a été élu qu'en novembre 1968 et ne fait donc que poursuivre ce qui a été élaboré sous Lyndon Johnson (devenu président après l'assassinat de John Kennedy en novembre 1963). L'histoire du programme Apollo peut se résumer ainsi : Kennedy promet, Johnson tient parole, Nixon reçoit les télégrammes de félicitations et liquide l'entreprise.
Kennedy veut surtout détourner l'attention du public des problèmes américains de l'époque (perte d'influence à Cuba et ailleurs dans le monde, violences raciales dans le Sud des Etats-Unis, succès spatiaux soviétiques). Comme tout le monde, il est convaincu que pour conquérir la Lune, la volonté et l'argent suffisent. Mort trop tôt, il ne joue aucun rôle dans la mise en place de la mystification.
Pour Johnson, la réussite du programme spatial permet de masquer à la fois les crimes de guerre au Viêt-Nam et les échecs miliitaires et politiques qui les accompagnent. C'est sous sa présidence que la supercherie prend corps. Nixon, lui, recueille les lauriers de la victoire spatiale et parvient à faire oublier quelque temps les massacres de son armée et la défaite militaire qui se dessine. Mais la réalité reprend vite le dessus. En 1972, le programme Apollo ne camoufle plus rien et doit être abandonné. Deux ans plus tard, Nixon est contraint à la démission suite au scandale du Watergate. Il regrette que la course à la Lune soit terminée ; elle lui aurait peut-être permis de survivre politiquement.
Depuis 1972, aucune intention sérieuse de "retourner" sur la Lune
Il est tout de même curieux - c'est le moins qu'on puisse dire - que l'exploit humain le plus sensationnel du 20ème siècle, pour ne pas dire le plus sensationnel de tous les temps, ait été classé sans suite en décembre 1972. Affaire terminée, dossier archivé. Point à la ligne.
Pris dans son contexte, le programme Apollo n'a pas constitué un progrès, une étape, dans l'évolution de l'astronautique. Il en a été l'exception la plus brillante, jamais renouvelée depuis, en quelque sorte une anomalie (malgré quelques annonces fantaisaistes très vite oubliées, comme celle de George Bush, en 2004, qui nous promettait la Lune pour 2020).
A lui seul, ce point absolument illogique, inexplicable, que rien ne justifie, devrait suffire pour mettre en doute l'ensemble de la version officielle. Et pourtant, tout le monde (ou presque) croit encore à cette histoire. N'est-ce pas extraordinaire ?...
Qui plus est, les perdants de la course à la Lune, les Soviétiques, n'ont jamais entrepris la moindre tentative de copier plus tard la belle performance de la NASA. S'il s'était agi d'un simple retard technique, on aurait très certainement vu les Russes débarquer là-haut quelque temps après les Américains. Or, il n'en a rien été, ni dans les années 1970 ni plus tard - jamais. C'est un peu comme si un alpiniste renonçait à l'ascension de l'Everest sous prétexte que quelqu'un d'autre y est déjà allé...
Quand le sarcasme "anticonspirationniste" frise l'autodérision
Certains initiés donnent l'impression de "lâcher le morceau" tout en se moquant des incrédules. Dire la vérité sans en avoir l'air peut être efficace quand toute vérité n'est pas bonne à dire :
Charles Conrad et Alan Bean (Apollo 12 - novembre 1969) semblent avoir été parmi les premiers à s'engager sur cette voie, à une époque où les incrédules étaient encore rares.
Le 19 novembre, lorsque Conrad foule le sol de la Lune et sort de l'ombre du LEM, on l'entend s'écrier à l'adresse de Bean qui se trouve encore à bord : "Purée, ce soleil !... C'est comme si quelqu'un me braquait un projecteur en pleine figure !..." Et un peu plus tard, en ramassant des pierres : "Oh ce soleil, c'est pas possible !... On dirait vraiment qu'ils sont en train de me harceler avec un spot hyper puissant !..." Conrad s'étonne aussi que l'alunissage n'ait pas laissé de traces sur le sol, pas de cratère, pas le moindre petit trou (comme Apollo 11). Quelque temps après, il compare le LEM à "une maquette" et dit en montrant l'appareil qu'ils viennent d'installer pour analyser le flux solaire : "Il y a du vent par ici..." Mr. Bean y va aussi de sa "plaisanterie". N'arrivant pas à ouvrir le sac à échantillons dans lequel il veut mettre quelques cailloux, il se plaint lui aussi du "vent qui souffle dans la mauvaise direction".
Toutes ces "boutades" (citées dans le livre de Wisnewski) s'expliquent peut-être par un sens aigu de l'humour chez les astronautes. Mais elles laissent aussi un arrière-goût étrange - un peu comme lorsqu'un "plaisantin" prédit un événement désagréable qui se réalise selon ses prévisions. Il était au courant, dira-t-on, il savait de quoi il parlait...
Comme le rappelle Wisnewski, toutes les opérations, tous les gestes accomplis sur la Lune, ont été répétés cent fois à l'entraînement, durant les "simulations". Comme au théâtre, on répète jusqu'à la générale - où tout doit être parfait - puis c'est la première. Générale et première se distinguent rarement l'une de l'autre. Et si la première n'avait pas eu lieu ?... Et si ce qu'a vu le public - par télévision interposée, pas comme dans un vrai spectacle - n'était que la version filmée de la générale ?...
131 heures et 51 minutes après le début de la mission Apollo 12, un responsable de Houston déclare (sans déclencher de rires) : "This was the best simulation we ever had..." (cité par Wisnewski).
Peter Pan vous salue bien
Virgil "Gus" Grissom, mort dans l'incendie
d'Apollo 1
(janvier 1967), a en fait précédé ses collègues Bean et Conrad. S'il ne pouvait pas savoir ce qui allait se passer deux ans et demi plus tard, il l'a peut-être soupçonné. Avant de mourir, Grissom avait poussé la critique de la NASA au-delà du tolérable, allant même jusqu'à mettre ouvertement en doute la faisabilité du programme. Son fils pense que l'accident a été provoqué intentionnellement, mais bien entendu il ne va pas jusqu'à accuser les officiels, ce qui ne ne manquerait pas de susciter... un nouvel accident.
Les morts suspectes sont d'ailleurs étrangement fréquentes dans le cadre de la conquête spatiale américaine, même si elles ne frappent pas toujours des personnalités aussi connues que Grissom. Entre 1964 et 1967, dix astronautes en tout (soit 15 % des effectifs) perdent la vie dans des accidents divers. Outre Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee (les trois d'Apollo 1) sept autres hommes meurent dans un crash aérien ou un accident de voiture : Theodore Freeman, Elliot See, Charlie Bassett, Edward Givens, Clifton Williams, Michael Adams et Robert Lawrence.
En avril 1967, un technicien de North American Aviation chargé des contrôles de sécurité au Kennedy Space Center, Thomas Baron, déclare devant une commission du Congrès que le projet Apollo est tellement mal en point que les Etats-Unis ne pourront jamais aller sur la Lune. Aussitôt, il est harcelé par des inconnus puis congédié par son employeur. Une semaine plus tard, il meurt avec sa famille dans un accident de la route. Après un semblant d'enquête, la police conclut à un "suicide". Le rapport remis au Congrès disparaît comme par enchantement.
Quant aux employés subalternes (de la NASA ou de sous-traitants) qui auraient eu vent de telle ou telle irrégularité ou incohérence dans le cadre de leur travail, il est évident que le public n'en saura jamais rien.
Brian O'Leary, scientifique de la NASA, sélectionné pour le corps des astronautes mais n'ayant jamais effectué aucun vol. En septembre 1999, il déclare : "Si les films de la mission Apollo étaient en partie abîmés, il n'est pas impossible que la NASA ait tourné certaines scènes en studio pour éviter des ennuis."
Et en mars 2001, sur Fox TV : "Je ne peux pas affirmer à 100 % que des hommes ont marché sur la Lune. Il est possible que la NASA ait trafiqué tout cela pour gagner du temps et pour être la première à pouvoir revendiquer cet exploit." Soumis à des pressions, O'Leary se rétractera plus tard et prétendra qu'il a été "mal cité". C'est sans doute pour cela qu'il est encore en vie. Mais son nom a été rayé de la liste officielle des astronautes de la NASA (alors que certains de ses collègues qui ne sont pas non plus allés dans l'espace, figurent toujours sur cette liste).
William Karel - Ce cinéaste franco-israélien qui se prend pour un Michael Moore francophone, a réalisé en 2002 le film Opération Lune, un faux documentaire cultivant l'équivoque et l'ambiguïté et mêlant images d'archives et témoignages "imaginaires" étonnamment lucides. Quand on regarde Opération Lune en sachant qui en est le réalisateur, c'est un peu comme si l'on voyait un documentaire du gouvernement de Tel Aviv, dans lequel des Palestiniens et des "Juifs honteux" (antisionistes) dénoncent les crimes israéliens perpétrés à Gaza. On a envie d'applaudir tout en se demandant quelle intention profonde peut bien se cacher derrière tout cela : les auteurs croient-ils pouvoir ridiculiser des propos qu'ils considèrent comme "antisémites" ?... Ou bien est-ce tout simplement de l'humour juif ?
Parlant de ce qu'il appelle son "documenteur", William Karel dit dans une interview :
"Je raconte des trucs aberrants et je suis surpris que les gens y croient." En réalité, "les trucs aberrants" auxquels croient les gens, ne sont pas racontés par Karel mais par les défenseurs de la version officielle. Ne pouvant plus passer sous silence des arguments qui déplaisent, on fait comme s'ils étaient "aberrants". On les reprend avec un clin d'œil plus ou moins perceptible, faisant ainsi l'économie d'une analyse sérieuse. Au 21ème siècle, il suffit de se moquer des prétendus adeptes de la "théorie du complot" pour ne plus avoir à expliquer quoi que ce soit à propos d'un complot bien réel.
Dire la vérité en faisant vaguement mine de ne pas y croire, est cependant une arme à double tranchant : le public risque de prendre vos "trucs" au sérieux. D'un autre côté, si l'affaire Apollo est élucidée un jour, Karel pourra toujours prétendre qu'il y a contribué.
Stanley Kubrick - Bien que décédé en 1999, trois ans avant la sortie du "documentaire" de Karel, le célèbre réalisateur américain y occupe une place de choix. Le nom de Kubrick est étroitement associé à la conquête spatiale : son fameux film 2001 : L'Odyssée de l'espace, qui date de 1968, a fait rêver des centaines de millions de gens en leur faisant oublier que les images TV de la NASA étaient infiniment moins brillantes. Pour le public de 1968-69, Apollo représente la réalité présente, et 2001 la réalité future. Le fait que le film de Kubrick ait été réalisé peu de temps avant "les premiers pas sur la Lune", n'est certainement pas dû au hasard. Hollywood a toujours su préparer les esprits aux choix faits par la Maison Blanche et le Pentagone, et Stanley Kubrick n'est ni le premier ni le dernier réalisateur qui ait collaboré en ce sens avec les autorités.
A-t-il poussé la collaboration jusqu'à tourner en studio les scènes de l'alunissage, comme le prétend Karel pour mieux en rire ? Compte tenu de la misérable qualité des images, il est permis d'en douter. Ce qui n'exclut pas que Stanley Kubrick ait pu conseiller la NASA, tout comme la NASA l'avait conseillé pour son film 2001. A ce stade, il s'agit plutôt d'aide réciproque, de coopération fructueuse entre experts de deux domaines différents - comme avec le tandem Disney-von Braun dans les années 1950 -
voir plus haut.
Kubrick lui-même ne s'est jamais exprimé ouvertement sur le sujet, n'ayant d'ailleurs guère l'occasion de le faire. Isolé dans son château anglais ultra-protégé, "une sorte de forteresse infranchissable, ceinte de 80 hectares de bois et protégée par d'imposants grillages" (Wikipédia), il ne sortait que pour tourner ses films. Mais la veuve de Kubrick, Christiane, a parlé. Dans le "documentaire" de Karel, elle explique sans sourciller que les images de la Lune ont été tournées par son mari. Dit-elle cela pour mieux ridiculiser les "conspirationnistes" ?...
Le film Capricorn One de Peter Hyams, produit par Paul Lazarus (1977 - avec Elliott Gould, James Brolin et O.J. Simpson) aborde ouvertement le thème de la mystification spatiale.
Pour Wikipédia, "c'est un thriller politique de fiction qui met en scène une mission vers Mars annulée en dernière minute pour un problème technique. Le voyage est officiellement maintenu et les images de Mars sont tournées en studio." La question est de savoir dans quelle mesure il s'agit effectivement d'une "fiction".
En fait, l'élément fictionnel réside surtout dans le fait que le but du voyage est la planète Mars (et non la Lune) et qu'au départ les astronautes ne sont pas dans le secret de la supercherie. Au contraire, ils en sont les victimes. Mais la chose est parfaitement logique dans le cadre d'un thriller - si tout le monde était dans le coup, où serait l'élément dramatique ?... Et pour ce qui est du "problème technique", on peut dire qu'il est de taille. Il est même tellement gros en réalité (ces radiations dont personne ne parle) qu'il est impossible que des astronautes ne l'aient pas reconnu à temps. Mais pour créer le suspense, il faut bien qu'il en soit ainsi.
Un fois le décor planté (c'est le cas de le dire), le réalisateur peut s'en donner à cœur joie. Il peut pratiquement dire ce qu'il veut sous couvert de fiction.* On comprendra (tout de suite ou plus tard) qu'il a dit tout ce qu'il était possible de dire à son niveau pour dénoncer la supercherie du siècle. Mais d'un autre côté, il n'a rien dit du tout puisqu'il s'agit de fiction. C'est bien pratique... et plus fréquent à Hollywood qu'on ne le croit généralement. On peut y montrer du doigt tous les gredins, tous les escrocs, tous les criminels haut placés, même au sommet de l'Etat. C'est pour rire, tout le monde le sait, et les choses rentrent dans l'ordre une minute avant la fin. (Evidemment, il y a des tabous à ne pas transgresser : les salauds peuvent être à la NASA ou à la Maison Blanche, pas à l'AIPAC ou à l'ambassade israélienne - quelqu'un qui ignore cela n'a pas sa place à Hollywood.)
* Comme dit Wikipédia : "Ce film envisage un complot médiatico-politique qui, par analogie, incite à remettre en question le voyage d'humains sur la Lune."
Pour Paul Lazarus (le producteur du film), l'intrigue relève davantage de la réalité que de la fiction. : "Je pense que la NASA avait les moyens de mener à bien la plus grande imposture de tous temps. Elle pouvait recréer la scène dans un studio de télévision sans jamais envoyer personne sur la Lune. Je pense que c'était réalisable à l'époque, la technologie le permettait." Et pour ce qui est de l'argent, Lazarus précise : "Dans le film, on a fait ce qu'on a pu avec seulement quatre millions de dollars."
Le budget de la NASA, lui, était de 40 milliards, 10.000 fois plus. On imagine les possibilités...
Il y a aussi ce que les auteurs de la vidéo What happened on the Moon (voir plus bas) appellent des "seeds planted by the whistle-blowers". Il s'agit d'incohérences plus ou moins flagrantes, d'indices que certains complices involontaires de la supercherie, désireux de démasquer discrètement celle-ci sans trop donner l'impression de vendre la mèche, ont placés intentionnellement dans le matériel présenté au public - en quelque sorte un clin d'œil au spectateur attentif des années futures. Par exemple : lettre C peinte sur une pierre lunaire, bouteille de Coca-Cola traînant par terre, détails trop visibles sur une photo à contre-jour, vue rapprochée de la Terre dans un hublot alors que le vaisseau spatial est censé se trouver à 300.000 kilomètres de là, allusions "humoristiques" aux projecteurs éclairant le plateau, etc...
Le whistle-blower pourrait bien entendu dire clairement et à haute voix ce qu'il a sur le cœur, mais il sait qu'il a peu de chances d'être entendu par un vaste public (surtout dans les années 1960) et il hésite à risquer sa carrière ou sa vie. L'histoire de la course à la Lune est parsemée de morts subites, d'accidents et de suicides tous plus "naturels" les uns que les autres.
Liens vidéo :
What happened on the Moon - An Investigation into Apollo
Un documentaire de David Percy, présenté par Ronnie Stronge (3 h 45 mn - en anglais - sous-titres français)
Apollo Zero
sur le site www.moonmovie.com (1 heure - sans sous-titres)
L'imposture de la Lune
(en français - 40 mn)
ÉLÉMENTS SEMBLANT CONTREDIRE LA THÈSE DE LA SUPERCHERIE
Un trop grand nombre d'initiés
Des dizaines de milliers de personnes ont participé de près ou de loin au programme Apollo. Comment un groupe aussi vaste aurait-il pu garder le secret s'il y avait eu conspiration ?
En réalité, comme dans toute grande entreprise, il n'est nullement nécessaire que tout le monde soit au courant de tous les détails pour mener à bien un projet de cette taille. Il suffit que chacun connaisse ce qui est indispensable pour accomplir convenablement sa tâche. Les véritables initiés sont bien moins nombreux qu'on ne le pense, quelques centaines sans doute. Ils ont été triés sur le volet, on peut leur faire confiance. Qui plus est, ils sont militaires pour la plupart, et ceux qui ne le sont pas sont soumis à des règles de discipline et de confidentialité analogues à celles qui règnent au sein de l'armée.
D'ailleurs, comme le rappelle Gerhard Wisnewski, bien des institutions de la taille de la NASA fonctionnent sur le mode conspiratif. Il en a toujours été ainsi, en tous lieux et en tous temps, sinon aucune armée ni aucun service secret ne saurait exister. C'est le principe même de l'organisation hiérarchique : plus on descend dans la hiérarchie, et moins les gens ont une idée de ce que font "ceux d'en haut". Déjà, en pratique, personne ne sait vraiment ce qui se passe à l'échelon immédiatement supérieur, à moins d'être sur le point d'obtenir une promotion, et encore...
L'écrasante majorité des collaborateurs de la NASA est composée de subalternes et d'exécutants qui s'activent sans se poser de questions. Prise séparément, chaque démarche ordonnée par les initiés n'a rien d'inhabituel, elle ne sort pas du cadre de l'activité normale des intéressés. Aucun d'eux ne jouit d'une vue d'ensemble, aucun d'eux ne songe à mettre en cause sa propre activité. Et même un peu plus haut, là où quelqu'un risquerait d'y voir clair, on ne contacte pas les gens en leur disant : voilà, vous allez nous aider à mettre en scène un débarquement sur la Lune, vous allez nous aider à réaliser la supercherie du siècle. On demande simplement aux gens de faire ce qu'ils font tous les jours ; à la rigueur on les prie de tolérer une exception, de rendre un service ou de fermer les yeux. Pour parvenir à ses fins, on encourage, on flatte, on fait appel aux ambitions personnelles ou à la fibre patriotique. En cas de besoin, on menace, on exerce une pression ou un chantage - mais en choisissant bien les sujets à manipuler, la chose devient tout à fait inutile.
Evidemment, une complication est toujours possible. Quelqu'un peut être pris de doutes ou de remords, violer les règles de conduite, ne pas tenir sa langue, s'écarter du scénario. Mais ses connaissances forcément fragmentaires garantissent que les dommages causés resteront très réduits. Si le risque est jugé excessif, on a recours aux grands moyens : suicide, accident...
Comment aurait-on pu tromper des milliards d'êtres humains ?
Un quart de siècle avant l'avènement d'Internet, les sources d'information sont relativement limitées : presse écrite, radio, télévision, à la rigueur revues spécialisées. Même parmi les professionnels, rares sont les gens en mesure de fouiller un sujet aussi complexe. Les journalistes d'investigation - une espèce quasiment disparue en 2010 - existent encore à l'ère Apollo ; les révélations sur la guerre du Viêt-Nam et l'affaire du Watergate le prouvent. Mais ni les grands reporters ni le public n'ont la moindre raison de penser qu'on les mène en bateau dans un domaine en apparence apolitique. Le gouvernement américain se donne beaucoup de mal pour rendre la supercherie plausible.
Wisnewski écrit dans son livre : "Dans l'hypothèse où les expéditions lunaires ont été mises en scène d'un bout à l'autre [ce dont W. est convaincu], alors il s'agit d'une bonne mise en scène, contrairement à celle du 11 septembre." (Aujourd'hui, les médias sont étroitement contrôlés par les comploteurs ; il n'est donc plus nécessaire de fignoler la besogne.)
Le public de 1969 est certainement plus excusable de s'être laissé prendre à la mystification, au demeurant très sophistiquée, que le public de 2001 à qui on a fait croire qu'un Boeing s'était volatilisé dans un trou de quatre mètres.
Indispensable complicité soviétique
Le seul véritable argument de poids des défenseurs de la version officielle consiste à dire que, compte tenu de l'impitoyable concurrence qui régnait dans les années 1960 entre les USA et l'URSS, jamais les Soviétiques n'auraient laissé passer l'occasion de dénoncer une supercherie américaine dans un domaine aussi essentiel. En effet, aucune autre puissance n'avait à la fois les moyens techniques et la volonté politique de détecter et de dénoncer publiquement une telle mystification si elle avait existé. Si les Russes n'ont rien dit, s'ils ont au contraire félicité les Américains, c'est qu'il n'y avait rien de suspect à signaler.
Gerhard Wisnewski, pour sa part, pense que les Soviétiques n'étaient pas dupes mais qu'ils avaient au moins deux bonnes raisons de se taire : 1) les Etats-Unis savaient parfaitement qu'une partie du programme russe reposait également sur des mensonges et des manipulations (en particulier le vol de Gagarine) ; les Américains pouvaient donc exercer leur chantage sur des concurrents aussi malhonnêtes qu'eux - 2) malgré les apparences, l'URSS traversait une période économique difficile : son agriculture totalement inefficace dépendait des livraisons de céréales américaines.
L'objection n° 2 n'en est pas vraiment une. Si les difficultés soviétiques étaient bien réelles du fait qu'une part très importante du PIB (beaucoup plus qu'aux USA) était consacrée à la course à l'espace et à la course aux armements, les livraisons de céréales ne constituaient nullement un cadeau américain. C'était au contraire du business pur, une aubaine pour les géants de l'agro-alimentaire du Middle West, trop heureux de pouvoir écouler leurs surplus au nez et à la barbe de leurs concurrents canadiens, argentins ou australiens. La Maison Blanche s'employait d'ailleurs à faire aboutir ces deals en partie financés par ses commanditaires de Wall Street à des taux extrêmement avantageux (pour eux).
L'objection n° 1 est déjà plus sérieuse. Le programme spatial soviétique est entouré de beaucoup plus de mystère que le programme américain. Moscou, surtout au début, n'annonce rien à l'avance. On attend qu'une mission se termine avec succès avant de s'en vanter ; si elle échoue, on garde le silence. Pour les opérations de plus longue durée (plusieurs jours dans l'espace), on attend, avant d'alerter la presse, d'être absolument certain que la mise sur orbite a réussi. Alors que les Américains invitent dès le premier jour des millions de spectateurs à suivre en direct les lancements de Cap Canaveral en Floride (dans l'enceinte même du Centre spatial, sur les plages environnantes ou à la télévision), les Russes entourent du plus grand secret leur cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan soviétique). Il faudra des années avant qu'ils admettent officiellement son existence et plus encore avant qu'ils invitent des journalistes occidentaux à assister aux lancements. Dans les années 1960, la propagande russe se soucie très peu de la manière dont elle est perçue à l'extérieur - rien de commun avec la communication et les relations publiques, inventions américaines élevées au rang de sciences humaines. Les USA maîtrisent à la perfection la technique de la vente ; l'URSS n'en a jamais entendu parler.
Dans ces conditions, il est plus que probable que les Soviétiques nous ont caché beaucoup de choses touchant leur "conquête de l'espace". Connaissant le taux d'échec enregistré par l'astronautique américaine, il est logique de penser que l'astronautique russe en a subi au moins autant. Le vol de Gagarine en fait-il partie ou, du moins, a-t-il été truqué ? C'est une question à laquelle il est malheureusement impossible de répondre, malgré une certaine ouverture des archives après la fin de l'URSS. Si Moscou a simulé le vol du premier homme dans l'espace, alors c'était pour gagner du temps - à peine quelques semaines, à la rigueur quelques mois. A notre connaissance, personne ne conteste les vols orbitaux habités qui ont suivi celui de Gagarine (en particulier Titov, quatre mois plus tard).
S'il y a eu tricherie de la part des Russes sur ce point particulier, ce mensonge éventuel n'exclut pas du tout qu'ils étaient parfaitement capables de mener à bien une telle mission, mais seulement plus tard qu'ils ne le prétendent. Dans le cas d'Apollo, au contraire, une éventuelle tricherie américaine n'a pas pour but d'avancer artificiellement de quelques mois le moment où l'entreprise sera réalisable, mais de faire croire au monde entier qu'elle l'est, alors qu'elle ne l'est pas et qu'elle ne le sera jamais - ni au moment où la chose est censée avoir lieu, ni quelques mois, ni quelques années, ni quelques décennies plus tard. Le mensonge américain revêt donc une toute autre "qualité" que le mensonge russe. Mais peu importe : un mensonge reste un mensonge, et une tricherie relativement "mineure" a très bien pu compenser, sur l'échiquier politique mondial, ce qui mériterait presque de passer pour la "tricherie du siècle".
Là où il est plus difficile de suivre le raisonnement de Wisnewski, c'est quand il suggère que les Etats-Unis, en pleine guerre froide, ont laissé aux Russes le bénéfice d'une opération spectacle parfaitement fictive : c'est tout simplement inconcevable. En fait, il est probable que les services américains, exception faite de rumeurs invérifiables, ne disposaient d'aucune information concrète. On surestime beaucoup les capacités de la CIA en matière de renseignement. Cette agence a toujours joué un rôle de premier plan dans la déstabilisation des pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie, dans la subversion et les assassinats politiques, dans l'organisation de putschs, la mise en place de dictatures sanglantes et la préparation de nombreuses guerres d'agression. En revanche, elle a été parfaitement incapable, au cours de son histoire, de prévoir des événements aussi importants que la construction et la chute du mur de Berlin, la révolution islamique iranienne ou la fin de l'URSS. Comment la CIA aurait-elle pu connaître les détails du programme spatial soviétique et démêler le vrai du faux ?... Si elle avait su quelque chose sur une éventuelle mystification russe en avril 1961, elle aurait aussitôt sonné l'alarme. En fait, à cette époque, elle avait deux priorités absolues : mettre fin à la révolution cubaine et organiser l'intervention américaine au Viêt-Nam. Tout le reste était secondaire, pour ne pas dire inexistant.
Mais alors, pourquoi les Soviétiques auraient-ils, de leur côté, couvert un méga-mensonge américain sans y être forcés ?... C'est une bonne question, à laquelle il est assez difficile de répondre - tout comme il est difficile d'expliquer le sabordage de l'URSS et de tout le bloc oriental par Gorbatchev en 1989 sans nécessité apparente.
La rivalité Est-Ouest à partir de 1957 (lancement du premier Spoutnik) n'est plus du tout ce qu'elle était sous Staline (mort en 1953). Alors que ce dernier, tout comme d'ailleurs son prédécesseur Lénine, veut véritablement vaincre le système capitaliste et ne coopère avec lui que parce qu'il ne peut faire autrement et espère se renforcer à ses dépens, ses successeurs ne se font plus aucune illusion. Leur "fougue révolutionnaire" s'est effondrée ; il ne leur reste plus que les vieux slogans. La "coexistence pacifique", à l'origine simple tactique de survie voulue provisoire, devient la raison d'être du régime. Le but n'est pas de supprimer l'adversaire mais de "gagner". La concurrence avec l'Occident prend des allures de compétition sportive. On multiplie les succès astronautiques un peu comme on rafle les médailles olympiques (peu importe dans quelles conditions).
Nikita Khrouchtchev (patron du Kremlin de 1953 à 1964) parle à tout bout de champ de triomphe du communisme mais se contente finalement d'une invitation à Hollywood - pour lui, c'est déjà un triomphe. Il pense que la conquête de la Lune est à sa portée et pousse son homologue américain Kennedy à le croire également. Si Khrouchtchev n'avait pas déclenché la course à l'espace, les Américains n'auraient rien fait non plus ; les fusées seraient restées de part et d'autre des engins purement militaires.
Leonid Brejnev, arrivé aux commandes en 1964, va se montrer pragmatique et rechercher la coopération avec l'Ouest. Il évite toute forme de confrontation directe avec les USA, même de façade comme sous Khrouchtchev (mur de Berlin 1961, affaire de Cuba 1962). Il est fort probable qu'à partir de 1964, au plus tard 1966, le Kremlin comprend que l'envoi de cosmonautes sur la Lune (indépendamment des problèmes techniques) s'apparente à une opération suicide pour ce qui est des radiations. Et les Russes supposent que les Américains sont arrivés à la même conclusion. Mais la dynamique de la compétition exige que l'on fasse comme si de rien n'était.
Ce n'est qu'en décembre 1968 (Apollo 8 - première mission lunaire orbitale avec trois astronautes) que la situation devient vraiment critique pour Moscou. Ou bien le vol américain a effectivement eu lieu dans les conditions décrites par la NASA, et dans ce cas les trois hommes ont été sacrifiés. Ou alors, c'est du cinéma, et les Russes comprennent qu'ils se sont fait avoir. Il est trop tard pour reculer et crier son "indignation". Ils joueront le jeu et essaieront - très discrètement - d'en tirer quelque parti. Mais auparavant, ils devront encore avaler huit couleuvres (Apollo 10 à 17) dont la plus grosse et la plus indigeste sera Apollo 11 en juillet 1969.
Côté américain, la décision de simuler les vols lunaires est probablement prise après le désastre d'Apollo 1 (janvier 1967) lorsqu'il est devenu évident qu'il faut repartir à zéro et que le temps ne suffit plus. Il n'est pas certain que les dirigeants politiques aient alors déjà pleinement conscience du danger émanant des radiations. Quand ce sera le cas, plus rien ne les retiendra.
Bizarrement, les programmes spatiaux russes et américains de ces années-là se complètent d'une certaine manière en dépit de la concurrence affichée. Après 1972, la coopération spatiale URSS-USA deviendra officielle (Apollo-Soyouz).
Neil Armstrong : mission Apollo 11 (juillet 1969). A été le premier à marcher sur la Lune. Auteur du mot historique "Un petit pas pour l'homme, un grand bond pour l'humanité..." A quitté la NASA en 1971 pour devenir homme d'affaires. Né en 1930. Vit près de Cincinnati (Ohio). [Mort en 2012 des suites d'une opération cardiaque.]
Edwin "Buzz" Aldrin : Apollo 11 (juillet 1969). Né en 1930. Promeneur lunaire numéro 2. Vit près de Los Angeles. Souvent interviewé par les médias et grand profiteur du "culte apollonien" (rien que la vente de "reliques" lunaires lui a rapporté plusieurs millions). Bien qu'il soit très croyant (ou parce qu'il l'est), Aldrin a refusé de jurer sur la Bible qu'il était vraiment allé sur la Lune. A la place, il a frappé l'homme qui lui demandait de prêter ce périlleux serment (le "provocateur" Bart Sibrel). Bien sûr, le gars l'avait insulté, mais cela ne change rien au fait qu'Aldrin a refusé (avant d'être insulté).
Charles "Pete" Conrad : Apollo 12 (novembre 1969). Né en 1930, mort en 1999 dans un accident de moto en Californie. A été homme d'affaires après avoir quitté la NASA.
Alan Bean : Apollo 12 (novembre 1969). Né en 1932. Vit à Houston (Texas) où il peint des croûtes à thème uniquement spatial, en utilisant paraît-il de la poussière lunaire. Ses œuvres sont exposées au Musée national de l'Aéronautique et de l'Espace à Washington.
Alan Shepard : Apollo 14 (janvier-février 1971). Né en 1924, mort en 1998 de leucémie. Avant de marcher sur la Lune, il a été le premier Américain dans l'espace (vol suborbital de 1961).
Edgar Mitchell : Apollo 14 (janvier-février 1971). Né en 1931. Vit en Floride où il a créé un institut de recherche "sur l'esprit et la conscience". S'intéresse aux OVNI. Lorsque Bart Sibrel lui a demandé de jurer sur la Bible qu'il avait bien marché sur la Lune, Mitchell s'est défilé avant de "répondre" par un coup de pied aux fesses.
David Scott : Apollo 15 (juillet-août 1971). Né en 1932. Vit en Californie. A fondé une entreprise spécialisée dans le conseil pour les projets spatiaux.
James Irwin : Apollo 15 (juillet-août 1971). Né en 1930, mort en 1991. A fondé une organisation évangéliste dans le Colorado et mené six expéditions sur le mont Ararat à la recherche de l'Arche de Noé.
John Young : Apollo 16 (avril 1972). Né en 1930. Est resté à la NASA jusqu'en 2004. A lui aussi refusé de jurer sur la Bible que son voyage lunaire avait bien eu lieu.
Charles Duke : Apollo 16 (avril 1972). Né en 1936. Homme d'affaires au Texas. Très religieux.
Harrison "Jack" Schmitt : Apollo 17 (décembre 1972). Né en 1935. Ce géologue est le seul civil du "Club des Douze". Tous les autres sont passés par l'US Airforce. Schmitt a été sénateur. Il vit à Albuquerque (Nouveau-Mexique).
Eugene Cernan : Apollo 17 (décembre 1972). Dernier homme à avoir marché sur la Lune. Né en 1934. Est propriétaire d'un ranch près de San Antonio (Texas). Elève des chevaux et du bétail.
A part les deux premiers, qui a jamais entendu parler de ces "héros" de la conquête de l'espace ? Tous ces noms ont disparu de la mémoire collective avant même d'y entrer. N'est-ce pas étrange ?...
Tailles comparées de la Terre et de la Lune. Bien entendu, la distance n'est pas à l'échelle
(l'éloignement Terre-Lune correspond en réalité à environ 30 diamètres terrestres).
☾ Distance Terre-Lune : entre 363.104 et 405.696 km (moyenne : 384.400 km).
☾ Diamètre lunaire : 3.475 km à l'équateur (Terre : 12.756 km). Circonférence à l'équateur : 10.900 km (Terre : 40.075 km).
☾ Volume : environ 1/50ème de celui de la Terre.
☾ Masse : environ 1/80ème de celle de la Terre. La densité de la Lune est donc plus faible (environ 62 % de celle de la Terre).
☾ Gravité : environ 1/6ème de la gravité terrestre.
☾ Pression atmosphérique : 3 x 10-15 bar, soit 0,000000000000003 atmosphère terrestre - autant dire pratiquement rien (moins que le vide créé en laboratoire). Ce "presque rien" est composé de gaz émis par le sol lunaire (hydrogène, hélium, néon, argon). Du fait de l'absence d'atmosphère, le ciel lunaire est toujours noir, le jour comme la nuit (lesquels jour et nuit durent chacun environ 15 jours terrestres). Les étoiles sont toujours visibles (sauf sur les photos prises par les astronautes d'Apollo - voir
plus haut).
☾ Température : selon Wikipédia, elle varierait de +123°C maximum à -233°C minimum. Mais les avis sont partagés : d'autres sources font état de +130°C / -100°C, +150°C / -150°C, +107°C / -153°C, +101°C / -184°C, etc... Allez savoir...
Le
World Book de la NASA
indique +127°C / -173°C dans les régions proches de l'équateur lunaire, avec des pointes de -240°C dans certains cratères profonds près des pôles. Quelle que soit la fourchette retenue, les différences de température auxquelles ont été soumis les astronautes et en particulier leur matériel photo - voir
plus haut -
sont considérables et constituent un argument de poids contre la version officielle. Inutile de se demander pourquoi aucune mesure précise n'a été effectuée au sol par les équipages.
☾ Champ magnétique : pratiquement inexistant, en tout cas très faible, très hétérogène et très irrégulier. Le champ magnétique terrestre, lui, est produit par les mouvements du magma interne, ce qui fait défaut sur la Lune. On a émis l'hypothèse que les impacts d'astéroïdes pourraient générer un certain magnétisme - voir cet article du CNRS :
Des échantillons lunaires étudiés à Poitiers pour comprendre leur aimantation.
☾ Age : environ 4,6 milliards d'années (comme la Terre et les autres planètes du système solaire).
☾ Relief : nombreux cratères dus à l'impact de météorites, astéroïdes ou comètes. Le plus grand cratère (Hertzsprung, sur la face cachée) fait 590 km de diamètre (on ignore sa profondeur). Le plus grand cratère sur la face visible (Bailly) a un diamètre de 287 km pour 4.300 m de profondeur.
Les montagnes lunaires peuvent atteindre jusqu'à 8.200 m
(détails).
La plupart des "mers" se trouvent sur la face visible. Comme il n'y a, sur la Lune, ni mer véritable ni donc "niveau de la mer", les altitudes et profondeurs sont calculées à partir de l'altitude moyenne.
☾ Durée d'une révolution de la Lune autour de la Terre : 27 j 7 h 43 mn (= 27,3217 jours terrestres). C'est ce qu'on appelle aussi la période de révolution sidérale de la Lune, c'est-à-dire le temps qu'elle met pour revenir à la même position dans le ciel quand on prend pour repère l'arrière-plan fixe des étoiles.
☾ Durée de rotation de la Lune sur elle-même : 29 j 12 h 44 mn (= 29,5306 jours terrestres). Correspond à la durée d'une journée lunaire (intervalle de temps entre deux levers de soleil consécutifs tels qu'on les voit depuis la surface de la Lune). Ces 29,5306 jours terrestres représentent aussi la période de révolution synodique de la Lune (temps mis par la Lune pour revenir au même endroit dans le ciel par rapport au Soleil, vu de la Terre) ; ou encore une lunaison ou cycle lunaire (intervalle entre deux nouvelles lunes consécutives). Etant donné que la Terre tourne autour du Soleil en 365 jours environ, ce qui représente un peu plus de 12 lunaisons, on revoit la même phase lunaire avec un retard de 1/12ème environ.* La lunaison (période synodique) correspond en gros à 13/12èmes de la période sidérale.
* Sur le schéma des phases lunaires, en haut à droite, l'angle en vert (environ 30° = 1/12ème de 360°) représente le décalage en question. La Lune a parcouru sur son orbite autour de la Terre 1/12ème de révolution de plus avant de se retrouver dans la même position par rapport au Soleil. Bien sûr, la trajectoire circumterrestre de la Lune n'est pas circulaire mais légèrement elliptique. Autour du Soleil, notre satellite décrit une
sinusoïde
(que l'on devine sur le dessin ci-dessous), mais au lieu de s'étirer le long d'un axe horizontal, cette courbe suit l'ellipse de l'orbite terrestre. La position de la Lune en fin de période sidérale (non représentée ici) se situe entre la dernière et l'avant-dernière phase.
☾ Comme le temps mis par la Lune pour accomplir ces 13/12èmes de révolution autour de la Terre est égal au temps mis pour effectuer une rotation complète sur son axe, la face lunaire tournée vers nous et celle qui nous reste cachée sont (à peu de choses près) toujours les mêmes.
☾ La durée synodique d'environ 29 jours 1/2 est connue depuis la plus haute Antiquité. Elle constitue la base de tous les calendriers, même si la plupart d'entre eux sont à la fois lunaires et solaires. De tous les calendriers encore en usage de nos jours, seul le calendrier musulman est exclusivement lunaire. Ses mois comportent alternativement 29 et 30 jours, ce qui donne 354 jours par an. Pour compenser les 44 minutes manquantes (soit environ huit heures par an), on rajoute un jour certaines années (onze fois par période de trente ans). L'année islamique étant plus courte que la nôtre, les dates "fixes" (Nouvel An ou début du Ramadan, par exemple) remontent de 11 jours chaque année. Pendant que nous comptons 33 ans, les musulmans en comptent 34.
☾ Eclipses :
le schéma précédent ne tient pas compte du fait que le plan de l'orbite terrestre (l'écliptique) et celui de l'orbite lunaire sont inclinés de 5° 9' l'un par rapport à l'autre. Il en résulte que chaque fois qu'il y a nouvelle lune, la Terre, la Lune et le Soleil, vus sous cet angle, paraissent "alignés" mais ne le sont pas nécessairement. Pour que ce soit le cas, il faut que la Lune se trouve aussi à l'intersection de ces deux plans (ligne des nœuds). Il y a alors une éclipse de Soleil. Quand l'alignement a lieu au moment de la pleine lune, c'est une éclipse de Lune. Si les deux plans coïncidaient, on assisterait à une éclipse de Soleil et à une éclipse de Lune en alternance tous les 15 jours.
Cartes topographiques de la Lune
(sur cseligman.com - site de Courtney Seligman, professeur d'astronomie) : face visible, face cachée, hémisphère ouest, hémisphère est, hémisphère nord, hémisphère sud, etc.
Carte de la face visible
indiquant les sites d'alunissage (vrais ou imaginaires) de Luna, Surveyor et Apollo.
III - L'APRÈS-APOLLO
SKYLAB
Station orbitale terrestre américaine lancée en mai 1973. C'est en fait un module de commande Apollo (véhicule orbital lunaire) légèrement modifié. Dès le départ, la NASA éprouve des difficultés à rendre le SkyLab habitable - alors que le matériel a paraît-il été utilisé à neuf reprises lors des expéditions lunaires. Au bout de trois missions, consistant en grande partie à réparer ce qui ne fonctionne pas, les USA abandonnent leur projet, officiellement pour des motifs financiers. L'épave spatiale tourne autour la Terre jusqu'en juillet 1979, puis se désintègre au-dessus de l'océan Indien. Quelques débris tombent dans l'ouest de l'Australie.
COOPÉRATION AMÉRICANO-SOVIÉTQUE APOLLO-SOYOUZ
Décidé en mai 1972, le rendez-vous orbital (terrestre) est réalisé en juillet 1975. Plus politique que technique, la coopération américano-soviétique ne sera pas vraiment suivie d'effet. Il faudra attendre la chute de l'URSS pour la voir reprendre : "visites" de la navette américaine à la station russe Mir à partir de 1996, puis création commune de la station internationale ISS.
Pour les Soviétiques, il s'agit d'un vol de routine (le programme Soyouz existe depuis 1967). Pour les Américains, c'est l'occasion de réactiver la capsule Apollo 18, dont l'utilisation pour un voyage lunaire (annulé en 1970) était prévue pour 1973. Qui plus est, le lanceur est une fusée Saturn, en fait beaucoup trop puissante pour une simple mission orbitale. On a la vague impression que la NASA veut à tout prix écouler ses vieux rossignols avant de passer à autre chose.
Quoi qu'il en soit, Apollo-Soyouz a sa place au Musée de l'Astronautique de Washington :
LA NAVETTE SPATIALE AMÉRICAINE
Programme conçu après la fin du programme Apollo pour masquer le vide qui suit la fin de la course à la Lune. Le premier vol a lieu en avril 1981, plus de huit ans après Apollo 17. Trente ans plus tard, en juillet 2011, c'est le dernier vol. (En 2015, un nouveau programme - Orion - devait prendre tardivement la relève, mais uniquement en tant que "canot de sauvetage" de la station ISS : encore une promesse...)
En tout, la navette a décollé 135 fois, c'est-à-dire une fois tous les 81 jours en moyenne. C'est assez souvent pour qu'on s'y habitue, mais pas assez pour parler de véritable navette, ce qui supposerait à la fois un trafic très régulier (pour ainsi dire à jour fixe) et une fréquence élevée. Or, même après deux décennies, un départ n'est jamais certain et peut toujours être remis en cause pour des raisons de technique ou de météo. En cas d'urgence (accident en orbite, astronautes à récupérer sans délai), la navette n'aurait pratiquement jamais été disponible. A cela viennent s'ajouter les deux catastrophes qui ont marqué ce programme : Challenger (explosion au décollage due à un joint défectueux - janvier 1986 - 7 morts) et Columbia (désintégration au retour dans l'atmosphère due à une détérioration du bouclier thermique - février 2003 - également 7 morts).
L'argument de la réutilisation du véhicule a impressionné le public au début des années 1980 ; c'était l'époque où l'on commençait à se poser des questions sur le gaspillage des ressources. Mais en y regardant de plus près, la navette n'avait vraiment rien d'écologique. Et même du point de vue strictement économique, on peut se demander si la remise en état après chaque vol n'a pas été plus coûteuse qu'une fabrication en grande série. Va-t-on dans l'espace pour faire des économies ?...
A quoi la navette a-t-elle servi ?... A lancer des satellites qu'on aurait pu lancer autrement ; les Russes n'ont pas cessé de le faire sans navette (leur projet Bourane* est resté sans lendemain). A réparer dans l'espace des satellites endommagés (ou le téléscope Hubble), mais là aussi la chose était faisable sans navette. A enthousiasmer les écoliers américains et les visiteurs du Centre spatial Kennedy de Floride (l'opération a réussi, semble-t-il).
* Bourane a effectué un vol orbital sans équipage en novembre 1988, à une époque où la catastroïka de Gorbatchev avait déjà causé des dommages irrémédiables à l'URSS. Le programme fut définitivement abandonné en 1993.
LA STATION ORBITALE RUSSE MIR
Lancée en février 1986, d'un poids de 100 tonnes, la station Mir n'a en principe que trois places mais doit bien souvent abriter jusqu'à six cosmonautes (de différentes nationalités). Durant plus de douze ans, elle rend de bons services, doit cependant être abandonnée en 1999, car défectueuse, irréparable et techniquement dépassée. Détruite volontairement en 2001.
Avant Mir, les Soviétiques utilisent diverses stations spatiales de type Saliout mais doivent faire face à de nombreux problèmes techniques. Saliout 6 est en orbite de 1977 à 1982, Saliout 7 de 1982 à 1991. Toutes deux restent vides les trois quarts du temps.
LE TÉLÉSCOPE SPATIAL HUBBLE
Réalisation conjointe NASA/ESA. A été mis sur orbite terrestre en avril 1990. Après un lancement retardé de quatre ans (à cause de la catastrophe de la navette Challenger) et bien des difficultés techniques nécessitant des réparations dans l'espace, Hubble a commencé à fonctionner correctement en 1994. Grâce à lui, il a été possible d'obtenir des photos beaucoup plus nettes que celles prises à travers le voile de l'atmosphère par les meilleurs téléscopes terrestres.
Hubble pèse 11 tonnes, mesure 13 mètres de long et a un diamètre de 2,4 mètres. A titre de comparaison, le grand téléscope dont la construction est prévue au Chili d'ici à 2018 aura un diamètre de 42 mètres, et il n'est pas certain que les clichés qu'il prendra seront meilleurs, d'autant qu'il est également question de lancer (vers 2015) un téléscope spatial plus performant que Hubble.
Il existe plusieurs autres téléscopes spatiaux, dont un des plus connus est le téléscope Kepler de la NASA. Lancé en 2009, sa mission consiste à détecter les exoplanètes (planètes situées en dehors de notre système solaire). Jusqu'en février 2014, il en a découvert environ 700, mais sans pouvoir les photographier car ses performances techniques ne le permettent pas. Le dépistage s'effectue en observant les variations de luminosité de l'étoile-mère. Kepler est nettement plus petit que Hubble (masse : une tonne ; diamètre : 0,95 m).
LA STATION ORBITALE INTERNATIONALE ISS
Développée conjointement par les USA, l'Europe, la Russie, le Japon et le Canada, sa construction a débuté en 1998 et sera en principe terminée en 2011. La station est occupée en permanence par des équipages internationaux depuis 2000. Dimensions :
110 m x 74 m x 30 m (panneaux solaires compris). Poids : 400 tonnes. Volume pressurisé : 900 m3.
"Depuis novembre 2009, la station a un équipage permanent de 6 personnes : chaque astronaute, au cours de son séjour, d'une durée de 3 à 6 mois, partage son temps de travail entre les opérations d'assemblage, de maintenance, et les tâches scientifiques." (Wikipédia)
L'ISS a pris le relais de la station russe Mir.
L'idée de départ de la station orbitale était, paraît-il, de disposer d'une base intermédiaire pour faciliter les expéditions plus lointaines (Lune ou autres planètes). Entre-temps, on semble avoir abandonné ce projet, probablement irréalisable avec des équipages. Quoi qu'il en soit, on est loin, très loin, de la version ISS de Stanley Kubrick
(2001 : L'Odyssée de l'espace).
LES SONDES VERS D'AUTRES PLANÈTES
(avant et après Apollo)
Mars 1960 : La sonde américaine Pioneer 5 est placée sur orbite solaire et a pour mission d'explorer l'espace interplanétaire entre la Terre et Vénus. Le contact radio cesse au bout de trois mois.
Décembre 1962 : La sonde américaine Mariner 2, lancée en août, survole Vénus et transmet des données vers la Terre.
Juillet 1965 : La sonde américaine Mariner 4, lancée en novembre 1964, survole Mars à 10.000 km d'altitude et envoie vers la Terre la première image de la planète rouge (en noir et blanc et de très mauvaise qualité).
Décembre 1965 : La sonde américaine Pioneer 6 est placée sur orbite solaire. D'autres sondes similaires (Pioneer 7, 8 et 9) suivront jusqu'en novembre 1968.
Octobre 1967 : Lancée en juin, la sonde soviétique Venera 4 pénètre dans l'épaisse atmosphère de Vénus suspendue à un parachute et transmet des données vers la Terre avant d'être détruite sous l'effet de la pression. Le dernier signal reçu indique une pression de 22 bars et une température de 274°C pour une altitude de 24 km.
Octobre 1967 : La sonde américaine Mariner 5 survole Vénus deux jours après l'opération Venera 4.
Août 1969 : La sonde américaine Mariner 6, lancée en février, survole Mars à 3.500 km d'altitude et transmet les premières photos dignes de ce nom. Occultée par le succès médiatique d'Apollo 11, la mission Mariner 6 passe complètement inaperçue.
Août 1970 : La sonde soviétique Venera 7, plus résistante que les précédentes, se pose en douceur sur le sol de Vénus et transmet des données pendant une vingtaine de minutes. La température est de 475°C, la pression de 90 bars (l'équivalent de la pression océanique à 900 mètres de profondeur).
Novembre 1971 : La sonde américaine Mariner 9 se place en orbite autour de Mars et transmet des photos de la planète et de ses deux satellites naturels Phobos et Déimos.
Décembre 1971 : La sonde soviétique Mars 3 passe près de la planète rouge et largue un module d'atterrissage qui atteint la surface mais cesse d'émettre au bout de 20 secondes.
Novembre 1973 : Lancement de la sonde américaine Mariner 10 qui survole Vénus en février 1974 et Mercure en mars 1974. Premières photos de Mercure, la planète la plus proche du Soleil. Température à la surface : entre +400°C le jour et -170°C la nuit. Atmosphère pratiquement inexistante.
Octobre 1975 : La sonde soviétique Venera 9 se pose sur Vénus et transmet la première photo du sol de cette planète.
Juillet 1976 : La sonde américaine Viking se pose en douceur sur la planète Mars. Conditions au sol : température comprise entre +10°C le jour et -80°C la nuit, pression atmosphérique de 10 millibars (cent fois moins que sur Terre), atmosphère composée de 98 % de CO2, gravité égale à 37 % de la gravité terrestre.
Août 1977 : Lancement des sondes américaines Voyager 1 et 2. Elles passeront près de Jupiter en juillet 1979, près de Saturne en août 1981, près d'Uranus en janvier 1986 et près de Neptune en août 1989. Elles quitteront le système solaire fin 2004, plus de 27 ans après leur lancement. Quelques photos prises par Voyager :
Jupiter
Callisto, satellite de Jupiter
Saturne
Encelade, satellite de Saturne
Uranus
Miranda, satellite d'Uranus
Neptune
Triton, satellite de Neptune
Mars 1982 : La sonde soviétique Venera 13 transmet une photo "panoramique" du sol de Vénus.
Juin 1985 : La sonde soviétique Vega, aprés avoir survolé Vénus et largué un module d'atterrissage, passe à proximité de la
comète de Halley.
Juillet 1985 : La sonde européenne Giotto passe également près de la comète de Halley.
Mars 1989 : La sonde soviétique Phobos 2 survole Mars et son satellite Phobos, un corps céleste passablement informe, de dimensions réduites (27 x 21 x 18 km) et pratiquement sans gravité.
Mai 1989 : La sonde américaine Magellan, larguée depuis la navette spatiale Atlantis, est placée sur orbite vénusienne. Elle cartographie 98% de la surface de la planète - à l'aide d'un radar, car les épais nuages ne permettent pas de prendre de véritables photos. Images reconstituées à partir des données radar :
Volcan en activité -
Volcan ou cratère de météorite
Octobre 1989 : La sonde américaine Galileo, en route pour Jupiter, passe près de Vénus en janvier 1990. (A première vue, ce n'est pas la "bonne direction", Vénus étant plus proche du Soleil que la Terre, et Jupiter plus éloigné. Mais ce "détour" apparent permet à la sonde d'accélérer sa vitesse en profitant de l'effet de "fronde gravitationnelle".)
Europe,
un des satellites de Jupiter (photo prise par la sonde Galileo).
Juillet 1997 : Arrivée sur Mars de la sonde américaine Mars Pathfinder lancée en décembre 1996. Elle comporte un module d'atterrissage fixe et un rover automatique chargé de l'exploration.
Octobre 1997 : La sonde américaine Mars Global Surveyor cartographie la surface de la planète rouge. Les opérations durent jusqu'en 2001.
Octobre 1997 : La sonde américano-européenne Cassini, en route pour Saturne, passe également près de Vénus en juin 1999. Elle survole et observe
Jupiter
en 2000, puis Saturne et ses satellites (Encelade,
Phœbé,
Titan) en 2004. En janvier 2005, le module Huygens se détache de la sonde Cassini et va se poser sur Titan. Les signaux émis mettent plus d'une heure à nous parvenir ; les
photos
transmises depuis le sol n'ont rien de très sensationnel.
Trajectoire de la sonde Cassini
ou ce raccourci vaut le détour.
Février 2002 : La sonde américaine Mars Odyssey a pour mission de détecter la présence d'eau sur Mars.
Juin 2003 : Lancement de la sonde européenne Mars Express à l'aide d'une fusée russe Soyouz depuis Baïkonour (Kazakhstan). La mise sur orbite du Mars Express Orbiter réussit ; en revanche, le module d'atterrissage Beagle cesse d'émettre avant de toucher le sol.
Janvier 2004 : La NASA envoie deux rovers sur la planète Mars (Spirit et Opportunity). Spirit fonctionne jusqu'en mars 2010 ; Opportunity encore plus longtemps (il émettait toujours en juillet 2012).
Photos :
Spirit zigzague
Prélèvement d'échantillon
Coucher de soleil martien
Mars 2004 : Lancement de la sonde européenne Rosetta avec pour mission de se poser sur la comète Churyumov-Gerasimenko en 2014 après avoir étudié divers astéroïdes.
Août 2005 : Lancement par la NASA de la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) avec pour mission d'explorer à distance la planète Mars et ses satellites -
voir plus haut.
Janvier 2008 : 34 ans après Mariner 10, la sonde américaine Messenger survole Mercure.
Mai 2008 : la sonde américaine Phoenix se pose sur Mars, à proximité du pôle Nord, et découvre la présence d'eau gelée dans le sol.
Août 2012 : la sonde américaine MSL (Mars Science Laboratory) dépose sur la planète rouge le rover Curiosity. Etant cinq fois plus lourd que ses prédécesseurs de 2004 (900 kg contre 180), Curiosity est équipé d'un matériel scientifique plus sophistiqué. Toutefois, pour ce qui est des images reçues, elles sont décevantes. La technologie utilisée semble aussi rudimentaire que les fois précédentes et ne permet toujours pas de transmission en continu (avec un décalage de 15 à 20 minutes). 36 ans après Viking, la chose est assez étonnante - d'autant plus que la mission MSL a coûté 2,5 milliards de dollars.
Septembre 2014 : la sonde américaine MAVEN, lancée en novembre 2013, est mise en orbite autour de la planète Mars. Deux jours plus tard, même chose pour la sonde MOM (Mars Orbiter Mission) lancée par l'Inde.
Février 2021 :
Perseverance, un engin de la NASA lancé en juillet 2020, se pose sur
le sol de Mars...
d'où il transmet pratiquement les mêmes images que ses prédécesseurs (voir les articles de Wikipédia consacrés à cette mission :
un -
deux).
A peu près au même moment, deux autres sondes sont placées sur orbite martienne, par la Chine (Tianwen-1) et par les Emirats (Hope). En mai 2021, Tianwen dépose le rover
Zhurong
sur la planète rouge. La Chine est ainsi le second pays à avoir un engin sur le sol martien, 45 ans après les Etats-Unis - ce qui n'est pas vraiment un record, mais toujours mieux que la Russie qui n'a rien tenté depuis son échec de décembre 1971.
LES ACTIVITÉS SPATIALES D'AUTRES PAYS
(avant et après Apollo)
Attention au vocabulaire : on est "astronaute" aux USA, "cosmonaute" en Russie, "spationaute" en France, "taïkonaute" en Chine et...
"moronaute"
au Texas.
Mars 1961 : Depuis la base d'Hammaguir, près de Colomb Béchar, dans le sud de l'Algérie encore française, une fusée Véronique envoie le rat Hector dans l'espace... et il rentre vivant (vol suborbital à 150 kilomètres d'altitude). Un mois avant l'URSS, deux mois avant les USA, la France a déjà son premier spationaute. Cocorico !...
(lien vidéo)
Novembre 1965 : Lancement du premier satellite français (Astérix) à l'aide d'une fusée Diamant A1 depuis Hammaguir. L'Algérie est indépendante depuis mars 1962, mais la France continue d'y effectuer ses tirs de fusées et ses essais nucléaires en attendant de se rabattre sur la Guyane et la Polynésie.
Février 1970 : Lancement du premier satellite japonais (Osumi) à l'aide d'une fusée Lambda 4S-5.
Avril 1970 : Lancement du premier satellite chinois (Dong Fang Hong - Orient rouge) à l'aide d'une fusée Longue Marche. Le satellite diffuse en permanence l'hymne chinois.
Octobre 1971 : Lancement du premier satellite britannique (Prospero) à l'aide d'une fusée Black Arrow.
Décembre 1974 : Lancement du premier satellite de télécommunications franco-allemand (Symphonie) à l'aide d'une fusée américaine depuis la Floride.
Mai 1975 : Création de l'Agence spatiale européenne (ESA), présentée comme le futur pendant européen de la NASA. Elle utilisera le lanceur Ariane depuis la base de Kourou (Guyane française).
Octobre 2003 : 42 ans après les Russes, les Chinois lancent leur premier taikonaute dans l'espace (vol orbital de 21 heures). Aussi étonnant que la chose puisse paraître, la Chine est seulement le troisième pays à avoir réussi cette performance par ses propres moyens. Jusqu'à présent tous les vols habités autres que russes ou américains ont toujours eu lieu en coopération avec l'un ou l'autre des deux grands. Cela vaut également pour l'ESA : aucun équipage n'a jamais quitté Kourou à bord d'un lanceur européen.
Septembre 2008 : Pour la première fois, un taikonaute effectue une sortie dans l'espace (43 ans après les Russes). Les Chinois parlent déjà d'envoyer un homme sur la Lune. A la bonne heure !... Espérons pour eux qu'ils découvriront d'ici là une technologie ou un matériau permettant de se protéger efficacement des radiations -
voir plus haut.
Il paraît que l'écorce de bambou et la fourrure de panda pourraient être efficaces...
Septembre 2011 : La Chine lance le premier module de sa future station orbitale qui devrait être complète en 2020. Les tirs spatiaux chinois sont effectués à partir de la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi (nord du pays). Quelques semaines plus tard, début novembre 2011, premier amarrage spatial chinois (la toute première opération de ce genre avait été réalisée par les Américains en mars 1966, soit 45 ans plus tôt). En juin 2012, première femme taïkonaute dans l'espace (49 ans après les Russes).
La Chine a placé deux sondes sur orbite lunaire sans les récupérer : la première, Chang'e-1, en octobre 2007 ;
la seconde, Chang'e-2, en octobre 2010 (Chang'e est le déesse chinoise de la Lune). Les photos prises par Chang'e-2 ont une résolution allant de 10 m (à 100 km d'altitude) à 1,50 m (à 15 km), une performance encore plus modeste que celle des Américains (25 cm en 2005 - voir
plus haut).
Le premier alunissage chinois d'un engin inhabité - atterrisseur Chang'e-3 + rover Yutu - a eu lieu en décembre 2013. Fin octobre 2014, la Chine a placé un autre engin sur orbite lunaire et l'a fait revenir sur Terre au bout de huit jours.
Début janvier 2019, avec Chang'e-4, les Chinois réussissent le premier alunissage sur la face cachée de la Lune - un exploit que ni les USA ni la Russie n'ont tenté auparavant. La transmission des données vers la Terre s'effectue grâce à un satellite placé sur orbite lunaire. Les premières images reçues sont de qualité assez rudimentaire, meilleures cependant que celles transmises au même moment par la sonde américaine New Horizons depuis l'astéroïde Ultima Thule situé à 6,5 milliards de kilomètres dans la Ceinture de Kuiper au-delà de Pluton.
Décembre 2020 : la sonde Chang'e-5 se pose sur la Lune, plante un drapeau chinois, prélève 2 kg d'échantillons de sol lunaire, en surface et en profondeur, redécolle et rapporte son butin sur Terre. Un exploit réalisé 46 ans après les Soviétiques et 51 ans après Apollywood.
Février 2021 : Sonde chinoise Tianwen-1 placée en orbite autour de la planète Mars - voir
plus haut.
Novembre 2022 : La Chine vient de terminer la mise en place de sa station orbitale Tiangong. Ravitaillée par le vaisseau Tianzhou, elle héberge trois taïkonautes pour une durée de six mois. C'est le vaisseau Shenzhou qui assure la relève des équipages, la première fois en mai 2023. Tiangong est de dimensions plus modestes que
l'ISS (voir plus haut).
Son volume habitable n'est que de 110 m³.
Alors que depuis 2011, Washington interdit à la NASA toute coopération avec Pékin, la Chine aimerait internationaliser sa station orbitale en y faisant participer des astronautes étrangers. Qui ne rêve pas en effet d'être mis en quarantaine "sanitaire" avant, pendant et après le vol, maintenant que les Chinois ont prouvé qu'ils sont les champions du monde de l'arnaque covidienne ? -
voir ici.
Et comme ils ont l'ambition de reprendre et d'amplifier toutes les supercheries globalistes en usage dans le monde (dont le ClimateShit et son
réchaufroidissement),
il est clair qu'ils vont aussi nous concocter leur propre version de la "promenade sur la Lune". C'est prévu pour 2030 (61 ans après Apollo), à condition bien sûr que les Américains laissent faire, ce qui serait étonnant...
Octobre 2011 : Avec deux ans de retard, dans le cadre de la coopération russo-européenne, premier tir d'une fusée Soyouz depuis la base de Kourou (lancement de deux satellites Galileo). Kourou étant proche de l'équateur (5° de latitude nord), la rotation terrestre (1.660 km/h) y est plus rapide qu'à Baïkonour (45°N - 1.180 km/h) ou Jiuquan (41°N - 1.250 km/h), ce qui facilite la mise en orbite et permet d'emporter une charge utile plus élevée (le Centre Kennedy, en Floride, occupe une position intermédiaire : 28°N - 1.470 km/h). Le programme Soyouz (lanceurs et vaisseaux) est opérationnel depuis 1967. C'est le plus ancien et sans doute aussi le plus efficace. Après l'arrêt définitif de la navette américaine, en juillet 2011, le vaisseau Soyouz est le seul en mesure d'assurer la relève de l'équipage de la station internationale.
L'Agence spatiale européenne (ESA) n'a jamais été un concurrent sérieux ni pour les Américains ni pour les Russes. En 2010, après 35 ans d'existence, elle n'est toujours pas en mesure d'envoyer ses propres spationautes en orbite. L'avion-navette européen Hermès, annoncé dans les années 1980, n'a pas vu le jour. Avec la mise en place d'un pas de tir Soyouz en Guyane, la question des vols européens habités semble définitivement classée. L'ESA a néanmoins un palmarès assez impressionnant dans d'autres domaines : sondes spatiales vers d'autres planètes, satellites météo, de télécommunication ou scientifiques. On collabore volontiers avec l'Agence spatiale européenne dans la mesure où elle finance une grande partie des coûts. Quant au projet Galileo, le système européen de positionnement par satellites, concurrent du GPS américain de 1995, il est paraît-il en cours de réalisation... depuis la fin des années 1990. Son achèvement, toujours repoussé à plus tard, serait prévu pour 2014 (ou 2016 ou 2020)... 20 ans pour lancer 30 satellites - il est évident que les USA ne veulent pas de Galileo et qu'ils font tout pour retarder ce projet en attendant qu'il devienne techniquement obsolète ou politiquement inoffensif. (La Russie et la Chine s'efforcent elles aussi de mettre en place des systèmes de navigation indépendants - Glonass et BeiDou-Compass - qui seront probablement opérationnels avant Galileo.)
L'Inde, pour sa part, dispose également d'un programme spatial depuis les années 1980 (satellites civils et militaires, sonde lunaire Chandrayan en 2008, sonde Mars Orbiter Mission (MOM) lancée en novembre 2013 et placée en orbite autour la planète rouge en septembre 2014.
Fin août 2023, un véhicule lunaire indien,
Chandrayan-3,
se pose en douceur à proximité du pôle sud après un voyage de cinq semaines (?) de sorte que l'Inde devient le 4ème pays à réussir une performance de ce genre, après l'URSS, les USA et la Chine - la Russie, elle, vient de rater son retour, sa sonde Luna-25 s'étant écrasée quelques jours plus tôt. Dans la foulée, l'Inde lance un autre engin spatial, cette fois en direction du Soleil :
Aditya-L1.
Bien entendu, la liste complète des activités spatiales des pays autres que les Etats-Unis et la Russie est infiniment plus longue.* Tous les pays industrialisés ont plus ou moins participé, d'une manière ou d'une autre, a des programmes conjoints, avec souvent une forte motivation financière. Aujourd'hui, rares sont les Etats qui peuvent encore se permettre de faire cavalier seul. Un pays comme l'Allemagne (occidentale d'abord, réunifiée ensuite) aurait pu se lancer individuellement dans la course à l'espace ; son niveau technologique le lui permettait. Mais pour des raisons purement politiques, sa puissance de tutelle (les USA) ne lui a pas permis de développer des lanceurs. En 2010, la coopération internationale prévaut, mais il semblerait cependant que personne ne veuille vraiment s'engager à fond dans de grands projets collectifs. Les préoccupations purement militaires ont tendance à prendre le dessus
(voir plus bas).
* Pour la petite histoire : l'Iran, à l'aide d'une fusée Kavoshgar de sa fabrication, a lancé son premier satellite en février 2010, avec à bord "un rat, des tortues et des vers". Un autre lancement (satellite de télécommunications) a eu lieu en juin 2011, l'envoi d'un homme dans l'espace étant prévu pour 2019 - à condition que les Etats voyous de l'axe américano-sioniste n'aient pas détruit le pays avant comme ils projettent de le faire.
En janvier 2013, la République islamique envoie un singe dans l'espace (vol suborbital). Les Etats-Unis protestent - on se demande bien pourquoi... En décembre 2013, l'Iran envoie un deuxième singe.
Et même la Bolivie s'y met : avec l'aide de la Chine, elle espère avoir bientôt son premier satellite. Après l'Argentine, le Brésil, le Mexique et le Venezuela, la Bolivie serait ainsi le cinquième pays latino-américain à s'engager dans l'aventure spatiale.
LES RETOMBÉES TECHNOLOGIQUES
Laissons de côté les retombées franchement négatives liées à la militarisation de l'astronautique. Dans le domaine strictement civil, si l'on en croit la NASA, les technologies spatiales seraient à l'origine de plus de 1.600 innovations.
Il s'agit, dans la plupart des cas, d'applications qui auraient vu le jour de toute façon, même sans conquête de l'espace : montre à quartz, détecteur de fumée, airbag, bande velcro, perceuse sans fil, panneau solaire - sans parler des inventions plus "folkloriques" comme les aliments déshydratés ou en tube. A un niveau plus général, mais également sans dépendance directe, on pourrait citer les progrès de l'électronique, la miniaturisation des ordinateurs, la découverte de matériaux composites plus légers et plus résistants à base de fibre de verre ou de carbone.
Mais la véritable retombée directe de l'aventure spatiale, ce sont les avancées techniques dues aux satellites de télécommunication. Sans eux, il n'y aurait pas de navigation GPS ; télévision, téléphonie et Internet seraient nécessairement limités aux endroits accessibles par câble ou à portée d'un relais. C'est là sans doute le seul domaine où l'astronautique elle-même a véritablement changé notre quotidien.
La conquête de l'espace a également permis de placer en orbite des téléscopes (comme Hubble) et de contourner ainsi l'obstacle que représente l'atmosphère terrestre pour l'observation du ciel. Mais il s'agit là d'un champ d'activité plus restreint qui ne "profite" qu'à quelques spécialistes.
Quelle que que soit l'appréciation que l'on porte sur "l'après-Apollo", en matière d'utilité ou autrement, une chose est sûre cependant : rien n'a été fait, depuis décembre 1972, pour faire franchir la ceinture de radiations de Van Allen à un être humain. Toutes les missions spatiales habitées sont restées en deçà - exactement comme avant décembre 1968. Faut-il vraiment croire que ces quatre années ont constitué une exception absolue ?...
IV - CONCLUSION
APOLLO - VRAI OU FAUX ?
La Lune est-elle - comme disait l'autre - un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis les pieds ?...
A-t-on marché sur la Lune ou nous a-t-on fait marcher ?...
Comme on peut le voir, les arguments solides étayant l'hypothèse de la supercherie sont beaucoup plus nombreux que ceux qui tendent à s'y opposer. Il est donc logique de pencher vers cette hypothèse, même si une opinion tout à fait définitive ne peut encore être formulée.
Les défenseurs de la version conformiste du projet Apollo font souvent appel à des explications tordues qui défient les lois de la physique - ce qui rappelle étrangement les efforts dérisoires entrepris pour expliquer les inexplicables incohérences du
11 septembre
ou du prétendu
réchauffement climatique
d'origine humaine. Jusqu'à l'apparition du réseau Internet, les propagandistes officiels jouissaient d'un monopole exclusif. Depuis, ils éprouvent quelques difficultés à imposer leur point de vue unilatéral. La meilleure solution en pareil cas : faire comme si tous les "sceptiques" étaient des ignorants et des imbéciles, alors qu'un nombre non négligeable de scientifiques figure parmi eux - on peut même affirmer que sans ces scientifiques, l'idée de la supercherie spatiale n'existerait pas.
Un des grands bastions du discours officiel - outre la NASA elle-même - est constitué par Wikipédia, qui ne néglige aucun effort pour filtrer les opinions dérangeantes ou pour les rejeter sans discussion quand il n'est plus possible de les passer sous silence. Comme dans le cas du 11/9, du climat, de la Chine, de Cuba, du Venezuela, de l'Iran, du terrorisme international, des guerres américaines et du rôle planétaire joué par Israël et son lobby, des milliers de fourmis wikipédesques zélées lisent, contrôlent, censurent et modifient en temps réel tout ce qui va à l'encontre de la pensée unique.
"Il est impossible de prouver de façon définitive que douze Américains ont bien marché sur la Lune... tout comme il est impossible de prouver le contraire."
Cette phrase d'Ulrich Walter, astronaute allemand et professeur à l'Université Technique de Munich, montre que nous avons affaire à une sorte de religion : on a la foi ou on ne l'a pas. Walter, pour sa part, est croyant et toute sa carrière est basée sur cette croyance.
Et pourtant, contrairement au domaine purement religieux, l'aventure lunaire de 1968-72 est un sujet technique et matériel où la production de preuves (affirmatives) ne devrait pas présenter trop de difficultés. Le moyen le plus sûr consisterait à "retourner" sur la Lune (avec ou sans équipage) et tous les doutes seraient balayés. Si la chose n'est pas envisagée (pour des motifs bassement pécuniaires, alors que dans le même temps, les guerres américaines coûtent plus de deux milliards de dollars par jour), c'est probablement parce que les responsables savent à quoi s'en tenir. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le "sceptique" qui pourra (pour le moment) apporter des preuves formelles de ce qu'il avance. Si de telles preuves existaient, il ne pourrait s'agir que de documents authentiques émanant des auteurs de la supercherie. Des preuves négatives sont par définition impossibles à fournir ; il faut se contenter de présomptions et d'indices (lesquels ne manquent pas).
Compte tenu de la tournure que prennent les événements depuis 2001, il serait naïf de penser qu'un changement puisse être en vue. En 2010, tout semble aller dans le sens d'une consolidation du mythe. Mais il est encore permis de douter. L'intolérance qui interdit toute discussion et toute recherche portant sur certains autres sujets, a du mal à s'imposer ici. Les prêtres du "politiquement correct" se contentent de traiter les "agnostiques" de cinglés, ils ne les jettent pas encore en prison pour "négationnisme".
L'AVENIR DE L'ASTRONAUTIQUE
Depuis 40 ans, on semble faire du surplace
C'est du moins le cas dans le domaine purement civil : toujours les mêmes expériences, les mêmes performances, les mêmes rituels, les mêmes discours. Les progrès sont très lents, même si par certains côtés, ils sont loin d'être négligeables (voir plus haut
retombées technologiques).
Depuis plus d'une génération, on annonce chaque lancement de navette comme s'il s'agissait d'une aventure nouvelle, tentée pour la toute première fois. On signale chaque retard, chaque report dû à la météo, chaque arrivée en orbite, chaque sortie dans l'espace, chaque réparation effectuée, chaque expérience réalisée, chaque retour, chaque atterrissage. Et bien entendu, le public s'en fiche, mais on ne lui demande pas son avis. On fait comme si le téléspectateur voulait savoir tout cela, alors que déjà ses parents s'ennuyaient en entendant ces litanies.
Après avoir, paraît-il, marché sur la Lune, l'homme se contente depuis des décennies de piétiner dans les abords immédiats de sa planète (et de produire des
débris spatiaux
en grande quantité). C'est à se demander si sa place est bien là-haut. L'automatisation de l'astronautique serait-elle la solution ?...
Tourisme spatial
Depuis 2001, il n'est plus nécessaire d'être astronaute professionnel pour faire un voyage dans l'espace. Il suffit d'être en bonne santé, de suivre un entraînement d'un an à temps plein et... de disposer de 20 à 30 millions de dollars. Pour atténuer un peu ses difficultés financières dues aux coupes budgétaires, l'agence spatiale russe propose en effet des séjours orbitaux payants à bord du vaisseau Soyouz.
Le premier client a été l'Américain Dennis Tito (61 ans en 2001). Il a passé huit jours à bord avec, en prime, une visite de la station internationale ISS. Le livre des records indique qu'il est le 404ème voyageur de l'espace depuis 1961 et le 253ème astronaute américain. D'autres millionnaires ont bientôt suivi : Mark Shuttleworth, homme d'affaires sud-africain et tout premier astronaute de son pays, a fait le voyage en 2002. Ayant suffisamment d'argent, il n'essaie plus d'en gagner mais s'efforce au contraire de dépenser intelligemment ce qu'il a amassé jusqu'à présent. Après s'être offert l'espace, il se consacre au logiciel libre. Il est le créateur de la distribution Linux Ubuntu et parraine le projet KDE (un des équivalents Linux de l'interface graphique Windows).
Autres touristes spatiaux : l'Américain Gregory Olsen (2005), l'Américano-Iranienne Anousheh Ansari (2006), l'Américano-Hongrois Charles Simonyi (2 voyages en 2007 et 2009), l'Américain Richard Garriott (2008) et le milliardaire québécois Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil (2009).
Indépendamment des vols orbitaux russes bien réels, des entreprises commerciales privées offrent des sauts de puce suborbitaux de quelques minutes (100 kilomètres d'altitude, prix 200.000 dollars). Comme rien de concret n'a été réalisé jusqu'à présent, il y a des chances pour qu'il s'agisse d'une arnaque. Autant s'acheter un terrain sur la Lune avec vue imprenable sur la mer de la Tranquillité.
Un peu dans le même genre : un architecte hollandais,
Hans-Jurgen Rombaut,
se proposait, en 2001, de construire un hôtel sur la Lune (Hôtel Lunatic). Sur son site, outre un lien "explicatif" vers un autre site qui nous rassure sur le caractère "inoffensif" des radiations (Cosmic Rays), on apprend que les dispositions suivantes sont prévues pour protéger le personnel et les clients des rayons cosmiques et des particules solaires :
"To shield the interior from lethal cosmic rays and solar particles, Rombaut designed a 50-centimeter-thick hull consisting of two outer layers of Moon rock and a 35 centimeter layer of water held between glass planes. The water absorbs energetic particles and helps keep the temperature constant as the Moon rock provides further protection."
Et on viendra nous raconter que les 3 mm d'aluminium de la capsule Apollo ou les quelques couches de matériaux isolants du scaphandre spatial offrent la même protection contre les radiations que 35 cm d'eau entre deux plaques de verre entourées de part et d'autre de roches lunaires formant une épaisseur totale de 50 cm (voir également plus haut :
Radiations).
Décembre 2012 : les escrocs de haut vol envahissent le marché des "voyages" vers la Lune et Mars -
détails.
L'avenir n'est plus ce qu'il était
En avril 2010, Obama abandonne (définitivement ?) le mythe du "retour" sur la Lune, relancé six ans plus tôt par son prédécesseur Bush avec le programme Constellation*. Pour faire "plus simple", dit en substance le président, on visera directement la planète Mars (en 2035), mais sans s'y poser, un vol orbital suffira. Il est également prévu d'atterrir sur un astéroïde - si Bruce Willis en est capable, pourquoi pas les astronautes de la NASA ?
* Programme bidon dont le prétendu objectif était d'envoyer des astronautes sur la Lune vers 2020. La seule "réalisation" dans le cadre de ce programme a été le lancement, en octobre 2009, d'une fusée Arès I (plus petite et moins puissante que la fusée Saturn 5 de 1969). Indépendamment du fait qu'Arès est le nom grec de Mars, le dieu de la guerre (ce qui dit tout sur les motivations réelles de l'entreprise), on a l'impression que les Etats-Unis sont en train de réinventer la roue tout en simulant une activité civile plus ou moins créatrice d'emplois.
"Je préfère la planète molle, c'est moins dur que la Lune..."
(Babarack Obamabar)
2017 :
President Donald Trump Sending NASA Back To the Moon - And Beyond
20.7.2019 : Trump célèbre le
cinquantenaire d'Apollo 11
2084 : le président Schmoldu promet aux Américains de "retourner" sur la Lune avant 2124.
Les voyages habités vers d'autres corps célestes sont-ils possibles ?
En principe, oui, mais à condition de résoudre les problèmes suivants :
■ Les radiations : A moins de prétendre, comme le font les officiels, que le danger est très limité (ils disent aussi que les hommes d'Apollo n'ont pratiquement pas été irradiés*), il faudra mettre au point une protection à la fois plus efficace que les 3 mm de tôle des capsules lunaires et moins lourde que le blindage de plomb de 80 cm nécessaire pour surmonter sans encombre la ceinture de Van Allen et deux ou trois ans d'exposition aux éruptions solaires et au rayonnement cosmique.
* Ce qui est sans doute vrai dans la mesure où ils n'ont pas quitté l'orbite terrestre.
■ La propulsion : Depuis les débuts de l'astronautique, le mode de propulsion n'a pas changé ; on s'est seulement contenté de légères variations au niveau du carburant utilisé. Dans l'état actuel de la technique, les moteurs du vaisseau spatial ne sont utilisés qu'au décollage, à l'atterrissage et pour les corrections de trajectoire. Le reste du temps - c'est à dire pratiquement tout le temps - on se laisse porter par les forces naturelles qui régissent le déplacement des corps dans l'espace. C'est un peu comme si l'on ne disposait que des courants marins pour traverser l'océan sur une coquille de noix. Un mode de propulsion innovant,* permettant de couvrir la distance Terre-Mars non plus en dix mois mais seulement en quelques jours (ou semaines), relève encore de la science-fiction. La technologie existera sans doute un jour, mais quand ?
* Le moteur ionique serait-il une solution comme on le prétend parfois ? La chose reste à prouver. On l'a testé au cours de ces dernières années (sondes américaines Deep Space 1 en 1998 et Dawn en 2007, satellite européen Artémis en 2001, sonde européenne Smart-1 en 2003, sonde japonaise Hayabusa également en 2003). Mais les avantages (gain de vitesse progressif, réduction de la quantité de carburant à transporter) sont encore loin de dépasser les inconvénients (le "carburant" en question, le gaz xénon, est très rare et très cher, et ce mode de propulsion ne permet pas, au décollage, une vitesse suffisante pour s'arracher à l'attraction terrestre). Toutes proportions gardées, le moteur ionique fait songer à la voiture électrique dont on attend en vain, depuis des décennies, qu'elle révolutionne les transports.
■ Le confinement : Il pose d'insurmontables problèmes psychologiques, d'autant plus graves que chaque astronaute doit se contenter d'un espace vital très restreint, sans aucune possiblité d'aller "prendre l'air" ou de s'isoler. Toutes les expériences de confinement tentées sur Terre - dans un environnement pourtant beaucoup moins hostile - se sont soldées par un fiasco et ont dû être interrompues avant terme. Le fait que les personnes choisies pour aller sur Mars soient des militaires soumis à une discipline et à un entraînement rigoureux ne règle rien, finalement. Quand un conflit doit éclater, il éclate... A cela vient s'ajouter le fait que l'équipage ne pourra attendre aucune aide de la Terre, pas même à un niveau restreint comme dans le cas d'Apollo 13. En cas de panne, d'accident ou de maladie, il lui faudra patienter des mois - un retour prématuré étant hors de question pour des raisons de trajectoire et de concordance des orbites. Sur la route Terre-Mars, les demi-tours ne sont pas permis.
■ Les télécommunications : Un dialogue direct, en temps réel, est impossible entre Mars et la Terre, les signaux mettant jusqu'à 20 minutes pour franchir la distance qui sépare les deux planètes*. Et si les astronautes se trouvent sur la face "cachée" de la planète rouge, le silence radio est total.
* Très pratique pour les liaisons Internet : 40 minutes d'attente après chaque clic - ça me rappelle un peu mon vieil ordinateur.
■ L'absence de pesanteur : Compte tenu des dimensions modestes du véhicule spatial, la création d'une gravité artificielle ne semble pas possible sans effets secondaires. Or, un séjour prolongé en état d'apesanteur entraîne des problèmes physiologiques sérieux, voire irréversibles. Des cosmonautes russes ont passé un an en orbite dans la station Mir. Malgré des exercices physiques longs et réguliers destinés à empêcher l'atrophie musculaire et la décalcification osseuse, ils étaient incapables de se tenir debout à leur retour sur Terre. En un demi-siècle de vols orbitaux terrestres, rien n'a été fait pour résoudre ce problème.
■ L'aspect financier : Dans les années 1960, pour des raisons politiques de "concurrence des systèmes", le programme Apollo disposait d'un financement ininterrompu. Ce n'est qu'une fois la victoire américaine acquise, que l'on se mit à contrôler les dépenses. (Que les astronautes soient vraiment allés sur la Lune ou pas, peu importe, l'argent a été dépensé de toute façon.) En 2010, la question se pose différemment. En termes de "communication" (c'est-à-dire de propagande), il est devenu impossible de justifier un budget de plusieurs dizaines de milliards de dollars (sur plusieurs années) rien que pour se payer une promenade sur Mars. En revanche, lorsqu'il s'agit de dépenses militaires ou de "sauvetage" des banksters de Wall Street, des sommes au moins cent fois plus élevées sont tout à fait tolérables.
Dans ces conditions, les décideurs - les vrais, ceux qui précisément profitent des guerres et de la spéculation financière - n'ont pas de véritable motivation pour se lancer sérieusement dans une Opération Mars (ou Capricorn 2.0). Elle leur permettrait certes d'arrondir leurs profits, mais ne pourrait jamais leur rapporter autant que les agressions militaires et le pillage de la planète. S'ils acceptent de s'aventurer dans l'espace, c'est pour y placer des armes orbitales destinées à cimenter leur domination. Le deep space reste pour le moment le domaine d'Hollywood (d'ailleurs également leur propriété).
Prédominance du militaire
Dès ses débuts, l'astronautique civile (tant russe qu'américaine) cache des objectifs militaires. Rien de plus plus facile que de déclarer comme "scientifique" un satellite espion ou de remplacer une cargaison civile par un chargement militaire. Les astronautes/cosmonautes eux-mêmes sont presque tous issus de l'armée de l'air, et il faudra attendre assez longtemps avant de voir des civils admis dans ce milieu assez fermé.
Côté soviétique, les programmes militaires occultes ne manquent pas ; certains d'entre eux seront même repris par la Russie post-communiste : Zenit (1961-1994), Strela (à partir de 1964), Rorsat (1965-1988), Tselina (1967-1998), Oko (à partir de 1972), Almaz (1973-1977 - version militaire de la station Saliout), Eorsat (1974-2006), Potok (1976-2000), Yantar (1981-2000), Orlets (1986-1997), Polyus (1987) - autant de noms pratiquement inconnus en Occident.
Les USA, pour leur part, camouflent derrière le projet civil Discoverer du début des années 1960 ce qui est en réalité l'opération militaire Corona, destinée à rendre obsolètes les avions d'observation de type U-2 comme celui abattu par les Soviétiques au-dessus de leur territoire.
En 1994, la mission Clementine de la NASA (recherche d'eau dans le sous-sol lunaire) fait en réalité partie de la soi-disant Initiative de défense stratégique (SDI ou programme Guerre des étoiles) qui a survécu à la chute de l'URSS. Quatre ans plus tard, en janvier 1998, le lancement de Lunar Prospector est également un projet militaire inavoué. Equipée d'un spectromètre gamma permettant d'effectuer une analyse géochimique du sol, la sonde a pour fonction de localiser les gisements de fer, d'uranium, de silicium et de titane contenus dans le sol lunaire et de confirmer la présence d'eau (sous forme de glace) au fond des cratères polaires.
Ce regain d'intérêt pour notre satellite naturel s'inscrit dans le cadre de la stratégie américaine de domination globale. Conquérir la Lune, d'accord, mais seulement pour mieux contrôler la Terre.
En octobre 2009, la NASA effectue pour le compte du Pentagone ce que les médias appellent une "mission kamikaze", toujours dans le but de trouver des traces d'eau sur la Lune. Pour ce faire, elle fait s'écraser une fusée Centaur de 2,3 tonnes dans un cratère proche du pôle sud lunaire et filme la scène depuis une sonde qui ira elle-même se crasher au même endroit quelques minutes plus tard. D'après ce qu'on nous dit, le nuage de poussière lunaire observé juste après l'impact renseignerait sur la présence d'eau emprisonnée dans le sol. On admirera le haut niveau scientifique (et écologique) de cette opération. S'agit-il d'un acte de défoulement des responsables militaires (Lune = Iran) ?
Quoi qu'il en soit, il est évident que ce qui s'est pratiqué de manière cachée durant des décennies, commence maintenant à s'étaler au grand jour.
En avril 2010, les USA mettent sur orbite l'avion spatial
X-37B
fabriqué par Boeing, qui ressemble étrangement à la navette utilisée depuis 1981, mais avec l'équipage en moins et l'armement en plus*. L'engin peut atterrir sans pilote (une technique que les Américains maîtrisent depuis des années - ils savent aussi faire s'écraser des avions téléguidés contre les tours de leurs villes). Un an plus tard, en mars 2011, l'US Air Force lance un second engin mystérieux de cette sorte. Au même moment a lieu un des derniers vols de la navette spatiale. C'est une façon claire de marquer ses priorités. Les Etats-Unis, en guerre permanente depuis 20 ans, n'ont plus à faire semblant de s'intéresser à l'astronautique civile. Le X-37B lancé en 2011 atterrit seul en juin 2012 après plus de 15 mois passés en orbite (trente fois plus longtemps que n'importe quelle navette).
* Et de taille beaucoup plus réduite : 8 m de long, 4,50 m d'envergure, 5 tonnes au lancement (contre 37 m, 24 m et 2.050 tonnes respectivement pour la bonne vieille navette).
Parallèlement, il existe paraît-il un projet de véhicule hypersonique capable de voler "un jour" à 20 fois la vitesse du son, soit 25.000 km/h. C'est moins que ce qui est nécessaire pour se placer sur orbite, mais cela permettrait d'atteindre n'importe quel point du globe en moins de 50 minutes - un programme 100 % militaire (DARPA + USAF).
La militarisation de l'espace (que les traités internationaux définissent comme tout ce qui trouve au-dessus de l'atmosphère terrestre) est donc bel et bien lancée, et il semble que plus rien ne l'arrêtera. (Rappelons que le président Obama est titulaire du Prix Nobel de la "Paix".)
"Si ça ne vous plaît pas, je vous emmerde. Je n'ai de compte à rendre à personne...
sauf au lobby israélien."
Privatisation des activités spatiales
En mai 2012, SpaceX*, une compagnie américaine privée basée à Hawthorne en Californie, procède au lancement d'une capsule spatiale inhabitée Dragon à l'aide d'une fusée Falcon 9 de sa fabrication. L'opération a pour but de ravitailler la station orbitale internationale ISS pour le compte de la NASA. C'est le premier vol de ce genre. Une autre compagnie privée, Virginia's Orbital Technologies, devrait sous peu imiter SpaceX.
En y regardant de plus près, on s'aperçoit que tout ce qui est déclaré ici comme "privé" (matériel, technologie et jusqu'à la main-d'œuvre) est en fait hérité de la NASA ; on ne remplace pas au pied levé une agence publique ayant plus d'un demi-siècle d'expérience - qui plus est dans un secteur aussi sensible. Nous avons affaire à des sous-traitants de longue date qui font à présent, sous un nouveau nom, ce qu'ils faisaient en gros sous le label NASA. Et rien ne dit que la chose soit moins onéreuse pour le budget de l'Etat - quand la privatisation profite à quelqu'un, c'est rarement au contribuable...
Comme dans le cas de la militarisation de l'espace (voir un peu plus haut), la privatisation des activités spatiales éclate tardivement au grand jour, alors qu'elle existait depuis longtemps sous une forme plus ou moins rampante.
* Quelques années plus tard, il faut se rendre à l'évidence : l'objectif de SpaceX et de son patron Elon Musk, qui est aussi propriétaire de Tesla, le constructeur de voitures électriques bidon, consiste avant tout à engranger
des milliards de subventions publiques.
Février 2018 :
Elon Musk, SpaceX et Tesla Motors
● Sur la fusée SpaceX, "réutilisable" car capable d'atterrir comme elle décolle (véritable
fusée de Tintin) :
"On vous montre une vidéo d'un atterrissage SpaceX que n'importe quel enfant verra comme un trucage. C'est juste le film qu'on a passé à l'envers..."
● Sur la
Tesla lancée dans l'espace :
"Le battage médiatique autour du lancement, qualifié d'historique, par SpaceX du Falcon Heavy avec le roadster ayant à son bord un mannequin écoutant une chanson de David Bowie, m'a fait penser à une production d'Hollywood. Et dans la vidéo on est en studio..."
Cette voiture "électrique" est en gros la seule Tesla en état de fonctionner (mais pas sur route, évidemment).
DANS UN MONDE IDÉAL
Une société humaine véritablement civilisée - le mot vient de civil, pas de militaire - verrait tout autrement la conquête de l'espace. Astronautique ne rimerait plus avec fric. La concurrence sauvage, source de profit et de gaspillage, aurait perdu sa raison d'être. Les ressources matérielles et humaines seraient utilisées à bon escient. Un petit groupe de parasites n'aurait plus la possibilité de piller le monde, de générer toujours plus de richesses pour soi-même et toujours plus de misère pour autrui... (En 2010, rien de plus utopique, de plus éloigné des objectifs et des "valeurs" de la société existante.)
Dans un monde idéal, on jouerait cartes sur table. Une enquête publique ferait le point sur la très probable supercherie lunaire des années 1968-72 et s'efforcerait de déterminer ce qui est possible et ce qui ne l'est pas en matière d'exploration spatiale, compte tenu de notre niveau de développement technique.
Les expéditions lunaires habitées - et à plus forte raison les expéditions habitées vers d'autres planètes - seraient sans doute reléguées à une époque ultérieure, une époque où les humains auraient appris à maîtriser les risques inhérents à la radioactivité spatiale naturelle. En attendant de pouvoir résoudre ce problème, on se concentrerait sur les expéditions automatisées. Les projets auraient un caractère authentiquement scientifique - plus de destruction du paysage lunaire à coup de missiles pour y "trouver de l'eau". L'exploration serait menée de façon continue et systématique, selon un plan à longue échéance compréhensible pour tous. Avant toute chose, il faudrait s'entendre sur ce que l'on veut faire sur la Lune et ne pas agir à l'aveuglette sans but véritable. Notre satellite naturel serait protégé des excès, comme cela a été fait pour l'Antarctique (en théorie du moins).
Pour ce qui est des activités spatiales faisant intervenir des astronautes, elles se cantonneraient par la force des choses à la "banlieue" terrestre, à l'espace proche exempt de radiations. Mais là aussi, il conviendrait de mettre de l'ordre dans ces activités pour les soumettre à un plan d'ensemble à la fois rationnel et efficace. Le problème de la station orbitale serait abordé de manière radicalement différente. Sans avoir nécessairement les dimensions de
l'anneau de Stanley Kubrick,
la station serait néanmoins beaucoup plus grande que le conteneur de
l'ISS.
OPÉRATION APOLLO HOAX 2.0
Le 1er avril 2026, comme
promis par Trump,
la NASA s'apprête à "retourner" sur la Lune dans le cadre du programme
Artemis (version Wikipédia).
Bien sûr, Donald n'y va pas lui-même. Non, il est trop vieux pour cela, et puis il a mieux à faire : une guerre à gagner
en Iran
pour le compte de son patron israélien Satanyahou. Jusqu'à présent, le président le plus "pacifique" depuis l'invention de ce mot n'a pu massacrer que 2.000 civils environ, soit moins de 1% de ce qu'a fait l'Etat génocidaire juif à Gaza. Trump a donc beaucoup à rattraper, et la Lune doit attendre.
L'avantage d'une opération spatiale bidon en 2026, c'est que les faussaires n'ont plus besoin des
studios d'Hollywood
pour la filmer.
Avec l'IA
(selon le cas : Intelligence Artificielle ou Imbecillité Américaine) la production
d'images de synthèse
en grande quantité devient infiniment plus facile, même si les spécialistes n'ont aucun mal à les détecter.
Par exemple, Miles Mathis :
Artemis II - le poisson d'avril de la NASA
ou Kla.TV :
La nouvelle mission lunaire vise-t-elle à réhabiliter les faux alunissages d'il y a 54 ans et plus ?
Et nous n'en sommes qu'au point de départ...
Des humains malfaisants commencent à douter de la NASA et d'Artemis (E&R)
Artemis 2 : le grand cirque
A suivre...