LIBAN
لبنان
   

SYRIE
سوريا


- L'autre guerre israélienne -
( VI )




I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014-26





2014-26


 LIBAN 

2 janvier 2014    21 janvier    15 février 2014 - Gouvernement Tammam Salam    15 mars    25 septembre 2014

28 janvier 2015    29 avril 2016    31 octobre 2016 - Michel Aoun Président   septembre 2017   4 novembre 2017

6 mai 2018 - Elections législatives   25 août 2019 - Attaque israélienne et riposte du Hezbollah   22 octobre 2019 - Tentative de révolution colorée

22 janvier 2020 - Gouvernement Hassan Diab   4 août 2020 - Attaque terroriste israélienne à Beyrouth

15 mai 2022 - Elections législatives   6 juin 2023   2 janvier 2024   27 juillet 2024

17 septembre 2024 - Nouvelle guerre juive contre le Liban   28 septembre 2024 - Mort de Nasrallah

7 octobre 2024 - Trahison iranienne   27 novembre 2024 - Clap de fin



 SYRIE 

13 janvier 2014    22 janvier - Smoke on the Water - Enfumage à Montreux    12 février 2014

27 mars 2014    26 mai    15 août    14 septembre    23 septembre    14 novembre 2014

18 janvier 2015    20 septembre    30 septembre 2015 - Intervention russe    23 octobre 2015

30 octobre 2015 - Pourparlers de Vienne    9 novembre    14 novembre    21 novembre    9 décembre 2015

11 janvier 2016    12 février    4 mars    14 mars    25 avril   28 mai   2 août   25 août   9 septembre   19 septembre 2016

7 octobre 2016   26 octobre   26 novembre   13 décembre - Libération d'Alep   29 décembre 2016 - Accord Russie-Turquie

6 janvier 2017   25 février 2017   4 avril 2017 - Provocation de Khan Cheikhoun et guerre américaine par procura-sion

15 avril 2017   10 juin 2017   6 septembre 2017   novembre 2017   9 janvier 2018   20 février 2018 - Afrin / Ghouta

8 avril 2018 - Vers une nouvelle guerre pour Israël ?   3 juin 2018   25 août 2018   24 septembre 2018

12 janvier 2019   13 avril 2019   18 mai 2019   1er juillet 2019   7 octobre 2019 - Invasion turque

6 février 2020   12 juin 2020   26 février 2021   19 mai 2023

9 octobre 2024 - Le commencement de la fin   8 décembre 2024 - Mort subite de la Syrie laïque






Le Liban


La Syrie

Syrie - carte détaillée  (178 ko)

Nord du Liban  (41 ko)
+ centre-ouest de la Syrie
(Homs, Rastane, Houla, Tartous)

Axe Damas-Homs  (50 ko)

Région située au nord d'Alep  (40 ko)

Golan annexé et Liban sud occupé
Source : Le Monde Diplomatique
(février 2000 - 84 ko)

Sud du Liban - carte détaillée  (148 ko)

Liban sud - Zone frontalière israélienne - Fermes de Chebaa
(Source : Wikipédia - 123 ko)

Le Litani  (33 ko)

Israël / Palestine - partie nord
(Source : Le Guide du Routard - 98 ko)





 LIBAN 


  • 2 janvier 2014 -  Retour sur l'attentat terroriste du 27 décembre 2013 (page précédente) : Le 14-Mars veut réaliser les objectifs des assassins de Mohammad Chatah  par Ghaleb Kandil :

    "L'assassinat s'inscrit dans le cadre d'une série de tentatives visant à provoquer la discorde interne et un embrasement général de la situation au Liban, à travers les rounds d'affrontements à Tripoli, les attaques suicides et explosions de voitures piégées itinérantes et les assassinats. Ces activités criminelles et terroristes sont l'œuvre des groupes takfiristes et le fruit d'efforts combinés israélo-saoudiens, destinés à pousser le Liban dans un immense incendie. La première conséquence de l'assassinat est l'exacerbation des tensions sectaires dans le pays, plus particulièrement à Tripoli, la ville natale du défunt. Toutes les tentatives précédentes de faire monter la tension, par le biais des attentats et des autres crimes, dans la banlieue sud de Beyrouth et à Tripoli, n'avaient pas conduit au point de rupture..."

    "Le 14-Mars a rapidement saisi les objectifs politiques de l'assassinat, qui vise, avant tout, à creuser le fossé politique dans le pays. Cette coalition s'est donc empressée de torpiller toute tentative de former un gouvernement d'union nationale, seul capable de jouer le rôle de soupape de sécurité, et a misé sur l'exploitation politique du sang de Mohammad Chatah pour pousser à la confrontation dans un pays sans gouvernement, au seuil d'une élection présidentielle qui s'annonce difficile. En agissant ainsi, le 14-Mars ne fait qu'exécuter les ordres de son parrain régional, l'Arabie saoudite, qui a saboté, ces huit derniers mois, tous les efforts pour la formation d'un nouveau gouvernement. Le 14-Mars a haussé la barre de ses conditions en exigeant non seulement un gouvernement sans le Hezbollah, un des principaux acteurs politiques et populaires du pays, mais en réclamant que les portefeuilles de sécurité lui soient confiés..."

    "La décision saoudienne de pousser la situation vers l'explosion est claire dans le ton des communiqués de Saad Hariri et du 14-Mars. La question qui se pose est celle de savoir quelles seront les prochaines mesures d'escalade que va prendre le 14-Mars, après avoir placé le Liban au bord du gouffre..."

    Toujours le 2 janvier, nouvel attentat terroriste à Beyrouth, dans une rue commerçante de Haret Hreik, dans la banlieue sud chiite. Il y a au moins quatre morts et une soixantaine de blessés. Saad Saoud Hariri justifie implicitement l'attentat (et les prochains) en déclarant que la cause en est l'engagement du Hezbollah en Syrie.

  • 16 janvier 2014 -  La Haye : Première séance publique du Tribunal Spécial pour le Liban - TSL

    Le "TSL" (en réalité "tribunal" sioniste contre le Liban) a été créé par les assassins américano-israéliens de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Il fonctionne avec la complicité du fils de la victime, le Saoudien Saad Hariri, et a pour but de faire condamner le Hezbollah et/ou la Syrie de Bachar Al-Assad.

    Der Spiegel : la majorité des Libanais pensent que les Israéliens sont à blâmer dans l'assassinat de Rafic Hariri  par Eric Follath (Comité Valmy).

    Les cinq accusés, tous membres du Hezb, n'assisteront pas au "procès". Ils sont en sécurité dans un lieu inconnu.

    TSL : fiasco juridique, accusation politique  par Ghaleb Kandil :

    "Le TSL a ressassé lors des audiences d'ouverture du procès son accusation politique, enveloppée d'explications techniques sur l'unique échafaudage de cette affaire : la présumée preuve circonstancielle des liaisons téléphoniques, supposée être le résultat de neuf ans d'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, et qui a coûté, jusqu'à présent, un quart de milliard de dollars..."

    "Le plus grave sont les révélations du quotidien israélien Yediot Aharonot sur l'origine de toutes ces informations techniques. Selon le journal, elles ont été remises aux enquêteurs internationaux par les services de renseignements israéliens, c'est-à-dire par la partie qui a le plus intérêt à faire accuser des membres du Hezbollah d'être responsables de l'assassinat de Hariri..."

  • 21 janvier 2014 -  Encore un attentat terroriste à Haret Hreik, dans la banlieue sud chiite de Beyrouth, à quelques mètres de l'endroit où avait eu lieu l'attaque du 2 janvier. Bilan provisoire : cinq morts.

    Les objectifs de Daech au Liban  par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour) - Daech est le nom arabe de l'organisation terroriste EIIL - Emirat islamique d'Irak et du Levant, de création saoudo-qatarie.

    "L'extension, en cours de week-end, du bombardement des localités de la Békaa a montré que la situation à la frontière [entre la Syrie et le Liban] est en train de passer à une nouvelle phase, encore plus complexe que la précédente. Des sources militaires autorisées précisent que les villages qui ont été bombardés au cours du week-end étaient Boueida (dont les habitants sont chiites), Kasr (dont les habitants sont chiites), Laboué (dont les habitants sont chiites), Ersal (dont les habitants sont sunnites), Ras-Baalbek (dont les habitants sont chrétiens) et Fakiha (dont les habitants sont mélangés). Ce qui signifie, d'une part, qu'aucune communauté n'a été épargnée et, d'autre part, que ceux qui ont lancé les obus veulent en réalité créer une discorde confessionnelle entre les différentes composantes de la société libanaise, et de la population de la Békaa en particulier."

    "D'autant que, selon le film des développements, les incidents ont commencé par l'explosion d'une voiture piégée en plein centre du chef-lieu de Hermel, suivie le lendemain d'un bombardement intensif de Ersal, qui a fait plusieurs morts. On voulait ainsi faire croire aux habitants sunnites que les chiites voulaient se venger de l'explosion de la veille. Le surlendemain, ce fut au tour des villages chrétiens et mixtes d'être pris pour cible pour que la discorde soit généralisée. Les mêmes sources militaires affirment catégoriquement que les bombardements proviennent de la région située au nord-est de Ersal et qui forme un jurd [région montagneuse] que se partagent le Liban et la Syrie. Même si certaines parties à Ersal, selon des sources, ont tenté de manipuler les débris des obus pour faire croire qu'ils avaient une autre origine, la preuve irréfutable a été faite au sujet de leur provenance. Or, le jurd de Ersal, qui s'étend jusque dans le territoire syrien et englobe les localités de Yabroud et de Douma dans le Qalamoun et le rif de Damas, est un fief de l'opposition syrienne dans ses factions les plus extrémistes, Daech et le Front Al-Nosra..."

    "Le Liban doit s'attendre à traverser des jours difficiles et il se peut que les obus sur la Békaa du Nord deviennent une actualité régulière, un peu comme Tripoli et ses axes..."

    Carte de la partie libanaise de ce territoire  (en cliquant sur le bord de la carte, on peut passer au secteur suivant).  Voir également la carte de la Syrie.

  • 26 janvier 2014 -  Selon l'UNHCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), il y a à présent au Liban 890.000 réfugiés syriens officiellement enregistrés, pour une population "régulière" de 4,5 millions d'habitants. Près d'un demi-million de Syriens seraient en attente d'enregistrement. On imagine les problèmes soulevés par cet afflux massif.

  • 27 janvier 2014 -  L'aviation israélienne viole de nouveau l'espace aérien libanais, survolant la moitié du pays, jusqu'à Baalbek, à vitesse supersonique.

  • 15 février 2014 - Gouvernement Tammam Salam

    Après dix mois de "suspense", le gouvernement de Tammam Salam que le Parlement avait nommé Premier ministre le 6 avril 2013, voit enfin le jour. Contrairement au cabinet précédent (celui de Najib Mikati formé le 13 juin 2011 et auquel le camp pro-occidental du 14-Mars n'avait pas voulu participer), il s'agit d'un gouvernement d'union nationale comme l'exige la constitution libanaise. Saad Hariri, piloté par sa seconde (ou première) patrie saoudienne, refusait depuis près d'un an que le Hezbollah fasse partie du nouveau gouvernement, misant sans doute sur "l'ordre nouveau" qu'entraînerait la chute d'Assad. Cette chute se faisant attendre, et la guerre américaine directe contre la Syrie ne venant pas, Hariri et ses sponsors semblent s'être (provisoirement) résignés.

    Sur 24 ministres (comme toujours 12 chrétiens et 12 musulmans), huit représentent le camp patriotique du 8-Mars, huit le 14-Mars et huit ont été désignés par le président Souleïmane ou par le "centriste" Joumblatt.

    Parmi les huit ministres du 8-Mars on compte quatre musulmans chiites (deux Hezbollah - Industrie et Relations avec le Parlement ; deux Amal - Finances et Transports) et quatre chrétiens (trois maronites, dont un du CPL d'Aoun avec les Affaires étrangères et deux autres avec la Culture et l'Education ; plus un orthodoxe arménien à l'Energie).

    Parmi les huit ministres du 14-Mars, on trouve quatre hommes du parti de Saad Hariri, dont un à la Justice et un à l'Intérieur. Un allié maronite est aux Télécoms, secteur sensible noyauté par Israël.

    Parmi les huit ministres censés représenter le centre, deux occupent des postes importants : le Premier ministre et le ministre de la Défense.

    En principe, aucun des deux camps ne dispose de la minorité de blocage (un tiers plus un). Mais comme Souleïmane et Joumblatt ont amplement prouvé qu'ils sont tout sauf "neutres", ils peuvent à tout moment rompre la fragile union nationale si leurs mentors étrangers l'exigent.

  • 18 février 2014 -  Le quotidien libanais Al-Akhbar signale qu'une dizaine de militaires israéliens ont violé la frontière près de Meis Al-Jabal (carte) à la recherche des débris d'un drone qui s'était écrasé à cet endroit. Les intrus sont repartis à l'arrivée d'une patrouille commune de l'armée libanaise et de la FINUL, non sans tirer des coups de feu en l'air (probablement pour signifier que le secteur leur appartient : cadeau de Yahvé).

  • 19 février 2014 -  Double attentat terroriste à Bir Hassan, dans la banlieue sud chiite de Beyrouth : dix morts et 130 blessés.

  • 25 février 2014 -  Raid de l'aviation israélienne contre une position du Hezbollah à Janta près de Nabi Chit, au sud de Baalbeck (carte 1 - carte 2). Selon le Hezb, il n'y a que des dégâts matériels.

    Au sein du nouveau gouvernement, on discute du texte de la déclaration ministérielle à présenter au Parlement. Le camp Hezbollah-CPL veut faire figurer dans ce texte la formule "Armée - Peuple - Résistance" en usage depuis l'agression israélienne de 2006. Le camp Hariri s'y oppose : il préférerait sans doute le slogan "USA - Israël - Collaboration" plus conforme à ses choix politiques.

    Pourtant, comme le signale Scarlett Haddad dans L'Orient Le Jour, la formule aujourd'hui rejetée par le 14-Mars "avait été élaborée par l'ancien Premier ministre Fouad Siniora en 2006 et visait à affaiblir le Hezbollah en brisant son monopole sur la résistance contre Israël. A l'époque, c'était un point important dans la destruction de l'image du Hezbollah en tant que force de résistance. Aujourd'hui, c'est cette même formule qu'il faut modifier... pour dissocier le Hezbollah de l'armée et du peuple, et pour l'isoler sur la scène interne..."

  • 15 mars 2014 -  Après deux semaines de palabres, la déclaration ministérielle est enfin adoptée. La formule "Armée - Peuple - Résistance" n'y figure pas telle quelle, mais on y reconnaît à la fois "le droit des citoyens libanais de résister à l'occupation, de repousser les agressions israéliennes et de recouvrer les territoires occupés" et le devoir pour l'Etat "d'œuvrer par tous les moyens légitimes en vue de la libération des Fermes de Chebaa, des collines de Kfar Chouba et de la partie libanaise d'Al-Ghajar". Ces territoires libanais situés en bordure du Golan sont toujours occupés par Israël (carte).  La déclaration ministérielle est une petite victoire politique pour le Hezbollah et ses alliés. L'Etat terroriste juif la salue à sa façon : par des tirs d'obus sur la région frontalière proche de ces lieux, mais sans causer de victimes.

    A Tripoli, les affrontements ont repris entre les sunnites extrémistes animés par 14-Mars et l'Arabie Saoudite, et les alaouites proches de la Résistance. On compte au moins dix morts et une cinquantaine de blessés en trois jours.

    Il devient de plus en plus difficile de séparer ce qui se passe au Liban des événements de Syrie et du Golan : voir plus bas Syrie - 15 et 19 mars

  • 19 mars 2014 -  Au-delà, bien au-delà de Tripoli...  par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour) :

    "Désormais, les soldats de l'armée libanaise déployés dans la capitale du Nord sont devenus la cible régulière des attaques des éléments armés..."  On leur fait payer la défaite islamiste de Yabroud (Syrie).

    "Les éléments armés [terroristes sunnites] veulent tout faire pour pousser les habitants [alaouites] du 'Jabal' à partir, mais l'armée empêche l'exécution de ce plan en s'interposant entre les belligérants. Il faudrait donc la harceler pour qu'elle se retire de la ville, comme premier pas vers l'exécution du plan..."

    Les hariristes, qui soutiennent et financent ces "éléments" sunnites, sont donc non seulement contre la résistance mais aussi contre l'armée - et contre le peuple de toute façon. On comprend qu'ils se soient opposés à la fameuse formule (voir un peu plus haut : 15 mars).

    Scarlett Haddad : "En trois ans, depuis le déclenchement de la crise syrienne, les groupes influencés par l'opposition syrienne ont eu le temps de bien s'implanter [dans le nord et l'est du Liban] et de se développer en établissant leurs propres réseaux et leurs routes d'approvisionnement..."

    Entre-temps, le Liban abrite un million de réfugiés syriens : C'est comme si 80 millions de Mexicains débarquaient aux Etats-Unis

  • 29 mars 2014 -  La guerre terroriste frappe de plus en plus souvent l'armée libanaise : après que des motards cagoulés aient tué un soldat à Tripoli, un attentat à la voiture piégée coûte la vie à trois militaires près d'Ersal, à la frontière syrienne.

    La souveraineté nationale entre le réel et le désirable  par Emile Lahoud (ancien général et président libanais pendant la guerre israélienne de 2006, proche de la Résistance). Lahoud évoque à la fois le Liban (et ses "droits nationaux récupérés à bout de bras par les héros de l'Armée et de la Résistance") et la Syrie ("qui donne aujourd'hui un sens supplémentaire à la notion de souveraineté en résistant face à une guerre universelle menée contre l'Etat syrien, aussi bien à l'intérieur de ses frontières que dans les forums internationaux et régionaux").

  • 4 août 2014 -  L'interminable bataille du Qalamoun (voir plus bas Syrie 27 juin) entre dans une nouvelle phase, mais au Liban cette fois. Environ 5.000 rats islamistes (Al-Nosra et/ou EIIL) se sont en effet installés dans la région d'Ersal après avoir été chassés de Syrie (carte). Ces mercenaires et terroristes étrangers affrontent maintenant l'armée libanaise. Seize soldats ont été tués ces derniers jours. Pour ne pas envenimer le conflit, les troupes du Hezbollah se tiennent à l'écart - article et vidéos du Réseau Voltaire.

    A Ersal, la confrontation pourrait être longue  par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour)

  • 25 septembre 2014 -  Nasrallah : l'Amérique est la mère du terrorisme

    En rapport avec la prétendue "croisade anti-EI" lancée par Washington contre ses protégés (voir plus bas Syrie - à partir du 14 septembre), le chef chiite libanais déclare :  "Le Hezbollah ne prendra jamais part à une coalition dirigée par la source originelle de tous les terrorismes, les Etats-Unis... S'il y a le terrorisme partout dans le monde, regardez vers l'Amérique... Elle fournit un soutien complet au terrorisme de l'Etat sioniste. Elle soutient Israël militairement, financièrement, juridiquement, et elle lui procure même un droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies... Ceux qui ont largué la bombe atomique sur le peuple du Japon, et qui ont tué sans relâche au Vietnam et ailleurs, ceux qui se tenaient au côté de Nétanyahou dans la guerre contre Gaza n'ont aucune qualification éthique ou morale pour se présenter comme les dirigeants d'une coalition destinée à lutter contre le terrorisme..."



    Sous prétexte d'éradiquer le monstre islamiste qu'ils ont eux-mêmes créé, les USA ont commencé à bombarder le nord-est de la Syrie, et des attaques contre l'armée syrienne dans d'autres régions du pays ne devraient pas tarder - c'est en effet le but de l'opération. Dans cette perspective, il n'est pas impossible que la guerre soit ensuite étendue au Liban. Les partisans de l'escalade en parlent d'ailleurs ouvertement : Et si la coalition bombardait l'Etat islamique à l'intérieur du territoire libanais ?  Faisant d'abord semblant de frapper les islamistes dans la région d'Ersal, on pourrait très facilement "glisser par inadvertance" vers les positions du Hezbollah dans la Békaa.

    Vu que le principe de la "guerre antiterroriste" menée par les USA est accepté sans nuance par presque tout le monde, le Hezbollah risque de se trouver en porte-à-faux vis-à-vis de ses alliés. Face au tsunami de propagande, il lui devient de plus en plus difficile, dans son propre camp, d'expliquer que la véritable lutte contre le terrorisme nécessite de ne pas se laisser abuser par les créateurs du terrorisme, surtout lorsqu'ils se font passer pour ses adversaires les plus résolus.

    En quelques semaines, la situation s'est passablement détériorée au Liban. L'armée est frappée de plein fouet : les enlèvements et assassinats de militaires se multiplient. A Tripoli, les soutiens libanais de la terreur islamiste baptisée "rébellion syrienne" ne maîtrisent plus les forces qu'ils ont déchaînées.

  • 24 octobre 2014 -  A Tripoli, attaques islamistes contre l'armée libanaise et la population non-sunnite : six soldats et deux civils tués - détails.

    Comment ont éclaté les affrontements ?  (Al-Manar). Deux cheikhs sunnites (Khaled Hablas et Tarek Khayyat) ont lancé un appel à l'insurrection contre l'armée. C'est un chef d'Al-Nosra, libéré de prison par l'ancien Premier ministre Mikati, qui conduit le groupe terroriste de Tripoli.

  • 27 octobre 2014 -  Après trois jours de violents combats au centre-ville de Tripoli, on compte 16 morts, dont 11 militaires, et plus de 150 blessés.

  • 28 janvier 2015 -  Suite au récent raid israélien (voir plus bas Syrie - 18 janvier 2015), la résistance libanaise détruit deux jeeps de l'armée sioniste en bordure des Fermes de Chebaa, dans le Golan libanais occupé par Israël, tuant deux tsahalos et en blessant sept.

    Si l'on en croit le site DebkaFile, les véhicules israéliens auraient d'abord été stoppés par des engins explosifs dissimulés au bord de la route ("roadside bombs"), puis auraient essuyé cinq tirs de roquettes antichars. Debka "s'inquiète" du fait que le Hezbollah ait été en mesure de miner une route sous contrôle israélien et de placer ses tireurs près de la clôture sans attirer l'attention.

    Pour "répliquer" à cette attaque, l'armée d'occupation pilonne un peu plus tard le territoire sud-libanais... et tue un Casque bleu espagnol de la FINUL.

    Que s'est-il vraiment passé ?  Le Hezbollah attaque un grand convoi israélien à Chebaa  (Al-Manar) : 15 soldats israéliens tués, 9 blindés détruits ou endommagés.

    Le Hezbollah venge les martyrs de Kuneitra  (Réseau Voltaire)

  • 12 novembre 2015 -  Après une accalmie relativement longue, double attentat terroriste à Bourj el-Brajneh dans la banlieue sud de Beyrouth, un des bastions du Hezbollah. Il y a 43 morts et 240 blessés.

  • 14 mars 2016 -  Vers une nouvelle guerre au Liban  par Thierry Meyssan.

    Un des signes précurseurs : Israël ordonne à ses vassaux, non seulement américains et européens mais aussi arabes, un embargo systématique du Hezbollah, le parti de la résistance libanaise étant désormais assimilé partout à une "organisation terroriste". Riyad est le fer de lance de cette campagne dans la région.

    A Tel Aviv, Pissy Livni, ancienne ministre de l'Etat terroriste juif, déclare que la prochaine étape sera d'interdire au Hezbollah de participer aux élections libanaises. Et elle ajoute : "Aucune distinction ne doit être faite entre Daesh et le Hezbollah..."  Ce qui n'est pas très sympa à l'égard des coupeurs de têtes de l'Etat islamique israélique...

    Le Liban officiel, qui ne peut évidemment pas se permettre, sous peine d'éclatement immédiat, d'isoler le Hezbollah, est devenu depuis quelque temps la cible des despotes saoudiens qui interdisent maintenant à leurs riches sujets de se rendre au Pays du Cèdre pour y dépenser leurs millions. Le régime de Riyad (son nouveau drapeau) parle ouvertement d'une invasion militaire en Syrie et au Liban. La prochaine guerre israélienne risque donc d'être à la fois directe et par procuration.

    Voir également plus bas : Syrie - 13 et 14 mars 2016. La politique de Poutine (en particulier son intervention miltaire bidon en Syrie et sa complaisance vis-à-vis de la dictature saoudienne) constitue bien sûr un encouragement pour les sionistes - pour ne pas dire plus.

  • 9 avril 2016 -  Michel Samaha, personnalité maronite du camp de la Résistance, accusé de "complot pro-syrien" (voir une des pages précédentes : Liban - 9 août 2012), vient d'être condamné à 13 ans de travaux forcés par un tribunal militaire - détails.

    Cette condamnation a été imposée par l'Arabie Saoudite qui contrôle de plus en plus la vie politique libanaise. Les juges et leur familles ont été menacés. On leur a reproché de ne pas obéir assez vite aux ordres de Riyad et d'être responsables de l'annulation d'un "don" saoudien de plusieurs milliards de dollars promis à l'armée libanaise.

  • 29 avril 2016 -  Les banques libanaises partiellement bloquées par une loi US  (Réseau Voltaire) :

    "Depuis quatre mois, le Liban vit au rythme de déclarations contradictoires sur les conséquences d'une loi étrangère qui assimile la Résistance libanaise à une organisation terroriste et à un cartel de drogue..."  Pour Riad Salamé, chrétien maronite du camp pro-américain et gouverneur de la Banque du Liban (banque centrale), les banques libanaises n'auraient pas le choix, elles devraient absolument se conformer au "Hezbollah International Financing Prevention Act" américano-israélien.

    D'ailleurs, "le secrétaire adjoint au Trésor américain pour les Affaires de financement du terrorisme, Daniel Glaser, doit venir au Liban contrôler l'application de la loi US."  Glaser (גלזר) est un des innombrables "conseillers" juifs de Barack Obama.

    Dix ans après son agression militaire de 2006, l'Etat terroriste juif prépare une nouvelle guerre contre le Liban, qu'il espère définitive cette fois. Selon une méthode sioniste qui a fait ses preuves, il s'efforce d'affaiblir et d'isoler au maximum son adversaire avant de passer à l'attaque.

  • 31 octobre 2016 - Michel Aoun Président

    Après deux ans et demi de vacance à la tête de l'Etat, le Parlement libanais élit Michel Aoun (chrétien maronite de 83 ans) au poste de Président de la République* par 83 voix sur 128.Tandis que les Israéliens font mine de se lamenter parce qu'un allié du Hezbollah accède à cette fonction, le journaliste Richard Labévière analyse les effets à plus long terme de cette élection obtenue grâce à un compromis. Samir Geagea (64 ans), chef d'un parti maronite d'extrême droite, s'est en effet rallié à Aoun pour mieux s'assurer la mainmise sur l'ensemble des forces chrétiennes du Liban, plus tard lorsqu'Aoun aura disparu (ou avant). Fafa Geagea est l'homme de Tel Aviv et de Riyad.

    * On sait qu'au Liban le Président de la République est toujours chrétien, le Premier ministre toujours musulman sunnite, et le Président du Parlement toujours musulman chiite. Dans le système politico-confessionnel libanais, indépendamment des clivages partisans et du poids relatif de chaque communauté, 50 % des sièges parlementaires et des postes ministériels sont réservés aux chrétiens, 50 % aux musulmans - voir ici situation en 2009.

    Du côté sunnite, Saad Hariri (dit Saoud Hariri), autre valeur sûre de Riyad au Liban et ennemi farouche du camp de la Résistance, a également soutenu Aoun : on peut se demander pourquoi... Une des retombées probable sera son élection sans histoire à la tête du gouvernement. Dans un cadre plus large, il s'agit sans doute d'une manœuvre initiée par Israël avec l'aide de son vassal saoudien, dans le but de faire éclater ledit camp de la Résistance et d'isoler le Hezbollah - une statégie plus prometteuse et moins risquée pour l'Etat terroriste juif qu'une attaque frontale. L'avenir dira ce qu'il en est.

  • 18 décembre 2016 -  Formation du gouvernement Hariri, composé de trente membres (détails). Toutes les tendances politiques y sont représentées, sauf le parti chrétien phalangiste Kataëb qui a refusé. Pour la petite histoire : il y a un ministère des droits de l'homme et un ministère des droits de la femme... dirigés l'un et l'autre par des hommes.

    Voir aussi cet article de Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour).

  • septembre 2017 -  Depuis quelque temps, la coopération de l'armée libanaise avec le Hezbollah semble très bien fonctionner, se traduisant notamment par des opérations militaires conjointes victorieuses contre les djihadistes qui infestaient la région d'Ersal. En même temps, les terroristes ont été pris en tenaille depuis le Qalamoun syrien (carte). Voir également plus bas Syrie 6.9.17.

    Inutile de dire que les sponsors sionistes de Daesh (= E.I. ou Etat islamique israélique) ne sont guère enthousiastes. C'est surtout la force grandissante du Hezb qui les inquiète. Aux Nations Unies, à l'occasion du renouvellement du mandat de la FINUL, ils essaient, par la voix de leur représentante américaine Nikki Haley (une folle hystérique), de modifier la mission des Casques bleus pour y inclure la chasse aux "armes du Hezbollah". Par bonheur, la Russie s'y oppose - ce qui n'est pas évident, compte tenu de l'influence que l'Etat terroriste juif exerce sur le Kremlin.

  • 11 octobre 2017 -  Paranoïa : les Etats-Unis se disent menacés par le Hezbollah  (Réseau Voltaire). Comme tout le monde dans l'équipe de Donald Trump, le conseiller présidentiel Tom Bossert, auteur de ces propos débiles, est un fidèle laquais du régime de Tel Aviv.

  • 4 novembre 2017 -  A Riyad, Saoud Hariri fait connaître sa démission du poste de Premier ministre libanais qu'il occupait depuis environ un an. Etant sujet saoudien, il a dû se plier aux ordres de son suzerain. Commentaire de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah : "Il est clair que cette démission a été imposée à Hariri. Ce n'était ni son intention, ni sa volonté, ni sa décision..."  Une annonce particulièrement louche donc, qui a pris la forme d'un discours télévisé violemment anti-iranien et anti-Hezbollah, probablement rédigé à Tel Aviv et lu sans grande conviction. A Beyrouth, tout le monde considère jusqu'à preuve du contraire que Hariri est retenu contre son gré.

    En marge de cette affaire : Coup de Palais à Riyad par Thierry Meyssan.

  • 14 novembre 2017 -  Le camouflet infligé au président Macron en Arabie Saoudite  par Thierry Meyssan :  "Ayant organisé à la hâte un déplacement en Arabie Saoudite afin de ramener le Premier ministre libanais qui y est retenu prisonnier avec sa famille, le président Emmanuel Macron y a essuyé un affront public sans précédent."

    Pour Meyssan, la France, du fait de sa politique incohérente, s'est mise elle-même au ban de la région. On ne la prend plus au sérieux... Mais existe-t-elle encore vraiment en tant qu'Etat depuis que Macrotte s'est installé à l'Elysée après avoir été déclaré vainqueur du casting de mai 2017 ?...

  • 18 novembre 2017 -  Hariri à Paris sans ses deux enfants (Al-Manar). La dictature saoudienne permet au Premier ministre libanais de se rendre à Paris, mais garde ses enfants en otages pour le cas où il tenterait de "choisir la liberté". Il avait déjà pu aller aux Emirats Arabes Unis dans les mêmes conditions quelques jours plus tôt. Nul ne sait si Hariri pourra rentrer à Beyrouth, d'autant que Riyad vient d'appeler ses ressortissants à quitter le Liban (en prévision de la prochaine guerre israélo-saoudienne contre ce pays).

  • 9 décembre 2017 -  Après une courte réapparition de Hariri à Beyrouth (ses enfants sont toujours retenus en Arabie), les Américains, en fidèles exécutants de la ligne israélienne, font pression sur le gouvernement libanais pour infléchir sa politique. De consensuelle, elle devrait devenir anti-Hezbollah, anti-Assad, anti-Téhéran. On demande au Liban d'aider les sionistes à désarmer la Résistance pour faciliter l'agression militaire à venir.

    Le Hezb mise sur la conciliation, fait profil bas et envisage même de retirer tout ou partie de ses troupes de Syrie, où leur présence est de toute façon moins nécessaire. La devise est de ne rien faire qui risque d'envenimer la situation d'ici aux élections législatives libanaises, dans moins de six mois.

    Macrotte, pour compenser sa récente foirade (voir un peu plus haut 14.11.17), joue tantôt les grands hommes d'Etat, tantôt les entremetteuses, et prêche aux Libanais la "distanciation" des conflits régionaux. Il ferait mieux de se distancier lui-même de ce qui ne le regarde pas pour se concentrer sur des sujets plus à sa portée, comme par exemple l'œuvre de Johnny...

  • 6 mai 2018 - Elections législatives 

    Reportées plusieurs fois pour des raisons de sécurité, ces élections, qui sont les premières depuis celles de 2009, ont lieu paraît-il "à la proportionnelle". En réalité, le principe confessionnel est toujours valable, de même que le charcutage électoral, même s'il a subi quelques modifications. Le décompte des voix est plus tordu que jamais, et le nouveau système favorise l'émergence d'une multitude de petits candidats/partis/groupes dont on ne sait au juste dans quel camp ils sont, si tant est qu'il y ait encore vraiment des "camps". C'est un peu la porte ouverte à la corruption.

    Mais peu importe, on peut dire en gros que le "bloc" Hezbollah-Amal-Aoun progresse, tandis que Saoud Hariri recule, mais Geagea (adversaire d'Aoun et allié de Hariri) gagne des voix - détails. Le taux de participation (49 %) est plus faible qu'en 2009 (54 %).

    Avec ou sans élections, le sort du Liban se joue ailleurs, et il faudrait être naïf pour croire que les sionistes, qui préparent activement leur prochaine guerre contre l'Iran, laisseront en paix le Pays du Cèdre...

  • 25 mars 2019 -  Le ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo met les Libanais en garde (Réseau Voltaire). Ou plutôt, il vient les insulter chez eux sous prétexte qu'ils refusent de se plier aux exigences de l'Etat terroriste juif.

    "En voyage officiel au Liban, Pompeo a rencontré les principaux leaders politiques et militaires. A peu près tous lui ont tenu le même langage : celui de l'unité nationale ; une nouveauté depuis trente ans et la fin de la guerre civile. Cependant, Mike Pompeo a tenu à terminer son déplacement en lisant un communiqué glaçant lors de ce qui aurait dû être une conférence de presse conjointe avec son homologue, le chrétien Gibran Bassil. Il a présenté le Hezbollah non pas comme un réseau de Résistance à l'occupant israélien, mais comme une 'milice de mercenaires au service de l'Iran'. Il a remis en cause sa participation à la vie politique (12 députés au Parlement et 3 ministres) et l'a accusé d'être 'responsable' de l'instabilité régionale (Palestine, Syrie, Irak, Yémen) 'au détriment du peuple libanais'... Pompeo a conclu en exhortant les Libanais à conquérir leur 'indépendance' face à ces 'terroristes'. La conférence de presse a immédiatement pris fin..."

    Auparavant, le ministre de Donald Trump avait essayé - en vain - d'imposer au gouvernement de Beyrouth les vues israéliennes dans d'autres domaines (réserves pétrolières offshore, alliances internationales, question des réfugiés syriens) : Le Liban rejette les propositions de Mike Pompeo. On "comprend" sa frustration...

    "C'est la première fois depuis la fin de la guerre civile et les accords de Taëf (1989) que les dirigeants libanais s'accordent sur leurs intérêts nationaux."

  • 25 août 2019 - Attaque israélienne et riposte du Hezbollah

    Quelques heures après une attaque de missiles israéliens dans la banlieue de Damas (voir plus bas Syrie 24.8.19) deux drones militaires de l'Etat terroriste juif (longs de deux mètres) survolent le quartier de Mouawad à Dahieh (banlieue sud de Beyrouth). Le premier, volant à très basse altitude, est descendu à coups de pierres par un groupe de jeunes du quartier. Une minute plus tard, le second engin, piégé, explose près d'un immeuble où se trouve le centre des médias du Hezbollah, causant des dommages matériels mais pas de victimes.  Le Hezbollah a pu récupérer le premier drone et le présentera le cas échéant au public, en coordination avec l'appareil de sécurité de l'Etat libanais. (Source : une allocution de Hassan Nasrallah citée par Al-Manar - version anglaise - version française.)

    Le président Aoun et le Premier ministre Hariri condamnent l'agression israélienne.

  • 27 août 2019 - On apprend que le premier drone était lui aussi piégé et contenait plus de cinq kilos de C4. Il était destiné à tuer une personnalité importante du Hezbollah, mais les Israéliens n'ont pas eu l'occasion d'activer le détonateur.

  • 1er septembre 2019 - La réponse promise par la résistance après les agressions sionistes à Damas (voir plus bas Syrie 24.8.19) et à Beyrouth (quelques lignes plus haut 25.8.19) ne se fait pas attendre.

    Selon le site iranien Press TV citant Al-Manar TV (en arabe), le Hezbollah a détruit un véhicule militaire israélien à Avivim (carte) tuant ou blessant tous ses occupants. Un second véhicule, également attaqué, a pu échapper aux tirs. L'artillerie des tsahalos a alors visé le village libanais de Maroun er-Ras (situé non loin d'Avivim, au sud de Bint Jbeil sur cette autre carte).

    Le ministère de la Propagande de l'Etat menteur juif prétend qu'un missile antichar du Hezbollah a frappé une ambulance (ces cons-là adorent attribuer aux autres ce qu'ils font eux-mêmes couramment) et qu'il n'y a eu ni morts ni blessés du côté israélien : "Pas même une égratignure !..."  Les familles des tsahalos touchés apprécieront et ne manqueront pas de voter pour Satanyahou dans quelques jours.  Près d'Avivim, on a vu des hélicoptères évacuer les morts et les blessés, et même la presse israélienne a fait état de quatre blessés avant que l'armée ne décrète un black-out.

    Israeli forces evacuate casualties after Hezbollah attack despite Netanyahu's claims of no injury : video (sur le site Press TV - source israélienne : Yedioth Ahronoth).


    Les grandes gueules de Tel Aviv se vantent d'avoir tiré "cent obus" sur le secteur frontalier libanais de Yaroun-Maroun-Aïtaroun et incendié la zone boisée de Kfar Chouba qui fait face aux Fermes de Chebaa,*  "pour empêcher les infiltrations ennemies".  Attendez une minute et ils vont vous ressortir l'histoire des "tunnels du Hezbollah"...

    * Territoire libanais situé au nord du Golan, annexé par Tel Aviv en même temps que le Golan syrien (voir les deux cartes précédentes - partie nord-est).

  • 2-3 septembre 2019 - Vidéo de l'opération de la Résistance contre un véhicule militaire israélien à Avivim (Al-Manar)

     

    Après l'attaque réussie du Hezbollah, par crainte de nouvelles frappes contre leur base d'Avivim, les tsahalos l'abandonnent en catastrophe : Israel soldiers flee in panic from military base hit by Hezbollah  (Press TV citant un reportage de RT Arabic).

    Nasrallah: Après Avivim, le Hezbollah a brisé la plus grande ligne rouge d'Israël  (Al-Manar) :  "Depuis notre opération du 1er septembre, l'ennemi israélien a évacué les frontières, déserté les postes militaires et les casernes sur une distance de 5 à 7 km...  Par contre, l'armée libanaise n'a pas évacué ses positions le long des frontières, les résistants eux étaient déployés où ils étaient censés l'être, les habitants du sud se déplaçaient en toute liberté. La confiance, la tranquillité régnaient dans la partie libanaise...  Israël s'est efforcé de contenir la riposte de la résistance et bombardé des terrains vides, craignant d'autres opérations de notre part..."

    (Quelques jours plus tôt l'Etat terroriste juif, relayé par son site DebkaFile, promettait une réponse cinglante - a crushing Israeli response - même dans le cas de représailles limitées - limited reprisal - du Hezbollah pour les attaques israéliennes de Damas et Beyrouth.)


    Après le reportage de RT, les tsahalos avouent que la base d'Avivim a été évacuée
    "à cause des menaces". Tandis que la journaliste russe n'a pas du tout l'air de se sentir
    menacée, les poules mouillées de l'armée la plus moderne de tout le Moyen-Orient vont
    se planquer pour le cas où il y aurait du danger.  Qui a peur de cette armée de lâches ?...

    On peut d'ailleurs se demander comment la correspondante de RT a pu accéder à la base.
    Ou bien elle est venue du sud (avec l'accord des Israéliens, ce qui est peu probable), ou alors
    elle est venue du nord (du Liban). Et si elle a pu le faire, le Hezbollah le peut aussi : on imagine
    le beau feu d'artifice si un commando du Hezb avait fait sauter les chars qu'on voit sur la photo.


  • 9 septembre 2019 - Près de Ramieh (sud-ouest - carte) le Hezbollah abat et récupère un drone israélien qui venait de pénétrer dans l'espace aérien libanais - détails.  Tel Aviv minimise l'incident, dans le style : il est tombé tout seul, y avait rien de secret à bord, on a rien fait de mal, on voulait juste photographier les pâquerettes...

    La seconde riposte du Hezbollah, pour rétablir 'l'équilibre de la dissuasion'  par Scarlett Haddad (L'Orient-Le Jour).  Excellent article, cet "Autant en emporte le Hezb" de Scarlett O'Haddad, pas du tout typique de ce journal libanais qui se contente habituellement de ressasser les mensonges de la propagande israélienne.

  • 22 octobre 2019 - Tentative de révolution colorée au Liban

    "Le mouvement n'est absolument pas spontané", constate Thierry Meyssan.

    Depuis une semaine environ, les manifestants réclament la démission du gouvernement (d'union nationale) et son remplacement par une équipe de "technocrates" (formée des mêmes sauf le Hezbollah et ses alliés ?). Depuis des mois, les USA "sanctionnent" les banques libanaises parce qu'elles refusent de couper les liens avec le parti chiite. Une telle mesure, dans un pays où le dollar est roi, a bien entendu des conséquences désastreuses.

    Aussi tordu qu'il soit, le système électoral libanais (confessionnel - voir plus haut 6.5.18) a jusqu'à présent permis d'empêcher le retour de la guerre civile, malgré de nombreux incidents dus à l'immixtion étrangère.



    Depuis quel centre étranger ce chaos est-il organisé ?
    (question rhétorique)


    Quelques liens pour essayer de comprendre :

    Hassan Nasrallah : Bien que le mouvement populaire exprimant la souffrance des gens et dénonçant la corruption et les corrompus (pas de noms), ait été spontané et juste au départ, le Liban est devenu une cible régionale et internationale via ce mouvement... Ce n'est plus un mouvement spontané, il a été happé par des partis connus pour leur alliance avec certaines ambassades et certains pays. Ce mouvement est passé en grande partie sous leur commandement, il bénéficie d'un financement étranger suspicieux... Les revendications ne sont plus économiques ou sociales, on parle de renverser le régime. De quel régime parle-t-on ? Le Liban n'a pas de régime, il est confessionnel... Certains sont même allés jusqu'à demander une réunion du Conseil de Sécurité pour soumettre le Liban au chapitre 7 de la Charte de l'ONU... Pire, l'entité sioniste permet à d'anciens agents libanais de manifester à la frontière libano-palestinienne, en solidarité avec le mouvement... Ces derniers jours certains signes inquiétants nous ont rappelé la période de la guerre civile, comme les barrages que certains éléments louches imposent aux gens qui circulent en voiture, leur demandant leurs cartes d'identité...  [Le Hezbollah croit-il vraiment que quelqu'un, à Washington ou Tel Aviv, se contente de profiter de la crise sans l'avoir suscitée, ou bien est-ce simplement un exercice de style pour sauvegarder le consensus intra-libanais et ne faire de peine à personne ?]

    Le Hezbollah ne veut ni la démission du gouvernement Hariri ni d'élections anticipées qui ne changeraient rien dans le cadre du système confessionnel. Mais le parti chiite est apparemment moins "aguerri" en matière politique que sur le champ de bataille. Il ne voit pas encore très bien comment fonctionne le "mouvement" (la révolu-sion) ni comment y mettre fin sans retour à la guerre civile (ou à la guerre tout court).

    Réseau Voltaire : Le Hezbollah est déstabilisé par les mesures américaines. "Les États-Unis entendent couper les revenus non-iraniens du Hezbollah. Cette stratégie devrait acculer le Hezbollah [acculé toi-même] et le contraindre à se plier à l'Iran jusqu'à provoquer la rupture avec Téhéran." [?????]

    L'auteur de cet article semble reprendre à son compte, sans les exprimer ouvertement, les mensonges de la propagande israélienne sur les sources financières extra-iraniennes du Hezb (trafic de drogue et autres fadaises). Le parti chiite est depuis longtemps exclu des circuits internationaux de transfert. S'il reçoit des dollars de l'étranger, ce n'est certainement pas via SWIFT. Comment fait-il ? C'est ce que la racaille sioniste aimerait bien savoir... Il est vrai que les Etats-Unis (c'est-à-dire cette même racaille sioniste) veulent détruire tout le Liban à défaut de pouvoir détruire le Hezbollah.

    "Experts" israéliens cités par Al-Manar : "Il est dans notre intérêt que le Hezbollah soit occupé par la crise libanaise."  [Evidemment, c'est bien pour cela qu'ils ont déclenché cette crise et qu'ils continuent de l'alimenter...]

    Hariri entre la pression de la rue et celle du Hezbollah (L'Orient-Le Jour) : "Le chef du gouvernement écoutera-t-il la voix des manifestants qui l'appellent à démissionner pour qu'un gouvernement d'experts soit formé ?..."  ["Experts" comme dans "experts israéliens".]

  • 29 octobre 2019 - Le Premier ministre Saad Hariri (musulman sunnite) démissionne de son poste, ou plutôt il remet sa décision entre les mains du Président de la République Michel Aoun. Les contestataires manipulés de l'extérieur s'en prennent d'ailleurs de plus en plus au chef de l'Etat et à son gendre Gebran Bassil (chrétien maronite comme Aoun et président du parti CPL fondé par ce dernier, mais surtout ministre des Affaires étrangères pas du tout aligné sur l'axe Washington-Tel Aviv). Aoun, comme Nasrallah, est contre la démission de Hariri.

    A Beyrouth où les manifestants ont érigé des tentes (gracieusement offertes par qui vous savez), les adversaires du chaos (probablement des partisans du Hezbollah) contre-attaquent sans trop de violence, se contentant pour le moment de démolir les campements... qui seront rétablis quelques heures plus tard. Il suffirait, pour mettre le feu aux poudres, que les organisateurs de la "révolution" tuent un ou deux de leurs suiveurs en accusant le parti chiite.

  • 30 octobre 2019 - Le Réseau Voltaire sur la démission de Hariri...  qui se succèdera peut-être à lui-même.

    Sans modifier de fond en comble la Constitution, base du système confessionnel (et pas "sectaire" comme dit l'article, reprenant ainsi le vocabulaire américano-sioniste), rien ne peut vraiment changer au Liban. Mais ce n'est certainement pas l'existence de ce système qui est à l'origine de la crise actuelle ; tout cela n'est qu'un prétexte... Le passage à un mode électoral "laïque" favorisait les magouilles bien connues dans nos "démocraties". C'est d'ailleurs pour cela que les tireurs de ficelles veulent l'imposer.

    Comme un bouleversement constitutionnel n'est pas possible légalement, l'auteur de l'article semble favoriser l'idée d'un putsch militaire pour y parvenir. Il sait même qui pourrait être l'homme providentiel qui réaliserait ce miracle : le général Chamel Roukoz, autre gendre du Président de la République (Aoun a trois filles).

    Roukoz a "sauvé le Liban en 2006 face aux djihadistes du Fatah Al-Islam" (c'était en 2007 - voir la page Liban III - 20.5.07 et jours suivants), "puis combattu les hommes du cheikh Ahmed Al-Assir lors de la bataille de Sidon en 2013" (voir Liban V - 2.3.13, 25.4.13 et juin 2013), "et ceux d'Al-Qaïda lors de la bataille d'Ersal en 2014, et encore ceux de Daesh lors de celle de Ras Baalbek en 2017" (voir plus haut sur cette page 21.1.14).

    Mais pendant la guerre israélienne de juillet-août 2006 (page Liban II) Chamel Roukoz était aux abonnés absents, laissant le Hezbollah assumer seul la défense du pays. Ce n'est certainement pas ce "grand soldat" qui fera quoi que ce soit demain contre les agresseurs sionistes. L'armée libanaise, même si elle compte bon nombre de soldats et d'officiers patriotes, est financée (et donc plus ou moins contrôlée) par les Etats-Unis.

  • 2 novembre 2019 - Une information qui tombe à point concernant le financement de l'armée libanaise par les USA : sur ordre de Tel Aviv, Donald Trump bloque un versement de 105 millions de dollars - détails.

    L'armée ne mérite pas cet argent vu qu'elle n'a toujours pas désarmé le Hezbollah - ce qu'elle ne pourrait pas faire même si elle le voulait. Nul ne sait au juste où iraient ces millions s'ils étaient versés, probablement à des fournisseurs américains d'armes et d'équipement, et pour une bonne part aussi à ces clans corrompus contre lesquels manifeste la rue libanaise en prenant bien soin de ne pas les nommer. Donc ce n'est pas vraiment une perte pour le Liban.

  • 3 novembre 2019 - Dans le centre de Beyrouth, manifestation de soutien à Michel Aoun et Gebran Bassil (ministre des Affaires étrangères - voir un peu plus haut 29.10.19). La situation commence-t-elle à se décanter ?



    QUI EST DERRIÈRE LA RÉVOLU-SION DE BEYROUTH ?

    Les mêmes que d'habitude depuis 20 ans, les mêmes que partout - voir ici.


    C'est CANVAS, une organisa-sion basée à Belgrade (comme OTPOR) et soutenue/financée par la CIA et ses dépendances ainsi que par Soros & Cie, qui forme les "militants" et fournit les slogans et le logo (détails sur le site de VT - Veterans Today). Au Liban, malheureusement, les leaders religieux chrétiens soutiennent, consciemment ou pas, cette subver-sion doublée de perver-sion.


    Au programme : LGBiToQ dans le monde musulman

    Vu sur le site de CANVAS - Center for Applied "Non-Violent" Action and Strategies
    (en français : Crapules Américaines Néoconnes Vouées Au Sionisme et à la Sodomie)


  • 13 novembre 2019 - Le secret derrière les démissions au Liban  (Réseau Voltaire) : "Les chrétiens des Forces libanaises de Samir Geagea et des Phalanges de la famille Gemayel ont organisé les premiers barrages. Les cadres de ces deux organisations avaient été informés par le roi Abdallah II de Jordanie que Jared Kushner, conseiller spécial du président Donald Trump, a proposé au Premier ministre (sunnite) Saad Hariri de naturaliser libanais non seulement les Palestiniens réfugiés en Syrie, mais aussi les Palestiniens de Cisjordanie. Cette naturalisation est la clé du 'Deal du siècle' annoncé par la Maison Blanche il y a plus d'un an et constamment reporté. Samir Geagea et les cadres des Forces libanaises ont été les premiers députés libanais à démissionner au début de la crise. Il ont invité toute la classe politique à suivre leur exemple, particulièrement le Premier ministre Saad Hariri. Celui-ci a alors également démissionné, mais sans en informer préalablement ni ses alliés chrétiens du Courant patriotique libre (président Michel Aoun), ni ses alliés chiites du Hezbollah..."

    Il est clair que tout cela était coordonné avec l'axe Washington-Tel Aviv.

  • 22 janvier 2020 - Trois mois après la démission de Saad Hariri, un nouveau gouvernement est mis en place, présidé par Hassan Diab, un universitaire sunnite non-politicien. Les ministres sont en principe tous des "technocrates" mais ils jouissent de la confiance des partis de l'ancienne coalition patriotique du 8-Mars. Le CPL maronite de Michel Aoun contrôle les portefeuilles les plus importants (Affaires étrangères, Défense, Justice, Economie, Energie, Réfugiés). Le parti chiite Amal obtient les Finances et l'Agriculture. Le Hezbollah, comme toujours, se contente de miettes (Industrie, Santé) dans l'espoir de n'effaroucher personne dans le camp des ennemis du Liban - peine perdue, quoi qu'elle fasse, l'organisation chiite sera toujours "coupable". L'Intérieur, l'Education et l'Environnement ont été confiés à des proches de Diab, les autres ministères à des alliés du 8-Mars réactivé.

    Dès le départ les partis de l'ancien 14-Mars (pro-américains) ont refusé de participer au nouveau gouvernement, ce qui est logique puisque des gens comme Hariri, Joumblatt et Geagea sont complices de l'actuelle révolution colorée et principaux responsables de la corruption qu'ils dénoncent, eux et leurs maîtres de l'étranger.

    La grave crise actuelle, à la fois économique, financière, monétaire et bancaire, a pour but de détruire le Liban de l'intérieur, le cas échéant en provoquant une nouvelle guerre civile. Les émeutiers de "la rue" ont pour consigne d'œuvrer en ce sens.

  • 20 février 2020 - Des déchets hospitaliers israéliens sur les plages libanaises - ça aussi, c'est la guerre que l'Etat terroriste juif mène contre le Liban...

  • 21 février 2020 - Une délégation de prétendus "experts" du FMI (Fonds Monétaire International Foutoir Mafieux Israélophile) débarque à Beyrouth afin de discuter avec le gouvernement du problème de la dette publique libanaise, notamment d'une somme de 1,2 milliard de dollars arrivant à échéance le 9 mars. Il s'agit d'obligations émises par l'Etat libanais au cours des années passées et remboursables maintenant. Nul ne sait au juste à quoi a servi cet argent dont une bonne partie est passée des les poches du clan Hariri et de ses complices.

    On ne connaît pas non plus les bailleurs de fonds (ou souscripteurs) que l'on désigne pudiquement sous le terme "investisseurs internationaux". Ce que l'on sait, c'est qu'entre-temps ces créances sur l'Etat libanais devenu insolvable ont été rachetées pour une bouchée de pain par des fonds vautours, en particulier Ashmore Group (du milliardaire sioniste Mark Coombs et de son épouse Rebecca) et Fidelity Management (où la sioniste Abigail Johnson fait la pluie et le beau temps). Ces prédateurs exigent qu'on leur "rembourse" en totalité chaque dollar qu'ils ont acquis pour quelques cents.

    C'est là que leurs complices du FMI entrent en action, "offrant" au gouvernement de Beyrouth de lui accorder de nouveaux crédits... qui connaîtront sans doute le même sort que les obligations dont on négocie à présent le remboursement. Selon un modèle désormais classique, le FMI "propose" un "plan d'assainissement" des finances publiques, à savoir augmentations d'impôts et suppression des subventions pour la masse des citoyens et démantèlement des services publics encore existants, le tout assorti d'une "ouverture" du marché libanais aux "investisseurs internationaux" (encore eux), c'est-à-dire la fin du boycott "antisémite" qui frappe tout ce qui se rapporte à Israël, pays en guerre contre le Liban.

    La "rue" libanaise, qui manifeste gratuitement depuis des mois pour le "changement", va certainement approuver les mesures d'austérité. Quant aux meneurs payés pour diriger le mouvement, ils n'auront aucun mal à trouver un nouveau job.

  • 20 mars 2020 - Le traître et criminel de guerre libanais Amer Fakhoury, geôlier et tortionnaire de la prison de Khiam (dans le sud du Liban occupé par les Israéliens jusqu'en 2000) s'était enfui avec ses maîtres après la victoire de la Résistance. Resté quelque temps en Israël, il émigra ensuite aux Etats-Unis et devint citoyen de ce pays. Pour une raison obscure, il retourna au Liban en septembre 2019, ses avocats juifs lui ayant peut-être assuré qu'il y avait prescription et qu'il ne risquait rien. Mais il fut arrêté à son arrivée et mis en prison.

    Depuis, Donald Trump et la mafia sioniste qui le manipule n'ont cessé de réclamer la libération de Fakhoury. Ces derniers temps, les pressions exercées sur le Liban ont pris une telle ampleur que le tribunal militaire a été contraint d'accepter que le traître et collabo soit relâché. Après une dernière tentative des autorités libanaises pour empêcher son départ via l'aéroport de Beyrouth, les Américains l'ont exfiltré en hélicoptère depuis leur ambassade "vers une destination inconnue".

    Voir l'article d'Al-Manar.

  • 12 juin 2020 - Protestations au Liban contre l'effondrement de la livre libanaise face au dollar.

    La Syrie, elle aussi, est confrontée à ce genre de problème ayant sa source à l'étranger - voir plus bas Syrie 12.6.20.

  • 24 juin 2020 - Le terrorisme économique US responsable de la crise au Liban

  • 21 juillet 2020 - L'étrange dérive de Thierry Meyssan : Le Liban face à ses responsabilités. L'auteur de l'article reprend en grande partie ses arguments du 30.10.19 (voir plus haut), en particulier :  1) la dénonciation du système confessionnel libanais (qu'il qualifie de "sectaire", comme le font aussi les sionistes qui, eux, ne sont pas sectaires pour deux sous) et 2) l'éloge de l'homme providentiel que serait le général Chamel Roukoz.

    Meyssan prétend qu'il est "diffamatoire d'accuser Israël et les Etats-Unis" d'avoir causé le problème auquel est confronté le Liban. Pour lui, d'autre part, "les Libanais se trompent en rejetant la faute sur les corrompus. Le peuple est le seul responsable d'avoir accepté la poursuite de ce système féodal" (parce qu'on lui a sans doute demandé son avis, au peuple libanais).

    Selon Meyssan, "Washington et Tel Aviv ne veulent pas détruire le Liban... Personne n'ourdit de guerre contre le Liban et surtout pas Israël... ". Benyamin Gantz, co-Premier ministre de l'Etat voyou juif avec Satanyahou, "est un nationaliste israélien qui entend vivre en paix avec ses voisins". (Gantz est en réalité un ancien général qui a participé à toutes les guerres d'agression d'Israël de ces 40 dernières années contre les Libanais et les Palestiniens, sans parler des opérations secrètes contre d'autres pays comme l'Ethiopie.)

    "Personne ne songe à détruire le Hezbollah..." Non, non, ils veulent juste que le Hezb se suicide en se détachant de l'Iran, en condamnant son meilleur soutien et son prétendu projet d'annexer la Syrie, le Liban, l'Irak et l'Azerbaïdjan. C'est la dernière trouvaille des sionistes pour "expliquer" les contacts de Téhéran avec les chiites de la région, trouvaille que Thierry Meyssan colporte allègrement. L'homme du Réseau Voltaire insinue que l'Iran aurait provoqué la récente agression de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie, alors que chacun sait que la relance de ce conflit est l'œuvre de la Turquie.

  • 4 août 2020 - Attaque terroriste israélienne à Beyrouth

    Gigantesque explosion dans un entrepôt du port de la capitale libanaise : au moins 160 morts, 5.000 blessés et d'innombrables immeubles détruits ou endommagés dans un rayon de plusieurs kilomètres, avec 300.000 sinistrés. A l'origine de la déflagration, il avait d'abord été question d'un stock de "feux d'artifice" puis de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium entreposées là, paraît-il, sans la moindre précaution. "Cette poudre très soluble dans l'eau est principalement utilisée comme engrais azoté... (Wikipédia). Et à l'état pur, "elle entre dans la fabrication d'engins explosifs" (comme par exemple à Oklahoma City en 1995 ou en Norvège en 2011).



      

      

    On ignore à qui appartenait ce nitrate d'ammonium et dans quel but il avait été stocké à cet endroit. Les merdias ne se posent pas la question. Ils le feront sans doute plus tard, lorsqu'ils auront reçu le feu vert de leurs maîtres et qu'il sera temps d'accuser le Hezbollah et l'Iran...

    Comme si le Liban n'avait pas mieux à faire, Macrotte s'invite à Beyrouth, ce qui mobilise et détourne à son profit une partie des ressources locales. Et vu qu'un certain nombre d'autres crétins du même acabit ont également "offert" leur "assistance" au pauvre Liban, on imagine les conséquences. Tout le monde veut "aider" le Pays du Cèdre, y compris l'Etat terroriste juif - "aider" au sens sioniste du terme, bien entendu, en envoyant des "experts". Lesquels "experts" étaient déjà probablement présents sur les lieux avant la catastrophe pour mieux "gérer" la situation et réaliser les vœux d'Israël. A moins de croire, comme toujours, que le hasard fait bien les choses, c'est une piste à suivre sérieusement.  D'ailleurs, les Etats-Unis (ce grand Etat juif dépendant du petit) réclament eux aussi un "enquête" interna-sionale... dont les résultats connus d'avance s'intégreront au plan d'ensemble dont le Liban est victime.

  • 5 août 2020 - Il n'est pas impossible que le ou les Etats voyous à l'origine de l'explosion aient testé une nouvelle arme dans le port de Beyrouth, arme déjà utilisée début juillet contre 7 bateaux iraniens dans le golfe Persique - voir cet article du Réseau Voltaire. : "A Beyrouth, l'explosion a fait trembler la terre à 200 kilomètres à la ronde, à une magnitude de 3,5 sur l'échelle de Richter, selon le centre allemand de géoscience (GFZ). C'est cette vibration et non pas le souffle de l'explosion qui a détruit de nombreux quartiers de la ville."  On a même observé un champignon comme lors d'une explosion atomique, de courte durée mais nettement visible sur les vidéos diffusées.


  • 6 août 2020 - La blague juive du jour nous vient de DebkaShit, un site israélien de propagande (en hébreu hasbaratin) :

    Israël supplie le Liban d'oublier son animosité et d'accepter une aide destinée à sauver des vies humaines. Le gouvernement libanais n'ayant pas répondu à son offre, Israël négocie le transfert d'aide et d'équipement humanitaire et médical à la ville sinistrée de Beyrouth via les agences de l'ONU et la France. Des officiels israéliens ont exprimé leur crainte que le Hezbollah ne préfère voir le peuple libanais souffrir plutôt que d'accepter l'aide d'Israël... Les hôpitaux israéliens ont offert de traiter les blessés, dans l'espoir que les considérations humanitaires l'emporteront sur la politique. Le Dr Salman Zarka, directeur du Ziv Medical Center de Safed, qui s'occupe fréquemment de patients du Liban et de Syrie, s'est particulièrement engagé en ce sens.

    Traduction en clair : L'Etat philanthrope juif, source de lumière et d'inspira-sion pour le Liban et toutes les nations de la Galaxie, est particulièrement déçu de voir le gouvernement libanais, que domine sans partage le très antisémitique Hezbollah, refuser son aide humanitaire désintéressée, en particulier celle du Dr Salmanteur qui soigne depuis des années nos terroristes, égorgeurs et autres coupeurs de têtes de Daesh. Après tout le bien que nous avons fait pour le Liban au cours des cinquante dernières années, y compris en lui accordant le privilège de participer in vivo au test de notre nouvelle arme de destruction massive, nous trouvons scandaleux que cet Etat failli que nous avons coulé économiquement et financièrement en un rien de temps, refuse à présent d'accueillir ouvertement nos agents. Mais le plus douloureux, c'est qu'on ne nous permette même pas d'aller recueillir sur place, à Beyrouth, les organes encore intacts de tous ces blessés et mourants, organes dont notre riche clientèle élue a le plus grand besoin et pour lesquels elle a déjà effectué un premier versement.

    Un peu dans le même genre : Macrotte, toujours aussi grotesque et prétentieux, réclame des Libanais des "réformes" politiques comme condition préalable à toute aide financière. Parfaitement, il faut que le système électoral du Liban devienne aussi "démocratique" qu'en France, pays où le premier phraseur venu peut devenir "président" pourvu que Rothschild et le CRIF en décident ainsi.

    Et comme ce malfaisant dont personne ne veut et que personne n'a invité, se fait huer par la foule qui lui reproche d'être aussi corrompu que les politiciens locaux, il improvise et promet que les fonds n'iront pas au Liban mais à des ONG internationales, et que tout sera strictement surveillé. Autant donner l'argent tout de suite à Israël - c'est d'ailleurs peut-être ce qui se produira...

  • 7 août 2020 - Israël détruit Beyrouth-Est avec une arme nouvelle par Thierry Meyssan.  (Rappelons que quinze jours plus tôt - voir 21.7.20 - le même Thierry Meyssan écrivait : "Washington et Tel Aviv ne veulent pas détruire le Liban" - mais bon, passons...)

    Dans son nouvel article, l'auteur signale - avec vidéo à l'appui - que l'arme utilisée lors de l'attentat terroriste israélien du 4 août, avait été testée en janvier 2020 en Syrie, mais à l'époque Damas avait gardé le silence sur cette attaque. Meyssan décrit ainsi l'arme en question : "Il s'agit d'un missile dont la tête comporte une composante nucléaire tactique provoquant un champignon de fumée caractéristique des armes nucléaires. Il ne s'agit évidemment pas d'une bombe atomique au sens stratégique."

    Si l'on en croit l'article, l'entrepôt détruit par les Israéliens contenait jusqu'en septembre 2018 des armes du Hezbollah* dont on ignore la nature. Quant au nitrate d'ammonium, dont l'explosion avait pour but de camoufler l'utilisation de l'arme nucléaire tactique, il n'avait rien à voir avec le Hezbollah. Qui l'a entreposé là, quand et dans quel but, on n'en sait toujours rien. Selon Meyssan, "les partis politiques libanais ont immédiatement conclu un accord pour ne rien dire afin de ne pas démoraliser leur population. Une enquête a été ouverte, non pas sur la cause de l'explosion, mais sur la responsabilité du personnel du port dans le stockage de ces engrais supposés être la cause de l'explosion. Cependant ce mensonge n'a pas tardé à se retourner contre les partis politiques qui l'on imaginé..."  Ah bon ?...

    * Nul ne sait où Thierry Meyssan a pris cette information. Toujours est-il qu'elle est démentie par Hassan Nasrallah : "J'assure avec certitude qu'il n'y a jamais eu un dépôt d'armement ou de munitions du Hezbollah dans le port, ni dans le passé, ni maintenant. Bientôt, l'enquête dévoilera toute la vérité." (source)  On remarquera que Nasrallah s'en tient comme tout le monde à la version convenue, malgré une très vague allusion à la possibilité d'une attaque de missiles ou d'un raid aérien. En tout cas, on peut douter qu'une enquête dévoile jamais toute la vérité, en particulier pour ce qui est d'une attaque nucléaire israélienne. Aucune enquête libanaise n'a non plus jamais révélé qui étaient les assassins de Rafic Hariri en février 2005.

    Pour la différence entre une arme nucléaire tactique et une arme nucléaire stratégique, voir ces deux articles de Wikipédia. D'après les critères actuels, la bombe d'Hiroshima (d'une puissance de 16 kilotonnes) et celle de Nagasaki (23 kt) étaient des bombes tactiques (moins de 300 kt). Quelle était la puissance de la bombe de Beyrouth ? Quels effets radioactifs a-t-elle produits ? Là aussi, on se tait pour ne pas "démoraliser la population"... et surtout pour ne pas faire de peine à l'Etat terroriste juif.

    Mais qu'on se rassure : une bombinette tactique de cette sorte est infiniment moins dangereuse que le Covid-19. Et puis les gens ne risquent rien puisqu'ils portent un masque.

    Aoun et Macrotte confirment que
    le masque protège des rayons gamma :



    C'est d'autant plus vrai que...

  • 8 août 2020 - Les donneurs de conseils et autres apprentis réformateurs étrangers continuent de défiler à Beyrouth, y compris les plus insignifiants d'entre eux, comme un certain Charles Michel, moins connu dans son pays que le petit Manneken Pis. Simultanément, les voyous payés par $✡R✡$ & Cie pour faire la révolu-sion, sont encore plus bruyants et plus violents que d'habitude (un policier tué). On a dû leur verser une petite gratifica-sion excep-sion-nelle... C'est ce qu'on appelle la division du travail : l'Etat terroriste juif atomise, ceux qui roulent pour lui (même sans le savoir) foutent la merde dans le but de brouiller les cartes et d'aggraver encore plus la situation.

    Au milieu de ce chaos, le Hezbollah s'efforce tant bien que mal de rester sur la ligne qui est la sienne depuis au moins quinze ans : maintenir l'unité avec ses alliés libanais (et même dans une certaine mesure avec le camp adverse), ne rien faire qui puisse affaiblir ce front, éviter de penser à haute voix en cas de divergence. C'est une méthode qui a fait ses preuves, mais elle a ses limites.

    Le fait que l'attaque terroriste israélienne ne soit pas évoquée à Beyrouth, constitue une aubaine pour les gangsters de Tel Aviv. Ils espèrent ne plus être très loin du moment où leur ennemi le plus sérieux de la région pourra enfin être isolé politiquement des autres partis. C'est là l'objectif principal des séismes en série qui secouent le Liban depuis un an.


    Beyrouth : les émeutiers tuent un officier des forces de sécurité, incendient et saccagent des ministères  (Al-Manar).
    Les émeutes méthodiquement organisées sont soutenues par Geagea (chrétien anti-Aoun, anti-Hezbollah), par des forces proches de Hariri (ancien Premier ministre, sujet saoudien) et par des groupes sunnites violents venus du nord (Tripoli, Akkar).

    Who Profits from the Beirut Blast ?  Making the case that the explosion resulted from an attack  par Pepe Escobar.
    Arguments étayant la thèse de l'attaque israélienne.

    The US, Israel and Beirutshima  par 'Taxi' (sur le site Unz Review).

  • 9 août 2020 - Dans l'article de Pepe Escobar dont le lien figure quelques lignes plus haut, l'auteur écrit : "Il est important de garder à l'esprit que l'attaque contre le port de Beyrouth a détruit le principal silo à grain du Liban, en plus de causer la dévastation totale des installations portuaires vitales pour le pays. Cela coïncide [un commentateur parle de 'cohen-cidence'] avec la stratégie qui consiste à affamer le Liban. Le jour même où ce pays est devenu dans une très grande mesure dépendant de la Syrie sur le plan alimentaire - n'ayant plus que pour un mois de réserves de blé - les USA ont bombardé des silos en Syrie. La Syrie est un grand exportateur de blé organique [exempt d'OGM]. C'est pour cette raison que les Etats-Unis visent régulièrement les silos syriens et incendient les récoltes, s'efforçant d'affamer la Syrie et de pousser le pays, déjà victime de sévères sanctions, à dépenser pour acheter de la nourriture, des sommes dont il a cruellement besoin."

    Thierry Meyssan, dans le texte cité le 7 août, dit au détour d'une ligne que "la partie Ouest de Beyrouth a été largement protégée par le silo à grains..."

    Ce silo libanais que les terroristes d'Etat israéliens ont détruit à Beyrouth, tout comme les terroristes d'Etat américains détruisent les silos syriens en Syrie, est encore visible à l'état de carcasse. Le fameux entrepôt de nitrate d'ammonium, lui, a disparu et laissé place à un cratère (maintenant rempli d'eau) de 120 m de diamètre et de 43 m de profondeur (selon Wikipédia). Dans le discours des merdias, cependant, l'entrepôt éclipse complètement le silo. Pourquoi donc ?... Peut-être parce qu'on ne veut pas attirer l'attention et que la prétendue "aide humanitaire" occidentale permettra aux Américains d'écouler leurs stocks de céréales génétiquement modifiées - sans catastrophe, personne ne veut de cette merde...

      

      

    Israël a bombardé Beyrouth  par Richard Silverstein.

    Les sionistes, même quand ils disent une petite partie de la vérité, ne peuvent s'empêcher de mentir (ou de faire semblant de ne pas comprendre ou de ne pas se souvenir). Ainsi par exemple Silverstein : 1) Israël visait un dépôt d'armes du Hezbollah dans le port - 2) Il est rare qu'Israël entreprenne des attaques aussi éhontées à l'intérieur du Liban - 3) Israël ne pourrait avoir choisi pire moment pour infliger de telles souffrances au Liban : le pays connaît une crise économique profonde - 4) le Hezbollah aurait dit que ce n'était pas Israël qui avait provoqué tous ces dégâts (vraisemblablement afin de se protéger du blâme inévitable qui lui tomberait sur le dos pour avoir entreposé ses armes à proximité d'un bâtiment rempli de matériaux explosifs).

    La différence entre un sioniste soft et un sioniste hard ?  C'est la même que celle qui existe entre un sioniste menteur et un menteur sioniste...

  • 10 août 2020 - Les pays occidentaux prétendent vouloir "aider" le Liban. Pour commencer, ils collectent 300 millions de dollars qui serviront à acheter au prix fort à leurs propres entreprises ("propres" est une façon de parler) du matériel de reconstruction (pour reconstruire ce que leur Etat terroriste préféré a détruit) et des produits alimentaires (voir quelques lignes plus haut l'exemple du blé). Simultanément, ils imposent au Liban des "sanctions" (punitions) qui ont d'une part causé l'effondrement de la monnaie et du système bancaire, sous prétexte que les banques locales refusent de couper les ponts avec le Hezbollah, et d'autre part (Loi César américaine) affamé le Pays du Cèdre au motif qu'il continue de commercer avec son voisin syrien. On reconnaît bien là l'hypocrisie talmudique qui inspire toute cette affaire...

    Ces mêmes gens ont aussi accusé le Hezbollah de contrôler le port de Beyrouth, alors que chacun sait que c'est le clan Hariri qui domine ce secteur : d'abord le père, Rafic, assassiné par les sionistes, puis le fils Saad, pas du tout rancunier vis-à-vis des assassins, au contraire, et enfin tous les autres membres de la tribu. Ce clan Hariri s'est enrichi en reconstruisant le centre-ville et le port, après la guerre civile, par le biais de Solidere (Société Libanaise pour le Développement et la Reconstruction), puis en gérant les installations portuaires, soit pour son propre compte, soit pour celui des pouvoirs publics. La reconstruction s'est faite à coup de milliards empruntés par l'Etat, lesquels milliards sont à l'origine de la dette publique libanaise que les profiteurs imputent à la "mauvaise gestion". La corruption au Liban a un nom et un visage, et ce n'est pas celui du Hezbollah. Mais là aussi, ce sont les plus corrompus de tous qui poussent "la rue" à se soulever contre la corruption.

    Non-évènement du jour : le gouvernement "apolitique" de Hassan Diab démissionne tandis que son "chef", qui ne l'est plus, annonce de nouvelles élections. Macrotte & Cie exigent bien entendu des élections "libres", à l'image de ce qui se fait dans les territoires occupés de l'ancienne République française. A la place du système confessionnel libanais, le locataire du Palais de l'Enculysée plaide pour le principe one man, one vote, comme on dit en gaulois. On pourrait fonder un parti qu'on appellerait Le Liban en marche et qui s'inspirerait de son grand frère hexagonal.

  • 16 août 2020 - Déferlement militaire de l'OTAN sous couverture humanitaire. Ils ne prennent même plus la peine de se cacher...

  • 18 août 2020 - Le "TSL" (Tsanhédrin Sioniste contre le Liban - voir plus haut 16.1.14) déclare un des quatre* membres du Hezbollah "jugés" par contumace, "coupable"** du meurtre perpétré en 2005 par la racaille de l'Etat terroriste juif, et "acquitte" les trois autres. Le fils Hariri, toujours aussi dégueulasse, continue de couvrir les vrais assassins de son père.

    Les "juges" se fendent aussi d'une déclaration comme quoi il n'y a "aucune preuve permettant d'établir un lien direct entre l'attentat et la Syrie ou le Hezbollah". Décidément, la Jewstice n'est plus ce qu'elle était...

    * Le cinquième est décédé entre-temps.   -   ** La "peine" sera prononcée plus tard.

  • 8 septembre 2020 - Washington décrète de nouvelles "sanctions", cette fois contre deux responsables politiques libanais, Ali Hassan Khalil et Youssef Fenianos (d'autres suivront). Motif : soutien au Hezbollah et - pour la forme - "corruption".

    Fenianos est chrétien, membre du parti Marada et ancien ministre des Transports publics. Khalil est chiite, du parti Amal et ancien ministre des Finances. Ces deux formations politiques font partie de la coalition du 8-Mars aux côtés du Hezbollah et du CPL de Michel Aoun. La puni-sion est donc méritée...

  • 10 septembre 2020 - Un peu plus d'un mois après l'attaque terroriste israélienne contre le port de Beyrouth (voir plus haut 4.8.20) un incendie tout aussi "mystérieux" éclate presque au même endroit, dans un hangar de la zone franche déjà endommagé le 4 août, où étaient stockés des pneus, de la soude caustique, des huiles de friture, de la vodka, des désinfectants (toutes choses très inflammables) mais aussi des équipements médicaux et des produits alimentaires provenant de l'aide internationale. Ce sont paraît-il des travaux de soudure effectués sur le toit du hangar qui auraient déclenché l'incendie. Le président Aoun évoque l'hypothèse d'un acte de sabotage.


      

  • 22 décembre 2020 - Etrange article de Thierry Meyssan sur le Liban.

    Passons sur la "baisse du niveau de vie de l'ordre de 200 %" (matériellement impossible) et concentrons-nous sur ce que Meyssan reproche collectivement à l'ensemble des Libanais dont "tous les dirigeants seraient corrompus à l'exception du responsable de la communauté confessionnelle à laquelle appartient celui que l'on interroge. Ce préjugé absurde révèle une population intolérante et masque la réalité."

    Mettant tout le monde dans le même sac, l'auteur écrit : "Chaque communauté a choisi ses chefs, généralement d'anciens seigneurs de la guerre civile, que la communauté internationale a reconnus. Ceux-ci ont géré en leur nom propre les subventions que les anciennes puissances coloniales leur ont offertes pour leur communauté. Ils se sont attribués des redevances mirobolantes, qu'ils ont transférées depuis longtemps à l'étranger, mais ont aussi distribué de très grosses sommes d'argent pour entretenir leur 'clientèle' à l'image des antiques sénateurs romains. Il est donc parfaitement stupide de les accuser aujourd'hui de corruption alors qu'on les a célébrés durant des décennies pour le même travail..."

    En quoi cela concerne-t-il le Hezbollah chiite et son chef Nasrallah ?...  D'ailleurs, Meyssan se contredit lui-même en citant trois noms de personnages particulièrement corrompus : les anciens Premiers ministres Saad Hariri et Najib Mikati et le président de la Banque du Liban, Riad Salamé. Les deux premiers sont sunnites, le troisième est maronite.

    Et Meyssan ajoute : "Seuls les Libanais, qui ont été maintenus dans un état d'inconscience politique durant quatre-vingts ans et n'ont toujours pas compris ce qu'ils ont vécu durant la guerre civile, ne s'en rendent pas compte" [c'est-à-dire : ne se rendent pas compte que tous les dirigeants libanais, sans exception, sont des pourris].

    On peut être certain que les partisans du Hezbollah, eux, se rendent parfaitement compte que Thierry Meyssan raconte des conneries et que ses capacités intellectuelles ont chuté de 200 % depuis qu'il est rentré en France...

    La seule chose que l'on puisse reprocher au Hezbollah, à part le fait de ne pas avoir prévu une évolution impossible à prévoir, c'est d'être complice du Corona Hoax. En effet, le ministère de la Santé, poste jusqu'alors secondaire, a été confié à un de ses sympathisants (Hamad Hasan) en janvier 2020, un bon mois avant que la supercherie sanitaire ne prenne son essor. Qu'il ait compris ou pas de quoi il retournait vraiment, le parti de la résistance chiite pouvait difficilement se démarquer des autres sur cette question. C'est ce que ses ennemis attendaient, et il n'est d'ailleurs pas impossible qu'il se soit agi d'un piège délibéré de leur part. Même Donald Trump est tombé dans un tel piège.

  • 6 août 2021 - Al-Manar signale que suite à des bombardements israéliens visant Al-Jarmak et Al-Chawakir (sud du Liban, dans les régions de Jezzine et de Tyr respectivement - carte), le Hezbollah a riposté par des tirs sur les positions de l'occupant dans le secteur des Fermes de Chebaa, un territoire libanais annexé par les sionistes en même temps que le Golan syrien - (carte).

    A son habitude, l'Etat terroriste juif inverse la chronologie des événements et prétend que le Hezbollah a tiré le premier depuis Jezzine en direction de Kiryat Shmona (en Palestine occupée, à quelques kilomètres des Fermes de Chebaa) et que les pauvres Israéliens injustement agressés n'ont fait que "contre-attaquer" - poil au nez.

  • 20 août 2021 - Le Hezbollah tente d'importer du pétrole pour sauver le Liban (Réseau Voltaire) :

    "Le Liban est au bord d'un effondrement définitif s'il ne parvient pas à importer des sources d'énergie. Électricité du Liban n'est plus en mesure de fournir plus de deux heures de courant par jour. Les propriétaires de générateurs ne peuvent plus les faire fonctionner faute de mazout. Petit à petit, toutes les usines ferment et bientôt les hôpitaux. Les habitants attaquent les stations services qui s'avèrent presque toutes vides."

    "Face à ce désastre, l'État ne peut réagir n'ayant plus de gouvernement. Aussi, chacun se débrouille comme il peut pour trouver une solution. Des hommes d'affaires chiites, membres du Hezbollah, ont acheté du mazout en Iran. Hassan Nasrallah a annoncé qu'un navire avait quitté l'Iran pour l'apporter au Liban."

    "Cependant cette initiative, seule pour le moment capable de sauver le pays, viole les sanctions internationales contre l'Iran et devrait également violer les lois libanaises sur les droits d'importation. L'ancien Premier ministre Saad Hariri (Courant du Futur) a dénoncé une initiative dangereuse, tandis que Samir Geagea (Forces libanaises) dénonce une prise du pouvoir par le Hezbollah."

  • 30 août 2021 - L'implication dans l'économie, une nouvelle étape dans le parcours du Hezbollah  par Scarlett Haddad.

  • 13 septembre 2021 - Plus d'un an après la démission de Hassan Diab (voir plus haut 10.8.20), formation d'un nouveau gouvernement présidé par le revenant Najib Mikati (voir page précédente 13.6.11). Tous les partis y sont représentés.

  • 15 mai 2022 - Elections législatives 

    Depuis les élections précédentes (voir plus haut 6.5.18), les auteurs étrangers de la révolu-sion colorée d'octobre 2019 (également plus haut) n'ont pas réussi à réformer à leur façon le mode de scrutin libanais. On a donc conservé la répartition confessionnelle des sièges (50% de musulmans, 50% de chrétiens), remettant à plus tard l'adoption des critères électoraux chers à la démocrasserie parlementeuse israélo-occidentale, à savoir l'exclusion préalable des partis et candidats "gênants" et le trucage massif du vote comme en France ("réélection" surréaliste de Macrotte) ou aux USA (vol de douze millions de voix au profit de Joe Bidon).

    On en arrive donc à ce paradoxe : les élections libanaises sont à la fois plus démocratiques que dans la plupart des pays donneurs de leçons... et tout aussi inutiles, car les institutions du Liban ont moins de pouvoir de décision que jamais. Le taux de participation (41%) n'a jamais été aussi bas, ce qui montre bien que les gens savent à quoi s'en tenir.

    Cela étant, le camp patriotique de l'ancien 8-Mars (Hezbollah et Amal chiites, CPL maronite, etc.) a perdu sa majorité absolue (65 sièges nécessaires, 58 obtenus), d'une part à cause du recul du CPL, d'autre part du fait de la prolifération des micro-partis grâce auxquels certains espéraient contourner le cadre confessionnel (pourtant incontournable pour se présenter).

    Mais ce recul du camp patriotique ne signifie pas pour autant que "les autres" aient la majorité. Avant de l'obtenir, il leur faudra acheter une multitude de petits députés. A suivre - ou à oublier...

  • 29 janvier 2023 - Mossad and CIA Are Training Christian Extremist Militia in Lebanon (par Steven Sahiounie, Strategic Culture Foundation) :

    ▪  Dans des camps militaires clandestins situés dans le désert de Jordanie, des instructeurs britanniques et américains entraînent des combattants libanais de la milice de Samir "Fafa" Geagea, maronite avide de reprendre la guerre civile contre le Hezbollah. A l'intérieur même du Liban, notamment à Baalbek, c'est le Mossad qui assure la forme-à-Sion des traîtres chrétiens.

    ▪  On sait entre-temps que le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, est un des principaux responsables et profiteurs de la crise financière auto-générée qui a fait du Liban (autrefois la Suisse du Moyen-Orient) un Etat failli (voir plus haut 29.4.16, 22.10.19, 21.2.20). L'escroc de Beyrouth soutenu par les USA et Israël a transformé "sa" banque en "système de Ponzi", mettant "de côté" à l'étranger plusieurs milliards de dollars volés aux Libanais. Alors que certains pays européens le poursuivent (soi-disant) pour blanchiment, corruption et détournement de fonds publics, ses patrons israélicains le protègent et veulent faire de lui le prochain président du pays. En 2016, selon le principe du renard dans le poulailler, Salamé avait mis en place une "task force" contre le blanchiment.

  • 6 juin 2023 - Une visite surprenante : l'ex-président Michel Aoun s'est rendu en Syrie pour rencontrer Bachar al-Assad (Al-Manar).

    Ce qui est "surprenant", en fait, c'est qu'il n'y ait pas eu de contact visible à ce niveau entre les deux Etats pendant les douze années où la Syrie était en butte à l'agression américano-israélienne. Maintenant que le pays a réintégré la Ligue arabe (voir plus bas Syrie 19.5.23) il n'est plus nécessaire de se cacher pour voir l'ex-pestiféré de Damas.

    Aoun avait quitté la présidence libanaise fin octobre 2022 à l'expiration de son mandat. Depuis, le fauteuil est resté vide, ce qui prouve bien - si besoin était - que ce poste est aussi inutile qu'honorifique. Pas comme en France, où nous avons les meilleurs présidents du monde, surtout les trois derniers. Il paraît même que l'Elysée veut offrir aux Libanais un chef d'Etat tout neuf, issu de l'accouplement Macrotte-Sarkouille. Ils ne pourront pas refuser...

  • 13 octobre 2023 - Dans le cadre de sa nouvelle guerre de destruction lancée contre Gaza pour effacer la honte de la grande claque initiale, l'Etat terroriste juif s'attaque aussi au Liban, prenant pour cible la région frontalière d'Alma el-Chaab (carte - extrême sud-ouest, près de la Méditerrannée). Un journaliste de Reuters est tué et plusieurs autres blessés. L'intention de Satanyahou, comme toujours, c'est d'aboutir à une riposte du Hezbollah, qui lui permettrait d'étendre le conflit au Liban et au-delà (Syrie, Iran). On n'en est pas encore là, mais tout reste possible.

  • 29 octobre 2023 - Conflit de basse intensité à la frontière entre le Liban et la Palestine occupée. Les sionistes ne sont apparemment pas encore disposés à attaquer de face, sachant pertinemment que cela ne leur portera pas bonheur. Les grandes gueules de Tel Aviv veulent "prouver" au monde que leur Etat de merde est "le plus fort", mais sans s'engager trop avant. Il y a néanmoins des morts et des blessés de part et d'autre ainsi que des dommages matériels, à peine pire qu'en temps normal - détails.

  • 3 novembre 2023 - Discours de Hassan Nasrallah sur Gaza et la solidarité (encore modérément) active du Hezbollah avec la Résistance palestinienne. "C'est le comportement de l'ennemi à l'encontre du Liban qui décidera de notre réaction... Toutes les possibilités du front libanais sont ouvertes et toutes les options sont sur la table, et nous pouvons y recourir le moment propice..."

    Autre citation : "Les Américains peuvent arrêter l'offensive sur Gaza car c'est leur guerre... [A vrai dire, les Américains ne sont que le gant qui recouvre la main de leurs maîtres sionistes. Ils n'arrêteront la guerre que lorsque ces derniers le voudront.]

    "La rapidité avec laquelle les Américains sont venus à la rescousse d'Israël montre à quel point cette entité est faible. [C'est vrai, mais elle est malheureusement capable de massacrer des milliers d'enfants pour "prouver sa force".]

  • 2 janvier 2024 - A Beyrouth, assassinat par l'Etat terroriste juif de plusieurs membres du Hamas dont le vice-président et fondateur de la branche militaire de l'organisation, Saleh Al-Arouri. Bizarrement, alors que la guerre sioniste contre Gaza bat son plein et que l'armée des tsahalos a déjà attaqué de nombreuses fois des cibles palestiniennes au Liban et en Syrie au cours des trois derniers mois, on apprend que le dirigeant tué se trouvait bien tranquillement dans son bureau en banlieue sud de la capitale libanaise. Ne savait-il pas qu'il était visé en priorité par les tueurs de Tel Aviv ?...

  • 3 janvier 2024 - Dans un discours télévisé, Hassan Nasrallah condamne bien sûr l'assassinat de la veille et met en garde Israël : "Jusqu'à présent, nous avons réagi avec beaucoup de retenue aux provocations sur le front sud, mais si l'ennemi veut déclencher une véritable guerre contre le Liban, alors notre riposte sera sans limite, sans frein, sans restrictions, sans règles de confrontation. Quiconque envisage une guerre contre nous le regrettera, et cela lui coûtera cher, très très cher..."

    Depuis le début de sa guerre contre Gaza, le régime de Tel Aviv a fait évacuer plus de 200.000 civils de la région frontalière qui jouxte le Liban. Ce n'est donc pas prioritairement à cet endroit que le Hezbollah devra frapper le jour J. La seule chose qui ferait pousser des cris de rage et de douleur à la racaille sioniste serait la destruction visible pour tous de ses symboles : les tours de Tel Aviv, la Knesset, le temple de l'Holococo, la centrale de Dimona... Pas sûr que le Hezbollah (et surtout l'Iran derrière lui) en aient la possibilité et la volonté.

  • 5 janvier 2024 - Nouveau discours de Hassan Nasrallah à propos de la situation sur le front sud et sur les autres fronts : attaques de la Résistance contre les bases américaines en Irak et en Syrie, rôle d'Ansarullah (Houthis du Yémen) en mer Rouge, et bien sûr Gaza...

    Alors que Tel Aviv et ses complices occidentaux parlent de refouler le Hezbollah au nord du Litani (carte) pour établir en territoire libanais une "zone de sécurité" entre ce fleuve et Israël, il se trouve qu'avec les évacuations de civils juifs, une telle zone existe déjà mais en territoire israélien. Les activités sur le front israélo-libanais, décrites dans le discours, sont en fait plus importantes qu'on ne le croyait, même si tout cela reste encore une guerre "de basse intensité".

  • 6 janvier 2024 - Al-Manar : Dans sa première riposte à l'assassinat d'Arouri, le Hezbollah bombarde la base israélienne de Méron située non loin de la frontière libanaise - carte.  Cette base est une plaque tournante de la guerre électronique de l'Etat terroriste juif dans la région - détails.

    Trois jours plus tard, dans le même secteur, attaque de drones du Hezbollah contre la base de Dado (près de Safed) où se trouve le quartier général du commandement nord de l'armée israélienne.

  • 28 janvier 2024 - Al-Manar : La Résistance islamique au Liban (Hezbollah) cible des soldats israéliens comme elle le fait pratiquement chaque jour, tandis que l'Etat sioniste poursuit ses attaques contre les villages du Sud-Liban. Ce n'est pas encore la "vraie" guerre, mais on n'en est sans doute plus très loin.

  • 1er février 2024 - Al-Manar : Médias israéliens : « Réel danger dans le Nord ». Plus de 500 maisons endommagées par les missiles du Hezbollah.

    Le chœur des pleureuses de Tel Aviv : "Certains médias israéliens ont indiqué il y a quelques jours que la capacité destructrice des missiles du Hezbollah est énorme, car le sol tremble à chaque explosion et provoque de grands cratères dans le sol. D'autres ont rapporté que le Hezbollah pourrait lancer environ un millier de missiles sur Tel Aviv en deux heures, indiquant que certains des missiles qui seront lancés seront précis et d'autres tirés sur des gratte-ciel à Tel Aviv."


    A chacun ses droits :
    Le Hezbollah a le droit de se défendre, les terroristes juifs ont le droit de s'en prendre plein la gueule.

  • 15 février 2024 - Le blogueur germano-américain Moon of Alabama évoque ici l'escalade dans le nord de la Palestine.  MoA : "La situation à la frontière nord d'Israël s'aggrave. Il est probable qu'elle se transforme bientôt en une véritable guerre..."  Nasrallah a bien entendu rejeté les demandes occidentales de repli des forces du Hezbollah au-delà du fleuve Litani [voir quelques lignes plus haut 5.1.24]. Le chef de la Résistance libanaise se moque de Macrotte & Cie en disant qu'il serait plus facile de déplacer le Litani vers la frontière que de repousser les combattants du Hezbollah de la frontière vers le Litani. Et il ajoute : "Si l'ennemi israélien étend sa zone de guerre contre le Liban, le Hezbollah fera de même. Israël devra alors préparer des abris, des sous-sols, des hôtels et des écoles pour accueillir les deux millions de colons qui seront déplacés du nord de la Palestine..."

    Nasrallah énumère ensuite les sites militaires israéliens frappés par la Résistance : QG du commandement de la région Nord à Safed, QG du commandement de la 91e division de Galilée à Branit, QG de la 769e brigade orientale à Kiryat Shmona, base de commandement et de contrôle de Meron Air, base militaire de Beit Hillel, camp d'entraînement à Kela, sur le plateau du Golan occupé, base militaire de Ma'ale Golan sur le Mont Hermon, ainsi que les positions d'artillerie le long du front arrière, les concentrations militaires et tous les postes frontaliers... Toutes ces attaques menées par la Résistance confirment que les pressions et menaces israéliennes ne la dissuaderont pas de poursuivre ses opérations... Jusqu'a présent, le Hezbollah ne s'en est pris qu'aux tsahalos en uniforme. Il serait temps qu'il s'occupe aussi des "civils", qui sont en fait des "militaires en pyjama" comme a dit quelqu'un.

  • 15 mars 2024 - Al-Manar : Le cauchemar des missiles du Hezbollah (pour les colons de l'Etat terroriste juif). Bombardements réciproques de plus en plus fréquents et pleurnicheries sionistes. La marche vers la vraie guerre continue.

    Pour le Réseau Voltaire, qui reprend ici en grande partie la propagande de Tel Aviv, cette vraie guerre est imminente. Comme le même site publie aussi un article de Thierry Meyssan qui prétend que nous assistons aux "derniers balbutiements du fascisme juif", on peut croire ce que l'on veut ou son contraire.

  • 7 juin 2024 - Dans l'espoir de mettre fin à son enlisement à Gaza après huit mois de "Blitzkrieg", l'Etat génocidaire juif prépare activement une nouvelle guerre contre le Liban : détails sur les sites de E&R, Al-Manar et Réseau International (Gideon Levy).  Sûr qu'on va bientôt pavoiser à Tel Aviv...

  • 9 juin 2024 - En attendant de "pavoiser", on ne cache pas son "optimisme" : Israël perdra en 24 heures. En cas de guerre avec le Hezbollah, des médias et des responsables israéliens prévoient les pires scénarios  (Al-Manar). Ce n'est pas la Résistance qui dit cela (le Hezbollah fait plutôt profil bas) mais surtout les merdias qui paraissent en hébreu et que personne ne lit à l'étranger, en tout cas pas en Occident. Un politichien sionard (en anglais) : "Nous verrons des images de destructions massives dans des zones très sensibles en Israël, à une échelle que nous n'avons jamais vue auparavant...". Mazel Tov, mec, et que le Diable t'entende...

    Encore une louche : Médias israéliens : le Hezbollah détruit les systèmes de l'armée d'occupation et le gouvernement pratique la censure interne  (Al-Manar).  Pour Satanyahou, "la vie des colons ne vaut pas une pelure d'ail...". Ouais, on a les dirigeants qu'on mérite...

  • 14 juin 2024 - Deux articles d'Al-Manar :
    Le nord brûle : depuis le Liban, attaque sans précédent contre huit sites militaires israéliens
    Le Hezbollah diffuse 3 vidéos d'opérations ant-israéliennes, dont l'une visant une usine militaire

  • 20 juin 2024 - La Résistance islamique au Liban (Hezbollah) continue de faire mal à l'occupation : neuf opérations en une journée. Les sionistes sont furieux non seulement pour cela mais aussi parce que le Hezb a publié une vidéo prise depuis un drone survolant des emplacements militaires et civils israéliens à Haïfa et dans les environs. Un avertissement clair à l'Etat terroriste de Tel Aviv pour qu'il sache ce qui l'attend lorsqu'il déclenchera sa prochaine guerre. Le maire de Haïfa a qualifié la vidéo de "terreur psychologique" (très drôle !) tandis qu'un conseiller, bien entendu juif, du gouvernement américain se rendait à Beyrouth pour supplier les autorités libanaises de dissuader le Hezbollah de se défendre, sans grand succès semble-t-il. Bref, le régime génocidaire veut à tout prix la guerre totale mais hésite encore à la lancer...

  • 29 juin 2024 - Campagne israélo-américaine organisée pour accroître la pression sur le Hezbollah sur le front libanais (sur le site d'Al-Manar). Ce que veulent les massacreurs sionistes, c'est que la Résistance libanaise s'engage à rester neutre pour qu'ils aient les mains libres à Gaza. "Le niveau d'intimidation et la menace israélienne de lancer une guerre contre le Liban ont atteint des niveaux surréalistes, alors que l'armée est incapable de démanteler les capacités du Hamas... Israël est incapable de faire la guerre sur plusieurs fronts..." Bref, les génocidaires tournent en rond...

  • 27 juillet 2024 - Inversion orwellienne du jour : l'Etat infanticide juif accuse le Hezbollah d'avoir massacré douze enfants qui jouaient au foot à Majdal Chams (Golan syrien occupé par Israël - carte). En réalité, c'est un missile de la "défense" israélienne qui a tué ces enfants arabes druzes - détails. Ce nouveau carnage sioniste (relativement "insignifiant" en comparaison de ce qui se passe quotidiennement à Gaza) fait partie de la mise en scène visant à accélérer le déclenchement de la grande guerre contre le Liban.

  • 30 juillet 2024 - Attaque terroriste israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Il y a au moins cinq morts (dont le commandant Fouad Choukor) et plus de 70 blessés. Selon les judéo-nazis de Tel Aviv, c'était pour "venger" les crimes du 27.7 à Majdal Chams... dont on sait qu'ils ont été perpétrés par les mêmes terroristes israéliens (bel exemple de logique sioniste). On attend que la Résistance libanaise réagisse, mais sans se faire trop d'illusions...

    Le lendemain, les mêmes tueurs israéliens assassinent à Téhéran un dirigeant du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh. La réaction (ou absence de réaction) de l'Iran ne sera sans doute pas très différente de celle du Hezbollah.

  • 6 août 2024 - Comme presque chaque jour, et sans rapport direct avec l'attaque terroriste du 30.7.24, le Hezbollah frappe le nord d'Israël. Les cibles sont la plupart du temps militaires (hier contre la 91e division à Ayelet Hashahar près de Safed, aujourd'hui contre la base de Sheraga près d'Akko-St-Jean-d'Acre) mais pas toujours, comme le montre cette frappe réussie contre une route civile à Nahariya :


    Source : Al-Jazeera TV

    Vivement que les villes israéliennes aient l'aspect de Gaza !...


  • Nouvelle guerre juive contre le Liban

  • 17 septembre 2024 - Attaque massive de l'Etat terroriste juif contre le système de télécommunication du Hezbollah. Alors que la Résistance chiite bannit l'usage des smartphones pour des raisons de sécurité et utilise à la place des "bipeurs", une technologie des années 1980 que l'on croyait disparue, il se trouve que plusieurs centaines de ces appareils "sûrs" vendus au Hezbollah, ont été piégés par les tueurs de Tel Aviv qui les ont fait exploser simultanément, tuant au moins douze personnes (dont deux enfants) et en blessant près de 3.000, dont 200 grièvement. Les victimes ne sont pas seulement des combattants de l'organisation mais aussi des civils qui se trouvaient à proximité au moment de l'explosion. Selon les premières informations disponibles, les bipeurs auraient été fournis par Gold Apollo, une entreprise de Taïwan de toute évidence complice des terroristes ou infiltrée par eux.

    Au cours des dernières semaines, les 200 à 300.000 colons israéliens évacués de Galilée ont sensiblement accru la pression sur Satanyahou pour qu'il "prenne des mesures" leur permettant de rentrer "chez eux" - comme si le passage de la guerre de "basse intensité" à la guerre totale contre le Liban pouvait améliorer leur situation...

  • 18 septembre 2024 - Nouvelle série d'explosions, touchant cette fois des talkies-walkies, autre technologie "antique" supposément moins sensible que celle de notre époque : 14 morts et 450 blessés de plus. Ces attaques et celles de la veille n'empêchent pas le Hezbollah de poursuivre ses tirs sur des cibles militaires israéliennes - détails.

  • 19 septembre 2024 - Le bilan (encore provisoire) des massacres israéliens s'établit entre-temps à 32 morts et plus de 5.000 blessés, comme l'a signalé Hassan Nasrallah dans un discours. Les terroristes de Tel Aviv pensent qu'ils pourront, sinon vaincre le Hezbollah, du moins le neutraliser et découpler son action de ce qui se passe à Gaza : c'est une illusion... Les laquais occidentaux du sionisme, aux abonnés absents quand il s'agit de dénoncer le terrorisme de leurs maîtres, parlent toujours d'un "repli volontaire" du Hezbollah au nord du Litani.

    Nasrallah : "Nous disons à l'ennemi : le front libanais ne s'arrêtera pas avant la fin de la guerre à Gaza ! Cela fait bientôt 12 mois qu'on le dit. Malgré tous ces massacres, ces blessés, ces sacrifices, je le dis : quels que soient les obstacles et les sacrifices, la résistance au Liban n'arrêtera pas son soutien à Gaza, à la Cisjordanie et à la Palestine !..."

    Simultanément, les opérations de la Résistance libanaise contre les massacreurs sionistes continuent - détails. C'est sans doute un "coup douloureux" pour ces derniers, comme l'écrit Al-Manar, mais loin d'être suffisant. Tant que ces ordures ne crèveront pas par milliers, rien ne changera... Et il serait grand temps aussi de s'occuper des "civils", qui sont les premiers à applaudir quand les enfants arabes meurent...

  • 20 septembre 2024 - Des missiles israéliens détruisent un immeuble résidentiel de la banlieue sud de Beyrouth situé dans une rue bondée. Bilan : plus de 60 morts dont une majorité d'enfants et de femmes.

    10 opérations anti-israéliennes de la Résistance. Plus de 200 roquettes sur le Golan et la Haute Galilée.  Très bien, mais à quand les roquettes sur les zones densément peuplées de Haïfa et de Tel Aviv ?...


    A Washington, Donald Trump commente les événements à sa façon :

    C'est en principe une excellente nouvelle car il a peu de chances d'être réélu en novembre - voir ici.  [On peut se tromper...]

  • 22 septembre 2024 - En réponse aux attaques sionistes, la résistance libanaise bombarde la base aérienne israélienne de Ramat David au sud-est de Haïfa ainsi que diverses colonies juives dans le nord de la Palestine occupée.


    Colonie de Moreshet (prononcez more shit) :

    Grâce à Satanyahou, les colons vont sûrement revenir en masse...

  • 23 septembre 2024 - Raids israéliens ininterrompus contre le Sud-Liban et la Bekaa : au moins 500 morts et plus de 1.600 blessés. Ce sont les attaques les plus meurtrières depuis la guerre de 2006.

    D'un autre côté, selon Al-Manar, de nombreuses explosions ont été entendues à Haïfa, mais vraiment rien de comparable à ce qu'endure le Liban depuis une semaine : les barbares israéliens ne reçoivent pratiquement que des égratignures. Quand verra-t-on, de la part du Hezbollah, une réaction digne de ce nom ?... Sans vouloir diminuer en rien les mérites de la Résistance libanaise, il est probable que les dirigeants iraniens, qui décident de la stratégie globale, font tout pour freiner son ardeur. Pour la plus grande satisfaction de l'Etat terroriste juif, les "lignes rouges" et autres menaces en l'air de Téhéran ressemblent de plus en plus à celles de Poutine vis-à-vis de l'Ukraine et de l'OTAN...

  • 24 septembre 2024 - Le Hezbollah frappe à trois reprises l'aéroport militaire de Megiddo, à l'ouest d'Afula, ainsi qu'une usine de matières explosives (Al-Manar).  Tandis que les nazis juifs massacrent les civils libanais, le Hezbollah se contente de frapper des sites militaires...

    Réaction des grandes gueules de Téhéran ? Pezeshkian : Nous avons les capacités appropriées pour frapper Israël et nous répondrons au moment opportun - c'est-à-dire entre les calendes grecques et la Saint-Glinglin, comme nous l'avons "promis" des douzaines de fois auparavant - voir ici.

    Médias israéliens : Haïfa est vide, les missiles du Hezbollah ont eu un impact immédiat. Pourquoi ne pas pas détruire les immeubles vides pour empêcher le retour de ces fumiers ? Ils sont tous pour la guerre : plus Satanyahou massacre de civils palestiniens et libanais, plus sa cote de popularité augmente.

    FINUL : les attaques contre les civils constituent une violation du droit international et l'escalade doit être réduite. On sait que la FINULLE (une émana-sion de l'ONULLE) collabore avec l'Etat terroriste juif, à qui elle signale la position des combattants de la Résistance.

  • 25 septembre 2024 - Le Hezbollah cible le quartier général du Mossad à Tel Aviv avec un missile Qader 1 de longue portée, utilisé pour la première fois dans cette guerre (Al-Manar). Le ministère de la Vérité de l'Etat menteur juif déclare avoir intercepté l'engin. Comme toujours, les missiles tirés contre Israhell représentent soit une épouvantable menace (avant le tir) soit un échec total (après). Vu que la censure sioniste veille et que le Hezbollah n'a personne sur place pour constater les dégâts, on ne connaîtra jamais le résultat exact de l'opération. On sait seulement que des explosions ont été entendues dans la région centrale, que l'aéroport a été fermé et que les abris étaient pleins.

    La Résistance libanaise a également attaqué diverses bases militaires mais aucune cible civile notable, à part quelques colonies de Galilée.

  • 26 septembre 2024 - Pour éviter à leurs maîtres israéliens d'avoir à se lancer dans une invasion terrestre du Liban qui se terminerait comme les deux précédentes (2000, 2006) par une douloureuse défaite, les USA, la France et quelques autres vassaux appellent à une trêve de 21 jours. Elle permettrait aux colons juifs de rentrer "chez eux" dans le nord de la Palestine occupée, et à Satanyahou de crier victoire tout en poursuivant le génocide de Gaza.

    Al-Manar : Pas de répit pour les opérations de résistance anti-israéliennes. 150 roquettes dont 80 sur Safed en riposte à l'offensive barabare contre les civils.  Un missile a également été lancé sur Tel Aviv depuis le Yémen (à 2.000 km) et ce n'est pas le premier. La Résistance irakienne est elle aussi active (frappe sur Tibériade).

  • 27 septembre 2024 - L'Etat terroriste juif bombarde massivement les immeubles résidentiels de la banlieue sud de Beyrouth à l'aide de bombes anti-bunker de 900 kg. Malgré les annonces officielles ridiculement basses (8 morts et 90 blessés), les victimes doivent se compter par centaines. Si ce n'est pas encore "la vraie guerre", c'est simplement parce que le Hezbollah ne réagit pas comme il le pourrait (comme il le devrait). Mais il est peu probable que les poules mouillées de Téhéran lui permettent de passer à la vitesse supérieure... Après dix jours d'attaques israéliennes intenses, tout cela n'a plus aucun sens, autant capituler tout de suite...


     
    Téhéran : Pourquoi combattre le terrorisme israélien ? Les slogans habituels sont bien suffisants...

    Si vous voyez une analogie entre la stratégie russe face à l'OTAN et la stratégie iranienne face à Israhell, vous n'avez pas tort : les deux pays sont en effet partenaires :

    Bien sûr, le partenariat de la Russie avec l'Iran n'est pas aussi étroit ni aussi intime qu'avec l'Etat génocidaire, mais quand même... Poutine prodigue volontiers ses conseils à son homologue de Téhéran. En particulier, il lui apprend l'art et la manière de ne pas gagner quand il le pourrait, et de prendre tout son temps avant de passer à la phase deux. Cette stratégie gagnante a été enseignée à Poutine par son partenaire et ami de Tel Aviv, c'est tout dire...

  • 28 septembre 2024 - On apprend la mort de Hassan Nasrallah. Le chef du Hezbollah a été tué dans le bombardement de la veille sur la banlieue sud de Beyrouth. Deux conclusions pour le moment : 1) les mesures de sécurité prises autour de sa personne n'étaient pas vraiment optimales - 2) les dirigeants iraniens peuvent retourner se coucher... en attendant que vienne leur tour.

    Tandis que les criminels de guerre israéliens bombardent de plus belle la capitale libanaise ainsi que Tyr et d'autres villes du sud et de la Bekaa, le Hezbollah décapité poursuit ses tirs, nombreux mais bien modestes quand on pense à ce qu'ils pourraient être. Grâce à l'Iran, les grands centres de l'Etat voyou restent épargnés, et ça ne va pas changer maintenant que Nasrallah n'est plus là.

    Catastrophe libanaise et responsabilité iranienne

  • 29 septembre 2024 - Selon cet article du quotidien libanais L'Orient-Le Jour, la mort de Nasrallah est survenue au cours d'une "réunion de membres haut placés du Hezbollah, dans une salle souterraine située à environ 20 mètres en dessous du sol... La réunion devait permettre à certains d'exprimer leur frustration face au fait que l'Iran les empêche de répondre plus vigoureusement aux attaques israéliennes..."

    De toute évidence, l'Etat terroriste juif a appris par ses espions sur place où exactement se trouvaient les participants, et a pu ainsi les tuer à l'aide de bombes anti-bunker de 900 kilos de fabrication américaine (modèle BLU-109 équipé d'un kit de guidage JDAM).

    Non seulement les mesures de sécurité accompagnant cette réunion au sommet censée être clandestine laissaient à désirer, en dépit des nombreux assassinats survenus dans le passé, mais les hommes morts ce jour-là se croyaient à l'abri sous ces quelques mètres de béton. Ni eux ni leurs conseillers militaires iraniens ne semblaient connaître l'existence de telles armes israélo-américaines. Et s'ils étaient au courant, ils ont délibérément ignoré le danger, ce qui est encore pire...

    Deux jours après les assassinats, la frustration évoquée par le journal n'a certainement pas disparu, bien au contraire. Mais tout continue comme avant : toujours pas de véritables frappes du Hezbollah.


    Tir du Hezbollah sur Haïfa : cherchez l'erreur.



    Et toujours la même hypocrisie iranienne :

  • 30 septembre 2024 - L'Etat terroriste juif prétend avoir commencé son invasion terrestre "limitée" du Liban, mais n'apporte aucune preuve concrète à ce sujet. Compte tenu de la stricte censure israélienne, il est impossible de savoir ce qui se passe vraiment, et cela ne concerne pas seulement les ripostes du Hezbollah, probablement aussi modestes que les jours précédents.

    Le site d'Al-Manar est inaccessible. Al-Mayadeen, et L'Orient-Le Jour ne sont malheureusement pas très utiles. Le journal francophone de Beyrouth, après une courte phase d'objectivité, retrouve petit à petit sa tendance habituelle, plus proche de Tel Aviv que de la Résistance. En ce moment, il fait de la propagande pour l'application à sens unique de la résolution 1701 de l'ONU de 2006 : le Hezbollah doit se retirer de la zone comprise entre la frontière et le Litani, Israël ne se retire de rien du tout et conserve les territoires libanais qu'il occupe depuis des lustres (Fermes de Chebaa, Al-Ghajar - carte). C'est d'ailleurs la position du Premier ministre Mikati (voir plus haut) qui est un peu le cheval de Troie des pays occidentaux sionisés, pas encore ouvertement anti-Hezbollah, mais cela ne saurait tarder.

  • 1er octobre 2024 - L'Iran continue de se moquer du monde et surtout de ses alliés : Pezeshkian lance contre Israël une "attaque de missiles" qui se solde par le bilan "zéro mort, zéro blessé, zéro dégât" - une "action" encore pire que celle de son prédécesseur Raïssi six mois plus tôt, pour "venger" l'assassinat des généraux iraniens à Damas - voir ici.

    Au même moment, deux résistants palestiniens tuent à eux seuls au moins sept Israéliens au cours d'une fusillade à Jaffa, près de Tel Aviv, comme pour faire honte aux dégonflés de Téhéran. Le drame du Hezbollah, c'est qu'il a ces lavettes pour principal soutien...



    Depuis un an, les "erreurs" d'Israël ont coûté la vie
    à 45.000 Palestiniens et 2.000 Libanais, au bas mot...

    Réveillez-moi le jour où ces couilles molles iraniennes auront
    complètement détruit l'infrastructure de l'Etat terroriste juif...

    Bien vu : Thierry Meyssan et Cie se demandent si l'Iran a vraiment bombardé Israël et si Téhéran ne surjoue pas sa réaction.

  • 2 octobre 2024 - Le Hezbollah, lui, ne fait pas semblant de combattre la racaille sioniste. A Adaïssé (à la frontière, au sud de Marjayoun - carte), il tend une embuscade réussie à une meute de tsahalopards qui tentait une petite invasion terrestre - détails (Al-Mayadeen). Nombreux morts et blessés, il faut plusieurs hélicos pour récupérer les morceaux...

    Situation similaire à Maroun er-Ras (également à la frontière, au sud de Bent-Jbail - plus à l'ouest sur la carte). Le point le plus avancé que les mythomanes sionards aient atteint dans leur "invasion terrestre" du Liban est situé à 400 m de la frontière, et ils n'y sont pas restés longtemps : retour au pas de course en 44 secondes (record olympique).

    Si le pouvoir iranien était aussi courageux que le Hezbollah, l'Etat terroriste juif serait déjà effacé de la carte... En dix minutes, la Résistance libanaise a liquidé plus d'Israéliens (8 selon le bilan minimisé de Tel Aviv) que l'Iran au cours des 45 dernières années.

  • 3 octobre 2024 - Le Hezbollah repousse plusieurs tentatives d'infiltration des forces d'occupation israéliennes. Au moins 28 opérations. 17 sodats tués (Al-Manar). Mais toujours aucune destruction au niveau de l'infrastructure d'Israël (ni civile, ni militaire), alors que les bombardements de l'Etat terroriste sur le Liban sont incessants.

  • 4 octobre 2024 - Comme deux jours plus tôt : Encore une belle embuscade du Hezbollah à Adaïssé (Al-Mayadeen). Ces cons de sionistes ("troupes d'élite") aiment tellement ça qu'ils en redemandent. A cause de la stricte censure militaire, on ne connaît pas le bilan exact, probablement une vingtaine de tsahalopards liquidés. Mais c'est vraiment injuste que les civils de l'Etat voyou ne puissent pas en profiter, sous prétexte que les dirigeants iraniens chient dans leur froc...

    Pareil dans le sud-ouest (Yaroun et Maroun) où Satanyahou n'hésite pas à sacrifier 20 de ses soldats rien que pour avoir une photo (soi-disant) prise dans un village libanais (Al-Manar). Sacrifier c'est bien, mais 20 c'est pas assez...

    Al-Manar : Aucun village libanais n'a été occupé. A Césarée (sur la côte, à 40 km au sud de Haïfa), le Führer juif a été supris par un tir de missile du Hezb et a dû s'enfuir vers un abri en serrant les fesses : le pire massacreur d'enfants de notre époque est trop lâche pour affronter le moindre danger...

  • 6 octobre 2024 - Souffrance juive :

     
    Certaines attaques contre l'Etat voyou juif le plus gravement frappé de tous les temps sont encore plus graves.

    Et vous n'avez pas vu celles qui frappent ses alliés.

    Alors ne venez pas nous embêter avec Gaza, bande d'antisémites...

  • 7 octobre 2024 - A Tel Aviv, les tueurs sionistes fêtent un an de génocide. Dans un monde idéal, l'Iran fêterait avec eux en leur balançant sur la gueule quelques missiles commémoratifs. Malheureusement, il ne faut pas y compter : Téhéran préfère attendre d'être attaqué et génocidé à son tour... Alors rien ne va changer, du moins pas en bien : le Hamas va continuer de se battre tout en soignant et nourrissant les prisonniers juifs que l'armée des tsahalos n'a pas encore réussi à liquider ; le Hezbollah lui aussi va poursuivre son combat aussi longtemps que l'Iran lui fournira armes et munitions... et lui permettra de se défendre un peu (mais pas trop).

    En riposte aux raids israéliens meurtriers contre les civils, la Résistance frappe deux bases à Haïfa et Tibériade. Mais elle n'a toujours pas le droit de frapper les civils des grandes villes, c'est-à-dire là où ça ferait vraiment mal aux génocidaires.

    Maman, j'en veux encore : Infiltration israélienne vers Adaïssé repoussée. 15 soldats tués ou blessés.



    Scott Ritter pense qu'Israël n'a pas le dessus.

    En janvier 2024, cet "expert" prédisait que Kharkov et Odessa
    feraient partie de la Fédération de Russie en septembre (c'était la semaine dernière).

    Scott Ritter ou pas, la sécurité des Israéliens n'est pas garantie par
    leur "dôme de fer" mais par l'incroyable lâcheté des dirigeants iraniens
    .




    ET IL Y A ENCORE PIRE QUE LA LÂCHETÉ :

    voir également ici

  • 9 octobre 2024 - Al-Manar : La Résistance contraint les forces d'occupation à battre en retraite à Labouneh. De nouvelles frappes contre Haïfa.
    (Labouneh se trouve dans le sud-ouest, à la frontière, non loin de la Méditerranée - carte.)



    Défendre le territoire libanais ?
    Qu'est-ce que cette armée d'opérette attend pour le faire ?
    (L'agression israélienne à grande échelle a commencé il y a trois semaines.)

  • 10 octobre 2024 - Tandis que les raids meurtriers sur Beyrouth se poursuivent et que les tsahalopards prennent aussi pour cible leurs copains de la FINUL, la Résistance repousse toutes les tentatives d'infiltration en territoire libanais, avec entre autre un beau carton à Ras al-Naqoura (extrême sud-ouest) - détails. Tirs de missiles également sur la ville fantôme de Kiryat Shmona (nord-est de la Palestine occupée - carte) où il n'y a plus que des militaires de l'armée du crime. C'est le genre de réaction que Téhéran permet encore au Hezbollah.



    En direct de Beyrouth :
    Que faire quand on est au bord du gouffre et qu'on ne veut pas faire un grand pas en avant ?

  • 12 octobre 2024 - Les jours se suivent et se ressemblent : des centaines de Libanais meurent sous les bombardements de l'Etat terroriste juif ; le Hezbollah réplique comme il peut (exemple) mais sans vraiment faire de mal à l'ennemi. Au contraire, il avertit les colons pour qu'ils puissent s'éloigner des bases militaires israéliennes visées (!) probablement à la demande de Téhéran qui veut prouver aux Américains qu'ils peuvent lui faire confiance et l'accepter de nouveau à la table de "négociation". Ces cons-là croient vraiment que Washington va leur faire une fleur...

    Pour le moment, et c'est déjà ça, la Résistance libanaise a encore le droit de repousser les tentatives d'infiltration de la racaille sioniste, toujours aux mêmes endroits dans le sud-ouest. Mais pour combien de temps encore ?...

  • 14 octobre 2024 - Frappe chirurgicale du Hezbollah sur un camp de la brigade Golani de l'armée terroriste à Binyamina (à une trentaine de kilomètres au sud de Haïfa). On dénombre au moins quatre morts et plus de 60 blessés.

    Et comme tous les jours à la frontière sud, embuscade réussie contre des tsahalopards qui tentaient de s'infiltrer au Liban, cette fois à Ramieh (à 20 km de la côte). Bilan : plus de 20 envahisseurs tués ou blessés. Ces raclures sionistes s'étaient planquées derrière une position de la FINUL - quand elles ne lui tirent pas dessus, elles profitent de sa complicité. Avec un avantage dans le cas présent : l'Etat menteur juif peut prétendre que c'est le Hezb qui attaque l'ONU...

  • 15 octobre 2024 - Le quotidien francophone libanais L'Orient-Le Jour (titre complet : L'Orient-Le Jour et Israël-La Nuit) devient de plus en plus vomitif avec ses articles de propagande (souvent payants !) que l'on dirait rédigés à Tel Aviv. Aujourd'hui, la Perle de l'Orient sioniste se fait l'écho des propos de Najib Mikati, qui annonce avoi reçu "des sortes de garanties américaines sur une réduction de l'escalade israélienne à Beyrouth et dans la banlieue" (comme si ce que fait l'Etat terroriste juif se décidait aux Etats-Unis). Mikati, cette sorte de Premier ministre, ajoute que "l'armée libanaise est prête à se déployer au sud" (pour protéger Israël des actions de la Résistance). Ce qu'il appelle l'armée libanaise, c'est cette grotesque bande de clowns dont on a parlé le 9.10 - voir un peu plus haut. Quand les génocidaires bombardent le Liban (maintenant également au nord, à Aïto, 22 morts), cette soi-disant armée préfère rester cachée.

  • 17 octobre 2024 - Toujours pas de véritable guerre côté Résistance libanaise, les civils israéliens peuvent dormir tranquilles... et applaudir leur Führer une fois réveillés. Mais les actions des jours précédents se répètent à la frontière : aujourd'hui c'est dans le triangle Aïta-Ramieh-Qawzah ainsi qu'à Labouneh (carte) que les tsahalos essaient de passer en force avant d'être refoulés ou grillés dans leurs chars Merdava (40 tués ou blessés).

  • 19 octobre 2024 - Un drone de la Résistance libanaise frappe de plein fouet la résidence d'Adolf Satanyahou à Césarée, à 70 km de la frontière, causant une énorme explosion selon les témoins - détails sur le site d'Al-Mayadeen. Malheureusement, le Führer judéo-nazi ne se trouvait pas sur place... Les merdias de l'Etat menteur juif, plus que jamais soumis à la censure, ne peuvent publier aucune information concernant l'impact.


    En prime, quelques attaques de moindre ampleur dans le nord d'Israhell :

    Voilà ce qui arrive quand on est mal garé...

  • 30 octobre 2024 - Al-Manar : La Résistance frappe les militaires israéliens aux abords de Khiam. Cette localité du sud-est du Liban se trouve à 5 km à vol d'oiseau de la frontière (carte). C'est l'endroit le plus avancé où les tsahalopards soient parvenus sans en avoir été repoussés (pour le moment).

    Le fait que le Hezbollah n'ait toujours pas l'autorisation iranienne de mener une véritable guerre en s'en prenant aussi aux cibles civiles comme le fait l'Etat terroriste juif (qui ne fait que ça), constitue un sérieux handicap pour la Résistance. En attendant, le nouveau chef du Hezbollah fait de beaux discours, semblant ignorer que les génocidaires s'apprêtent à le tuer lui aussi, après Nasrallah et d'autres cadres de l'organisation, dès que les traîtres de Téhéran auront communiqué ses coordonnées à l'ennemi (voir l'article de Thierry Meyssan du 8.10.24).

  • 2 novembre 2024 - Toujours rien de nouveau : tirs du Hezbollah contre des bases militaires israéliennes et pas grand-chose d'autre, et surtout pas contre les civils de l'Etat voyou - alors qu'en sens inverse, les massacres continuent dans la banlieue sud de Beyrouth, à Baalbeck, à Tyr, Nabatiyé, Marjeyoun, Bint Jbeil etc... Et les envahisseurs sont toujours au sud de Khiam, en territoire libanais.

    Le Hezbollah, qui a remporté deux victoires contre la racaille sioniste, en 2000 et en 2006, parviendra-t-il à en remporter une troisième ?... Avec cette stratégie (ou absence de stratégie) imposée par l'Iran, il est permis d'en douter - le dicton "Jamais deux sans trois" n'a pas été inventé à Téhéran...





  • 23 novembre 2024 - La Résistance libanaise se poursuit - avec le Hezbollah (qui est LA Résistance) mais sans l'Iran. Les dégonflés de Téhéran sont en effet impatients que Trump les invite à la table de "négociation" (synonyme américain de capitulation).

    Sur le terrain, au Liban, les destructions causées par Israël sont toujours plus considérables (encore un immeuble de 8 étages détruit à Beyrouth) ; le Hezbollah, lui, continue de se concentrer sur les bases militaires de l'ennemi, visant de plus en plus loin (aujourd'hui Ashdod au nord de Gaza, à plus de 150 km du Liban) mais contraint de rationner ses munitions. Si jamais il s'en prenait aux civils de l'Etat génocidaire, il est probable que l'Iran mettrait fin aussitôt à toute forme d'aide, aussi réduite soit-elle.

  • 27 novembre 2024 - Un accord de cessez-le-feu comportant les modalités suivantes a été conclu entre les USA (représentant Israël) et le gouvernement libanais dont fait partie le Hezbollah. Des pourparlers avaient eu lieu par l'entremise du président du Parlement, Nabih Berry (du parti chiite Amal, allié du Hezbollah) ainsi que du Premier ministre sunnite Mikati. Le texte de l'accord (pratiquement inapplicable) rappelle celui de 2006 (jamais appliqué).

    Chacun présente l'affaire comme une grande victoire pour son camp, que ce soit Satanyahou ou la Résistance. Al Manar : Capitulation face au Hezbollah - Tel Aviv devait conclure l'accord avant de s'enfoncer dans le bourbier libanais - Israël n'a pas pu imposer ses conditions politiques.

    Communiqué du Hezbollah

    Vidéo : Thierry Meyssan sur le cessez-le-feu au Liban (et l'inculpation bidon de Netanyahou).

  • 6 décembre 2024 - L'Etat terroriste juif continue de bombarder le sud du Liban en violation du cessez-le-feu : il le peut car il a tous les droits. Le Hezbollah, pour sa part, reste tranquille, soit parce qu'il n'a plus guère de munitions depuis que l'Iran l'a lâché et que la Syrie est elle-même attaquée par l'alliance israélo-turco-terroriste (voir plus bas Syrie 29.11.24), soit parce que la trahison iranienne est pire encore que ce que l'on sait depuis peu.

  • 10 décembre 2024 - Maintenant que la Syrie, trahie et vendue par ses "protecteurs" russes et iraniens, s'est effondrée (voir plus bas Syrie 8.12.24), le Hezbollah est bien seul. Il n'est pas très difficile de deviner la suite...

  • 12 décembre 2024 - Israël bombarde Khiam après le déploiement de l'armée libanaise (Al-Manar). Et encore des raids et des dynamitages de maisons un peu partout, de Marjayoun à la Bekaa... Bref, devant le vide qui existe à présent sur le terrain, l'Etat terroriste juif se comporte au Liban exactement comme il le fait en Syrie.

  • 14 janvier 2025 - Après plus de deux ans de vacance (voir plus haut), les pays occidentaux réussissent à faire nommer un nouveau Président libanais, le général Joseph Aoun, chef de l'armée d'opérette du pays (plus haut 9.10.24). Malgré les apparences, cet Aoun-là n'a aucun lien de parenté avec son prédécesseur, le patriote Michel Aoun. Si le choix de Macrotte et Cie a pu s'imposer à Beyrouth après 14 élections ratées au Parlement, c'est parce que le Hezbollah et ses alliés ont cessé leur blocage. D'ailleurs, le Hezbollah, décapité militairement grâce à ses "amis" de Téhéran, n'existe plus vraiment au niveau politique où il se présente comme le "bloc de la Loyauté à la Résistance".

    Un nouveau Premier ministre est également sur le point d'être nommé, le juge Nawaf Salam, pur produit de la politique américano-libanaise. Une page est tournée...

  • 24 janvier 2025 - Al-Manar : Les forces israéliennes resteront après les 60 jours prévus par le cessez-le-feu.

  • 10 février 2025 - "Cessez-le-feu" au sens sioniste du terme : Frappes israéliennes au Liban-Sud et dans la Bekaa.

  • 28 avril 2025 - Agression israélienne visant la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban.

  • 2 mars 2026 - Dans le cadre de sa nouvelle guerre contre l'Iran, l'Etat génocidaire juif attaque massivement Beyrouth et le sud du Liban, prétextant des "frappes du Hezbollah". L'organisation chiite est très affaiblie militairement : là où elle est encore présente sur le terrain, elle manque cruellement d'armes et de munitions depuis que le régime iranien des marchands de tapis l'a lâchement trahie et abandonnée. L'objectif des sionistes est la destruction du Liban avant son annexion pure et simple. Et c'est ce qu'ils font - avec l'aide des Etats-Unis et la complicité du gouvernement libanais qui parle de désarmer (encore plus) le Hezbollah au lieu de défendre le pays. L'armée régulière est plus inutile que jamais.

  • 15 mars 2026 - Deux semaines après le début de leur opération Transformons Beyrouth en second Gaza, les génocidaires israéliens ont déjà massacré un millier de civils, probablement beaucoup plus, et causé le déplacement d'un million de personnes. La Résistance, pas encore disparue, fait ce qu'elle peut pour empêcher les tueurs sionistes de prendre leur revanche sur 2006, mais c'est bien entendu très difficile, pour ne pas dire impossible.

    De Gaza au Liban et à l'Iran : la normalisation des atrocités. La totale soumission de Donald Trump à ses maîtres judéo-nazis de Tel Aviv met toute la région à feu et à sang et menace même le reste du monde. La solution, s'il y en a une, réside à Téhéran. Seul les Iraniens ont les capacités "techniques" nécessaires pour mettre fin une fois pour toutes aux monstruosités sionistes. Ce qui leur manque, jusqu'à nouvel ordre, c'est la volonté de le faire. L'occasion est là, pour la dernière fois sans doute, mais sauf miracle, ils la laisseront passer...

  • 24 mars 2026 - Les collabos du gouvernement libanais rompent les relations diplomatiques avec Téhéran et expulsent l'ambassadeur iranien. Bien entendu, ils ne font rien pour expulser la soldatesque israélienne qui détruit une grande partie du Liban pour s'y installer à demeure. Le Hezbollah, lui, résiste tant bien que mal et parvient même à surprendre la racaille sioniste en réactivant ses vieux missiles pour les balancer sur le nord de la Galilée (Palestine occupée), une région qui commence à devenir invivable. Et au Sud-Liban, plusieurs chars Merdava brûlent avec leurs tsahalopards à bord, offrant un petit air de déjà-vu malheureusement trop rare après la trahison iranienne.

  • 8 avril 2026 - Après que les dirigeants iraniens, avides de retourner à la table de capitulation, aient conclu un "cessez-le-feu" de deux semaines avec les Etats-Unis, l'Etat terroriste juif bombarde massivement le Liban, tuant 250 civils en l'espace de dix minutes, et ce n'est qu'un début. Adolf Satanyahou, en toute impunité comme toujours, s'en donne à cœur joie et nargue ses victimes en prétendant que le dit "cessez-le-feu" ne concerne pas le Liban. Grâce à son vassal américain de la Maison Blanche, le Führer judéo-nazi sait qu'il ne risque rien.

  • 17 avril 2026 - Le régime génocidaire de Tel Aviv, aprés avoir "négocié" avec les traîtres du "gouvernement" de Beyrouth, annonce un "cessez-le-feu", au sens juif du terme et seulement parce que Trump lui a "interdit" de bombarder le Liban - voir ici. Sur le terrain, presque rien n'a changé, les tueries et les destructions se poursuivent à un niveau légèrement réduit. Mais de toute évidence, les massacreurs sionistes ne sont toujours pas venus à bout de la Résistance comme ils l'espéraient.

  • 24 avril 2026 - Bombardements israéliens continuels sur le Sud-Liban. Et quand les tsahalopards ne bombardent pas, ils pillent à grande échelle, à tel point que même la presse israélienne en parle (voir ici).

  • 1er juin 2026 - Rien de bien nouveau au Liban, sinon que les nazis juifs de Tel Aviv détruisent et massacrent de plus belle, tandis que la communauté interna-sion-ale continue de se taire. La Résistance poursuit ses activités tant que ses stocks d'armes et de munitions, non renouvelés par le régime des marchands de tapis, ne sont pas encore complètement épuisés. Il est difficile de savoir si les pertes subies par les tsahalopards et autres racailles sionistes, aussi bien au Liban que dans le nord de la Palestine, sont vraiment aussi "conséquentes" que ce texte semble le suggérer. On le souhaite mais sans trop y croire...








 SYRIE       Carte de la Syrie


  • 13 janvier 2014 -  Préparer Genève 2  par Thierry Meyssan.

    Un article un peu confus (comme la situation sur le terrain) et surtout à des années-lumière des prédictions de l'été dernier.

    On retiendra que "l'opposition armée laïque" ("ASL - Armée syrienne libre" ou "coalition") n'existe pas et n'a jamais existé que sur le papier. Les groupes terroristes se combattent entre eux, soutenus par l'Arabie Saoudite (Front islamique), le Qatar (Al-Nosra) et la Turquie (EIIL - Emirat islamique d'Irak et du Levant). L'EIIL, faute de succès en Syrie, est allé récemment semer la terreur en Irak (à Ramadi et Falloudja). L'armée nationale syrienne aurait progressé (elle progresse depuis trois ans).

    Derrière les trois pays agresseurs (Arabie, Qatar, Turquie) se profilent bien entendu Washington et Tel Aviv, aidés de leurs vassaux otano-européens. C'est là que se décide en fin de compte la poursuite ou l'arrêt de la guerre en Syrie. La Russie, elle, ne fait pas le poids et n'a d'ailleurs nullement l'intention de peser dans la balance. L'Iran, dont le propre sort est en suspens, ne participera probablement pas à la conférence, car les Américains (c'est-à-dire les sionistes israéliens) s'y opposent.

    A moins que Moscou ne fasse pression sur Assad pour qu'il capitule, on ne voit pas sur quoi pourrait déboucher Genève 2. L'article parle de "reconstruction" - sans doute comme en Irak, en Afghanistan, en Libye, etc...

    Sur l'inutile Genève 1, voir ici : 30 juin 2012.

  • 17 janvier 2014 -  Interview de Thierry Meyssan sur la situation en Syrie

  • 22 janvier 2014 - Smoke on the Water - Enfumage à Montreux

    La conférence dite de "Genève" 2 s'ouvre à plus de 80 km de là, à l'autre bout du lac Léman.

    38 pays ou organisations participent à cette conférence : Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Canada, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Norvège, Suède, Espagne, Italie, Suisse, Turquie, Arabie Saoudite, Egypte, Emirats Arabes Unis, Jordanie, Koweït, Liban, Irak, Indonésie, Algérie, Maroc, Oman, Qatar, Afrique du Sud, Brésil, Mexique, Inde, Japon, Union Européenne, Ligue Arabe, Conférence Islamique.

    Côté syrien, on a invité le gouvernement légal et légitime de Damas, mais en lui mettant des bâtons dans les roues - voir un peu plus bas. Egalement présent : un groupe fantoche baptisé "opposition" ou "coalition nationale syrienne", qui ne représente que lui-même, c'est-à-dire rien - pas même les terroristes qui sévissent en Syrie.

    Alors que des pays n'ayant strictement rien à voir avec la Syrie ont été conviés, l'Iran reste exclu sur ordre de la mafia sioniste. L'écrasante majorité des participants est hostile à Damas, tandis que les "alliés" russes et chinois du président Assad affichent leur "neutralité". Etant donné qu'ils n'ont pas été en mesure (ou n'ont pas eu la volonté) d'imposer la présence de l'Iran à Montreux, on ne peut rien attendre d'eux pour aider Damas.

    L'UE tente de saboter la conférence de Genève 2 - Sous prétexte d'appliquer les "sanctions internationales", la France interdit à la délégation syrienne le survol de son territoire (nécessaire pour se poser à Genève) et "la Grèce refuse de fournir du carburant à l'avion syrien qui attend depuis plusieurs heures sur le tarmac d'Athènes". (On peut se demander ce que les Syriens allaient faire à Athènes. Peut-être ont-ils été contraints à atterrir après avoir été refoulés de Genève...)

    Accusations de Carter-Ruck contre la Syrie - A point nommé pour l'ouverture de la conférence, les agresseurs lancent contre leur victime de nouvelles accusations de crimes de guerre soi-disant étayées par des photos bidon présentées par un cabinet d'avocats londoniens. Ces individus sont connus pour leur partialité, en particulier le sioniste David Crane, ancien responsable de la CIA, "qui dirige depuis le début de la guerre contre la Syrie un programme en vue de traduire Bachar Al-Assad devant une cour spéciale internationale". On ne peut même pas dire que Crane est un sayan, car cela supposerait que lorsqu'il œuvre pour la cause israélienne, il le fait en cachette, ce qui n'est pas le cas.

    On a l'impression que Genève 2 va servir de "tribunal anti-régime" pour mieux opérer la "transition" voulue par Genève 1...

  • 23 janvier 2014 -  A Montreux, Lakhdar Brahimi, émissaire de l'ONU pour la Syrie, s'efforce d'organiser une "rencontre bilatérale" entre la délégation du gouvernement de Damas et celle de "l'opposition" syrienne, mais sans contact direct. Comme on a pu le constater la veille, lors des allocutions télévisées des deux parties, elles n'ont aucun point commun. Les "opposants", poussés par leurs sponsors occidentaux, "exigent" le départ d'Assad. Les représentants de la Syrie veulent parler de la lutte contre le terrorisme.

    Même si les clowns de "l'opposition" en avaient l'intention, ce qui n'est pas le cas, ils ne pourraient rien faire dans ce domaine, puisque personne sur le terrain ne leur obéit. S'ils acceptaient un cessez-le-feu, cela n'aurait pas la moindre incidence, étant donné que toutes les bandes armées qui ravagent la Syrie dépendent d'Al-Nosra, de l'EIIL ou du Front islamique, sur lesquels "l'opposition" de Montreux n'a aucune influence (voir un peu plus haut 13 janvier).

    Les pays de l'OTAN et du Golfe, qui recrutent les terroristes, les arment et les financent, sont présents à la conférence, mais ce n'est evidemment pas pour rétablir la paix (pour cela, il suffirait qu'ils cessent de recruter, d'armer et de financer). Non, ils sont venus dans l'espoir d'obtenir par la "diplomatie" ce qu'ils n'ont pu obtenir par trois ans de guerre d'agression baptisée "guerre civile". Et ils espèrent atteindre cet objectif avec l'aide de la Russie et de la Chine.

    Tout cela pour le plus grand bien de leur maître à tous, Israël, qui ne participe pas à Genève 2 car il a pour principe de ne jamais négocier quoi que ce soit, et surtout pas directement. Les sionistes privilégient le lobbying lourd et systématique, la corruption active (avec l'argent des autres), les intrigues, les manipulations en coulisses et les guerres par procura-sion. Car cette guerre qui perdure en Syrie est bel et bien une guerre israélienne.

  • 28 janvier 2014 -  Rêve humide des stratèges de l'Etat voyou juif : US and Israeli buffer zones under Syrian rebel control designed to contain al Qaeda advances  (sur le site DebkaFile).

    Par USA interposés, ils veulent mettre en place deux "zones tampons" en Syrie : la première au sud-ouest de Damas, contiguë au Golan occupé ; la seconde au sud de la capitale, le long de la frontière jordanienne. Ces deux zones seront "sous contrôle rebelle" et auront pour but - tenez-vous bien - de "contenir l'avance d'Al-Qaïda".  Parce que "Al-Qaïda" et les "rebelles", ce n'est pas la même chose, non, non...

    Rien de nouveau, donc, à Tel Aviv, ils essaient depuis trois ans. Mais cette fois ils espèrent bien faire céder Poutine. Et si ça marche, ils pourront ensuite ériger des colonies juives dans ces deux zones, pour y accueillir les millions de Juifs chassés de France par l'antisémitisme quenellique de Dieudonné...

  • 10 février 2014 -  Comme il fallait s'y attendre, Genève 2-Montreux n'a produit aucun résultat - si ce n'est un "accord humanitaire" pour l'évacuation d'une partie des civils séqestrés à Homs par les islamistes. 600 personnes ont pu ainsi quitter la ville avec l'aide de l'ONU. Homs est occupée depuis plus d'un an par les milices takfiristes, et l'armée syrienne ne peut les en déloger aussi longtemps qu'elles retiennent des civils en otages.

    Damas a "négocié" avec l'ONU, qui à son tour a "négocié" avec on ne sait qui, probablement avec les sponsors saoudiens des terroristes, afin d'obtenir de ceux-ci qu'ils laissent partir les civils. On ignore ce que le gouvernement syrien a dû accorder en contrepartie, sans doute la libération de rats islamistes précédemment capturés. Quoi qu'il en soit, deux choses sont sûres : 1) les takfiristes sont toujours à Homs et ils détiennent encore des otages, sinon l'armée en viendrait facilement à bout - 2) la prétendue "opposition" présente à la conférence n'a joué aucun rôle dans cet "arrangement", étant donné qu'elle n'a aucune autorité sur personne.

    L'objectif des agresseurs étrangers reste le même, comme vient de le prouver Fabius Israélicus, ministre des Affaires étrangères des territoires occupés de l'ancienne République française. Il réclame en effet une résolution de l'ONU en vue de contraindre Damas à lever le siège de Homs, d'Alep et de toutes les autres villes où les bandes armées se sont incrustées. Lavrov s'oppose à une telle résolution, du moins pour le moment.

  • 12 février 2014 -  A Yabroud, petite localité apparemment statégique dans le massif du Qalamoun (au nord de Damas, non loin de la frontière libanaise - carte), il semblerait que l'armée syrienne (renforcée par des combattants du Hezbollah) soit passée à l'attaque contre les bandes islamistes qui infestent la région. Cette offensive est annoncée (ou attendue) depuis plusieurs mois.

  • 22 février 2014 -  Après l'échec de Genève 2, le Conseil de "Sécurité" de l'ONU adopte à l'unanimité, donc avec l'accord de la Russie et de la Chine, une résolution "demandant aux autorités syriennes d'autoriser immédiatement un accès humanitaire sûr et sans entrave aux organismes humanitaires des Nations Unies et à leurs partenaires... et de lever immédiatement le siège des zones peuplées dans le pays, dont la vieille ville de Homs".

    La résolution prévoit que "en cas de non-respect, des mesures supplémentaires seront prises". Un texte flou qui comporte les mêmes dangers d'interprétation abusive (recours à la force en vertu du chapitre VII de la Charte de l'ONU) que la résolution adoptée après l'attaque chimique dans la Ghouta de Damas - voir page précédente Syrie 21 août 2013 et 27 septembre 2013. Là aussi, seul le gouvernement de Damas a des obligations. Il doit cesser de combattre et d'assiéger les groupes terroristes dans les "zones peuplées" - mais a-t-on jamais vu une armée assiéger des zones non peuplées, c'est-à-dire vides ?...

    En 2014, les 15 pays suivants sont membres du Conseil : les 5 membres permanents (USA, Royaume-Uni, France, Russie, Chine) et 10 membres non-permanents (Argentine, Australie, Corée du Sud, Luxembourg, Rwanda, Chili, Jordanie, Lituanie, Nigeria, Tchad).

    Lavrov se flatte d'avoir réussi à faire intégrer au texte de l'ONU un passage dénonçant les groupes terroristes et "Al-Qaïda". Quel exploit !... Si Al-Qaqaïda ne respecte pas la résolution, il n'y aura qu'à bombarder sa capitale...

    Ce n'est pas seulement le terrorisme qu'il faut dénoncer (Washington ne fait que ça depuis le 11 septembre), c'est aussi et surtout les Etats qui sont derrière et qui génèrent ce qu'ils font semblant de combattre. Au moins quatre de ces Etats (USA, UK, France, Jordanie) siègent au Conseil de "Sécurité". Le délégué syrien (son pays n'est pas membre du Conseil) a dit clairement les choses... et personne ne l'a écouté.

    En Jordanie, les agresseurs mettent en place depuis plusieurs mois une armée d'invasion qui n'attend que le moment propice pour marcher en direction de Damas. Mais il s'agit d'une "résurrection" de la prétendue "ASL", donc de terroristes "modérés", donc de "l'opposition".

    Une armée de 20.000 hommes en Jordanie se prépare à attaquer Deraa et encercler Damas  (Mondialisation.ca)

    L'offensive vers Damas viendra de Jordanie  par Gilles Munier

    Avec la nouvelle résolution de l'ONU, l'offensive en question pourrait même se camoufler derrière les convois des "partenaires des organismes humanitaires des Nations Unies", et le gouvernement de Damas devrait laisser faire sans réagir, sous peine de s'attirer "des mesures supplémentaires"...

  • 15 mars 2014 -  L'armée syrienne annonce la libération de Yabroud, amorcée il y a plus d'un mois. Mais les terroristes sont toujours présents dans les environs. Depuis trois ans que dure cette guerre, c'est toujours la même chose : les rats islamistes chassés d'un endroit donné vont se réfugier un peu plus loin et continuent de plus belle. Sans dératisation complète, ce petit jeu risque de durer encore très longtemps.

    Dans ce cas particulier, c'est même encore pire, puisque les mercenaires à la solde de Riyad ont la possibilité de refluer vers le Liban, Quelques heures à peine après l'annonce du nettoyage de Yabroud, un attentat terroriste fait quatre morts à Baalbeck.

  • 18 mars 2014 -  Washington expulse tous les diplomates syriens qui se trouvaient encore aux Etats-Unis :  "C'est la première décision de Daniel Rubinstein*, nouvel ambassadeur des Etats-Unis pour la Syrie (et non pas en Syrie, puisqu'il n'a pas demandé à présenter de lettre de créance au président Bachar Al-Assad)..."

    * Nom figurant sur son passeport israélien : רובינשטיין

  • 19 mars 2014 -  Golan : nouvelle attaque anti-israélienne, la cinquième en trois semaines (Al-Manar).

    Au moins un tsahalo tué. Il paraît que Tel Aviv hésite à désigner les "coupables" : c'est soit le Hezbollah, soit les "djihadistes". (Depuis quand les "djihadistes" protégés par Israël attaquent-ils leurs protecteurs ?...)  Comme les stratèges sionistes n'arrivent pas à se décider, ils optent pour une troisième hypothèse qui devient aussitôt une certitude, et "punissent" la Syrie en bombardant des "sites terroristes" proches de la frontière. Ne cherchez pas à comprendre, bande d'antisémites, il faut avoir le niveau Talmud + 8 pour piger ça...

  • 21 mars 2014 -  L'armée turque aide des mercenaires étrangers à pénétrer en Syrie.  Il s'agit de terroristes d'Al-Nosra et d'autres groupes soutenus par l'Arabie. Ils sont entrés en Syrie par le poste frontière de Kassab, au nord de Lattaquié (carte).

  • 23 mars 2014 -  Près de Kassab, un avion militaire syrien engagé dans les combats contre les envahisseurs islamistes, est détruit par la DCA turque. La Turquie prétend que l'appareil avait violé l'espace aérien turc, ce que la Syrie dément. L'avion s'est écrasé en territoire syrien, le pilote a pu actionner son siège éjectable.

    En juin 2012, la Syrie avait abattu un F-4 turc au-dessus des eaux territoriales syriennes - détails.

  • 27 mars 2014 -  Les plans terroristes du régime d'Erdoğan en Syrie  par Bahar Kimyongür (journaliste belge d'origine turque) :

    "Des enregistrements fuités par les hommes de la Confrérie de Fethullah Gülen, nouveau frère ennemi d'Erdoğan, établissent la responsabilité flagrante du régime d'Ankara dans la guerre et le terrorisme en Syrie. Ces 'AKP-Leaks' impliquent directement le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu, le directeur des services secrets de la MIT Hakan Fidan, le conseiller du ministère des Affaires étrangères Feridun Sinirlioğlu et le chef-adjoint de l'état-major turc Yasar Güler."

    "L'une de ces conversations compromettantes porte sur l'enclave turque en territoire syrien, appelée Suleyman Shah, où se trouve le mausolée éponyme du grand-père du fondateur de l'Empire ottoman Osman 1er [près de Membij et de l'Euphrate, au nord du lac Assad, au nord-est d'Alep - carte].  Les quatre conspirateurs invoquent la menace que fait peser le réseau terroriste Daech (EIIL) sur l'enclave comme prétexte à un assaut contre la Syrie. Le chef adjoint de l'état-major Yasar Güler évoque l'option de l'armement de 1.000 djihadistes pour mener une opération en territoire syrien."

    "Dans un autre enregistrement, le même Yasar Güler martèle : « Nous avons besoin d'un casus belli. »  Mais le directeur du renseignement Hakan Fidan s'inquiète du risque de représailles, avouant que la frontière turco-syrienne échappe à tout contrôle. Cela ne l'empêche pas de proposer une opération sous fausse bannière en territoire syrien : « S'il le faut, je peux envoyer quatre hommes en Syrie. Ces hommes pourraient lancer huit missiles en direction [d'un terrain vague* en] territoire turc. J'aurais ainsi suscité un casus belli. Nous pourrions même attaquer le mausolée de Suleyman Shah. »  L'assaut des djihadistes contre le village arménien de Kassab dans le nord de la Syrie à partir du territoire turc n'est donc pas tombé pas du ciel."

    L'auteur signale aussi que les terroristes "syriens" portent des treillis de la gendarmerie turque, et que l'agent turc Selami Aynur, président de l'association fasciste des Loups Gris à Giresun (nord-est de la Turquie, sur la mer Noire), a été abattu par l'armée syrienne.

    Suite aux révélations de Gülen, Erdoğan, pris de panique, a fait bloquer YouTube en Turquie. (Habituellement, c'est YouTube qui bloque les contenus "gênants".)

    * Selon Le Monde, qui précise : "Furieux, Davutoğlu a dénoncé des écoutes qui « constituent clairement une déclaration de guerre à l'Etat et à la nation turque »... A trois jours d'élections municipales cruciales pour le gouvernement, Erdoğan a de son côté dénoncé « un acte ignoble, lâche, immoral », promettant aux auteurs de cette fuite de les poursuivre « jusque dans leurs caves »..."  Il y a quelques années, Poutine avait promis de poursuivre les terroristes tchétchènes "jusque dans les chiottes". Mais il s'agissait de tueurs responsables de la mort de centaines de civils. Dans le cas de la Turquie, ce sont de simples fuiteurs que l'on menace - et les terroristes sont du côté du régime turc.

  • 4 avril 2014 -  Erdoğan, le sultan de la CIA  par Bahar Kimyongür.

    Airbridge transporting jihadis from Jordan to Turkey  (dans le journal libanais Al-Akhbar). Un pont aérien a été mis en place pour transporter les terroristes étrangers de leurs camps d'entraînement de Jordanie vers Antakya (Antioche) dans le sud de la Turquie, d'où ils sont envoyés dans la région de Lattaquié en Syrie, le tout étant supervisé par les services américains. Il est possible qu'il s'agisse là d'une alternative à l'invasion depuis le sud dont il est question depuis longtemps (voir plus haut 22 février - carte). La plupart des combattants islamistes sont des Tchétchènes.

  • 29 avril 2014 -  Tandis que l'élection présidentielle est annoncée pour le 3 juin, avec sept candidats, puis seulement trois, dont Bachar Al-Assad, on se demande qui va être en mesure de voter. En tout cas pas les gens qui vivent (ou vivaient) à Alep, ou dans le nord-est, ou dans la région comprise entre Lattaquié et la Turquie, ou près de la frontière jordanienne, ou à Homs (où les attaques islamistes ont fait aujourd'hui une centaine de morts), ou même dans certains quartiers de Damas (encore 15 morts à Shaghour)... Sans parler des deux millions de réfugiés qui ont dû quitter le pays...

    Le calvaire d'Alep (Al-Manar)

  • 5 mai 2014 -  Le gouvernement de Damas proclame la libération totale de Homs. Ce n'est pas la première fois, depuis 2011, ni sans doute la dernière. Comme toujours, les rats islamistes ont pu se replier avec armes et bagages. Ils poursuivront leurs sinistres activités dans une autre région et reviendront à Homs à la première occasion.

    En attendant, la vermine qui tient le nord-ouest de la Syrie a salué à sa façon le retour des terroristes évacués "vers la Turquie" : 30 soldats syriens tués dans une énorme explosion à Idleb - vidéo.

  • 8 mai 2014 -  A Alep, une gigantesque explosion détruit un hôtel où étaient logés des militaires syriens ; il y a une cinquantaine de morts. La méthode utilisée est la même qu'à Idleb : une grande quantité d'explosifs placés dans un tunnel creusé sous le bâtiment.

  • 20 mai 2014 -  Après la bataille du Qalamoun - Si l'on en croit cet article, l'armée syrienne et le Hezbollah ont remporté cette bataille. La région serait largement sécurisée : "Il est désormais difficile de transporter des munitions et des combattants du Liban en Syrie, et d'acheminer des voitures piégées vers la scène libanaise..."  (Le Qalamoun est une région montagneuse située au nord de Damas - carte. Voir également plus haut Liban 21 janvier 2014.)

  • 22 mai 2014 -  Au Conseil de "Sécurité" de l'ONU, la Russie et la Chine bloquent une résolution antisyrienne déposée par la France, visant à saisir la Cour pénale internationale (CPI).

  • 26 mai 2014 -  Laurent Fabius et la Justice  par Thierry Meyssan : "La proposition de Laurent Fabius de saisir la Cour pénale internationale des crimes commis en Syrie a été rejetée par l'ONU. En effet, derrière les apparences de la Justice, la CPI est un instrument de l'impérialisme occidental. Sa procédure est ubuesque, elle n'hésite pas à inventer des crimes imaginaires pour condamner ses prévenus et participe aux opérations d'intoxication de l'OTAN. Oui, nous voulons la Justice, et celle-ci doit commencer par juger M. Fabius pour ses crimes en Syrie."

    A noter que, comme Fabius Israélicus, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo (mentionné dans l'article) est un sioniste 100 % casher. La seule différence, c'est qu'il est argentin. Il s'est distingué par ses poursuites contre le président soudanais Omar Al-Bashir et contre la famille Kadhafi, de même que par le rejet d'une plainte déposée par l'Autorité palestinienne en 2009 (après les massacres israéliens de Gaza) dans le but de faire "poursuivre et juger les auteurs et complices de crimes de guerre israéliens commis sur le territoire de la Palestine depuis le 1er juillet 2002". Motif invoqué par Moreno-Ocampo pour "justifier" le rejet : "La Palestine n'est pas un Etat, le tribunal ne peut donc recevoir les plaintes de celle-ci..."  Moreno-Ocampo lui-même a été l'objet de diverses poursuites, bien entendu vite abandonnées, pour diffamation, provocation à la haine raciale, harcèlement sexuel et licenciement abusif de collaborateurs honnêtes ayant refusé de jouer son jeu.


    Trois semaines après la "libération totale de Homs" (voir quelques lignes plus haut), les terroristes sont de retour et perpètrent deux attentats à la voiture piégée dans cette ville. Bilan : dix morts et une quarantaine de blessés.

  • 1er juin 2014 -  Vidéos de diverses horreurs commises par les mercenaires islamistes de Fabius et Hollande

  • 5 juin 2014 -  Avec 88,7 % des voix, pour une participation quelque peu surréaliste de 73,4 %, Assad est réélu président pour sept ans.

    Le peuple syrien a parlé  par Thierry Meyssan.

  • 27 juin 2014 -  Plus ça change : L'armée syrienne chasse les miliciens de la frontière avec le Liban  (sur le site d'Al-Manar).  Et où vont aller ces miliciens ?... Soit au Liban, soit dans une autre région de Syrie. D'ailleurs, le secteur reconquis par l'armée syrienne l'avait déjà été quelques semaines plus tôt (voir 20 mai). Même chose pour les autres fronts, où les rats islamistes sont toujours présents après en avoir été "chassés". Les attaques et les attentats se poursuivent.

    Egalement sur le site d'Al-Manar : Les Etats-Unis ont décidé de diviser la Syrie  (les Etats-Unis et surtout Israël - et la chose n'est pas nouvelle...)


    QUE DEVIENDRAIT LE MONDE ARABE
    SANS L'AIDE D'ISRA-EIIL ?


    Depuis quelque temps, l'EIIL (Emirat islamique d'Irak d'Israël et du Levant) remporte de grands succès militaires dans le nord et l'ouest de l'Irak (détails). Il a fait sa jonction avec la province de Raqqa qu'il occupe dans le nord-est syrien.

  • 15 août 2014 -  Une nouvelle résolution du Conseil de "Sécurité" est adoptée à l'unanimité (résolution 2170), apparemment dirigée contre les terroristes de l'EIIL (entre-temps EI tout court - en anglais : Islamic State ou IS comme dans ISraël). En réalité, et sachant que ce texte qui autorise l'usage de la force en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies (voir page précédente 12 septembre 2013) a été adopté à l'initiative des sponsors de l'EI, il n'est pas impossible qu'il serve de prétexte à une intervention militaire occidentale en Syrie, intervention toujours tentée depuis 2011 mais jamais réalisée.

    Après avoir mis en scène l'irrésistible ascension de l'EI, les marionnettistes de l'axe Washington-Tel Aviv ont trouvé un nouveau moyen de convaincre l'opinion internationale de la "nécessité" d'intervenir : la brutale "décapitation" de James Foley, un journaliste américain que l'on disait pourtant aux mains de Bachar Al-Assad (titre du quotidien L'Aberra-Sion).

    Les Etats-Unis signalent avoir effectué, il y a quelques mois, une tentative de libération de Foley en territoire syrien. "Malheureusement", le journaliste n'y était plus. Que cette intervention en Syrie ait été réelle ou fictive, l'intention est évidente : on veut préparer l'opinion à une guerre américaine contre Damas. Pour sa part, le gouvernement syrien déclare que "toute action unilatérale américaine contre les djihadistes de l'EI sur le territoire syrien sera considérée comme une agression contre l'intégrité de la Syrie si cette action dépasse le cadre de la résolution 2170". Ce qui ne veut pas dire grand-chose, vu que les USA et leurs alliés au CS interprétent toujours les textes à leur façon. La Syrie pourra toujours protester, et la Russie prétendre qu'on l'a "trompée" une fois de plus, le jour où les commanditaires de la terreur islamiste voudront attaquer la Syrie, ils le feront...

  • 28 août 2014 -  Dans la zone dite "démilitarisée" et "controlée par l'ONU" qui sépare le Golan syrien occupé par Israël du reste de la Syrie (carte), des accrochages ont lieu, comme bien souvent, entre l'armée syrienne et des groupes terroristes téléguidés par Tel Aviv. Cette fois, il y a des combats à Kuneitra, une ville fantôme déjà détruite de multiples fois. A l'occasion de ces affrontements, le 27 août, un officier israélien est blessé par une balle perdue (gravisssime). Le lendemain, au même endroit, 44 Casques bleus des îles Fidji sont kidnappés par les islamistes d'Al-Nosra, et 72 Philippins encerclés (pas grave).

    Le site israélien DebkaFile relate les événements à sa façon, ce qui n'a en soi rien de bien extraordinaire. Toutefois, l'article contient un aveu intéressant :



    Sans l'aide d'Israël, l'offensive des "rebelles syriens" n'aurait eu aucune chance de succès. Tel Aviv prodigue des soins aux blessés, livre des armes en quantité "limitée", fournit du renseignement et de la nourriture. Avec les USA et la Jordanie, Israël a mis en place un système de soutien aux groupes "rebelles" qui combattent dans le sud de la Syrie. Cette assistance est coordonnée par un "war room" établi l'année dernière par le Pentagone aux environs d'Amman. Les officiers américains, jordaniens et israéliens qui dirigent ce centre d'opérations stratégiques décident en commun quels groupes "rebelles" recevront des renforts en provenance des camps spéciaux d'entraînement établis en Jordanie pour la "rébellion syrienne", et quels groupes recevront des armes.

    Ces choses étaient connues depuis longtemps (voir ici : 23 juillet 2012), mais c'est sans doute la première fois qu'elles sont admises publiquement.

    Pour bien apprécier ces aveux israéliens, il faut relire ce que DebkaFile écrivait il y a un an et demi sur les intentions des "rebelles syriens du Golan" (voir 13 mars 2013).


    Dans le nord-est, près de Raqqa, les tueurs islamistes de l'EI assassinent 160 soldats syriens prisonniers. S'appuyant sur ce massacre (et sur d'autres - ils sont presque devenus quotidiens), les Etats-Unis évoquent de plus en plus fréquemment d'éventuels bombardements contre le territoire de la Syrie. En approuvant la résolution 2170 du Conseil de "Sécurité" (voir plus haut 15 août), la Russie et la Chine ont ouvert la boîte de Pandore. Ce que le camp américano-sioniste n'avait pu obtenir de ces deux pays en trois années d'efforts, vient de lui être servi sur un plateau d'argent.

  • 14 septembre 2014 -  Dans cet article d'El Murid (Anatoliy Nesmeyan) ayant trait à la guerre du Donbass, il est aussi question de la Syrie, car les deux conflits ont beaucoup en commun, et pas seulement ces deux-là. "Révolutions colorées" et "printemps arabes" (avec les guerres qui s'ensuivent en cas d'échec) font partie d'un seul et même projet de grande envergure élaboré par les maîtres du monde.

    L'auteur écrit : "En Syrie, le scénario [du "printemps arabe"] n'a pas fonctionné. Les élites syriennes ont refusé de trahir Assad, vu que leurs intérêts sont liés à la Syrie : l'unité et la stabilité de l'Etat leur garantissent la bonne marche des affaires et l'opulence qui en découle. C'est pourquoi quelques trahisons individuelles à la tête du pays n'ont pas pu miner sa stabilité. L'Occident a dû s'en remettre aux terroristes d'Al-Nosra, de l'EIIL, du Front islamique, des Brigades Farouk, de l'ASL et de beaucoup d'autres. A présent, Obama s'apprête à bombarder le territoire syrien sous prétexte de combattre l'Etat islamique. Il ne fait aucun doute que les frappes américaines s'étendront bien au-delà, et que si la Russie ferme les yeux sur le bombardement de Raqqa, dans un ou deux mois, les faucons de Washington se mettront à bombarder Damas. Si la Russie ne fait pas immédiatement le nécessaire pour fournir à la Syrie des systèmes de défense anti-aérienne capables d'abattre les avions terroristes américains, nous serons confrontés à une aggravation de la situation au Moyen-Orient, en plus des problèmes que nous avons déjà en Ukraine."

    El Murid a parfaitement raison. Malheureusement, on sait que Poutine, sous un prétexte ou sous un autre, a toujours refusé de fournir à la Syrie des missiles défensifs efficaces, et il n'en fournira certainement pas à l'avenir. Israël s'y oppose, et l'homme "fort" du Kremlin n'a nullement l'intention de brusquer l'Etat terroriste juif - voir ici. D'ailleurs, Poutine ne fait rien non plus pour armer efficacement les résistants du Donbass en lutte contre le terrorisme ukrainien - et pourtant ils lui sont plus proches que les Syriens...

    D'autre part, pour les USA, les futurs bombardements contre la Syrie sont couverts par la résolution 2170 (voir plus haut 15 août). En signant, Moscou a autorisé par avance l'usage de la force en vertu du chapitre VII de la Charte de l'ONU. Le moment venu, quand les USA bombarderont Raqqa, Lavrov (chef de la diplomatie russe) protestera du bout des lèvres et téléphonera à son homologue Kerry pour exprimer son inquiétude, mais cela n'y changera rien. La Russie signe toujours n'importe quoi et se plaint ensuite qu'on a abusé de sa bonne volonté, ou alors elle prétend, en dépit de toute évidence, que le texte signé dit le contraire.

    La résolution 2170 est un monument d'hypocrisie "antiterroriste", y compris et surtout de la part de Poutine. Depuis 14 ans qu'il est au pouvoir, le président russe a toujours fait semblant de ne pas comprendre que le terrorisme - qu'il soit islamiste comme en Syrie ou fasciste comme en Ukraine - est généré par ceux avec qui Moscou collabore pour le "combattre". En se comportant ainsi, Poutine croit sans doute amadouer les Occidentaux et retarder l'heure où ceux-ci le chasseront du pouvoir avec l'aide des oligarques russes - lesquels, trois fois sur quatre, sont aussi israéliens... Le mieux dans cette affaire est de ne plus rien attendre de Poutine...


    La plus grande arnaque depuis le 11 septembre 2001 ou  La sainte croisade d'Obama  par Manlio Dinucci :

    "L'allocution télévisée du président Obama annonçant la création d'une coalition mondiale contre une organisation terroriste est parvenue à son but : l'opinion publique occidentale est persuadée que cette guerre est une réponse au nettoyage ethnique en cours en Irak [et en Syrie]. Pourtant, cette organisation autant que la coalition réunie pour la combattre sont des pièces d'un plan datant de treize ans de 'remodelage du Moyen-Orient élargi'. Le seule nouveauté est que Washington a sous-traité à une armée privée le nettoyage ethnique que condamne le droit international..."

    "L'objectif réel de la stratégie lancée par Obama est la démolition de la Syrie et la réoccupation de l'Irak. En outre, en engageant les alliés européens sur le nouveau front moyen-oriental et en même temps sur celui oriental contre la Russie, les Etats-Unis renforcent leur influence sur l'UE, qu'ils ne veulent unie que si elle reste sous leur leadership."


    N'oublions pas que tous les terroristes islamistes obéissent au même maître que celui qui fait semblant de partir en croisade contre eux.



    TOUS D'ACCORD - ET POUR CAUSE...

    Source : Blog d'Allain Jules



  • 22 septembre 2014 -  Les islamistes de l'EI qui occupent le nord-est de la Syrie expulsent plusieurs dizaines de milliers de Kurdes syriens vers la Turquie ; il est même question de 130.000 personnes en l'espace de quelques jours. Les barbares à la solde des Etats-Unisraël sont entre-temps à Aïn Al-Arab (en turc : Kobane) au sud de la frontière, entre Membij et Urfa sur cette carte. On voit qu'Alep n'est plus très loin.

    Le jeu joué par la Turquie (pays de l'OTAN) est de moins en moins clair. D'un côté, Ankara soutient à fond (depuis au moins trois ans) le projet islamo-terroriste de ses puissances de tutelle. De l'autre, l'afflux de tous ces réfugiés kurdes en Turquie ne peut que déstabiliser le pays.

    Qui compose l'EI ?  par Thierry Meyssan :  "L'EI change discrètement de forme. Ses principaux officiers ne sont déjà plus des Arabes, mais des Tchétchènes et des Ouigours. Cette mutation montre qu'à terme l'OTAN entend utiliser l'EI en Russie et en Chine..."

  • 23 septembre 2014 -  Pour la première fois, l'aviation américaine bombarde la région de Raqqa (nord-est de la Syrie), prenant soi-disant pour cible des positions de ses protégés de l'EI. Il y aurait des dizaines de morts, dont personne ne peut dire qui ils sont vraiment. Selon Al-Manar "les Etats-Unis ont préalablement informé le représentant de la Syrie auprès des Nations Unies".

    Dans la région du Golan occupé (où exactement ?) l'armée israélienne aurait abattu un avion syrien.

  • 24 septembre 2014 -  A New York, le Conseil de "Sécurité" adopte une nouvelle résolution (n° 2178) encore plus hypocrite que la précédente (n° 2170 du 15 août). En signant ce texte, la Russie et la Chine accréditent la fable américano-sioniste de la "guerre antiterroriste" et livrent leur "allié" syrien à ses agresseurs.

  • 28 septembre 2014 -  Dans le nord et le nord-est, les bombardements américains se multiplient, frappant des intallations pétrolières et tuant des civils. La Turquie affiche ouvertement son intention d'envoyer des troupes régulières en Syrie et d'y instaurer une zone d'interdiction de vol (pour les avions de Damas, pas pour ceux de la "coalition"). Erdoğan est sur le point de réaliser le rêve qu'il caresse depuis des années.

    L'OTAN derrière le plan Erdoğan  (par Manlio Dinucci) :

    "La création d'une zone tampon est devenue une possibilité, a déclaré le général Dempsey, chef d'état-major des armées des Etats-Unis, en ajoutant qu'elle requerrait des attaques aériennes pour mettre hors d'usage le système de défense aérienne du gouvernement syrien...  Dans les provinces turques d'Adana et du Hatay, frontalières avec la Syrie, la CIA a ouvert des centres de formation militaire de combattants à infiltrer en Syrie, dans lesquels ont été entraînés des groupes islamistes (d'abord qualifiés par Washington de terroristes) provenant d'Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Les armes arrivent surtout via l'Arabie Saoudite et le Qatar. A bord de navires de l'OTAN dans le port d'Alexandrette [Iskenderun] se trouve le commandement des opérations, celui qui est en train de préparer le plan Erdoğan."

  • 7 octobre 2014 -  Alors que les terroristes de l'EI soutenus par Ankara contrôlent presque entièrement la frontière entre la Syrie et la Turquie, le spectacle médiatique se concentre sur un petit tronçon de cinq kilomètres situé à Kobane (Aïn Al-Arab). Les barbares y sont depuis au moins deux semaines (voir plus haut 22 septembre) mais on nous raconte qu'ils s'en rapprochent chaque jour un peu plus.

    Les Kurdes qui vivent en Turquie ou qui s'y sont réfugiés récemment, exigent paraît-il qu'Ankara intervienne en Syrie pour les sauver. Car chacun sait que si le pouvoir turc hésite encore, sa vocation première a toujours été de sauver les Kurdes. D'ailleurs, ces jours-ci Erdoğan a encore fait preuve de bonne volonté en ordonnant à ses militaires d'utiliser des gaz lacrymogènes pour empêcher les Kurdes syriens de franchir la frontière (détails). L'armée a même réussi à en tuer une vingtaine qui manifestaient à Diyarbakir et dans d'autres villes turques (détails).

    Prétendre, comme le font les Kurdes, que la Turquie ne fait rien contre l'EI, est une infâme calomnie. La preuve : Erdomuche va instaurer, en territoire syrien, une no-fly zone + une zone tampon + une zone de sécurité pour mieux venir à bout de la dictature d'Assad... C'est pas rien quand même...

    Evidemment, comme toujours quand quelqu'un fait ce qu'il faut, il se trouve des pinailleurs pour le critiquer, Ghaleb Kandil par exemple.

  • 15 octobre 2014 -  Les Kurdes de Turquie voulaient tant, paraît-il, qu'Erdoğan entre en guerre. Eh bien, ils sont servis : l'armée turque bombarde à présent les positions du parti kurde PKK dans le sud-est du pays - ce qu'elle n'avait pas fait depuis plusieurs années. Chassez le naturel, il revient au galop...

    Pendant ce temps, les Kurdes d'Irak - ou plutôt leurs dirigeants - suivent une politique très éloignée de celle du PKK. Ils sont en effet sur la même ligne qu'Israël, ce qui en fait les alliés objectifs d'Erdoğan (complice de l'Etat voyou juif et massacreur des Kurdes turcs).

    Les Kurdes de Syrie et leur parti PYG, pour leur part, soutiennent le gouvernement de Damas et n'ont jamais revendiqué l'indépendance. Politiquement, ils sont plus proches du PKK de Turquie que des Kurdes d'Irak.

    Cette relative confusion qui règne pour le moment sur le front kurde est voulue par les tireurs de ficelles américano-sionistes. La cause kurde n'est intéressante pour eux que si elle affaiblit et divise chacun des trois pays visés. En aucun cas elle ne doit déboucher sur la création d'un Etat national kurde unifié.

    Carte des zones de peuplement kurde

  • 14 novembre 2014 -  Horreur à Raqqa (Réseau Voltaire)

  • 7 décembre 2014 -  Al-Manar : Raid israélien contre l'aéroport international de Damas et un aéroport militaire d'entraînement situé à Dimas, à l'ouest de la capitale. Selon l'article, c'est la septième attaque de ce genre en deux ans. (Toutes ces attaques sont restées sans réponse.)

  • 18 janvier 2015 -  Encore un raid israélien, qui restera probablement sans réponse comme tous les précédents, les agresseurs sionistes étant conscients de leur totale impunité. Cette fois c'est un convoi du Hezbollah qui est frappé, près du village de Mazraat al-Amal dans la province de Kuneitra (c'est-à-dire soit dans la zone dite "démilitarisée", soit à proximité immédiate - voir plus haut 28 août 2014). Six combattants de l'organisation chiite sont tués, dont le fils d'Imad Mughnieh, un responsable militaire du Hezb lui-même assassiné par les terroristes israéliens en février 2008.

    [Exception qui confirme la règle : cette fois l'Etat terroriste juif reçoit la monnaie de sa pièce - voir plus haut Liban - 28 janvier 2015.]

  • 6 mars 2015 -  Nouvelle résolution antisyrienne au Conseil de "Sécurité" de l'ONU adoptée par 14 membres sur 15 (dont la Russie et la Chine) et une abstention (le Venezuela).

  • 3 avril 2015 -  Réseau Voltaire : Combats entre Palestiniens près de Damas - ou comment certains éléments du Hamas se sont alliés aux terroristes islamistes sponsorisés par les Etats du Golfe (et Israël).

  • 14 mai 2015 -  Bataille du Qalamoun : mission accomplie  (Al-Manar).

    Cette interminable bataille contre les envahisseurs islamistes étrangers avait déjà été "remportée" un an plus tôt (voir plus haut 20 mai 2014). Eternel recommencement...

  • 20 mai 2015 -  Les bandes terroristes armées par les pays de l'OTAN et du Golfe s'emparent de Palmyre. La moitié nord-est du territoire syrien échappe à présent au gouvernement de Damas, y compris la quasi-totalité des frontières avec la Turquie, l'Irak et la Jordanie (carte).

  • 9 juin 2015 -  Sur la situation en Syrie : L'opération de "blanchiment" d'Al-Nosra a commencé  par Nasser Kandil.  De cet article un peu confus dans son ensemble, on retiendra deux passages :

    ■  "Le gouvernement syrien a accepté de fermer les yeux sur les frappes aériennes US sur son territoire tout en déclarant officiellement qu'elles étaient illégales et menées sans autorisation ni concertation avec l'Etat syrien, comme l'exige le droit international ; d'une part, pour éviter de gêner son allié russe qui lui a conseillé de ne pas s'y opposer ; d'autre part, parce que la coalition internationale menée par les USA s'étant drapée du faux prétexte de combat du terrorisme, les citoyens syriens auraient mal compris que leur pays se lance dans une guerre supplémentaire alors qu'ils subissent une agression universelle depuis des années."

    ■  "Les USA se sont réservé 200 kilomètres de l'espace aérien syrien, leur aviation couvrant les allers-retours de leur créature Daech dans la zone..."

  • 20 septembre 2015 -  Depuis plusieurs semaines, il est question d'une "intervention russe en Syrie", rumeur lancée par le site israélien d'intox et de propagande DebkaFile et reprise par l'ensemble des merdias sionisés (qu'on nous pardonne le pléonasme).

    Curieusement, ce "scoop" est également plus ou moins accrédité par plusieurs articles de Thierry Meyssan, comme par exemple :  L'armée russe commence à s'engager en Syrie, La préparation du déploiement militaire russe se poursuit en Syrie, L'OTSC arrive en Irak et en Syrie.  [L'OTSC - Organisation du Traité de sécurité collective - est une organisation bidon qui comprend, outre la Russie, la Biélorussie, l'Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan. Vu que ces six anciennes républiques soviétiques sont incapables de résoudre leurs propres problèmes, on les voit mal s'engager en Syrie (et en Irak) dans une aventure militaire de type Afghanistan années 1980.]

    Autre caution "pro-syrienne" de la thèse d'une "intervention russe" : le dissident juif russo-israélien Israël Shamir dans son article Les Russes en Syrie : Alea jacta est.

    Bien sûr, tout est possible en théorie :  l'Etat terroriste d'Israël peut s'effondrer de lui-même avec les suites que l'on imagine, les Etats-Nazis d'Amérique peuvent se désintégrer pour le plus grand bien de l'humanité, mon grand-père peut remporter le prochain Tour de France (sans se doper) et les extraterrestres peuvent débarquer demain pour faire le ménage chez nous.

    Dans ces conditions, pourquoi pas une véritable intervention militaire russe en Syrie (et en Irak) ?...  C'est théoriquement possible mais hautement improbable de la part d'un président russe qui n'est même pas en mesure de venir en aide à ses compatriotes du Donbass, et qui s'est contenté depuis 2011 de vendre à la Syrie des armes "bas de gamme" en la regardant mourir à petit feu. Chacun sait que tout ce que Poutine fait en Syrie (et ailleurs) est autorisé et étroitement contrôlé par Tel Aviv. D'ailleurs, Nétanyahou lui-même se rend ces jours-ci à Moscou accompagné de plusieurs généraux afin de veiller au grain. Et Poutine n'a rien à refuser à ses chers amis sionistes - voir ici.

    Pour se convaincre du caractère dilatoire de la "stratégie" russe en Syrie, il suffit de relire la chronologie, sur cette page (2014-15) et sur les deux pages précédentes (2011-12 et 2013). Citons seulement le refus de livrer des missiles défensifs à Damas, l'évacuation de tout le personnel russe en poste en Syrie et l'affaire de la base fantôme de Tartous.

    Donc, sans vouloir jouer les prophètes, on peut penser qu'il y aura, pour la forme, quelques gestes russes aussi faussement spectaculaires qu'inefficaces, mais que Moscou finira par reculer, comme dans le cas du Donbass, déclarant vouloir éviter la Troisième Guerre mondiale. En fin de compte, "l'intervention russe" de pacotille risque de fournir à l'Occident le prétexte d'une véritable intervention militaire.

    Depuis longtemps, l'Empire américano-sioniste prévoit d'étendre sa guerre à la Russie, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Le fait que Poutine fasse semblant de ne pas comprendre que l'Empire en question est la source centrale du terrorisme et de toutes les guerres de ce siècle, ne fait qu'encourager ses ennemis. Mais le pire est qu'il ne les considère même pas comme des ennemis.

  • 28 septembre 2015 -  François Hollande envoie les Rafale français basés à Abu Dhabi bombarder Deir Ezzor, dans le nord-est de la Syrie. Les cibles détruites sont paraît-il des camps de Daesh, cette organisation terroriste que le locataire de l'Elysée a lui-même soutenue et protégée depuis le début. Comme personne n'est allé voir sur place qui les missiles ont frappé, Flanby peut nous raconter ce qu'il veut. Jusqu'à présent, les autres pays de l'OTAN actifs dans la région ont bien pris soin d'épargner leurs égorgeurs préférés, faisant seulement semblant de les attaquer pour donner le change.  D'ailleurs, toutes les "solutions" proposées en marge de cette "guerre contre le terrorisme" visent uniquement le plus grand adversaire du terrorisme, le président Assad, depuis 2011 l'homme à abattre en priorité.

    Dans ce contexte, il est pitoyable de voir Poutine s'agiter afin d'être admis au sein de la soi-disant "coalition anti-Daesh" des Etats occidentaux.

  • Intervention russe

    Depuis le 30 septembre 2015  les avions russes bombardent, nous dit-on, des positions terroristes en Syrie, à la fois dans le nord-est du pays et dans des zones proches de Homs, de Hama et même de Damas... où l'on croyait le problème éradiqué depuis un certain temps.

    Quel que soit le résultat réel obtenu au sol, les pays occidentaux profitent de l'aubaine et accusent Moscou de massacrer des civils syriens et d'attaquer leurs chouchous qu'ils qualifient de "rebelles modérés" voire de "résistants" (comme dit Fabius Israélicus). Car les USA et leurs satellites opèrent une subtile distinction entre les terroristes qu'ils appuient ouvertement (Al-Qaqaïda, Al-Nosra, "ASL", Ahrar Al-Sham, etc... - le nom change tous les six mois) et ceux qu'ils soutiennent plus discrètement (tout est relatif) en faisant mine de les combattre (Daesh).



  • 11 octobre 2015 -  Malgré tout ce que nous racontent nos médias, les Occidentaux ne sont apparemment pas les seuls à faire la distinction entre terroristes "modérés" et terroristes de Daesh :


    Selon la Pravda (proche du Kremlin), la Russie a prié Américains et Britanniques de l'aider à établir des contacts avec "l'ASL" afin de coordonner avec celle-ci la lutte anti-Daesh.

    Comme le montre la chronologie du drame syrien depuis 2011, cette démarche n'a rien de nouveau. Depuis le début de l'agression islamiste, Poutine s'est toujours efforcé de jouer cette carte injouable.

  • 15 octobre 2015 - 


    Territoires contrôlés par le gouvernement : 20 % de la superficie, 80 % de la population

    La stricte distinction faite ici entre "ASL" (égorgeurs "modérés"), Al-Nosra (coupeurs de têtes "modérés") et Daesh, est tout à fait fantaisiste. Quand on voit où se trouve "l'ASL", on se demande pourquoi cette "armée" qui n'est ni "syrienne" ni "libre" devrait s'allier à la véritable armée syrienne pour combattre Daesh, comme le veut Poutine (voir 11 octobre 2015). Il est vrai que le président russe est tenu de se conformer aux instructions reçues de Nétanyahou : ne rien faire qui "menace la sécurité" d'Israël (ou de ses auxiliaires arabes dans le sud-ouest de la Syrie).

  • 19 octobre 2015 -  L'armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle  par Thierry Meyssan.

    Si l'on en croit cet article, Moscou disposerait d'une arme électronique "lui permettant de brouiller tous les radars, circuits de contrôle et systèmes de transmission d'information" de l'adversaire. Grâce à cette arme que même les Américains lui envient, la Russie aurait mis en place une "bulle de protection" d'un rayon de 300 km autour de sa nouvelle base située près de Lattaquié, rendant ainsi "aveugle" l'OTAN et ses alliés.

    "Détail" intéressant : le système de brouillage ne couvre pas le sud de la Syrie (voir la carte un peu plus haut), "afin de ne pas perturber les communications d'Israël" (et de sa légion arabe de terroristes "modérés").

    On voit que l'opération russe a moins pour but de venir en aide à la Syrie attaquée (un geste attendu depuis 2011), que de tester de nouvelles armes sur le terrain*, comme les USA le font habituellement. Et si les Etats qui soutiennent la terreur islamiste (Arabie Saoudite, Turquie et autres pays de l'OTAN) perdent provisoirement le contact avec leurs égorgeurs sévissant en Syrie, les sionistes, eux, n'ont rien à craindre de ce côté-là. La prochaine étape pour Moscou consistera peut-être à donner son arme miracle à Tel Aviv qui pourra ainsi neutraliser les missiles ultra-sophistiqués du Hamas ; chacun sait en effet que le Dôme de fer des tsahalos n'a jamais vraiment fonctionné face à l'écrasante supériorité technologique des Palestiniens.

    * Les Russes ont également utilisé des missiles de croisière d'un nouveau genre, qu'ils ont tirés depuis la mer Caspienne, à 1500 km de la Syrie.

  • 21 octobre 2015 -  Accord entre USA et Russie pour éviter les incidents aériens  (Al-Manar) : "Le document signé... conseille l'utilisation de certaines fréquences radio communes et préconise la création d'une ligne de communication secondaire au sol."

    C'est comme si la fameuse "bulle de protection" n'existait pas...  Mais existe-t-elle vraiment ?...

    Londres refuse de donner à la Russie des informations sur les positions de l'EI en Syrie. Normal, pourrait-on dire, le Royaume-Uni protège ses terroristes... et les forces spéciales britanniques qui les encadrent. Faut-il en conclure que, sans ces infos, les Russes ne savent pas où est Daesh et qu'ils se contentent de frapper à l'aveuglette ?...

  • 23 octobre 2015 -  Let's stop the stupid flag waving par "The Saker" (le faucon), un blogueur américain d'origine russe, grand fan du président Poutine. En 2014, le "Saker" nous expliquait inlassablement pourquoi la Russie tardait à intervenir au Donbass, pourquoi elle allait intervenir très bientôt, pourquoi elle n'intervenait toujours pas, pourquoi elle ne pouvait pas intervenir, pourquoi tout cela s'apparentait en fait à une formidable ruse du grand joueur d'échecs Poutine, pourquoi on allait voir ce qu'on allait voir, etc. etc. etc...   Le gars gobait tout ce qu'on lui faisait gober et restituait toujours le tout avec la plus grande conviction...

    Le "Saker", qui justifiait chaque jour un peu plus son surnom de "Sucker" (jobard) à propos du Donbass, est nettement plus réaliste aujourd'hui en ce qui concerne la Syrie. Dans son article, il se montre agacé par les amis de la cause syrienne qui crient victoire en agitant des petits drapeaux. S'appuyant sur une analyse de Konstantin Sivkov, un expert militaire russe, il essaie de calmer les esprits : au bout de trois semaines, les progrès se font encore attendre, l'offensive terrestre de l'armée syrienne piétine, les terroristes ont contre-attaqué en plusieurs endroits et regagné du terrain, l'aide aérienne russe est trop faible pour renverser la tendance...



    Pour Lavrov, comme pour Poutine, les tueurs de la soi-disant "ASL" sont des "patriotes" :


    Rappel : Un massacre ordinaire de l'ASL (Thierry Meyssan)

    Free Syrian Army Plans Suicide Attacks on Russians (Jason Ditz)


  • 25 octobre 2015 -  Il devient de plus en plus clair que le Kremlin ne s'implique pas en Syrie pour soutenir le gouvernement légal et légitime du président Assad contre l'invasion terroriste étrangère, mais au contraire pour obtenir le plus vite possible ce que celle-ci n'a pas réussi à obtenir en quatre ans et demi de massacres. Moscou veut à tout prix donner le pouvoir aux égorgeurs "modérés" par le biais de pourparlers suivis d'élections anticipées.

    Bien entendu, ces deux articles de RT (porte-voix du Kremlin) sont à lire avec prudence, entre les lignes. Il ne faut surtout pas y chercher une explication au brusque revirement de "l'ASL" (passage du refus au consentement en moins de 24 heures). Et si Assad accepte pour son malheur de s'engager sur cette voie, c'est que les Russes lui mettent le couteau sous la gorge (au sens figuré, en attendant que "l'opposition patriotique" le fasse réellement). On comprend maintenant le but véritable de son récent voyage à Moscou.

    Finalement, cette intervention russe semble être pire encore qu'une intervention bidon qu'on pouvait redouter le 20 septembre (voir plus haut). Il est probable que le scénario en a été écrit en collaboration avec Israël. Pauvre Syrie...



    « Le nouveau drapeau de l'ASL »

    Ironie du sort : tandis que l'auteur de ce dessin, un inconditionnel de Poutine, se réjouit bêtement en croyant voir les "rats crevés de l'ASL", l'homme du Kremlin fait tout pour que les rats ne crèvent pas et leur propose même de partager le pouvoir avec son "allié" Assad, en attendant qu'ils puissent éliminer complètement ce dernier.

  • 26 octobre 2015 -  Dans cet article, le blogueur russe "El Murid" établit un parallèle entre le comportement russe au Donbass (liquidation progressive de la résistance dans le but d'obtenir un "arrangement" avec l'Ukraine et l'Occident) et ce qui risque fort d'arriver en Syrie.

    L'écrivain russe Edouard Limonov, assez connu en France (voir Wikipédia) et très critique envers Poutine sans pour autant rouler pour la CIA, est en gros du même avis que "El Murid".

    Leur position peut se résumer ainsi : Au Donbass, le Kremlin n'a soutenu les milices qu'au compte-gouttes et a utilisé l'aide matérielle comme un levier pour imposer ses créatures. En Syrie, l'engagement russe - très insuffisant pour sauver le pays - pourrait également alimenter un chantage destiné à pousser Assad vers la porte de sortie. Le rêve de Poutine, à Donetsk comme à Damas, c'est d'être l'homme politique qui apportera la paix, peu importe dans quelles conditions. Il ferait tout pour qu'on lui permette de réintégrer le cercle des "grands" d'où il a été exclu après l'affaire de Crimée.

  • 30 octobre 2015 - Pourparlers de Vienne

    La rencontre de Vienne, où doit être discuté l'avenir de la Syrie, réunit les participants suivants : USA, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Turquie, Arabie Saoudite, Liban, Egypte, Jordanie, Emirats, Qatar, Oman, Iran, Irak, UE et ONU. La Syrie est absente !...  Ses deux seuls alliés sur place (l'avenir dira si ce sont vraiment des alliés) sont la Russie et l'Iran (qui est convié pour la première fois depuis 36 ans à une conférence de ce genre). Tous les autres pays, à l'exception de la Chine, de l'Irak et du Liban (plus ou moins neutres), sont des ennemis de Damas. Parmi eux on trouve ceux qui, depuis 2011, recrutent, organisent, arment, financent et encadrent les bandes terroristes qui dévastent la Syrie (principalement les USA avec leurs vassaux français et anglais, la Turquie et l'Arabie Saoudite).

    Inutile de préciser que ces derniers sont à Vienne afin de fixer la date (proche, espèrent-ils) à laquelle Bachar Al-Assad quittera le pouvoir. Quant à l'objectif de la Russie, nul ne le connaît exactement, mais on se doute qu'il ne doit pas être très différent de celui des agresseurs, puisque le seul moyen de se mettre d'accord avec eux est de s'aligner sur leurs positions. Pour ce qui est des Iraniens, trop contents d'avoir été invités, ils ne seront certainement pas plus royalistes que le roi Poutine.

    Bref, à moins d'une capitulation russe, cette conférence risque d'être une réédition de "Genève 2" (voir plus haut 22 janvier 2014). Pour le Kremlin, elle serait un "succès" si elle pouvait se terminer par une version syrienne des "accords" de Minsk de février 2015 (voir la page sur le Donbass). Même avec beaucoup de bonne volonté, on peut difficilement attendre autre chose de Poutine.

    Avec sa guerre aérienne, la Russie continue de faire du sur-place. Ses chances de redresser la situation par les armes s'amenuisent de jour en jour, d'autant plus que les Américains annoncent clairement l'envoi de troupes en Syrie. Bien sûr, ils ont toujours eu des "conseillers" militaires sur le terrain, mais ils n'en parlaient pas. Le fait d'en parler maintenant est un signe évident d'escalade pour le cas où Poutine refuserait de lâcher Assad.

  • 31 octobre 2015 -  A Vienne, après huit heures de discussions, les participants se sont mis d'accord... sur la date de la prochaine rencontre : dans deux semaines.  [Voir plus bas 15 novembre 2015.]

    En Egypte, un avion charter russe reliant Charm El-Sheikh à Saint-Pétersbourg s'ecrase dans le Sinaï. C'est peut-être un accident, mais certains en Russie y voient un acte terroriste de Daesh ou de ses sponsors. Il est encore trop tôt pour le dire... Quoi qu'il en soit, les autorités russes, sans même attendre l'ouverture d'une quelconque enquête, excluent formellement l'idée d'un attentat. Pas très sérieux...

  • 2 novembre 2015 -  Bonne nouvelle : Vers un renversement de situation au Proche-Orient  par Thierry Meyssan.

    Morceaux choisis :

    ■  "La Maison Blanche et le Kremlin sont en train de redessiner les contours du Moyen-Orient élargi."

    ■  La Syrie va être stabilisée. En revanche, il va y avoir une partition de la Turquie (en deux Etats) et de l'Arabie Saoudite (en trois Etats).

    ■  L'Arabie Saoudite a subi une défaite au Yémen, ses soldats désertent en masse.

    ■  "Il n'y aura pas de 'processus de transition' en Syrie car la République arabe syrienne a gagné la guerre."

    ■   Néanmoins "le projet US se poursuit malgré l'accord avec la Russie." (Ce qui signifie que tout devrait continuer comme avant - Plus ça change et plus c'est la même chose....)

    De son côté, le Saker (déjà mentionné plus haut 23 octobre) est nettement moins euphorique en ce qui concerne la Syrie et les arrangements russo-américains (en partie "secrets"). Dans son nouvel article, il écrit en substance que lorsque les USA signent un accord, c'est le plus souvent pour faire exactement le contraire de ce que dit le texte. Les Russes espèrent cependant qu'en "forçant" les Américains à "négocier" (comme ils ont "forcé" l'Ukraine à "négocier" les "accords" de Minsk - voir plus haut 30 octobre), ils finiront par obtenir quelque chose.

    Sur le terrain, en Syrie, ajoute le Saker, la situation militaire est au mieux... "complexe" (ce qui signifie en langage diplomatique "inextricable") : "L'armée syrienne n'a pas été en mesure de capitaliser les frappes aériennes russes, et ses modestes succès tactiques n'ont produit aucune percée opérationnelle. En d'autres termes, les forces gouvernementales doivent combattre avec beaucoup d'ardeur pour obtenir le moindre petit succès."

    Vivement que l'OTSC arrive en Irak et en Syrie comme Thierry Meyssan l'avait promis le 21 septembre...



    LE FOUTAGE DE GUEULE CONTINUE :

    Moscou a réussi à établir des contacts avec les groupes armés des égorgeurs "patriotiques" (voir plus haut 23 et 25 octobre) et va enfin pouvoir coordonner avec ces terroristes son action contre le terrorisme. Les Américains parachutent des armes aux massacreurs "modérés", les Russes leur fournissent un appui aérien. Vive la différence... Et pendant ce temps, le ministère russe des Affaires étrangères déclare : Il n'est pas crucial qu'Assad garde le pouvoir. Tout se tient...

  • 9 novembre 2015 -  A propos du crash aérien survenu dans le Sinaï (voir plus haut 31 octobre), la thèse de l'attentat à l'aide d'une bombe placée à bord fait son chemin. Moscou ne dément plus comme au début mais évite cependant d'aller plus loin. Le Kremlin semble craindre les conséquences d'une réaction claire et nette. Il lui faudrait en effet accuser ouvertement des services étrangers (saoudiens, américains ou israéliens) d'avoir aidé les terroristes à déposer la bombe - ou de l'avoir déposée eux-mêmes. C'est une démarche qui nécessite plus de courage que Poutine n'en a jamais eu. D'autre part, cela obligerait le président russe à reconnaître une défaite dans sa "guerre contre Daesh".

    Cet article du Saker contient quelques idées intéressantes :

    ■  Rien n'a été coordonné entre le Kremlin et la Maison Blanche [contrairement à ce que croit Thierry Meyssan].

    ■  Les forces russes (très limitées) n'ont pas été envoyées en Syrie pour vaincre Daesh ni même pour changer le cours de la guerre [bon à savoir].

    ■  Daesh s'est très rapidement adapté à la campagne de bombardements russes et a réalisé que, quelle que soit l'intensité de ces bombardements, ils n'auraient qu'un impact très limité sur la ligne de front.

    ■  Au lieu d'adopter un profil bas, Daesh est passé à l'offensive dans différents secteurs, forçant l'armée syrienne à y envoyer des troupes et l'empêchant ainsi de réaliser les percées opérationnelles prévues ailleurs.

    ■  Daesh exploite habilement le manque de soldats de l'armée syrienne.

    ■  Pour ce qui est de la responsabilité des services étrangers dans la destruction de l'avion, la Russie est trop faible [moralement ?] pour agir de façon conséquente.

    ■  Comme dans le Donbass, où Moscou a tout fait pour ne pas intervenir ouvertement, la Russie fait tout son possible en Syrie pour éviter l'envoi de troupes au sol.

    ■  La meilleure chose que la Russie puisse faire, c'est de ne rien faire ou, plus précisément, de ne rien faire d'autre que ce qu'elle a fait jusqu'à présent.  [C'est ce qu'on appelle la stratégie du grand joueur d'échecs : réveille-moi quand la partie sera finie...]

    ■  Il faut cesser de croire que l'intervention russe va "changer le jeu", que l'ours russe va écraser tous les terroristes et restaurer la paix en Syrie. Hélas, nous en sommes très très loin...

  • 10 novembre 2015 -  Comme pour donner raison au Saker, des tirs d'obus émanant de groupes islamistes armés et entraînés par les USA tuent environ 25 civils à Lattaquié. Plusieurs morts également à Damas dans des circonstances similaires. La guerre terroriste téléguidée depuis l'étranger continue de plus belle...

  • 14 novembre 2015 -  Au lendemain du carnage survenu à Paris (Bataclan), le président Assad déclare : "La France a connu hier ce que nous vivons [quotidiennement] en Syrie depuis cinq ans..."

    Un rappel : Daesh, qui revendique les attaques terroristes et que François Hollande prétend combattre, est un enfant de la CIA et du Mossad  (vidéo de 30 mn avec Thierry Meyssan).  A retenir :

    ■  Daesh a été créé par les USA pour faire le sale boulot que ce pays ne pouvait pas faire lui-même (1:20).

    ■  Le 7 juillet 2015, Obama a admis publiquement que les Etats-Unis entraînaient Daesh-ISIS (1:36).

    ■  Le rédacteur en chef [judéo-américain] Daniel Drezner du Washington Post a parlé récemment sur la chaîne [sioniste] CNN de "coalition de l'Etat islamique dirigée par les USA" (2:30).

    ■  Le chef terroriste Al-Bagdadi de Daesh vient de la soi-diant "Armée Syrienne Libre". Selon les nécessités du moment, les terroristes changent en effet d'étiquettes et de drapeaux (3:00).  [Rappelons que pour Poutine, "l'ASL" est une "opposition patriotique" avec laquelle il collabore - voir plus haut 23 octobre et 2 novembre.]

    ■  Les terroristes blessés en Syrie se font soigner en Israël et reçoivent même à l'occasion la visite de Nétanyahou (6:00).  [Ces choses sont connues depuis plus de deux ans - voir page précédente 10 juillet 2013.]

    ■  Daesh (ISIS) et "l'ASL" ("FSA") sont unis, passent des contrats et les célèbrent ensemble (8:55).

    ■  Si Daesh a connu une ascension fulgurante, c'est justement parce qu'ils ont intégré de très nombreux terroristes qui combattaient au départ sous un autre drapeau. La plupart des cadres de Daesh ont été formés en Turquie ou en Jordanie par les Etats-Unis et la France. On a donné à Daesh des spécialistes de la communication, des administrateurs civils de haut niveau formés aux Etats-Unis, des pilotes de chasse et des pilotes d'hélicoptères de combat : ce n'est pas le genre de personnel qu'on peut recruter chez les djihadistes (19:50).

    ■  Les Kurdes d'Irak (dirigés par Barzani, un agent du Mossad) soutiennent Daesh. Ce sont les Kurdes de Turquie (PKK) et de Syrie (PYG) qui luttent contre Daesh (26:40).

    ■  La France a activement contribué à renforcer Daesh, et elle le fait encore aujourd'hui. Des officiers français (et des officiers britanniques) encadrent l'organisation terroriste (27:40).


    STRATÉGIE POUTINIENNE :

    Efforts conjoints avec les sponsors du terrorisme
    pour un soutien conjoint aux massacreurs "modérés" de "l'ASL"

  • 15 novembre 2015 -  Les pourparlers de Vienne, qui avaient débuté le 30 octobre (voir plus haut), reprennent avec les mêmes participants, c'est-à-dire sans la Syrie.

    Après une minute de silence pour les victimes des attentats de Paris du 13 novembre, mais pas pour celles de Lattaquié (10 novembre) ni pour celles de Beyrouth (12 novembre), on se met au travail. "On", c'est-à-dire les délégués des sponsors du terrorisme (en premier lieu : les USA, la France, le Royaume-Uni, la Turquie, l'Arabie Saoudite) et les délégués des autres pays (Russie en tête) qui couvrent les premiers en refusant d'appeler un chat un chat.

    Mettant en pratique la brillante stratégie poutinienne, la délégation russe accepte les mesures suivantes :

    ■  Etablissement d'une liste commune des groupes à considérer comme terroristes [alors que tous les groupes armés qui combattent le gouvernement syrien sont terroristes].

    ■  Conclusion d'un cessez-le-feu entre le gouvernement et "l'opposition" [les égorgeurs "modérés"].

    ■  Dès le 1er janvier 2016, ouverture de négociations entre le gouvernement et des représentants de "l'opposition".

    ■  Dans les six mois, rédaction d'une nouvelle constitution pour la Syrie [avec un texte "made in USA" ou "made in Israel", c'est la même chose].

    ■  Dans les dix-huit mois, tenue d'élections "libres et équitables" [comme en Turquie, où la fraude vient de donner la victoire au parti d'Erdoğan, ou comme en Arabie Saoudite, où il n'y a encore jamais eu d'élections législatives et où tous les partis sont interdits].

    Malgré ces "concessions" russes (faites sur le dos de la Syrie), les égorgeurs "modérés" et leurs maîtres étrangers ne veulent pas de compromis. Ils attendent que le Kremlin lâche définitivement Assad, après quoi ils pourront s'installer à Damas. Ils savent parfaitement que si Poutine tergiverse, il s'achemine vers un double enlisement à la fois politique et militaire.



    Une bonne definition du comportement de Poutine par le blogueur russe Niqnaq,
    formulée à l'occasion d'un nouvelle reculade du président russe face à l'Ukraine
    mais valable également dans d'autres domaines, en particulier sa politique syrienne :

    Toute la politique de Poutine consiste à capituler point par point, mais sans en avoir l'air
    et en restant apparemment rebelle pour s'attirer toujours plus de "punitions"
    [qui lui valent l'estime de ses compatriotes et de la dissidence mondiale].


  • 16 novembre 2015 -  Suite aux attentats de Paris, Hollande fait bombarder Raqqa, dans le nord-est de la Syrie, détruisant paraît-il des infrastructures de Daesh. Pour ce qui est des cibles touchées, les doutes sont permis quand on sait que depuis plus d'un an, la "guerre aérienne" des Occidentaux contre le monstre qu'ils ont eux-mêmes créé, a surtout consisté à lui parachuter des armes et du matériel et à bombarder des centrales électriques et autres installations civiles.

    Le plus inquiétant est qu'il existe, de la part des pays de l'OTAN, une menace réelle d'intervention militaire au sol en Syrie, non pas pour combattre Daesh (et les officiers français, anglais ou américains qui l'encadrent - voir un peu plus haut 14 novembre) mais bel et bien pour mettre fin à ce qu'ils appellent "le régime de Damas". Et ce n'est pas Poutine qui l'empêchera, en supposant qu'il le veuille.

  • 17 novembre 2015 -  Moscou confirme qu'un acte terroriste est à l'origine de la catastrophe de l'A321 russe du 31 octobre.

    La chose était connue au moins depuis le 9 novembre (voir plus haut). Ce sont peut-être les attentats terroristes de Paris du 13 et la réaction (hypocrite) de Hollande qui ont poussé Poutine à l'admettre. Comme son homologue français, le président russe promet d'être "impitoyable" envers les terroristes - mais pas envers leurs sponsors de l'OTAN et du Golfe, au contraire... Il faut dire que l'homme du Kremlin ne regarde jamais les séries hollywoodiennes à la télé...


    EMERGENCY ROOM - SAISON 2015 :




    LA CAPITULATION DE POUTINE SE PRÉCISE :

    Capitulation que le Kremlin nous présentera bien sûr comme une "grande victoire"...


  • 21 novembre 2015 -  Le site israélien DebkaFile (proche du Mossad) annonce que les bombardements russes systématiques ont transformé Raqqa en champ de ruines. C'est à prendre ou à laisser : en général, quand DebkaShit prétend quelque chose, il est plus prudent de croire le contraire. Mais passons...

    Dans le cas présent, nos sionistes déclarent que les Russes veulent venger la destruction de leur avion par Daesh. La preuve : ils ont inscrit sur la bombe qu'on voit sur la photo : « For us » (Pour nous = Pour notre avion). Le seul problème, c'est que « ЗА ПАРИЖ » signifie « Pour Paris » (= Pour les attentats du 13 novembre).




    Un épisode sans grande importance, dira-t-on, mais qui nous montre trois choses :

    ■  Les "journalistes" de Debka n'ont pas jugé utile de demander à l'un des 1.500.000 russophones qui vivent chez eux de leur traduire le texte.

    ■  Le Kremlin est à présent totalement aligné sur les positions des pays de l'OTAN et collabore à fond avec ces sponsors du terrorisme.

    ■  La bombe russe (si c'en est une) semble passablement rouillée. On est loin des armes sophistiquées dont parlent les médias.

  • 22 novembre 2015 -  Plus de 500 djihadistes soignés au Ziv Medical Centre de Zefat (ou Safed, nord d'Israël). Plusieurs journalistes britanniques et australiens (tous juifs) ont visité cet hôpital conventionné avec l'armée israélienne et censé s'occuper de "réfugiés syriens". Une des journalistes a posé les bonnes questions aux patients et appris de qui il s'agissait vraiment - ce qui lui a valu d'être interpellée par des officiers de "sécurité".  Quelle bande d'antisémites, ces tsahalos...

    Le Qatar et l'Ukraine viennent de fournir des missiles Pechora-2D à Daesh (Réseau Voltaire) : "Le Qatar a acheté du matériel militaire anti-aérien de très haute technologie à l'Ukraine pour le compte de Daesh. L'opération s'est déroulée fin septembre 2015... Elle a été approuvée par l'ambassade des Etats-Unis à Doha. Le matériel a été transféré via la Bulgarie et la Turquie. Officiellement, le Qatar, l'Ukraine, les Etats-Unis, la Bulgarie et la Turquie luttent contre Daesh..."

    "Sachant que les Pechora-2D sont capables de frapper des avions jusqu'à 21 km d'altitude, l'enquête sur le crash de l'A321 dans le Sinaï pourrait prendre une tournure inattendue."

  • 24 novembre 2015 -  La Turquie abat un bombardier russe Su-24 qui, dit-elle, avait violé l'espace aérien turc. La Russie affirme que l'appareil abattu se trouvait au-dessus du territoire syrien. Un des deux pilotes russes serait mort, l'autre aurait été sauvé par l'armée syrienne.

    Pour ce qui est de la "violation", on sait qu'un incident similaire (mais bien moins grave) s'était produit début octobre. Et comme l'avait signalé alors un article de GlobalResearch.ca, la Russie n'avait "violé" l'espace aérien turc que parce que la Turquie avait "repoussé" sa frontière vers le sud, créant de facto cette fameuse "zone tampon" dont on parle depuis des années.

    Erdoğan s'est permis aujourd'hui de venir ouvertement et massivement à la rescousse de ses protégés terroristes, car il sait parfaitement que Poutine se gardera bien de répliquer. L'homme du Kremlin ne veut pas de guerre contre l'OTAN. Il cherche au contraire à collaborer avec cette organisation.

    Soit dit en passant, la Russie vient de faire la démonstration par l'absurde de "l'efficacité" de sa fameuse "bulle de protection" électronique qui lui permet, paraît-il, de brouiller tous les radars, circuits de contrôle et systèmes de transmission d'information de l'adversaire (voir plus haut 19 octobre).



    25 novembre - nouvelle panacée russe :

    Après la "bulle de protection" qui n'a pas fonctionné (parce qu'elle n'existe pas ou parce qu'elle est défectueuse ou parce que le Kremlin en a interdit l'usage), ce sont les méga-missiles S-400 qui vont fermer le ciel de la Syrie à l'OTAN. On se demande bien 1) pourquoi ils seraient plus efficaces que le brouillage électronique ; et 2) comment Poutine va vendre cette mesure à son nouvel "allié" Hollande.

    L'ONU a voté la suspension de la souveraineté de la Syrie (et de l'Irak) :  La résolution 2249 du Conseil de Sécurité de l'ONU a été votée le 20 novembre et rendue publique le 23. Adoptée à l'unanimité, donc avec l'accord de la Russie et de la Chine, elle autorise (et encourage) l'intervention militaire occidentale directe en Syrie, sans le consentement du gouvernement de Damas, sous couvert de lutte contre la terreur islamiste. Avec la complicité de Poutine, l'OTAN a désormais officiellement sa place dans le pays - et ce n'est certainement pas pour combattre Daesh (sa créature) mais pour renverser le gouvernement légal.

  • 26 novembre 2015 -  Ankara prétend qu'un convoi "humanitaire" turc (un de ceux qui ravitaillent en armes et en matériel les égorgeurs "modérés" du nord de la Syrie) a été attaqué et détruit par l'aviation russe du côté d'Azaz (au nord d'Alep). Serait-ce une nouvelle provocation d'Erdoğan en vue d'accélérer les opérations terrestres de l'OTAN contre Daesh Assad ?...

    Le rôle de la famille Erdoğan au sein de Daesh : Bilal, le fils du président turc Recep Tayyip Erdaeshoğan, revend le pétrole brut volé en Syrie par les terroristes. Sümeyye, sa fille, supervise un hôpital où sont soignés les djihadistes.



    Faut pas croire que tous les musulmans dédaignent l'alcool :

    - J'espère que c'est pas du mousseux de Crimée...
    - Non, non, c'est du vrai champagne de France... ou de Hollande, je sais plus...





    Au bord de la mer Rouge :

    Pour se reposer des massacres en Syrie et en Irak,
    rien ne vaut une belle plage saoudienne...


  • 27 novembre 2015 -  Le rêve humide de Fabius Israélicus :  pour lutter contre les terroristes, dont il disait qu'ils font du bon boulot, le ministre français des Affaires étrangères veut à présent "des forces au sol, qui ne peuvent pas être les nôtres, mais qui peuvent être à la fois des forces de l'Armée syrienne libre (opposition), des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime, et des Kurdes également bien sûr..." Toutefois, "une participation des forces du régime syrien ne peut être envisagée que dans le cadre de la transition politique... car Assad ne peut pas faire partie de l'avenir de la Syrie."

    Autrement dit, pour combattre le terrorisme, on prendra des terroristes de "l'ASL" ainsi que des soldats de pays soutenant le terrorisme (Turquie, Arabie Saoudite et autres). Mais pas de militaires français, ils ont autre chose à faire : quand ils ne sont pas au Mali, ils montent la garde devant les synagogues parisiennes. L'armée d'Assad (qui combat le terrorisme depuis cinq ans) aura le droit de participer à la guerre contre le terrorisme... à condition qu'Assad s'en aille. Sinon, la légion arabe de Fabius se chargera de chasser "le dictateur" (ce qu'elle tente en vain de faire depuis 2011).

    C'est ce que les merdias appellent "adopter un ton plus conciliant vis-à-vis de Damas"... Gageons que cette "nouvelle" stratégie a été coordonnée avec Poutine.

  • 2 décembre 2015 -  La Russie expose les preuves du trafic de pétrole de Daesh via la Turquie  (Réseau Voltaire) :

    "Tous les jours, plus de 8.500 camions citernes sont impliqués dans le trafic de pétrole de l'EI en une longue colonne transportant plus de 200.000 tonnes de pétrole vers la Turquie. Les généraux russes ont présenté une carte avec trois routes principales de la contrebande de pétrole de l'EI à partir de la Syrie et l'Irak vers la Turquie... Malgré les combats au nord de la province d'Alep, la circulation dans les deux sens (aller-retour) des camions citernes entre la Syrie et la Turquie continue sans interruption. On peut observer qu'il n'y a aucun contrôle des gardes-frontières turcs pour ces camions citernes de l'EI venant de Syrie..."

    C'est évident... Pourquoi les douaniers turcs empêcheraient-ils la contrebande organisée par leur président ?...

    Au lieu de pleurnicher, le Kremlin ferait mieux de donner l'ordre à son armée de détruire tous ces camions avant qu'ils n'aient atteint la frontière turque - TOUS, et pas seulement quelques-uns comme cela a été le cas ces derniers jours. Encore faudrait-il, évidemment, que l'opération russe en Syrie soit autre chose que de la poudre aux yeux. Jusqu'à présent, elle a surtout consisté 1) à tester sur le champ de bataille les nouvelles armes offertes aux militaires et 2) à chercher le rapprochement avec les sponsors occidentaux du terrorisme en leur fournissant un excellent prétexte d'intervention à grande échelle.

    Moscou égratigne un peu Erdoğan à cause du Su-24 abattu, mais continue de passer sous silence le rôle de l'Arabie Saoudite, des USA, de la France, de la Grande-Bretagne, etc...  Sans parler d'Israël qui contrôle à la fois tous ces pays et la Russie elle-même.

  • 4 décembre 2015 -  Al-Manar : Les Américains sont en train d'aménager un aéroport militaire en Syrie dans la province d'Al-Hasaka (nord-est), en territoire kurde (carte).

    Si l'on en croit le Réseau Voltaire (voir ces deux articles : un - deux), les dirigeants de l'organisation kurde syrienne PYG (ou YPG) auraient été "retournés" (= achetés) par les sionistes et suivraient désormais la même politique pro-israélienne que les Kurdes d'Irak. L'objectif de Tel Aviv serait d'instaurer un Etat kurde dans la région.

  • 7 décembre 2015 -  Des avions américains bombardent un camp de l'armée nationale syrienne dans la province de Deir Ezzor (nord-est) tuant trois soldats et en blessant une quinzaine. La majeure partie de cette province est occupée par les terroristes, mais le gouvernement de Damas y maintient encore quelques positions. Positions que les sponsors US de Daesh s'efforcent apparemment d'éradiquer pour le compte de leurs égorgeurs.

    La France de Guimauve le Conquérant, elle, ne bombarde plus pour le moment car elle manque de munitions. Ce n'est pas qu'elle ait largué trop de bombes "sur Daesh", mais elle a "cédé" une partie de ses stocks à l'Arabie Saoudite qui en avait besoin pour massacrer les Yéménites. Comme l'industrie française n'en produit pas, le ministre de la "Défense", Jean-Yves Le Truand, va devoir en commander aux Etats-Unis. Elles arriveront quand elles arriveront. On sait que les Américains ont d'autres priorités : d'abord ils en ont besoin eux-mêmes pour bombarder Assad, et ensuite il y a l'Arabie, la Turquie et Israël...

  • 9 décembre 2015 -  Le front Al-Nosra évacue le dernier quartier de Homs (Al-Manar).

    C'est une bonne nouvelle... à prendre avec des pincettes. Depuis 2011, on a maintes fois affirmé la même chose. Citons seulement les occasions les plus récentes mentionnées plus haut : 10 février 20145 mai 2014 ("libération totale") et 26 mai 2014.

    Poussé par Moscou, le gouvernement de Damas a conclu un "accord de cessez-le-feu" sous l'égide de l'ONU. Comme dans tous les cas antérieurs, il laisse filer une partie des terroristes avec leurs armes ; ils iront renforcer les bandes islamistes du Nord (Idleb, Alep). Le reste des égorgeurs d'Al-Nosra "partira bientôt", comme dit l'article.

  • 12 décembre 2015 -  Attentat terroriste à Homs, trois jours après le "cessez-le-feu" : il y a environ 25 morts et 70 blessés.

  • 18 décembre 2015 -  A New York, le Conseil de "Sécurité" de l'ONU adopte à l'unanimité une résolution reprenant en gros les termes de "l'accord" de Vienne du 15 novembre (voir plus haut). Grâce au Kremlin, le démontage de Bachar Al-Assad se trouve cimenté. L'arrivée au pouvoir à Damas des groupes terroristes "modérés" sous couvert de "lutte contre le terrorisme" est pratiquement garantie. On comprend maintenant l'objectif politique véritable de l'immixtion russe.

  • 20 décembre 2015 -  Raid de l'aviation israélienne contre Jaramana, au sud de Damas : on compte 9 morts dont le célèbre résistant palestino-libanais Samir Kountar que l'Etat génocideur juif avait dû relâcher en 2008 après 29 ans de goulag sioniste - voir page "Liban III" 4 septembre 2006 et 16 juillet 2008.

    Cette attaque terroriste de Tel Aviv montre bien que Moscou ne protège en aucune manière la Syrie, contrairement à ce que l'on entend dire depuis le 30 septembre 2015. Il n'y a ni brouillage électronique super-sophistiqué, ni méga-missiles défensifs S-300, S-400 ou S-500. Foutaise tout cela, Israël continue de bénéficier de la complicité russe et de dicter ses conditions au Kremlin.


    DebkaShit jubile :

    Deux jours après le raid terroriste israélien,
    Poutine coordonne avec Nétanyahou "la lutte contre le terrorisme".


  • 28 décembre 2015 -  Plus de trente morts dans une triple attaque terroriste à Homs, une ville soi-disant débarrassée de la racaille islamiste depuis le 9 décembre (voir quelques lignes plus haut).

    Simultanément, on annonce le "départ" des tueurs saoudiens qui infestent la région de Damas : les prochains attentats dans ce secteur ne vont pas tarder.

  • 31 décembre 2015 -  N'en déplaise aux mauvaises langues, le bilan politico-militaire russe en Syrie est globalement positif :



    Homme de l'année 2015 à Jérusalem




    Et si tout continue aussi bien en 2016,
    Poutine-le-Grand a même des chances de devenir l'homme du siècle :


  • 11 janvier 2016 -  Comme toujours depuis près de cinq ans, l'invasion étrangère menée contre la Syrie se double d'une intense guerre de propagande des merdias occidentaux. Cette fois, c'est à propos de Madaya, une ville située à la frontière libanaise, à mi-chemin entre Damas et Beyrouth. Les égorgeurs islamistes, assiégés par l'armée nationale syrienne et le Hezbollah, y ont pris des milliers d'habitants en otage :

    Les médias-mensonges ne vous ont pas dit pourquoi Madaya est assiégée

    The 'rebels' stole our aid & sold it for profit ou comment les "rebelles" (ces chers alliés "démocrates et patriotes" de Poutine - voir plus haut) volent et revendent l'aide humanitaire. Bien entendu, l'homme du Kremlin se garde bien d'intervenir dans cette région ; Tel Aviv ne lui en donnerait jamais l'autorisation.

  • 29 janvier 2016 -  Après les foireuses conférences "de paix" de juin 2012 et de janvier 2014 (Genève 1 et Genève 2 - voir plus haut) voici une nouvelle "rencontre" que personne n'ose appeler Genève 3 par crainte du "jamais deux sans trois".

    En fait, il n'est pas prévu que les camps en guerre se rencontrent. Ils parleront chacun de leur côté avec l'ONU (qui soutient les terroristes baptisés "opposition"). On ne sait d'ailleurs pas lesquels de ces terroristes seront à Genève. Probablement les égorgeurs saoudiens du soi-disant "Haut comité de négociation" et l'ancien Premier ministre syrien traître Riad Hijab (Riad comme la capitale d'un de ses sponsors, l'autre étant la CIA). Le Riad Hijab en question a fui la Syrie il y a plus de trois ans (voir une des pages précédentes 6 août 2012). Ces gens ne représentent que leurs patrons étrangers et n'ont rien à voir avec le peuple syrien. Si la nouvelle conférence de Genève leur donne le pouvoir, c'est parce que la Russie (et sans doute aussi l'Iran relooké façon Rohani) auront voulu qu'il en soit ainsi.




    L'Allemagne et l'ONU contre la Syrie  par Thierry Meyssan.

  • 30 janvier 2016 -  Le sultan Erdaeshoğan accuse de nouveau les Russes d'avoir violé l'espace aérien turc, ce que la Russie dément.

  • 31 janvier 2016 -  Au moins 45 civils tués dans le sud de Damas dans un triple attentat terroriste - détails.

  • 2 février 2016 -  Sous le masque « anti-Daesh »  par Manlio Dinucci.  A temps pour le carnaval 2016, la "coalition anti-Daesh" se réunit à Rome : "En font partie, déguisés en anti-terroristes, les plus grands sponsors du terrorisme de « marque islamiste », utilisés depuis des décennies pour miner et démolir les Etats qui font obstacle à la stratégie de l'Empire."

    A Genève, rien ne fonctionne comme le prévoyait le scénario ; la conférence doit être remise à plus tard.

  • 12 février 2016 -  Sans demander l'avis du gouvernement syrien, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov convient avec son homologue américain Kerry d'une "cessation des hostilités", soi-disant pour permettre une "distribution de l'aide humanitaire", comme à Madaya un mois plus tôt (voir 11 janvier).

    Depuis quelques jours, les égorgeurs "modérés" sont en difficulté sur le terrain. L'armée syrienne, après avoir libéré Nubl et Zahraa, deux localités situées au nord-ouest d'Alep, a réussi à desserrer partiellement l'étau qui étouffe la grande ville du nord, assiégée depuis 2012 par les terroristes étrangers à la solde d'Ankara. Ce petit succès militaire de Damas coupe les voies d'approvisionnement des tueurs islamistes depuis la Turquie via Azaz. (Via Idleb et Bab al-Hawa, malheureusement, rien n'a changé.)



    La trêve unilatérale offerte par Poutine sera l'occasion pour les agresseurs de reprendre les livraisons d'armes et de matériel aux rats islamistes là où elles ont été interrompues. Simultanément, ces derniers pourront, comme ils l'avaient fait à Madaya, s'emparer des vivres pour les revendre au prix fort à la population.

    La situation militaire actuelle en Syrie n'est pas sans rappeler celle du Donbass à l'automne 2014 : après avoir aidé très modérément ses "alliés", le Kremlin a brutalement mis fin à leur offensive au moment précis où elle risquait d'être victorieuse.

  • 14 février 2016 -  Pilonnages de l'artillerie turque en territoire syrien. Sont visées des localités kurdes non loin d'Azaz (au nord d'Alep) et des positions de l'armée syrienne dans la province de Lattaquié (à l'ouest d'Alep). La Turquie menace ouvertement d'envoyer des troupes en Syrie. Cette agressivité croissante du régime d'Ankara est fortement encouragée par le comportement "conciliant" de la Russie.

  • 16 février 2016 -  Tandis que les combattants kurdes syriens s'efforcent de libérer la ville d'Azaz occupée par les terroristes "modérés", l'armée d'Ankara continue de pilonner la région pour empêcher la défaite de ses protégés. Pendant ce temps, la caste politique occidentale et ses merdias lancent une vaste campagne accusant la Russie de bombarder écoles et hôpitaux. A Paris, le revenant Jean-Marc Ayrault, successeur de Fabius Israélicus aux Affaires Etrangères, parle de "crimes de guerre russes". La pression s'accentue sur Poutine pour qu'il accélère le processus de capitulation.

  • 18 février 2016 -  A Ankara, un attentat à la voiture piégée contre un convoi militaire coûte la vie à 28 soldats. Erdaeshoğan accuse aussitôt les Kurdes syriens... qui démentent immédiatement. On ne serait pas étonné d'apprendre que le régime turc est lui-même à l'origine de cette attaque. Depuis plusieurs jours, il cherche désespérément un prétexte qui lui permettra d'envoyer ses troupes terrestres à la rescousse des islamistes débordés en Syrie. De toute évidence, les pilonnages incessants ne suffisent plus...

  • 21 février 2016 -  Attentats terroristes en série dans le centre de Homs et au sud de Damas : en tout plus de 150 civils tués.  Kerry en profite pour annoncer un accord provisoire sur une cessation des hostilités (le dernier "accord" de ce genre remonte au 12 février).

  • 4 mars 2016 -  Le retour de l'Armée arabe syrienne  par Valentin Vasilescu (Réseau Voltaire).

    Un article qui peut en gros se résumer ainsi : avant le 30 septembre 2015 (entrée en jeu des Russes), tout allait de mal en pis pour l'armée de Damas (ce qui est vrai - l'auteur donne même des détails inconnus jusqu'alors) ; depuis, par contre, tout baigne...  Autant dire que, grâce à Poutine, le miracle est accompli. On se demande seulement pourquoi il s'est réveillé si tard...

    Mais peu importe, puisque "les combats ont cessé" depuis quelques jours...  Il était temps de stopper unilatéralement cette guerre, on aurait fini par la gagner...



    Dieu merci, on ne se bat plus contre "l'opposition démocratique"
    des égorgeurs, on va négocier avec elle.



    Ça, ce n'est pas "l'opposition démocratique", c'est l'Armée arabe syrienne
    qui est de retour avec son "bigfoot" et ses armes russes sophistiquées.

    (Photos tirées de l'article)


  • 13 mars 2016 -  Après deux semaines de trêve bidon, les "pourparlers" imposés par la Russie vont débuter à Genève, entre le gouvernement syrien et des représentants du "Haut comité de négociation - HCN" des terroristes "modérés" saoudiens (voir plus haut 29 janvier).

    Dès le départ, le chef wahhabite de la délégation du "HCN", Mohammed Allouche, exige le départ du président Assad mort ou vif.  (Poutine, au fond, ne veut pas autre chose, mais il est plus discret.)


    A Moscou. le ministre des Affaires étrangères Lavrov déclare que la Russie a des preuves que des troupes turques se trouvent en Syrie :  "La Turquie considère que c'est son droit souverain de créer des zones de sécurité [sic] en territoire syrien. Selon nos informations, les troupes turques se sont retranchées en Syrie à plusieurs centaines de mètres de leur frontière. C'est une expansion rampante..."

    On se demande bien pourquoi l'aviation russe ne réagit pas en bombardant ces envahisseurs - ou plutôt, on ne se le demande pas ; l'intervention militaire de Poutine n'a jamais eu le but d'être efficace, du moins pas dans le sens où l'entend Damas. D'ailleurs, depuis le début de la "trêve" (27 février), les Russes ne bombardent plus rien.

  • 14 mars 2016 -  Poutine donne l'ordre aux forces militaires russes de quitter la Syrie, les objectifs fixés ayant été accomplis - détails.

    De toute évidence, ces objectifs - jamais formulés par le Kremlin - consistaient en réalité 1) à accélérer la défaite du gouvernement syrien en le paralysant dans sa lutte contre la terreur islamiste et 2) à fournir aux pays de l'OTAN et du Golfe le prétexte d'une intervention ouverte en Syrie.

    L'invasion militaire turque, de "rampante" qu'elle est pour le moment (voir quelques lignes plus haut) pourrait devenir massive : Is the Terrorist Attack in Ankara the Pretext for the Invasion of Syria ?  L'attentat terroriste de la veille (au moins 35 morts) a probablement été organisé par les services turcs afin de livrer le "casus belli" nécessaire. (Quelques jours plus tard, un autre attentat fera cinq morts à Istanbul.)

    Voir également plus haut : Liban - 14 mars 2016.

  • 19 mars 2016 -  A la faveur du chaos généré par l'intervention-retrait du Kremlin, le plan israélien de morcellement de la Syrie refait surface. En attendant de pouvoir réaliser la partition sunnite-alaouite, les sionistes se contenteraient (pour le moment) de la proclamation d'une entité autonome kurde dans le nord du pays. Naturellement, ils présentent ce projet comme une idée russe - voir cet article de DebkaFile.

    Les USA (et donc leurs chers "alliés" de Tel Aviv) ont déjà une base militaire à Rmeilan, dans la province d'Al-Hasaka (nord-est) - voir plus haut : Syrie 4.12.15.

  • 27 mars 2016 -  Après de violents combats, l'armée syrienne libère la ville de Palmyre que les terroristes de Daesh occupaient depuis mai 2015.

  • 13 avril 2016 -  Le parti d'Assad remporte les législatives :  "Taux de participation : 57,56 % - 5,08 millions des 8,83 millions d'électeurs potentiels se sont déplacés..."

  • 18 avril 2016 -  Le Golan et les hyènes sionistes  par Bruno Guigue.

  • 25 avril 2016 -  Les Etats-Unis violent le cessez-le-feu en Syrie et arment Al-Qaïda  (Réseau Voltaire) :

    Une livraison d'armes (117 containers, 2 007 tonnes) a été effectuée en décembre 2015 depuis la Roumanie, pour moitié via la Turquie, pour l'autre moitié via la Jordanie. Une seconde cargaison, encore plus importante que la première, a été livrée le 7 avril 2016. "Par conséquent, les Etats-Unis ont eux-même violé la cessation des combats signée le 12 février 2016. Ils ont profité de la naïveté de la Russie et de la Syrie pour réarmer les groupes djihadistes, exactement comme ils l'avaient fait, début 2012, durant la mission d'observation de la Ligue arabe, puis durant celle des Nations Unies. Les armes ont été remises par le Pentagone, soit directement, soit via l'armée turque, à des groupes qualifiés de « modérés », c'est-à-dire participant simultanément aux négociations de paix de Genève..."

    De la part de la Russie, il s'agit moins de naïveté que de complicité honteuse (voir plus haut 12 février). Quant au pouvoir syrien, il n'a pas le choix, dépendant qu'il est de l'aide russe - une aide trop maigre pour remporter la victoire, mais suffisante pour prolonger l'agonie.

  • 28 avril 2016 -  Pour la énième fois depuis le début de l'invasion étrangère, l'appareil de propagande américano-sioniste mobilise tous ses merdias pour nous refaire le coup du méchant-dictateur-Assad-qui-bombarde-les-hôpitaux-et-tue-les-enfants, à Alep cette fois. C'est le signe que, sur le terrain, les terroristes piétinent, malgré les livraisons d'armes américaines et les renforts de mercenaires.

    L'hôpital d'Alep avait été détruit il y a sept mois  (Réseau Voltaire) :  "Le ministère russe de la Défense a publié des photographies satellitaires de l'hôpital Al-Qods d'Alep, prétendument détruit par l'aviation de la République arabe syrienne le 27 avril 2016. Or, il était déjà détruit depuis plus de six mois... L'annonce du prétendu bombardement de cet hôpital avait été faite par MSF, une association humanitaire créée par Bernard Kouchner pour les services secrets français durant la guerre du Biafra."



    Depuis le début des années 1970, l'organisation du Dr Kouchemerde est présente sur tous les théâtres d'opération américano-sionistes, sauf bien entendu en Palestine occupée. Au Viêt-Nam, MSF a attendu la fin des massacres américains pour intervenir, préférant dénoncer les "violations des droits de l'homme" du gouvernement de Hanoï. A ce propos, Wikipédia écrit : "A l'occasion de l'opération « Un bateau pour le Viêt-Nam » en 1979, Bernard Kouchner a défendu l'idée d'affréter un bateau avec des médecins et des journalistes pour témoigner des violations des droits de l'homme dans ce pays et aussi pour évacuer les Vietnamiens qui avaient fui leur pays après que le Viêt-Nam fût devenu un pays totalement communiste. Il s'ensuivit une violente querelle à l'origine d'une scission au sein de MSF, certains estimant l'opération vaine ou trop coûteuse, dont Xavier Emmanuelli, auteur d'une attaque violente dans Le Quotidien du médecin intitulée « Un bateau pour Saint-Germain-des-Prés »..."

    Il faut dire que le Dr Kauchemar est un des grands piliers de la "culture" mondaine germanopratine qu'il considère comme indissociable de son "engagement" politique - voir ici 5 juillet 2011. Le "French Doctor" a soutenu dès la première heure les tueurs de la soi-disant "opposition syrienne".

  • 13 mai 2016 -  Retour imminent des avions russes en Syrie  par Valentin Vasilescu (Réseau Voltaire) : "Alors que la Russie avait décidé, suite à la cessation des hostilités conclue avec les Etats-Unis, de retirer ses bombardiers de Syrie, elle est contrainte de revenir sur le champ de bataille car Washington poursuit - en violation de ses engagements - la livraison d'armes sophistiquées aux djihadistes, y compris à ceux d'Al-Qaïda et de Daesh..."

    Forcément, le Grand Poutine ne pouvait pas se douter 1) que les Américains allaient livrer des armes sophistiquées aux djihadistes - ce n'est pas parce qu'ils le faisaient déjà depuis longtemps, qu'ils devaient nécessairement continuer de le faire après le retrait russe et 2) que les USA étaient susceptibles de violer leurs engagements - ce qui ne s'est encore jamais produit auparavant.

    Toujours est-il que "du coup, après la libération de Palmyre, l'armée arabe syrienne n'a pas eu la capacité de poursuivre l'offensive contre l'Etat islamique, à Raqqa et Deir Ezzor. Elle a subi de lourdes pertes face au Front Al-Nosra (filiale d'Al-Qaïda en Syrie) dans la région d'Alep... En outre, en l'espace d'un mois, l'aviation syrienne a perdu trois avions de combat (MiG-21, MiG-23 et Su-22), abattus dans le nord de la Syrie par les lance-missiles portables sol-air des islamistes introduits en grandes quantités dans le pays après l'entrée en vigueur de la cessation des hostilités. C'est pourquoi l'armée de l'air syrienne ne dépasse pas un maximum de 10 cibles islamistes par jour, ce qui est insuffisant pour les troupes terrestres. L'armée arabe syrienne se retrouve dans une situation délicate, et cependant l'armée russe est restreinte par l'ordre du président Poutine de retirer pour des raisons à la fois budgétaires et économiques les bombardiers de Syrie..."

    A ce stade, on peut se poser deux questions : 1) Les contraintes budgétaires et économiques qui existaient deux mois plus tôt ont-elles disparu comme par miracle ?  -  2) Si le Kremlin est à bout de souffle après ce semblant d'intervention, que fera-t-il lorsque la vraie guerre commencera ?...

  • 23 mai 2016 -  Des attentats terroristes en série font plus de 150 morts à Tartous et Jablé (au sud de Lattaquié sur le littoral - carte). Il s'agit pourtant d'une région relativement calme jusqu'à présent, où le gouvernement de Damas jouit de très forts soutiens. On voit que plus aucun point du territoire syrien n'est épargné.

    Pendant ce temps, Thierry Meyssan annonce la fin des négociations de Genève.  Quelles négociations ?...  Qu'y a-t-il à négocier avec les représentants de la terreur ?...



    UN HOMMAGE SPÉCIAL À L'ARABIE SAOUDITE, BANQUIER DE DAESH :

    Des militants pro-syriens ont projeté le drapeau des terroristes
    sur la façade de l'ambassade saoudienne à Berlin.
    - source -


  • 28 mai 2016 -  Le Dr Nabil Antaki, médecin à l'hôpital Saint-Louis d'Alep, témoigne  sur la situation dans cette ville dont la partie orientale est occupée par les groupes terroristes étrangers (vidéo - 19:30).

  • 5 juin 2016 -  La Turquie achemine des armes et des munitions vers les djihadistes en Syrie (Réseau Voltaire - article et vidéo) :

    "Le ministère russe de la Défense a publié, le 3 juin, une vidéo prise depuis un avion de reconnaissance. On y voit de longues files de camions, venant de Turquie et transportant des armes et des munitions aux groupes armés d'Idleb [à l'ouest d'Alep]... Le Pentagone a lui-même parachuté des armes et des munitions, le même jour à Marea [au nord d'Alep]... La libération d'Idleb permettrait à la Syrie et à la Russie de libérer Alep, la seconde ville de Syrie, ce qui marquerait un coup d'arrêt définitif aux projets de renversement de la République et d'instauration d'un gouvernement islamiste."

    Bien entendu, les Russes auraient eu la possibilité de détruire ces longues files de camions avant qu'elles n'arrivent à destination. Mais malheureusement, les problèmes budgétaires et économiques du Kremlin s'y opposaient (voir un peu plus haut 13 mai). Donc le mieux, c'est de continuer de prendre des photos aériennes en espérant que les avions de reconnaissance ne seront pas abattus à l'aide des armes contenues dans les camions.



    "Elle est pas super, ma stratégie syrienne ?..."




    Et comme toujours, copain-copain avec l'Etat terroriste juif :

    DebkaShit a de la peine à cacher sa joie :
    Pour la toute première fois, des avions et des navires russes basés en Syrie
    vont effectuer des manœuvres conjointes avec Israël.


  • 12 juin 2016 -  Attentats terroristes près d'un mausolée chiite à dix kilomètres de Damas - au moins douze morts :

    "Le site avait déjà été la cible de plusieurs attaques de groupes djihadistes... Le dernier attentat remonte au 25 avril (sept morts). Le 21 février, un double attentat perpétré à 400 mètres du mausolée avait fait 134 morts, et fin janvier, au moins 70 personnes avaient été tuées près de ce sanctuaire..."  Et pourtant, "le secteur est très sécurisé, avec des points de contrôle de l'armée syrienne pour empêcher les véhicules de s'approcher..."

  • 15 juillet 2016 -  John Kerry s'accorde avec la Russie  (Réseau Voltaire).  Cet accord conclu entre Poutine et Kerry (sans l'approbation d'Obama ?) constituerait un "progrès" en ce sens que certains groupes terroristes jusqu'à présent protégés par les Etats-Unis ne le seraient plus à l'avenir. La teneur exacte de l'accord n'est pas connue, mais le blogueur russo-américain "The Saker" publie ici quelques détails inquiétants.

    Le texte prévoit en substance que la Russie et les USA acceptent de coordonner leurs attaques contre Daesh et Al-Nosra par le biais d'un état-major commun basé en Jordanie. Si les bombardements anti-Daesh sont laissés à l'appréciation de chacun, ceux visant Al-Nosra requièrent l'autorisation des deux parties. Autrement dit, Moscou et le gouvernement de Damas ne pourront s'en prendre aux terroristes "hors Daesh" que si Washington donne son feu vert. "The Saker" parle à ce propos de piège des Américains dans lequel les Russes ne peuvent que tomber. Disons plutôt que c'est pour Moscou un marché de dupes librement consenti tout à fait conforme à la ligne poutinienne.

    Il est clair que le "grand stratège" moscovite veut gagner du temps. Sur le dos de son "allié" Assad, il s'achète un sursis de six mois en attendant de savoir ce que fera le successeur d'Obama à la Maison Blanche. Pour ce qui est de la Turquie, Poutine cherche à s'attirer ses faveurs maintenant que le psychopathe d'Ankara a accepté de "s'excuser" pour la destruction du Su-24 (24.11.2015). Et le putsch avorté en Turquie ne fait que renforcer la position d'Erdoğan face à Poutine. A quand un accord requérant le feu vert turc avant toute attaque russe contre Daesh ?...

  • 2 août 2016 -  Et le spectacle continue : Lavrov confirme l'échec des entretiens Poutine-Kerry au sujet de la Syrie. Poutine aurait dû s'engager à ne pas attaquer les égorgeurs "modérés" soutenus par les USA et accepter le départ d'Assad, en échange de quoi on aurait permis aux Russes de se soumettre aux Américains dans la "lutte anti-Daesh". Le patron du Kremlin ne pouvait vraiment pas se douter que Kerry allait lui faire une proposition aussi malhonnête : ça n'était encore jamais arrivé depuis la fin du mois de juin.

    Pour oublier ses misères, Vladimir Vladimirovitch organise une grande opération humanitaire dans la région d'Alep. Succès total : 150 civils (sur 250.000) parviennent à quitter les quartiers occupés par les terroristes ; tous les autres sont retenus de force. Les barbares de Daesh et Cie lancent une grande offensive dans le secteur et abattent un hélicoptère russe, tuant cinq militaires dont deux membres du "Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie" (sic). Depuis fin septembre 2015, Moscou a perdu une vingtaine d'hommes dans cette guerre.


    Une fois n'est pas coutume, le site israélien Debka dit la vérité :

    Si les Russes avaient accordé leur appui aérien à l'armée syrienne dans l'actuelle bataille d'Alep,
    l'offensive des "rebelles" aurait pu être repoussée. Mais ils ne l'ont pas fait
    pour laisser la porte ouverte au dialogue avec l'administration Obama
    [laquelle administration soutient les "rebelles" (= égorgeurs "modérés")
    et leur fournit des missiles sol-air pour descendre les hélicos russes]




    On le savait déjà depuis six mois (voir plus haut 12 février 2016) :

    Est-ce une raison pour Poutine de corriger sa stratégie débile ?... Vous n'y pensez pas...


  • 20 août 2016 -  Pour la énième fois depuis le début de l'invasion, les sponsors occidentaux des barbares islamistes lancent à l'échelle mondiale une intense campagne de propagande censée "prouver" la "barbarie du régime". Cette fois, c'est la photo d'un enfant syrien de quatre ans qui est utilisée pour relancer le soutien occidental à la guerre terroriste. Tous les merdias apportent leur pierre à l'édifice, même si certains d'entre eux font semblant de déplorer la face obscure du photographe. L'homme entretient en effet des relations pour le moins ambiguës avec un "groupe rebelle" (c'est-à-dire un gang d'égorgeurs "modérés") responsable de la récente décapitation d'un enfant palestinien de 12 ans.

    Pour le Réseau Voltaire, la réalité est pire encore : le photographe a lui-même égorgé le jeune Palestinien.

    Parallèlement aux combats qui ont lieu à Alep et alentour, la situation semble empirer dans le nord-est. Le Réseau Voltaire signale des émeutes intra-kurdes dans cette région où les Américains s'inscrustent depuis quelque temps. Et si l'on en croit la-presse-qui-ne-ment-jamais, l'aviation syrienne (ou russe) aurait survolé, voire même attaqué des positions kurdes à Hassaké (carte), obligeant les USA à proférer des menaces. L'armée syrienne, bien que repliée des territoires kurdes depuis des années, maintient encore une certaine présence à Hassaké (apparemment sans l'autorisation de Washington).

    Les Etats-Unis sont-ils en train de créer un nouveau front antisyrien dans le secteur ?...

  • 21 août 2016 -  Hassaké en feu : Les Kurdes syriens veulent une fédération. Damas refuse  (Al-Manar) :

    "Les Kurdes syriens sont arrivés ces huit derniers mois à libérer de larges pans du territoire syrien des mains de Daesh, non sans l'aide américaine : le projet de séparation kurde commence à se profiler. Ces derniers jours, la situation à Hassaké, ville contrôlée conjointement par l'armée syrienne et les milices kurdes n'est plus comme avant. Le 17 août, l'armée de l'air syrienne y a bombardé pour la première fois depuis 2011 [?] des positions de la milice de protection du peuple kurde [YPG pro-israélien - voir plus haut 4.12.15] et des Assayechs [bras armé du PYD lié au PKK]. Auparavant, des combats au sol avaient eu lieu entre les militaires réguliers et les miliciens kurdes..."

    "Les combats ont repris le 20 août, aussitôt après l'échec des négociations menée dans la ville voisine de Qamichli par une délégation militaire russe avec chacun des belligérants... Dans un document présenté récemment au préfet syrien de Hassaké, les Kurdes exigent la dissolution des toutes les formations militaires qui gravitent autour de l'armée syrienne, dont les Forces de défense nationale composées de volontaires, et réclament le retrait de tout le matériel militaire de l'armée déployé dans la ville... Les Kurdes veulent aussi que le gouvernement syrien reconnaisse la Fédération kurde, en échange de quoi ils garantiront qu'ils n'exigeront pas de séparation d'avec l'Etat syrien... Le gouvernement de Damas a catégoriquement refusé toutes ces revendications."

    "Quelques heures plus tard, les Kurdes ont lancé plusieurs assauts contre des barrages de l'armée syrienne à Hassaké. Ce à quoi cette dernière a riposté en recourant à son aviation qui a pilonné trois sièges kurdes dont celui de recrutement des Assayechs... Le 20, suite aux raids syriens, les Américains ont retiré leurs éléments déployés aux côtés des miliciens kurdes... 300 militaires américains se trouvent officiellement dans cette zone."

    Les forces spéciales américaines, dont la présence en Syrie est parfaitement illégale, ont donc réussi, sous prétexte de combattre leur créature Daesh, à pousser les Kurdes de Syrie à entrer en guerre contre Damas. L'armée syrienne, déjà bien éprouvée après cinq ans et demi de combats, se voit contrainte de faire face à un ennemi de plus. Et la Russie laisse faire...

  • 25 août 2016 -  L'armée turque et ses auxiliaires "rebelles" coupeurs de têtes entrent dans la ville frontalière syrienne de Jarablous (sur l'Euphrate - carte). Et ce, au nom de la "lutte anti-Daesh" et avec l'accord de Washington, pourtant "brouillé" avec Ankara depuis le putsch avorté de la mi-juillet contre Erdoğan. Simultanément, le vice-président américain Biden, en visite en Turquie, ordonne aux Kurdes de rester à l'est de l'Euphrate, ce qui semble impliquer que les deux "alliés" des USA dans la région (Kurdes d'un côté, Turcs et égorgeurs "modérés" de l'autre) se partagent désormais le nord de la Syrie.

    L'occupation de la Syrie par les Etats-Unis est maintenant officielle (Al-Manar) : "Le 23 août, les USA ont transmis un communiqué au gouvernement légitime de la Syrie et à la coalition antiterroriste essentiellement russe qui assiste les Syriens. Ce communiqué fait savoir que les USA ont prélevé à leur usage une bande du territoire syrien [la partie nord-est affectée aux Kurdes], qu'ils entendent occuper militairement en y maintenant des troupes en service actif, des forces d'opérations spéciales, des conseillers, des mécaniciens et des unités de soutien ; ils ont également décrété une zone d'exclusion aérienne et averti qu'ils abattraient tout avion syrien ou russe qui survolerait cet espace réservé..."

    Tout cela a été rendu possible par l'attitude incohérente de la Russie depuis le début de son intervention fin septembre 2015. Dernier épisode en date : le 16 août, on apprend avec grand fracas que Moscou bombarde des positions terroristes en Syrie depuis la base aérienne de Hamadan, en Iran. On explique l'avantage de cette base par sa "proximité" du théâtre des opérations, alors qu'en réalité, elle se trouve à 1.100 km d'Alep, et que même le territoire russe est plus proche (distance Sotchi-Alep : 850 km*). Quant à la base de Lattaquié en Syrie, d'où Poutine a retiré la plupart de ses avions le 14.3.16 pour cause de "mission accomplie" et pour des raisons budgétaires, elle est à seulement 150 km d'Alep. Mais tout cela n'a aucune importance, car avant même qu'on ait pu comprendre les véritables motivations de Poutine, Moscou fait savoir, le 22 août, que l'utilisation de Hamadan est terminée.

    * En survolant la Turquie, ce qui ne devrait pas poser de problème maintenant que Moscou et Ankara sont paraît-il réconciliés.

  • 26 août 2016 -  La Turquie renforce sa présence en Syrie et élargit ses objectifs



    Profond comment, Monsieur Lavrov ?...

    Du côté de Damas, l'armée syrienne libère Daraya, une localité de la banlieue sud-ouest (Ghouta occidentale) où les égorgeurs islamistes étrangers s'incrustaient depuis 2012*. Malheureusement, aucun des barbares n'aura à répondre de ses crimes, car « l'accord de réconciliation » (sic) signé à cette occasion, prévoit le repli des tueurs en direction d'Idleb (nord-ouest) avec leurs armes de poing (et leurs couteaux). C'est une constante de cette guerre : le gouvernement syrien laisse toujours filer les terroristes vaincus, leur permettant de poursuivre ailleurs la destruction du pays. Parfois même, comme à Homs, les massacreurs reviennent quelques jours plus tard sur la scène du crime.

    * Il y a quatre ans, Daraya avait été le théâtre d'un premier massacre islamiste que les sponsors occidentaux des tueurs avaient mis, comme il se doit, sur le compte du « régime de Bachar » - voir une des pages précédentes 29.8.12.

  • 29 août 2016 -  Combats entre l'armée turque et les milices kurdes à l'ouest de l'Euphrate. Les Kurdes refusent d'évacuer ces territoires conquis récemment avec l'aide américaine (Membij par exemple - carte) mais doivent constater que Washington se retourne à présent contre eux pour faire plaisir à Erdoğan.

    Les Turcs en profitent pour avancer de plusieurs kilomètres en territoire syrien et s'apprêtent à y établir une "zone de sécurité" prévue de longue date et dirigée avant tout contre l'armée de Damas. Le "réconciliation" à sens unique entre Poutine et Erdoğan ne profite qu'à ce dernier. Grâce à l'idiot du Kremlin, l'homme fort d'Ankara - plus fort que jamais - a désormais les mains libres dans le nord de la Syrie.

  • 4 septembre 2016 -  L'armée d'Ankara s'empare d'Ar-Raï, localité syrienne située à la frontière turque à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Jarablous (carte).


    ERDAESHOĞAN BAT DAESH 1-0

    Erdoğan envoie son armée en Syrie pour soutenir Daesh contre Bachar :  "Erdoğan prétend avoir chassé Daesh de la région syrienne où il intervient, et ne soutenir que des rebelles anti-Bachar 'acceptables'. C'est un menteur invétéré. Il soutient Daesh depuis le début, et il continue à le soutenir. Erdoğan n'en a rien à foutre du nom que se donnent les groupes de mercenaires islamistes au service de l'impérialisme occidental. Il les soutient et c'est tout. D'ailleurs, cela fait maintenant des années que tout le monde sait que les 'rebelles syriens' passent d'un groupe à l'autre comme ça les arrange, et que par conséquent, chasser Daesh pour soutenir un autre groupe de 'rebelles' n'a aucun sens..."

  • 5 septembre 2016 -  Des attentats terroristes à Tartous et à Homs, au cœur même des territoires contrôlés par l'armée syrienne, font au moins 50 morts.

    Les projets de Kurdistan  par Thierry Meyssan.

  • 9 septembre 2016 -  Encore un accord de merde (en termes diplomatiques : "accord de trêve") conclu entre les parrains américains de la terreur islamiste et les faux amis russes de la pauvre Syrie. Pour "sauver Alep" on revient en gros à la case départ du 12 février 2016 (voir plus haut).

    Après avoir donné carte blanche à Erdoğan dans sa guerre contre les Kurdes de Syrie, Poutine va permettre indirectement au sultan de consolider ses positions dans le nord-ouest. La priorité : desserrer durablement l'étau d'Alep où les égorgeurs "modérés" commencent à manquer de vivres et de munitions par la faute de l'armée syrienne.



    La zone vert clair au nord d'Alep et le long de la frontière est pratiquement une zone d'occupation turque, même si
    les militaires d'Ankara y sont relativement peu nombreux, vu qu'ils s'en remettent à leurs alliés islamistes "modérés".

    Comme par hasard, le nouvel accord russo-américain a été précédé d'une intense campagne de propagande accusant "le régime" de Damas de "bombarder au chlore" les quartiers d'Alep tenus par les égorgeurs "modérés". On a également mobilisé pour les besoins de la cause les représentants encravatés de ces mêmes égorgeurs, leur demandant de présenter devant les caméras leur "nouveau plan de paix". Le chef du gang, un certain Riad Hijab (voir plus haut 29 janvier 2016), réclame évidemment le départ d'Assad.

  • 10 septembre 2016 -  L'accord de trêve signé la veille par Lavrov, cet amputé du cerveau qui déclarait il y a à peine trois semaines que les trêves profitent surtout aux terroristes, cet accord contient une clause semblable à celle convenue le 15 juillet 2016 (voir plus haut). Elle prévoit que la Russie ne pourra bombarder que les cibles autorisées par les USA, tandis que l'armée de l'air syrienne n'aura le droit de frapper les islamistes que dans les secteurs que les USA et la Russie lui permettront de frapper. Après la zone d'exclusion aérienne décrétée au Kurdistan syrien (voir plus haut 25 août 2016), les Américains en instaurent donc une autre sans que l'on sache où elle se trouve exactement.

    Reste à savoir dans quelle mesure le gouvernement syrien acceptera cette interdiction russo-américaine de se défendre...

  • 17 septembre 2016 -  Les détails exacts de l'accord de trêve russo-américain du 9 septembre sont secrets. Et ils le sont tellement que même l'ambassadeur russe à l'ONU ne les connaît pas. Et pourtant, on exige de lui qu'il signe une résolution visant à les approuver - voir ici.



    Le grand stratège du Kremlin ne pouvait pas se douter...

    Toujours le 17 septembre, l'aviation américaine bombarde des positions de l'armée syrienne dans le Djebel Therdeh qui surplombe l'aéroport de Deir Ezzor (dans l'est du pays, sur l'Euphrate - carte). 80 soldats syriens sont tués, plus de 100 blessés ; les terroristes de Daesh en profitent pour "prendre le contrôle total du Djebel Therdeh" (BFMTV).  C'est une nouvelle illustration du soutien direct apporté par les USA à leurs créatures islamistes.

    Le massacre américain de Deir Ezzor a également pour but de provoquer, si possible, une réaction syrienne qui fournirait le prétexte à une intervention militaire généralisée contre Damas.

  • 19 septembre 2016 -  Le gouvernement syrien, paralysé par la trêve unilatérale que lui impose Moscou, n'est pas seulement confronté aux attaques terroristes appuyées par l'aviation américaine. Dans le nord-ouest du pays, il doit également subir l'avance systématique des troupes turques et de leurs mercenaires - détails.

    A propos du récent accord Lavrov-Kerry, Paul Craig Roberts écrit dans cet article :  "Le gouvernement russe fait toujours la même chose en s'attendant à obtenir des résultats différents : il ne cesse de conclure des accords avec Washington, qui finit indéniablement par les rompre. C'est le dernier exemple de ce qu'Einstein qualifiait de folie [insanity]...



    QUI CONTRÔLE QUOI EN SYRIE :


  • 22 septembre 2016 -  Damas déclare caduque la pseudo-trêve russo-américaine jamais appliquée par ses ennemis et reprend ses opérations militaires dans le secteur d'Alep. Furieux, les Américains menacent de faire entrer en vigueur la "no-fly zone" prévue dans l'accord du 9 septembre (voir quelques lignes plus haut : 10.9.16). Pour préparer l'opinion publique à cette nouvelle escalade, les merdias reprennent de plus belle leur campagne de propagande anti-Assad, accusant le "dictateur" de bombarder les hôpitaux et de détruire les convois humanitaires de l'ONU.

  • 27 septembre 2016 -  Dans le nord-ouest de la Syrie, le régime d'Ankara met en place avec ses mercenaires une soi-disant "armée nationale" prétendument "syrienne" ayant pour but de contrôler la zone d'occupation turque tout en servant de couverture aux terroristes "modérés" (détails).

    Tout cela est toléré - pour ne pas dire approuvé - par le Kremlin et fait probablement partie de l'accord secret conclu lors de la réconciliation entre Poutine et Erdoğan.

  • 29 septembre 2016 -  Après les bombardements délibérés du 17 septembre (voir plus haut), les Américains détruisent les ponts de Deir Ezzor pour protéger Daesh et empêcher l'armée syrienne de reprendre les territoires perdus (détails).

  • 30 septembre 2016 -  Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur la situation militaire à Alep. Le site israélien DebkaFile vous dira que :

      ■  Alep-Est, où se trouvent les "rebelles" (égorgeurs "modérés"), n'est pas du tout encerclé par les loyalistes.

      ■  Les troupes de Damas (alliées au Hezbollah libanais) ont troqué le drapeau de leur pays contre celui des rats islamistes.

      ■  On ignore qui tient la zone grise (Daesh ?)



    Une carte vraiment très "spéciale"...


  • 1er octobre 2016 -  Selon le quotidien anglais The Independent, la Turquie envoie un millier de "forces spéciales" en mission "secrète" dans le nord de la Syrie, afin de "sécuriser" sa "zone tampon". Aucune réaction de Poutine, trop occupé qu'il est à encaisser les attaques verbales massives de son "allié" américain. Les barbares et criminels de guerre de Washington, soutiens et promoteurs numéro un du terrorisme islamiste en Syrie et ailleurs, accusent en effet Moscou de barbarie et de crimes de guerre à Alep.

    Le bruit court, et c'est sans doute aussi l'avis du Kremlin, que l'escalade actuelle durant les dernières semaines de l'administration Obama résulte de luttes internes entre la Maison Blanche et l'appareil "sécuritaire" américain (notamment le Pentagone et la CIA).

  • 7 octobre 2016 -  Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ?  par Thierry Meyssan :

    "Les Etats-Unis ont sollicité les 64 Etats et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur coalition dite anti-Daesh, afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents. L'idée est de tirer des missiles de croisière sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l'Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l'OTAN lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal..."

    [On sait que le sénateur John McAipac est depuis la première heure le parrain de Daesh. On le voit sur cette photo de mai 2013 en compagnie du chef terroriste Abou Bakr Al-Baghdadi qui rêvait de devenir le nouveau "calife de Bagdad". Dans le mot "califat" il y a les lettres C.I.A.]

  • 9 octobre 2016 -  A New York, au cours d'un débat sur la Syrie au Conseil de Sécurité, les Occidentaux essaient de faire condamner la politique russe... par la Russie.  Résultat : Vétos croisés  et cette excellente remarque de l'ambassadeur de Moscou (article de Thierry Meyssan) :




  • 12 octobre 2016 -  Qui vit et se bat à Alep-Est ?  (Réseau Voltaire) : 25 à 30.000 civils terrorisés par des égorgeurs "modérés" pour la plupart étrangers et commandés par un tueur saoudien. Quiconque essaie de rejoindre la zone libre d'Alep-Ouest est passible de la peine de mort. Une quarantaine de personnes qui tentaient de fuir ont effectivement été assassinées par des snipers terroristes.

    L'OTAN va-t-elle se lancer dans une guerre contre la Russie dans le seul but de protéger ces racailles islamistes ?... Allons, Poutine, fais quelque chose, capitule...

    A propos du rôle de la France dans la confrontation actuelle avec la Russie : Hollande / Poutine : tempête dans un plat de nouilles !  par Bruno Guigue.

    Analyse d'une imposture : Les Casques blancs (instrument de propagande "humanitaire" de l'OTAN).

  • 15 octobre 2016 -  Comme la "trêve" du 9 septembre a si bien fonctionné, Poutine décide de remettre ça et envoie Lavrov à Lausanne afin de conclure un nouvel "accord" avec Kerry.

    Pour ce qui est des moyens militaires russes paraît-il utilisables sur le champ de bataille syrien, on se souvient du fameux système de brouillage dont l'existence avait été révélée par Thierry Meyssan le 19.10.2015. Cette "arme magique" n'a pas été utilisée jusqu'ici, et pour cause, pourrait-on dire en lisant cet article de RT : Russia tests 'unrivaled' new radio-electronic weapon.

    Le titre annonce que la Russie teste l'arme en question ; l'article dit qu'elle a été testée. Il semblerait que les Russes en soient seulement au stade des prototypes, donc rien d'opérationnel jusqu'à présent.

  • 17 octobre 2016 -  Les terroristes bloquent les civils dans l'est d'Alep et pilonnent le sud sans arrêt  (Al-Manar).

    Simultanément, sous prétexte de "lutter contre Daesh" en s'appuyant sur les égorgeurs "modérés", la Turquie d'Erdaeshoğan, avec le consentement de la Russie, étend progressivement sa zone d'occupation dans le nord de la Syrie.

  • 23 octobre 2016 -  A Alep, après deux jours de "trêve humanitaire" imposée par Moscou pour faire plaisir à ses "alliés" occidentaux et à l'ONU, l'armée syrienne reprend son offensive contre les terroristes. Bien entendu, cette "pause humanitaire censée permettre aux habitants de la ville tout comme aux terroristes de sortir d'Alep-Est n'a pas été une réussite, les terroristes refusant de quitter la ville et menaçant de mort les civils souhaitant sortir... Les extrémistes ont exécuté publiquement 14 représentants des autorités locales, ceci comme punition pour avoir appelé à quitter les quartiers contrôlés par les groupes armés" (SputnikNews).  En outre, 1.200 djihadistes équipés de missiles antiaériens s'apprêteraient à attaquer Alep depuis le sud-ouest.

    Dans le nord du pays, l'armée de l'air d'Ankara attaque à plusieurs reprises des positions kurdes. La Syrie proteste et menace d'abattre les avions turcs qui violent son espace aérien : encore faudrait-il qu'elle en ait les moyens et que la Russie soit d'accord.

  • 26 octobre 2016 -  Confronté à une campagne antirusse de plus en plus virulente (accusations de crimes de guerre, exclusion de la Russie du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, menaces de traduire ses dirigeants devant le Tribunal pénal international), Poutine, au lieu de réagir comme un chef d'Etat digne de ce nom, essaie de "calmer" ses adversaires et "suspend" pour une durée indéterminée les attaques aériennes russes (et syriennes) contre les terroristes d'Alep-Est (ailleurs, l'intervention russe a cessé depuis longtemps). La lavette du Kremlin se soumet ainsi volontairement à la "no-fly zone" américaine avant même qu'elle ait été décrétée officiellement.

    Dans cet article Paul Craig Roberts estime que les attaques aériennes russes en Syrie contre les forces de Daesh soutenues par Washington ont, au début, pris les USA au dépourvu, car elles annonçaient un retournement de situation. Si la Russie avait mené à terme ce qu'elle avait si bien commencé, la Syrie aurait été libérée de toutes les forces hostiles avant même que Washington ait pu reprendre souffle... Mais la Russie s'est retirée trop tôt du conflit, abandonnant le gouvernement syrien à son sort, ce que l'auteur considère comme une erreur stratégique. S'engageant de nouveau quelque temps plus tard, le Kremlin, loin de corriger cette erreur, a tout fait pour saboter sa victoire potentielle en concédant des cessez-le-feu que Washington utilise pour réarmer Daesh et forcer sa propagande de guerre contre Moscou.

    Roberts a raison, même s'il exonère Poutine de toute responsabilité, rejetant le blâme sur "les atlanto-intégrationnistes russes adorateurs de l'Amérique, qui veulent à tout prix que la Russie soit acceptée par l'Occident, ne serait-ce que comme un semi-vassal".

  • 28 octobre 2016 -  Comme annoncé le 23 octobre, les djihadistes attaquent les quartiers d'Alep tenus par l'armée syrienne. Cette violente offensive lancée depuis l'ouest et le sud-ouest de l'agglomération a pour but d'effectuer une percée vers Alep-Est. Sur ordre de Moscou, les avions russes et syriens restent cloués au sol pour le dixième jour consécutif, pour des raisons "humanitaires". L'état-major russe demande à Poutine d'autoriser une reprise des bombardements sur la zone terroriste (détails). Le grand stratège moscovite refuse : Poutine rejette la demande de l'armée russe de reprendre les frappes




    Foutage de gueule renforcé




    Avec la bénédiction du Kremlin


  • 6 novembre 2016 -  Sous prétexte de "faire la guerre" à Daesh, les USA et leurs auxiliaires (vassaux européens, égorgeurs djihadistes "modérés", Kurdes retournés et Turcs en mal de conquête) lancent une offensive contre Raqqa, la "capitale syrienne" du "califat" islamiste. C'est le pendant de la bataille de Mossoul mais sans les forces chiites (Iran et alliés).

    Comme dans le nord de l'Irak, les objectifs réels n'ont rien à voir avec les objectifs affichés. Ici, tous les participants sont d'accord pour nuire au "régime de Damas". Depuis quelque temps, le gouvernement syrien ne parle plus de reconquérir Raqqa, il s'estimerait heureux de pouvoir récupérer Alep-Est, mais ses "protecteurs" russes font tout pour l'empêcher. Depuis près de trois semaines, ils ont cessé toute activité militaire ; quand ils ne se consacrent pas à l'agitation humanitaire, ils se lamentent sur la duplicité des Américains.

  • 15 novembre 2016 -  Raids syriens sur Alep-Est, et russes dans les provinces d'Idleb et de Homs  (Al-Manar). Après un mois de pause ordonnée par Poutine, la défense antiterroriste reprend, mais on ignore pour combien de temps. Juste assez probablement pour créer l'illusion qu'on veut libérer toute la ville d'Alep, mais sans aller jusqu'au bout, toutefois, pour ne pas provoquer Washington... qui profite de la passivité russe pour s'activer dans le nord-est. Il est difficile d'imaginer que cette partie du territoire syrien, où Américains, Turcs, Kurdes et terroristes font ce qu'ils veulent, pourra un jour être récupérée par Damas.

    Le Kremlin attend que le nouveau président US Donald Trump soit installé à la Maison Blanche (c'est prévu pour le 20 janvier 2017) et qu'il ait passé sans encombre ses cent premiers jours (ce qui nous conduit à fin avril). Nul ne sait à quoi ressemblera sa politique syrienne...

  • 19 novembre 2016 -  Deux articles du Réseau Voltaire sur la situation à Alep-Est :

    La fatwa du Conseil militaire suprême de l'Armée [terroriste] de la conquête

    Les djihadistes répriment à balles réelles les manifestations à Alep-Est

    Sous peine de mort, il est interdit à la population de quitter le secteur occupé par les terroristes. Seuls les civils de moins de 14 ans ou de plus de 55 ans peuvent le faire, à condition de payer 150.000 livres syriennes (300 dollars) par personne, ce qu'aucune famille ne peut se permettre [sans compter que les djihadistes empocheraient probablement l'argent sans laisser passer les enfants, préfèrant garder les filles comme esclaves sexuelles et les garçons comme chair à canon]. Les civils qui tentent de s'échapper sont tués sur place. A l'exception de quelques fanatiques syriens, les terroristes d'Alep-Est sont tous étrangers ; ils sont commandés par un barbare saoudien.

  • 26 novembre 2016 -  Vers un affrontement direct entre les armées syrienne et turque ? (article d'Al-Manar)

    Le régime d'Ankara accuse les Syriens d'avoir attaqué ses troupes et tué trois de ses soldats... dans le nord de la Syrie. Même si c'était vrai, ce qui ne semble pas être le cas, l'armée syrienne en aurait parfaitement le droit car elle est chez elle, contrairement aux hommes du sultan.  Entre-temps, les Turcs marchent sur Al-Bab, au nord-est d'Alep (carte) tandis que l'armée syrienne s'efforce de libérer cette ville occupée par les terroristes d'Erdaeshoğan.

    Il est évident que la passivité russe encourage fortement la Turquie et lui permet de poursuivre son invasion en toute impunité.


    Ça a le mérite d'être clair - et c'est tacitement approuvé par Poutine :

    Le chef terroriste Erdaeshoğan avoue que ses troupes ont envahi la Syrie
    "pour mettre fin au régime du tyran Assad qui terrorise le pays, et pour aucune autre raison."

  • 28 novembre 2016 -  L'armée syrienne réussit à libérer certains quartiers d'Alep-Est et à sauver plusieurs milliers d'habitants. La zone tenue par les terroristes étrangers est maintenant coupée en deux. Les Américains, Kerry en tête, tremblent pour leurs égorgeurs "modérés" en perte de vitesse, et mettent la pression sur Poutine pour qu'il rappelle Assad à l'ordre.

  • 30 novembre 2016 - 

    Le vice-Premier ministre turc confirme :

    "La Turquie avait besoin de la détente avec la Russie
    pour poursuivre son opération
    [invasion] en Syrie."



    Détente :

    - Merci Vladi, sans ton aide je serais bien embêté en Syrie...
    - De rien Erdo, entre voisins faut bien s'entraider...
    - Pour le tyran de Damas, je compte sur toi, Vladi...
    - Niet problem, Erdo...


  • 5 décembre 2016 -  5ème veto chinois et 6ème veto russe à propos de la Syrie  (Réseau Voltaire). Dans l'espoir de sauver leurs égorgeurs "modérés" d'Alep-Est, les USA (administration Obama en instance de départ) font déposer par la Nouvelle-Zélande (gouvernement démissionnaire), l'Egypte (dictature militaire) et l'Espagne (vassal de l'OTAN), un projet de résolution tordu aussitôt rejeté par la Russie, la Chine et le Venezuela.

  • 8 décembre 2016 -  Les moyens de l'OTAN utilisés par les djihadistes pour attaquer un hôpital russe à Alep-Ouest  (Réseau Voltaire).  Les terroristes ont obtenu de leurs sponsors occidentaux les coordonnées de l'hôpital. "La guerre contre la Syrie est menée depuis le premier jour sous la coordination de l'Alliance atlantique."

    En Syrie, la fête est finie pour les charlatans  par Bruno Guigue - si ça pouvait être vrai...

  • 9 décembre 2016 -  Quatre jours après l'échec de leur résolution antisyrienne au Conseil de "Sécurité" de l'ONU (voir quelques lignes plus haut), les Etats-Unis font voter par l'Assemblée Générale (où il n'y a pas de veto) un texte réclamant un cessez-le-feu immédiat en Syrie. Ledit cessez-le-feu devrait bien sûr être appliqué unilatéralement par le gouvernement de Damas, mais surtout pas par les massacreurs islamistes. Avant de céder la place à son successeur, Obama aura vraiment tout essayé - et il reste encore six semaines...

  • 11 décembre 2016 -  Plusieurs milliers de barbares djihadistes sont de retour à Palmyre (carte), d'où ils avaient été chassés en mars 2016 après dix mois d'occupation. Le problème de l'armée syrienne, depuis le début de l'invasion étrangère, c'est qu'elle laisse toujours les terroristes "vaincus" filer avec armes et bagages sans jamais les capturer et encore moins les liquider, de sorte qu'ils vont reprendre leurs exactions un peu plus loin ou reviennent en force d'où ils sont partis. C'est d'ailleurs le cas en ce moment même à Alep, où l'on permet aux tueurs de se replier sur Idleb.

  • 12 décembre 2016 -  Commentant la chute de Palmyre, le site Veterans Today est d'avis que l'offensive éclair des djihadistes, avec tout ce que cela implique au niveau planification, organisation, transport, logistique, commandement et contrôle des opérations, a été menée avec l'aide active de l'armée turque, et avec un certain nombre de militaires turcs combattant sous l'uniforme de Daesh. Les massacreurs sont venus de Mossoul (nord de l'Irak) via Raqqa (nord-est de la Syrie) avec l'appui des Américains qui font semblant de combattre le terrorisme dans ces deux régions.

  • 13 décembre 2016 - Libération d'Alep 

    Tandis que la libération totale d'Alep-Est par l'armée nationale syrienne semble proche, Washington - ou plutôt l'administration sortante - trépigne de rage à l'idée de cette défaite imminente de ses protégés. Au Conseil d'Insécurité de New York, la déléguée américaine Samantha Power, une folle hystérique qui fait penser à Hillary Clinton, invective son homologue russe Vitali Tchourkine, lui lance à la tête "les exécutions sommaires d'enfants syriens par le régime criminel de Bachar" et lui demande "s'il n'a pas honte"... Cette tarée qui se prend pour une diplomate est tellement atteinte, qu'elle prend au sérieux les "Fake News" que son régime propage à un rythme toujours plus effréné.



    La presse mensongère (aussi appelée Lying Press ou Lügenpresse)
    répercute docilement les Fake News de la Mère Power...




    En France aussi, évidemment :


  • 14 décembre 2016 -  La bataille d'Alep-Est est loin d'être terminée : indépendamment du fait que certains quartiers sont encore infestés de terroristes, il faut savoir, comme le signale un général russe, que les groupes djihadistes ont creusé un réseau de tunnels sous la ville et qu'ils s'en serviront après leur départ pour revenir attaquer les positions de l'armée syrienne. Déloger les terroristes risque de prendre encore plusieurs mois.

    Comme l'a montré le cas de Palmyre il y a quelques jours, et celui de Homs à plusieurs reprises au cours des dernières années, la libération d'une ville est rarement durable à moins de disposer de dizaines de milliers de soldats pour empêcher le retour des barbares. Or, l'armée syrienne ne dispose pas de ces réserves. Dès qu'elle retirera ses forces d'Alep pour se lancer dans une autre bataille, par exemple Idleb, les terroristes reviendront à coup sûr. Les sponsors et organisateurs de la terreur antisyrienne (USA, OTAN, Turquie, Arabie, etc.) peuvent mobiliser des dizaines, sinon des centaines de milliers de mercenaires étrangers. Tant que les Etats-Unis ne mettront pas fin à leur double jeu, la tragédie se poursuivra. Pour le moment, tous les espoirs reposent sur le nouveau président américain Donald Trump qui, si tout va bien, prendra ses fonctions le 20 janvier prochain. L'avenir dira s'il est raisonnable de faire confiance à ce grand ami d'Israël (voir ici) alors qu'on sait que l'Etat voyou juif a toujours voulu détruire la Syrie indépendante.

    En attendant, l'administration sortante se surpasse. Son ministre des Affaires étrangères, John Kerry, que Thierry Meyssan considérait en février 2013 comme un ami personnel d'Assad, accuse ce dernier de mener une "guerre génocidaire" et de perpétrer "d'horribles massacres" semblables à celui de Srebrenica en Bosnie. Excellente comparaison, en effet, puisque ce massacre bidon fait partie des "Fake News" les mieux réussies des années 1990. Le Bachar de l'époque s'appelait Milosevic.

  • 18 décembre 2016 -  Cacophonie totale à Alep-Est, où l'évacuation des djihadistes (conclue entre la Russie et la Turquie en court-circuitant le gouvernement syrien) est stoppée pratiquement chaque jour, avant de reprendre le lendemain sur la base d'un nouvel "accord" aussitôt violé par les égorgeurs "modérés". Pendant ce temps, dans les merdias occidentaux, la campagne anti-Assad bat son plein. A en croire nos pressetitués, le "tyran de Damas" empêche les pauvres Syriens de quitter Alep.

    Confusion également en ce qui concerne la prétendue arrestation d'officiers étrangers à Alep-Est. On ne sait trop ce qu'il faut penser de tout cela... Si les terroristes "vaincus" sont laissés en liberté et transportés gratuitement vers le lieu de leurs prochains méfaits, on voit mal pourquoi leurs "conseillers" saoudiens seraient traités différemment. Poutine leur doit au mininum un billet d'avion première classe pour Riyad...

  • 19 décembre 2016 -  Le Conseil d'Insécurité de New York adopte à l'unanimité une résolution prévoyant "l'envoi à Alep d'observateurs de l'ONU et d'autres organisations internationales".  Quelles organisations ?  L'OTAN ?...  Le texte approuvé avait été présenté par Paris et légèrement modifié à la demande de Moscou.

    A Ankara, l'ambassadeur russe est assassiné par un terroriste islamiste alors qu'il inaugurait une exposition. Le tueur, un policier en civil, voulait "venger Alep". L'attentat a peut-être été arrangé par les services turcs ou par la CIA. En attendant un éventuel changement après l'investiture du nouveau président US en janvier, l'agence américaine de renseignement est violemment russophobe et ferait tout pour nuire à la fois à Poutine et à Trump.

  • 22 décembre 2016 -  Le gouvernement syrien annonce que la ville d'Alep est totalement libérée de tous les groupes terroristes. Reste à savoir pour combien de temps... Une autre grande question : que va devenir Idleb, maintenant que des milliers de djihadistes supplémentaires s'y sont installés ?...

  • 29 décembre 2016 - Accord Russie-Turquie 

    Cessez-le-feu en Syrie signé par les djihadistes à l'exception d'Al-Qaïda et de Daesh (Réseau Voltaire) : "Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense. La Russie et la Turquie s'en sont portées garantes. La République islamique d'Iran qui a participé à l'élaboration de l'accord se tient discrètement en réserve".  L'article énumère sept groupes "rebelles" (terroristes "modérés") qui auraient signé cet accord. Parmi eux se trouve Ahrar Al-Sham, un avatar de Daesh/Al-Qaïda/Al-Nosra ; les six autres gangs ne sont pas très différents.

    Les djihadistes en Syrie : de la Turquie vers l'Arabie Saoudite ?  (également du Réseau Voltaire). La photo qui illustre cet article montre les djihadistes d'Ahrar al-Sham ("très proches d'Al-Qaïda") poser sous le drapeau noir de la terreur islamiste.

    Certaines sources (comme wsws) semblent indiquer que ce qui a été signé à Moscou est en fait une déclaration commune de la Russie, de la Turquie et de l'Iran. Les "rebelles modérément égorgeurs" n'ont rien signé du tout.

    Le texte de la déclaration, qui prétend "qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit", est un coup de poignard dans le dos de la résistance syrienne. Etant donné que la bataille d'Alep est terminée, un cessez-le-feu n'a aucun sens et ne peut que profiter aux islamistes. L'armée de Damas sera paralysée et ne pourra plus libérer les zones que les barbares djihadistes occupent encore avec l'aide de la Turquie. Poutine cimente pratiquement la partition du pays pour faire plaisir à son nouveau copain d'Ankara.

    Pour le Réseau Voltaire, la Turquie semble se retourner contre Daesh.  Ben voyons, Erdaeshoğan n'a plus qu'à reprendre le nom qu'il avait avant...

    Si vous avez aimé Genève 1, Genève 2, Montreux et Vienne, vous allez sûrement aimer Moscou et Astana. C'est dans cette ville (capitale du Kazakhstan) que les nouveaux "pourparlers de paix" vont se dérouler prochainement avec la Russie, l'Iran, la Turquie, l'Egypte, plus les USA de Donald Trump et peut-être l'Arabie Saoudite, l'Irak, la Jordanie, le Qatar et les Nations Unies - avec ou sans la Syrie ?... Si le gouvernement de Damas est présent à la table de négociation, les égorgeurs "modérés" le seront aussi. Et ils obtiendront grâce à Moscou ce qu'ils n'ont pu obtenir sur le terrain...



    "Le Hezbollah devrait se retirer de Syrie" : une revendication israélienne
    que les ventriloques sionistes attribuent à "la Turquie".



    Ce que Thierry Meyssan écrivait deux jours plus tôt :

    Malheureusement, la libération d'Idleb est incompatible avec l'accord russo-turc.
    Quant aux négociations secrètes avec l'OTAN, on se demande bien pourquoi
    elles devraient conduire à une victoire militaire de l'armée syrienne.


  • 2 janvier 2017 - Les documents du cessez-le-feu en Syrie (complet)  (Réseau Voltaire) :

    Ils sont au nombre de cinq. De par leur contenu, il s'agit : 1) d'une déclaration de la Russie - 2) d'une déclaration de la Turquie - 3) d'une déclaration commune russo-turque concernant le contrôle et les sanctions en cas de violation - 4) d'une déclaration de la Syrie - 5) d'une déclaration attribuée à des "groupes d'opposition" non spécifés.

    L'Iran n'est pas mentionné. A part le document n° 3, qui de toute façon n'a de sens que si l'on définit au préalable et ensemble ce qui doit être contrôlé et sanctionné, chacun déclare de son côté ce qu'il a envie de déclarer. Contrairement à un traité (ou contrat), les signataires ne s'engagent pas en commun. On sait donc d'avance que chaque partie donnera sa propre interprétation de ce que contient cet "accord". Pire encore, si la Russie, la Turquie et la Syrie sont des entités précisément définies, "l'opposition" ne signifie strictement rien. Elle n'a pas d'existence juridique légale, on ignore toujours qui ou quoi se cache derrière elle, les documents ne portent pas sa signature, et même si c'était le cas, cela n'engagerait personne - et surtout pas la Turquie, garante d'on ne sait quoi pour on ne sait qui.

  • 6 janvier 2017 - Une "ONG humanitaire" prive d'eau 5,6 millions de civils  (Réseau Voltaire) :

    "Les djihadistes qui ont pollué, depuis le 24 décembre 2016, les sources du Barada - la rivière qui alimente en eau les habitants de Damas et de sa région - et fait exploser les canalisations, ont publié une déclaration fixant leurs conditions... Ils ne laisseront les ingénieurs nettoyer et réparer les sources du Barada que si l'Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent le combat (c'est-à-dire si la République arabe syrienne capitule)... La Syrie a dénoncé la planification de cette opération par les puissances qui soutiennent et arment les djihadistes."

    "Parmi les sept groupes signataires de la déclaration figurent les 'Casques blancs'. Cette 'ONG humanitaire' (sic) a été créée et est dirigée par un officier du MI6 britannique. Elle abreuve les médias d'images choquantes censées prouver 'les crimes du régime' et dont il a été souvent démontré qu'elles sont de pures mises en scène de propagande... Les 'Casques blancs' sont financés par l'Allemagne, le Danemark, les Etats-Unis, la France, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. La France avait présenté, en vain, la candidature des 'Casques blancs' au Prix Nobel de la Paix. En droit international, le fait de priver d'eau des civils est considéré comme un crime de guerre..."

    Histoire d'encourager les terroristes et leurs sponsors à poursuivre la destruction de la Syrie, Moscou choisit ce moment précis pour annoncer une réduction de sa présence militaire...

  • 8 janvier 2017 - Dans cet article, Valentin Vasilescu signale que l'armée arabe syrienne, forte de 125.000 hommes, doit faire face à 200.000 prétendus "insurgés" qui sont en fait à 90 % des mercenaires islamistes, armés, entraînés et payés par des Etats étrangers et leurs services de renseignement. L'armée syrienne a perdu 40.000 soldats depuis le début de l'invasion étrangère. Bien qu'elle ait récemment repris l'initiative, elle n'est pas en mesure de gagner rapidement cette guerre de libération nationale, car ses forces sont dispersées sur plusieurs fronts. Malgré près de 100.000 djihadistes liquidés, l'avantage numérique est toujours en faveur des envahisseurs, étant donné qu'ils reçoivent sans cesse des renforts de l'étranger.

    Les mercenaires ont creusé à travers le pays un immense labyrinthe souterrain de plusieurs centaines de kilomètres, équipé de galeries, de tunnels, d'abris et de bunkers camouflés par la végétation. Ils y ont établi des dépôts de nourriture et de carburant, et même des ateliers où ils fabriquent leurs munitions. Dans ces abris souterrains, les terroristes cachent aussi des armes lourdes, des chars et de l'artillerie.

  • 13 janvier 2017 - La capitale syrienne doublement touchée : bombardement israélien et attentat-suicide  (Al-Manar)

  • 24 janvier 2017 - A Astana (Kazakhstan), deux jours de parlottes inutiles entre la Russie, la Turquie et l'Iran, en présence de délégués du gouvernement syrien et de représentants des terroristes que soutient Ankara (mais sans contact direct entre ces deux groupes). Moscou fait comme si les djihadistes constituaient une "opposition" civilisée distincte de Daesh. Téhéran se résigne plus ou moins...  Résultat : on se met d'accord pour dire que le cessez-le-feu est important et pour convoquer une nouvelle conférence à Genève.

  • 25 janvier 2017 - Le nouveau président américain Donald Trump, encore plus pro-sioniste que ses prédécesseurs, reprend une vieille idée israélienne : la création de "zones de sécurité" en Syrie - voir ici. Pour le moment, Trump se contente de demander au State Department (ministère des Affaires Etrangères) et au Pentagone (ministère de la "Défense") de mettre au point dans les 90 jours un plan détaillé sur la meilleure façon d'y parvenir. Pour le cas où cela aurait un impact, il faut savoir que le State Department est resté aux mains de l'ancienne équipe, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, n'ayant pas encore été confirmé par le Sénat. Le nouveau chef du Pentagone, lui, le général James Mattis, exerce déjà ses fonctions.

    Il n'est pas impossible que cette decision de Donald Trump ait été prise avec l'accord (secret) de Poutine. Une zone d'exclusion existe déjà de facto dans le nord de la Syrie (au nord-ouest : zone d'occupation turque ; au nord-est : zone d'occupation américaine). Les USA y disposent d'au moins deux bases militaires. Ces territoires sont irrémédiablement perdus pour Damas, en tout cas pour le gouvernement actuel. Le régime israélien rêve aussi d'établir une autre "zone tampon" dans le sud, aux confins de la Jordanie et du Golan occupé. Elle serait contrôlée par son vassal américain (plus vassal que jamais depuis l'avènement de Trump).

  • 7 février 2017 - Amnistie dénonce des exécutions massives en Syrie, sans fournir la moindre preuve

    Selon l'organisa-sion subversive Amnesty Interna-sion-al, sponsorisée par le fouteur de merde George $✡R✡$ que l'on trouve derrière toutes les révolu-sion-s colorées du monde (y compris celle qui s'efforce de renverser Donald Trump), le "dictateur" Bachar Al-Assad aurait fait pendre 13.000 "opposants" (comprenez : terroristes). Si seulement ça pouvait être vrai, la Syrie n'en serait pas où elle en est maintenant. Contrairement à son père Hafez Al-Assad, qui avait su mater l'insurrection des Frères musulmans en 1982, Bachar, qu'on le veuille ou non, est un mollasson. Non seulement il n'a jamais fait exécuter le moindre terroriste, mais quand il en arrête un par hasard, il le laisse aussitôt filer avec armes et bagages. C'est bien pour cela que cette guerre interminable est perdue d'avance.

  • 10 février 2017 - Dans la région d'Al-Bab, au nord-est d'Alep, affrontements entre l'armée syrienne et les terroristes "modérés" soutenus par la Turquie - détails.  Pour écarter le risque que représenterait une victoire syrienne dans ce secteur, Moscou intervient aussitôt pour "séparer les combattants" - voir ici.



    "Je respecte la zone tampon de mon pote
    Erdaeshoğan. Le reste, je m'en tamponne...
    "

  • 25 février 2017 - Encore des "négociations de paix" à Genève, auxquelles participent les terroristes "modérés"... qui viennent justement de perpétrer deux attentats à la bombe à Homs (une quarantaine de morts).

  • 28 février 2017 - Au Conseil de "Sécurité" de New York, la Russie et la Chine repoussent un projet de résolution antisyrienne déposé par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-unis, dans lequel ces trois pays accusent Damas d'attaques chimiques - on admirera l'incroyable nouveauté de la démarche. Consolation : deux jours plus tôt, à Hollywood, les amis de Daesh (MI6 et Cie - voir plus haut 6.1.17) se sont vu décerner l'Oscar du meilleur documenteur pour leur film de propagande sur les "Casques blancs" - détails.

  • 2 mars 2017 - L'armée syrienne libère Palmyre pour la deuxième fois (voir plus haut 11.12.16).

  • 8 mars 2017 - Quelques centaines de militaires américains viennent renforcer les troupes déjà présentes dans le nord-est de la Syrie, portant le total à environ un millier. La nouvelle administration de Washington (dont on ne sait trop qui la contrôle) annonce son intention de lancer une offensive terrestre contre Raqqa, la "capitale" syrienne de Daesh. Il est clair que la présence US en Syrie est parfaitement illégale, tout comme celle de l'armée turque (dans le nord-ouest) et des mercenaires saoudiens et autres (un peu partout dans le pays). Seules les forces étrangères qui combattent en Syrie à la demande de Damas (Russes, Iraniens, Irakiens, Libanais du Hezbollah) s'y trouvent de manière légitime.

    Donald Trump a toujours déclaré vouloir éradiquer Daesh (avec l'aide de la Russie) mais on ignore dans quelle mesure les troupes américaines lui obéissent. Il est probable qu'elles n'exécutent les ordres de leur "commandant en chef" que lorsqu'ils coïncident avec ceux de l'Etat profond. Etant donné que celui-ci bloque tout dégel entre les Etats-Unis et la Russie, la coopération militaire risque d'être purement virtuelle. Si Washington renforce son contingent, c'est sûrement pour combattre l'armée syrienne tout en faisant mine d'attaquer Daesh. Quand les USA (c'est-à-dire Trump ou ceux qui décident à sa place) voudront en finir avec la peste djihadiste, il suffira qu'ils cessent de la financer, de l'armer et de la soutenir en prétendant qu'elle est modérée. Pour atteindre ce but, nul besoin d'envoyer des militaires en Syrie.

    Derrière tout cela, bien entendu, se profile Israël. Les contacts incessants entre Tel Aviv et Moscou ne laissent rien présager de bon. L'Etat voyou juif veut plus que jamais la destruction de la Syrie et de ses alliés chiites (Hezbollah, Iran). Les pressions sur le Kremlin (directement ou par l'intermédiaire des USA) servent cet objectif.

  • 11 mars 2017 - Double attentat terroriste à Damas, près de la porte de Bab Al-Saghir : plus de 60 morts.

  • 15 mars 2017 - Six ans jour pour jour après le coup d'envoi de la "révolution" américano-israélo-saoudienne, deux nouveaux attentats terroristes à Damas, au Palais de Justice et dans un restaurant, coûtent la vie à plus de 30 personnes.

    Nouveau complot de la Turquie contre le gouvernement syrien (Al-Manar).  A Şanlıurfa (Urfa, sud de la Turquie, non loin de la frontière syrienne) les services d'Erdaeshoğan mettent sur pied une nouvelle milice terroriste pour mieux "combattre Daesh". Selon les fondateurs, "cette armée recrutera des soldats parmi les membres de tribus syriennes et les officiers qui ont déserté l'armée de Bachar Al-Assad, et elle sera dirigée par des commandants de l'Armée syrienne libre" - à ceci près que l'ASL n'existe que sur le papier, que les "soldats" seront en réalité des mercenaires étrangers, et que "l'armée de Bachar Al-Assad" est en fait l'armée régulière de la Syrie.

  • 17 mars 2017 - Au cours de ces dernières années, l'aviation de l'Etat terroriste juif a attaqué à plusieurs reprises des cibles en territoire syrien, soit après que ses appareils aient violé l'espace aérien du pays, soit par des tirs de missiles effectués directement depuis Israël. Les attaques de ce genre sont rarement confirmées, et quand elles le sont, leurs circonstances restent nébuleuses - mais il y a parfois des exceptions (voir plus haut 20.12.2015).

    Cette fois, si l'on en croit Al-Manar, l'armée syrienne aurait abattu un chasseur israélien près de la ville de Palmyre (qui se trouve à 300 km de la frontière - carte). Le problème, comme toujours en pareil cas, c'est qu'il faut tout croire sur parole. S'il existe des preuves (épave, débris), pourquoi ne les montre-t-on pas ?... On sait que les défenses anti-aériennes dont dispose Damas datent d'un autre siècle,* et que Tel Aviv veille soigneusement à ce que les Russes ne fournissent à la Syrie aucun missile moderne et efficace, ce qui risquerait de mettre fin à l'impunité sioniste. Le grand stratège du Kremlin n'a rien à refuser à son cher Satanyahou...

    * Selon l'article, on aurait retrouvé des fragments de missile sol-air S-200 syrien dans le nord de la Jordanie (ce n'est pas tout à fait à côté de Palmyre). Le S-200 a été mis en service en 1967 (d'après Wikipédia).

  • 19 mars 2017 - 400 terroristes évacués de Homs avec l'aide fraternelle du "Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie". Espérons que cette agence "humanitaire" du Kremlin les recasera à Moscou pour qu'ils puissent poursuivre là-bas leurs activités favorites : à Homs, il n'y a plus grand-chose à détruire ni grand-monde à égorger. Entre-temps, tout le monde aura remarqué que ce petit jeu qui consiste à évacuer les tueurs "modérés" en difficulté pour les laisser revenir quelques jours plus tard, s'est répété de multiples fois depuis 2011, à Homs et ailleurs - un exemple parmi d'autres : 9.12.2015.

    Cette fois, cerise sur le gâteau : "Selon les informations du Centre, plusieurs centaines de djihadistes passeront dans les rangs de la milice populaire ou feront partie de la police syrienne dans le cadre de l'amnistie proclamée par le président Bachar Al-Assad."  Voilà qui est bien pratique...

    Pendant ce temps, les terroristes saoudiens qui opèrent dans la région de Damas lancent une attaque contre la capitale - détails


  • 4 avril 2017 - Provocation de Khan Cheikhoun et guerre américaine par procura-sion

    Parmi les accusations mensongères antisyriennes les plus fréquemment utilisées au cours de ces dernières années, on compte 1) "les attaques chimiques du régime contre la population civile" et 2) "le bombardement des hôpitaux par l'armée d'Assad". Aujourd'hui, innovation majeure, les merdias fakestream combinent ces deux éléments, ce qui fait que l'abominable dictateur a gazé des dizaines de civils, dont de nombreux enfants, et détruit l'hôpital qui les avait accueillis à Khan Cheikhoun (dans la province d'Idleb, au nord de Hama, sur la route de Maarat Al-Noman - carte) . Plus c'est gros, mieux ça passe...

    Donald Trump a déclaré récemment que le départ d'Assad n'etait pas une priorité à ses yeux. Rien de tel, donc, que ces "atrocités" pour le faire changer d'avis. Le président américain, faible et confronté à une opposition vicieuse soutenue par des traîtres dans ses propres rangs, ne devrait pas s'accrocher trop longtemps à une ligne politico-militaire qui déplaît à l'Etat profond et aux généraux. Ces gens-là sont d'accord pour "faire la guerre à Daesh", mais seulement de façon verbale et à condition qu'Assad reste la véritable cible.

    Pendant ce temps, à Genève, les séances de "négociations" à l'initiative de Moscou se suivent et se ressemblent. Comme dit le délégué syrien Bachar Al-Jaafari, les représentants des terroristes "modérés" n'ont qu'une attente : "qu'on leur remette les clés de la Syrie et le pouvoir" et "ils ne cessent de proférer des invectives menaçantes par des déclarations d'un ridicule écœurant et d'une logique tordue" - source.

  • 5 avril 2017 - A New York, les trois grands sponsors du terrorisme que sont les USA, la France et le Royaume-Uni, saisissent le Conseil de "Sécurité" dans le but de faire condamner "le régime d'Assad". Rien de nouveau de ce côté-là ; comme toujours, on espère que Poutine va céder. Ce qui est "encourageant", cette fois, aux yeux des Occidentaux, c'est que la Russie a pratiquement admis une certaine "culpabilité" de Damas en déclarant que "l'aviation syrienne a frappé un entrepôt terroriste abritant des substances toxiques" (source : Sputnik News). Malgré cela, Moscou menace d'opposer son veto, de sorte que le vote n'a pas lieu.

    Conseil de Sécurité : la France tapine, les Etats-Unis menacent, la Russie tient bon (Egalité et Réconciliation)

    Mais si les fauteurs de guerre n'ont pu faire plier Poutine, ils ont convaincu Trump qu'il devait "faire quelque chose". Les opérations bidon "contre Daesh" vont-elles se transformer en nouvelle aventure militaire de grande envergure contre Damas ?...  Tel Aviv et les chiens enragés américains, à commencer par James "Mad Dog" Mattis, le ministre de la "Défense", peuvent sabler le champagne. Il leur a suffi de montrer au président des photos d'enfants gazés, pour qu'il croie aussitôt qu'Assad était coupable.


    "SAME OLD SHIT"
    comme on dit en israélien :

    Syrie - Ghouta - août 2013




    Mr. Colin "Anthrax" Powell à l'ONU
    Irak - février 2003


    Sans oublier tout le reste


    SAME OLD SHIT (2) - l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, déclare aujourd'hui : "Combien d'enfants devront encore mourir avant que la Russie ne s'en soucie ?... Mettez un terme à ces actes atroces... Regardez ces photos des enfants de Khan Cheikhoun..."  (En décembre 2016, la folle qui l'avait précédée à ce poste, Samantha Power, tenait un peu le même discours à propos des enfants d'Alep - voir plus haut 13.12.16.)


    Mensonge et réalité :       

    A l'ONU, la mythomane américaine Nikki Haley se fait remettre en place par le délégué bolivien

  • 6 avril 2017 - Depuis leurs navires de guerre en Méditerranée, les Etats-Unis tirent une soixantaine de missiles de croisière contre la base militaire syrienne de Shayrat (au sud-est de Homs - carte). On ignore encore l'étendue exacte des dégâts, mais on signale au moins cinq tués (trois soldats de la base et deux civils d'un village voisin). Cette agression intervient "en réponse" à l'imaginaire attaque chimique de Khan Cheikhoun par le "dictateur Assad". Compte tenu de la rapidité de l'ensemble des événements (à peine deux jours entre la provocation et la "riposte") il est clair que tout a été soigneusement préparé d'avance.

    Donald Trump, commandant en chef factice des forces américaines, débute ainsi sa première guerre pour Israël et enterre définitivement aux yeux du monde toute illusion de détente. Peu importe que les néocons qui sabotent sa politique intérieure lui aient forcé la main ; c'est lui qui portera le chapeau...

    Ce n'est pas la première fois que les USA s'en prennent à l'armée syrienne (le 17 septembre 2016, il y avait eu 80 morts - voir plus haut ) mais c'est la première fois qu'ils le font délibérément sans donner l'impression qu'il s'agit d'une "bavure".

    Les Américains disent avoir averti les Russes avant l'attaque, ce qui semble impliquer une certaine complicité, ne serait-ce que passive, de la part de ces derniers. En tout cas, rien n'a été fait pour stopper les missiles avant qu'ils n'atteignent leur cible. On sait portant que Moscou dispose de l'arme défensive la plus performante du monde, pour ne pas dire de toute la galaxie - voir plus haut 19 octobre 2015. Les Syriens eux, n'ont rien de tel, comme on a pu le constater lors des diverses attaques israéliennes, dont celle du 17 mars 2017 (également plus haut). Moscou protège militairement la Syrie... sauf quand elle est agressée par les USA, la Turquie ou Israël.

    Aprés l'attaque, le porte-parole du Kremlin se contente de parler de "violation de la loi internationale" : c'est ce qu'il est convenu d'appeler une réaction adéquate.

    FAUT-IL EN RIRE OU EN PLEURER ?...




    POUR CEUX QUI PRÉFÉRAIENT VOIR HILLARY À LA MAISON BLANCHE :

    (C'était quelques heures avant le début de l'agression)



    RETROUVAILLES :

  • 8 avril 2017 - Selon le gouverneur de la province de Homs cité par RT Arabic, l'attaque américaine a fait neuf morts (dont quatre enfants) et treize blessés parmi les civils du village voisin. "Elle visait à soutenir des groupes terroristes et à affaiblir la capacité de combat de l'armée syrienne luttant contre ces groupes..." (source)

    Comment le nouvel allié de Poutine (voir plus haut 26-30 novembre 2016) évalue-t-il la situation actuelle ?  Erdoğan juge les frappes américaines 'insuffisantes' et attend d'autres mesures  (Al-Manar).  Vladimir Vladimirovitch Kouillemol va certainement l'aider à obtenir satisfaction.

  • 12 avril 2017 - A New York, la Russie oppose son veto à une résolution antisyrienne présentée par les organisateurs de la provocation de Khan Cheikhoun. Le texte exigeait du gouvernement de Damas, a priori présumé "coupable", qu'il fournisse les carnets de vols de ses pilotes et les noms des commandants militaires de service le jour de l'attaque, ce qui aurait permis de les accuser devant un "tribunal" bidon, eux d'abord et Assad ensuite, comme les Américains ont l'habitude de le faire depuis l'agression contre la Yougoslavie dans les années 1990. Les sponsors du terrorisme (en Syrie et ailleurs) ne sont bien entendu pas du tout disposés à effectuer une véritable enquête. Ils ont rejeté par avance, il y a quelques jours, un projet russe de résolution en ce sens, et ils savent pourquoi.

    L'administration américaine est de plus en plus hystérique. Le ministre de la Guerre, le chien enragé Mad Dog Mattis ne cesse de baver : "Assad regime chemical weapons... Assad regime chemical weapons... Assad regime chemical weapons..." Il n'a que ces quatre mots à la bouche. Les autres (ir)responsables ne valent guère mieux. Rex Tillerson, le chef de la "diplomatie" (très drôle), rencontre son homologue russe Lavrov pour la première fois et lit en sa présence un texte débile qu'on croirait rédigé par CNN (c'est-à-dire copié sur Mad Dog mais avec un vocabulaire un peu plus développé). Et dire qu'il y a trois mois, Tillerson passait pour un ami de la Russie !... Nikki Haley, toujours égale à elle-même (voir un peu plus haut), s'efforce de surpasser Tillerson. Quant à Donald Trump, il traite Assad de "boucher" et "d'animal". La "bête" dirigerait donc "l'abattoir" - comme les fous dirigent l'asile de la Maison Blanche ?...

  • 15 avril 2017 - La Syrie et les égorgeurs "modérés" ont conclu un accord prévoyant le libre passage des terroristes encerclés à Madaya et Zabadani (dans le Qalamoun, à la frontière avec le Liban - voir carte) en échange de l'évacuation des civils loyalistes retenus par les djihadistes à Kefraya et Al Fouaa (au nord d'Idleb). Pour torpiller l'accord, les massacreurs soutenus par la Turquie, l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis attaquent les cars qui venaient de quitter Kefraya et Al Fouaa, tuant plus de 90 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, et en blessant 150 - détails. (Un peu plus tard, le bilan s'alourdit : au moins 125 morts.)

  • 17 avril 2017 - Retour sur la mise en scène de Khan Cheikhoun : Le "rapport des services de renseignement" américains n'en est pas un. Il laisse surtout entrevoir un soutien à Al-Qaïda  par Moon of Alabama.

    Comme le signale l'article, Thomas Friedman [pressetitué israélo-américain du merdia Jew York Times] vient d'avoir une idée géniale :


    Les sionistes adorent "préconiser" ce qu'ils font déjà depuis longtemps.
    (En réalité, bien sûr, il n'y a pas "deux fronts" - égorgeurs modérés d'un côté
    et Daesh de l'autre. Il n'y a qu'un seul front, un seul côté, réunissant tous les
    massacreurs djihadistes et leurs sponsors. Tout le monde le sait - sauf Poutine.)

  • 5 mai 2017 - Dans le cadre du spectacle d'Astana (voir plus haut 24.1.17), la Russie, la Turquie et l'Iran, qui coopèrent depuis le 29.12.16, créent - sur le papier - quatre "zones de désescalade" en Syrie, dans lesquelles l'armée syrienne s'abstiendra de combattre les djihadistes. Damas est paraît-il d'accord, les égorgeurs "modérés" n'ont aucune obligation. Ces zones sont aussi des "no-fly zones" qui valent soi-disant pour tout le monde, y compris pour les Américains que Poutine a "consultés" (conversation téléphonique avec Trump). Toutefois l'interdiction ne vaut pas en cas d'opération contre l'EI. Rien de nouveau, donc : lors des prochaines attaques contre les troupes de Damas, il suffira de dire qu'on bombarde Daesh.


  • 18 mai 2017 - Après les précédents du 6 avril 2017 et du 17 septembre 2016, encore une attaque américaine contre l'armée syrienne. Cette fois c'est dans la région d'Al-Tanf, dans le sud, aux confins de l'Irak et de la Jordanie. Le nombre de victimes n'a pas été précisé. Depuis quelque temps, le bruit court que des troupes US, sous prétexte de "lutte anti-Daesh", s'apprêtent à envahir la Syrie par le sud, appuyées par une armée de mercenaires mise en place en Jordanie. La région frontalière est depuis longtemps infestée de groupes terroristes "modérés". Conformément à la "désescalade" imposée par Poutine à son allié syrien, il ne devrait pas y avoir de riposte.

  • 10 juin 2017 - Selon Al-Manar les troupes syriennes ont "atteint la frontière avec l'Irak et libéré 20.000 km2 de désert" (en rouge sur la carte). Cette avancée a pu se produire malgré les nombreuses attaques américaines contre l'armée de Damas. Elles sont devenues si fréquentes que Lavrov a jugé bon d'exprimer son désaccord - détails.


    Attention : ne pas confondre égorgeurs modérés (="rebelles")
    et égorgeurs modérément modérés (Daesh).

    Tandis que les opérations russes en Syrie sont au point mort depuis des mois, les Etats-Unis (que ce soit Trump ou l'appareil "sécuritaire" qu'il ne contrôle pas) s'engagent toujours plus, tant dans le sud (Al-Tanf) que dans le nord-est (Raqqa, où a lieu une offensive par milices kurdes interposées).

  • 18 juin 2017 - Près de Raqqa, les Américains abattent un avion de combat syrien qui défendait le territoire national contre les terroristes de Daesh soutenus par l'Occident. Comme précédemment (voir plus haut 6 avril 2017) Moscou fait mine de protester et "suspend son accord avec les Etats-Unis sur la prévention d'incidents aériens". Chacun sait que cet accord bidon sera rétabli avant la fin de la semaine. Au Pentagone, on est plié en deux...

  • 11 juillet 2017 - La paix en Syrie au profit d'Israël et de la Turquie ?  par Thierry Meyssan.  Dans cet article, l'auteur évoque un accord sur la Syrie que Poutine vient de signer avec Trump à l'occasion de leur première rencontre en marge du G20 de Hambourg :

    "L'accord porte sur trois régions au sud de la Syrie. Des troupes US seraient autorisées à s'y déployer, prétendument pour y maintenir la paix, en réalité pour créer une zone démilitarisée entre le Golan syrien et le reste du pays. Les troupes iraniennes [et celles du Hezbollah] ne seraient pas autorisées à s'approcher d'Israël. De la sorte, le Golan, occupé illégalement depuis quarante ans, serait considéré de facto comme annexé même si le mot ne serait pas prononcé. Des conseils locaux des villages seraient élus en octobre 2018 conformément à la loi israélienne. La Russie ne dirait rien et les Etats-Unis oublieraient quant à eux leur obsession criméenne." [hautement improbable]

    "La paix pourrait être conclue dans le reste de la Syrie à l'exception de la zone prise par des Kurdes à Daesh et de celle contrôlée par les Turcs. Washington et Moscou laisseraient ces derniers régler leurs comptes avec ces Kurdes, c'est-à-dire les massacrer. Exactement comme Henry Kissinger soutint les Kurdes irakiens contre Saddam Hussein avant de les abandonner du jour au lendemain avec leur rêve de Kurdistan. En définitive, l'armée turque resterait occuper Al-Bab" [au nord-est d'Alep - carte]

    "Les Kurdes payeraient leur erreur d'avoir combattu pour un pays en dehors de leur territoire (en Irak et en Syrie au lieu du Kurdistan). Israël et la Turquie seraient les deux seuls Etats à profiter de six ans de guerre contre le peuple syrien."

    Grâce à Poutine, cette vaseline moscovite de l'Etat terroriste juif, la Syrie perdra donc définitivement le Golan et se verra amputée de la "zone tampon" israélienne interdite à l'armée syrienne et à ses alliés, y compris aux troupes russes dont Tel Aviv ne veut pas. Quant aux soldats américains qui y seront déployés, il s'agira sans doute, au moins en partie, de tsahalos déguisés en yankees.

  • 6 septembre 2017 - L'armée syrienne chasse Daesh de Deir Ezzor (dans le nord-est, sur l'Euphrate - carte) et libère ainsi non seulement les civils qui s'y trouvaient mais aussi ses soldats encerclés par les terroristes (voir plus haut 7.12.15).

    Autre victoire de la Syrie et de ses alliés (Hezbollah, Iran) dans le Qalamoun, au nord de Damas. Le Hezbollah et l'armée libanaise ont de leur côté libéré la région contiguë d'Ersal, au Liban. Mais il semblerait que cette victoire n'ait été acquise qu'au prix de concessions faites aux terroristes pour obtenir la libération de soldats libanais enlevés par les djihadistes. Comme bien souvent au cours des dernières années, les égorgeurs ont été transférés avec armes et bagages dans une autre région où il pourront "reprendre du service". Cette fois, ce n'est pas à Idleb qu'on les a envoyés, mais à Abou Kamal, à la frontière irakienne, ce qui a entraîné des protestations du gouvernement de Bagdad.

  • 7 septembre 2017 - Al-Manar signale des tirs de missiles israéliens contre un site militaire syrien près de Masyaf, à l'ouest de Hama (carte). Deux soldats ont été tués. Cette attaque terroriste du régime de Tel Aviv s'est produite, comme toutes les précédentes depuis 2011, avec l'accord tacite de Moscou.

  • 12 septembre 2017 - Les Brigades anarchistes de l'OTAN  par Thierry Meyssan.

    "Présenté en Occident comme la réalisation d'une sympathique utopie, le tout nouveau 'Rojava' kurde est en réalité un Etat colonial, voulu et organisé dans le sang par Washington. Il s'agit cette fois de chasser les populations du nord de la Syrie et de les remplacer par des gens qui n'y sont pas nés. Pour réaliser ce nettoyage ethnique, le Pentagone et la CIA ont mobilisé des combattants dans les cercles d'extrême-gauche européens. Un projet insensé en cours depuis un an et demi..."

    Egalement du Réseau Voltaire : La turquisation d'Al-Bab

  • 19 septembre 2017 - Après le Califat, le Rojava  par Thierry Meyssan :  "Le Pentagone planifie une nouvelle guerre contre la Syrie, cette fois avec des troupes kurdes..."


  • SITUATION MILITAIRE DÉBUT NOVEMBRE 2017 :

  • 9 janvier 2018 - Les USA œuvrent pour créer un Etat dans les zones occupées par les Kurdes de Syrie  (Al-Manar).

    Les Etats-Unis ne cessent d'implanter des bases militaires en Syrie  (Al-Manar).

    Attaques simultanées de drones contre les deux bases russes en Syrie (Tartous et Hmeimim près de Lattaquié)  par Thierry Meyssan.

    Derrière les drones terroristes, la technologie et les services américains : Que se passe-t-il à Idleb ? - USA/Ankara alliés contre la Russie ?

  • 16 janvier 2018 - Recyclage : Le Pentagone engage plus de 10.000 djihadistes de Daesh (Réseau Voltaire).

    Les égorgeurs reconvertis par les soins d'Erdaeshoğan sont au moins aussi nombreux.

  • 20 janvier 2018 - Après de violents pilonnages d'artillerie et des bombardements aériens, l'armée turque pénètre dans l'enclave kurde syrienne d'Afrin (au nord-ouest d'Alep - carte). Ce n'est pas la première fois ni sans doute la dernière que les Turcs interviennent directement en Syrie. Pour le régime d'Ankara, tous les Kurdes sont des terroristes, qu'ils soient de Syrie, d'Irak ou de Turquie. Poutine, de nouveau copain-copain avec Erdoğan, retire les quelques troupes qu'il avait dans le secteur afin de ne pas gêner son "allié".

    Le nord de la Syrie échappe en totalité (ou presque) au contrôle du gouvernement de Damas et se divise maintenant en deux zones d'occupation étrangère (américaine à l'est, turque à l'ouest). Elles ne se distinguent que par le fait que les Américains s'appuient à fois sur les gangs terroristes et les milices kurdes, tandis que les Turcs soutiennent les terroristes contre les Kurdes. Mais au-delà de cette divergence, les uns et les autres sont d'accord pour réclamer le départ d'Assad. Poutine, lui, fait mine d'être d'accord avec tout le monde.


    ZONES D'OCCUPATION ÉTRANGÈRE DANS LE NORD DE LA SYRIE :

    TR (à l'ouest de l'Euphrate) : occupé ou revendiqué par la Turquie et ses terroristes.
    US (à l'est de l'Euphrate) : occupé par les USA et leurs Kurdes et/ou terroristes.

  • 6 février 2018 - Beaucoup de bruit pour rien :  Consensus entre Syriens à Sotchi  par Thierry Meyssan. Ont participé à ce congrès inutile : le gouvernement de Damas et ses alliés russes et iraniens, ainsi que certains groupes non-terroristes d'opposition - autrement dit : des gens qui étaient de toute façon déjà plus ou moins d'accord entre eux. Si les égorgeurs djihadistes n'étaient pas présents (encore heureux !) leur sponsor d'Ankara l'était, double jeu oblige. Les Kurdes étaient absents, de même que leurs maîtres américains.  Lesquels maîtres américains arment à la fois les milices kurdes et les terroristes étrangers. Il y a quelques jours, ces derniers ont abattu un avion Soukhoï S-25 dans la région d'Idleb ("zone turque") à l'aide d'un lance-missile sol-air portatif (manpad) gracieusement offert par le Pentagone. Ils ont ensuite lynché le pilote russe qui s'était éjecté.

  • 9 février 2018 -  Au nord-est de Deir Ezzor, dans la "zone américaine", les USA tuent une centaine de combattants syriens (Réseau Voltaire). Il s'agit de bédouins alliés au gouvernement de Damas, qui avaient tenté de reprendre leur territoire occupé par les milices kurdo-daeshiennes au service des Etats-Unis.

  • 10 février 2018 - Dans le sud-ouest, la défense syrienne abat un F-16 de l'Etat terroriste juif qui venait de lancer une attaque contre le pays. Un exploit quand on songe que la Syrie ne dispose que de vieux missiles S-200 datant de l'époque soviétique. Poutine, sur ordre de Tel Aviv, a toujours refusé d'équiper Damas d'armes défensives plus modernes. De ce fait, les Israéliens ont pu se permettre jusqu'à présent d'agresser leur voisin en toute impunité : Chronologie des attaques contre la Syrie depuis 2013  (Al-Manar).

    Pour "justifier" leur nouvelle attaque, les mythomanes sionistes (pléonasme) prétendent qu'un drone iranien avait violé leur espace aérien. Les alliés de la Syrie démentent la version mensongère israélienne (Al-Manar).

    L'avion a été abattu à son retour, après avoir bombardé la base syrienne T4 située près de Tiyas, entre Homs et Palmyre, à 250 km des frontières d'Israël (carte). Les drones de la base T4 sont utilisés dans la lutte contre Daesh.  "L'entité sioniste et, avec elle, l'occupation américaine en Syrie, jouent un rôle important dans le soutien aux organisations terroristes, et ce soutien se poursuit toujours. L'occupation américaine œuvre pour assurer les besoins de Daesh et pour transporter les terroristes depuis l'est de l'Euphrate vers la base d'Al-Tanf (base US située à proximité des frontières irakienne et jordanienne) et vers d'autres bases suspectes en Irak, pour les réintroduire de nouveau en Syrie, afin qu'ils visent les positions de l'armée syrienne."

  • 20 février 2018 - Afrin / Ghouta orientale

    Dans la région d'Afrin (nord-ouest - carte) il semblerait que des troupes syriennes (armée régulière ou milices pro-gouvernementales) soient venues prêter main forte aux combattants kurdes attaqués par les envahisseurs turcs. Erdoğan, qui considère que ce territoire lui appartient comme à l'époque de l'Empire ottoman, menace ouvertement Damas. La Russie laisse faire.

    Les tueurs "modérés" qui occupent la Ghouta orientale (la tache verte au nord-est de Damas sur la carte) pilonnent la capitale et tuent au moins cinq civils (Al-Manar). Ces attaques des gangs saoudiens contre la population syrienne se produisent à intervalles réguliers, faisant toujours des victimes. Quand l'aviation de Damas réagit et tente de neutraliser les terroristes, comme c'est le cas à présent, les merdias occidentaux poussent des cris d'orfraie, accusant le "dictateur" Assad de bombarder les hôpitaux, de gazer les enfants, j'en passe et des meilleures. Depuis sept ans, chaque fois que les agressés se rebiffent, on ressort inlassablement les mêmes clichés usés jusqu'à la corde.

  • 21 février 2018 -  Jean-Yves Le Truand prépare-t-il la France à une intervention en Syrie ?  Le laquais d'Israël nous refait le coup de la 'ligne rouge'.  Objectif immédiat : obtenir que Poutine impose une "trêve humanitaire" à Assad pour permettre un ravitaillement en armes et en munitions des terroristes étrangers en difficulté dans la Ghouta. La chiffe molle du Kremlin ne demande pas mieux, et ce n'est pas la première fois...

  • 23 février 2018 -  Occidentaux et régimes arabes font tout pour empêcher la libération de la Ghouta orientale (Al-Manar).

    Les deux campagnes de la Ghouta orientale : l'une pour la libération, l'autre pour sauver les terroristes (La Cause du Peuple / Moon of Alabama).

  • 24 février 2018 -  A New York, le Conseil de "Sécurité" de l'ONU adopte à l'unanimité une résolution "imposant" une trêve de 30 jours dans la Ghouta. Comme souvent, le texte imprécis ouvre la porte à toutes les interprétations. Le gouvernement syrien est "autorisé" à poursuivre son action contre certaines organisations terroristes nommément désignées, mais vu que les envahisseurs changent d'étiquette tous les six mois et que leurs sponsors occidentaux continuent de les protéger, le résultat est connu d'avance. Comme à Alep jusqu'en 2016, les tueurs "modérés" encouragés par les USA et l'UE refusent toute évacuation de la population civile qui leur sert de bouclier humain.


    RECYCLAGE :


  • 1er mars 2018 -  Intox antisyrienne : Pour sensibiliser au sort de la Ghouta, il publie des photographies... prises à Gaza, Mossoul et Alep  (Al-Manar).

    Bachar Al-Jaafari (délégué permanent de la Syrie à l'ONU) :  Trois camions turcs chargés de chlore viennent d'entrer en Syrie.  "Nous vous disons dès à présent : prochainement, il y aura utilisation d'armes chimiques par les terroristes..."  D'autre part, au cours des derniers jours, les djihadistes de la Ghouta ont lancé plus de 2180 obus et roquettes sur Damas, faisant 66 morts et 474 blessés graves.

  • 16 mars 2018 -  Situation dans la Ghouta  (Al-Manar) : les forces syriennes libèrent deux localités, plusieurs dizaines de milliers de civils ont pu se mettre à l'abri dans la zone contrôlée par le gouvernement mais les terroristes font tout pour empêcher les autres de partir.

    Les "rebelles modérés" de la Ghouta  par Thierry Meyssan.

  • 20 mars 2018 -  Réseau Voltaire : Le Royaume-Uni tente trois attaques chimiques sous faux drapeau dans la Ghouta . Elles devaient servir de prétexte pour une agression militaire directe américano-franco-britannique contre la capitale syrienne, comparable à celle de 2003 contre Bagdad et incluant l'assassinat du président Assad. (Il y a quinze ans, la France s'était tenue à l'écart. Aujourd'hui les choses sont différentes : Macrotte n'est pas Chirac.)

    Les Etats-Unis évacuent des chefs de Daesh depuis le nord de la Syrie - et ce n'est pas la première fois.

  • 24 mars 2018 -  Que sont devenus les "400 000 rebelles modérés de la Ghouta" ?  (Réseau Voltaire) : "A ce jour, où 90 % du territoire est libéré et où il semble peu probable que de nouvelles personnes surgissent en masse des décombres : 105.000 Syriens fidèles à la République ont été libérés du joug des djihadistes ; 7.000 autres personnes, probablement des djihadistes étrangers et leurs familles, sont partis sous escorte à Idleb, dont environ 1.500 avec leurs armes légères. Soit à ce jour, un total de 112.000 habitants. On est très loin des 400.000 évoqués par les Etats membres de l'OTAN...  Les djihadistes étaient encadrés par des soldats réguliers britanniques et français. Ceux-ci n'ont pas été arrêtés, ils ont été évacués séparément dans un convoi 'humanitaire' organisé pour eux par l'ONU. Le même type de constat avait été fait à Alep, en décembre 2016. Il n'y a jamais eu de guerre civile en Syrie, mais une agression extérieure planifiée et sponsorisée par les Occidentaux..."

  • 30 mars 2018 -  Macrotte envoie des soldats français dans le nord de la Syrie.  Ces troupes d'invasion seront stationnées dans le secteur de Manbidj (carte). Leur présence est bien entendu illégale : c'est comme si Assad envoyait des militaires à Carcassonne pour rétablir l'ordre sans y avoir été invité par la France.

    Il est fort probable que les gens dépêchés par Paris dans le "Rojava" pour y "aider les Kurdes" étaient dans la Ghouta huit jours plus tôt. Comme le signale le Réseau Voltaire dans son article, le parti PYD des Kurdes de Syrie, que soutient l'Elysée, est une excroissance du PKK kurde de Turquie que la France considère comme "terroriste". Ne cherchez pas à comprendre : Macrotte ne comprend pas non plus, il se contente d'exécuter les ordres, c'est à cela que sert un "président de la République" en 2018.

    Tandis que Manbidj est devenu une sorte de zone "internationale" turco-américano-franco-kurde, Afrin, plus à l'ouest, se trouve aux mains de l'armée turque et de ses terroristes "modérés" qui-ne-font-plus-partie-de-Daesh.

  • 4 avril 2018 -  Les coupeurs de têtes "modérés" évacués de la Ghouta



    Dans la région d'Idleb, ils pourrront continuer de faire "du bon boulot", comme disait Fabius Israélicus il n'y a pas si longtemps. On les a laissés partir avec armes et bagages, et avec leurs "familles" (un euphémisme saoudien pour désigner les esclaves sexuelles).

  • 8 avril 2018 - Vers une nouvelle guerre pour Israël ? 

    Quand on croit que c'est fini, ça recommence : à Douma, dans la Ghouta, certains terroristes sont toujours là, avec leurs familles otages. Après avoir fait semblant d'accepter de partir, ils reprennent leurs exactions. Sans attendre, l'armée syrienne passe à l'offensive. Et comme l'avait prédit le délégué permanent de Damas à l'ONU le 1er mars (plus haut), les djihadistes et leurs sponsors organisent une énième attaque chimique* mise sur le compte "du régime". Trump et Macrotte se chargent de saisir le Conseil de "Sécurité" de l'ONU. La Russie oppose son veto.

    * Voir notamment Khan Cheikhoun - avril 2017 (plus haut sur cette page) et sur la page précédente La Ghouta - août 2013.

  • 9 avril 2018 -  Comme déjà le 10.2.18, l'aviation de l'Etat terroriste juif bombarde la base syrienne T4, tuant 14 militaires syriens et iraniens. Les missiles ont été tirés depuis l'espace aérien libanais (violé à cette occasion comme bien souvent). La défense syrienne, équipée par Moscou à l'époque où cette ville était la capitale de l'URSS, n'a pas été en mesure d'empêcher l'attaque israélienne.

  • 11 avril 2018 -  Les menaces de guerre proférées par les Etats-Unis contre la Syrie deviennent de plus en plus concrètes - voir ici et ici.  Pour Donald Trump, président américain le plus siono-compatible de tous les temps, la nouvelle guerre juive qui s'annonce est une affaire personnelle.

  • 12 avril 2018 -  Le Réseau Voltaire signale que la Ghouta orientale a été entièrement libérée des djihadistes, y compris des Casques blancs [provocateurs "humanitaires" chargés par les services occidentaux de mettre en scène les "attaques au gaz du régime syrien"]. La police militaire russe a été déployée dans la zone libérée.

  • 13 avril 2018 -  Macrotte, à qui l'on a promis le titre de Premier caniche de l'Empire, annonce qu'il a "des preuves" de la "culpabilité" du "régime" de Damas.

  • 14 avril 2018 -  Les USA, la France et le Royaume-Uni lancent des attaques de missiles contre des "cibles" situées dans la capitale syrienne et à Homs. La Russie, qui menaçait il y a quelques jours de détruire les plateformes de lancement en cas d'agression contre la Syrie, se contente aujourd'hui d'un semblant de protestation verbale. Il est vrai que pour ce qui est du "courage" de Poutine, on sait depuis longtemps à quoi s'en tenir.

    Un des sites attaqués, à Homs, était soi-disant un centre de stockage d'armes chimiques. On imagine ce qui serait arrivé si la chose avait été vraie... Déclencher une catastrophe chimique pour protéger les civils des attaques au gaz, c'est tout à fait dans la logique perverse des initiateurs de l'opération. Ce sont ces mêmes gens qui reprochent aux "antisémites" Roosevelt et Churchill de ne pas avoir bombardé Auschwitz pour sauver les Juifs qui s'y trouvaient...

  • 30 avril 2018 -  Nouvelle agression israélienne contre des positions militaires à Hama et Alep  (Al-Manar)

    Des explosions en série, 40 morts, 60 blessés, non seulement syriens mais aussi iraniens. Cette énième attaque israélienne, beaucoup plus puissante et meurtrière que les précédentes, s'accompagne à l'extérieur d'une recrudescence de la propagande anti-Téhéran. Pour la 666ème fois consécutive, Satanyahou nous refait le coup de la menace nucléaire qui émanerait de la République islamique. Le chef de l'Etat terroriste juif veut pousser Trump à résilier l'accord de 2015 conclu avec l'Iran mais jamais véritablement appliqué. But de la manœuvre : expulser les forces iraniennes de Syrie et lancer enfin la prochaine grande guerre par procura-sion - voir ici.

    Face à cela, la Syrie reste pratiquement sans défense, paralysée par son ami moscovite que contrôle Tel Aviv. Dans cet article, The Syrian Crisis Escalates, Paul Craig Roberts explique que la crise actuelle est due à l'incapacité de Poutine de comprendre les implications de l'alliance USA-Israël-néocons et à sa réticence à équiper l'armée syrienne d'un système antimissiles performant. L'auteur ajoute à l'adresse de Lavrov, qui vient d'accuser Washington de vouloir une partition de la Syrie, que ce sont précisément les hésitations russes qui ont conduit à cette partition (depuis longtemps existante sur le terrain). Le Kremlin n'a jamais su (ou voulu) exploiter l'effet de surprise créé par son intervention de 2015, ce qui aurait mis fin à la guerre en quelques mois. Au contraire, Moscou a toujours fait une pause (ou un pas en arrière) au moment précis où il ne le fallait pas.

    Roberts a bien entendu raison, même s'il ne voit pas que le problème avec Poutine, c'est moins le manque de discernement qu'une complicité sournoise avec l'alliance en question.

  • 4 mai 2018 -  Les risques de guerre régionale... et les possibilités de débordement au Liban  par Scarlett Haddad (L'Orient Le Jour).

  • 8 mai 2018 -  La Russie s'oppose à une guerre irano-israélienne  par Thierry Meyssan.

    Un article au titre trompeur : en réalité, comme le dit le chapeau, ce à quoi Moscou s'oppose, c'est "une attaque d'Israël par l'Iran" - et surtout pas l'inverse. L'article nous apprend entre autre que lors de l'attaque du 30 avril (voir quelques lignes plus haut), "les radars russes n'ont pas transmis l'alerte aux autorités syriennes. Celles-ci n'ont donc pas pu intercepter les projectiles israéliens".

    Malgré les explications plus ou moins tordues que donne Meyssan pour justifier ce geste russe, il est clair que le Kremlin, tout comme les Etats-Unis et les autres pays de l'OTAN, est au service de Tel Aviv. Son rôle consiste à protéger l'Etat terroriste juif des "dangers" que lui "font courir" l'Iran et le Hezbollah. Ecrire comme le fait Meyssan que "l'attaque visait non pas des objectifs syriens, mais des cibles iraniennes sur des bases syriennes", est particulièrement pervers quand on sait que les morts et les blessés syriens étaient nettement plus nombreux que les victimes iraniennes. Mais même si ce n'était pas le cas, ce genre d'argumentation est à vomir... Le patron du Réseau Voltaire (un "antisémite" - tous les sionistes vous le confirmeront) reproche aussi aux Iraniens de "recourir à des stéréotypes antisémites". On aura tout vu...

    La Russie a toujours soutenu Israël. Elle vient d'ailleurs d'inviter Nétanyahou à assister à la commémoration de la victoire de mai 1945, célébrant ainsi la défaite des nazis allemands en présence d'un nazi juif !... Poutine est vraiment une belle ordure... Lorsque les USA lanceront leur guerre par procura-sion contre l'Iran, les Russes seront certainement de la partie, pour peu que le prétexte invoqué pour la déclencher soit "plausible" (attaque aux gaz, par exemple).

    En attendant, il est logique de penser que Moscou fournit à Tel Aviv toute information utile (position, armement, personnel) sur les forces antisionistes en Syrie (Iraniens, Libanais du Hezbollah et bien entendu Syriens). On comprend maintenant une des raisons profondes de l'engagement russe dans ce pays depuis septembre 2015. Par la même occasion, on s'explique aussi a posteriori l'étrange épisode de l'éphémère "base russe" de Hamadan, en Iran - voir plus haut 25.8.16. Lorsque le renseignement satellitaire est imprécis et que l'envoi d'espions sur le terrain est risqué, rien ne vaut le recours à des services "amis". C'est une constante de la politique israélienne.

    Satanyahou invité "d'honneur" à Moscou le 9 mai 2018 :

    "Mon très cher Vlamidir, l'année prochaine à Jérusalem, nous fêterons ensemble notre victoire sur l'Iran..."

  • 10 mai 2018 -  Encouragé par Poutine, l'Etat terroriste juif lance à deux reprises (8 et 10 mai) des attaques de missiles contre les forces syriennes et iraniennes stationnées dans le sud-ouest, à proximité du Golan occupé. L'armée de Damas réplique, les Iraniens ne réagissent pas - détails.

    Israël accuse néanmoins l'Iran de l'avoir "attaqué" dans le Golan, ce que Téhéran s'abstient de confirmer.

    Des cibles israéliennes frappées dans le Golan. Israël accuse l'Iran (Al-Manar)

    Voir aussi cet article du site iranien Press TV

    Pour sa part, Thierry Meyssan s'aligne sur la position israélienne (qui coïncide avec la position russe).

    Il est d'autant plus difficile d'y voir clair que la désinformation bat son plein.



    Cette "info" du Réseau Voltaire contient

    1) une évidence connue depuis longtemps : la Russie ne livrera pas de missiles performants à la Syrie. Elle ne le fera JAMAIS, elle n'a JAMAIS eu l'intention de le faire car ses maîtres israéliens le lui ont toujours interdit ;

    2) un mensonge : la Russie NE PROTÈGE PAS l'espace aérien syrien, elle ne l'a jamais fait et ne le fera jamais - qu'il y ait des sites militaires iraniens dans ce pays ou pas. La Syrie n'a jamais subi autant d'attaques aériennes (israéliennes, américaines, turques et autres) que depuis que la Russie la "protège".

  • 13 mai 2018 -  Bombardement de la Syrie par Israël : brève remarque [pas du tout] inutile sur un angle mort de la presse  par Bruno Adrie :  "Pour la presse à la botte, Israël n'a fait que répondre à une agression iranienne en bombardant plusieurs sites militaires syriens. Et qu'importe que l'Iran n'ait pas revendiqué d'attaque..."

    L'auteur épingle Le Monde, Libération, France Inter, Le Point, LCI, Le Figaro, Radio Canada... Il ne manquerait pas quelqu'un dans cette liste ?...

  • 3 juin 2018 -  Si au lieu d'obéir à leurs maîtres de Tel Aviv, ils acceptaient de faire ce que leur demande Damas...


    source

  • 12 juin 2018 -  Que se passe-t-il dans les zones occupées par les Turcs et les Américains ?

    ■  Bombardements de la "coalition" américaine dans la région de Hassaké ou Al-Hasaka (nord-est - carte) dans le but de chasser les habitants arabes pour y mettre des Kurdes - détails. Il s'agit d'un projet prévu de longue date.

    ■  Arrivée de troupes italiennes dans la région pour renforcer la "coalition".

    ■  Deux nouveaux groupes terroristes voient le jour dans la province d'Alep sous protection turque, avec pour objectif de "reconquérir" les territoires libérés par l'armée syrienne.

    Tout cela, bien entendu, Poutine n'en a rien à foot. Seule la Coupe du monde l'intéresse.

  • 12 juillet 2018 -  Moon of Alabama : L'armée syrienne libère la ville de Deraa (sud-ouest, près de la frontière jordanienne - carte).

    Les terroristes (Etat islamique israélique et autres) dominent encore une zone adossée au Golan syrien occupé.

  • 16 juillet 2018 -  Sommet Trump-Poutine à Helsinki (Sputnik France). On y parle aussi de la Syrie :


    L'Etat terroriste juif est le grand gagnant d'Helsinki.
    Trump garantit sa sécurité, Poutine le protège.


  • 22 juillet 2018 -  La Russie réintroduit la France en Syrie (Réseau Voltaire). Ou comment un des sponsors de la destruction du pays peut continuer d'exercer ses talents sous l'étiquette "humanitaire".


    ON A GAGNÉ !...

    Macrotte bondit de joie en apprenant que le génial Poutine (à gauche sur la photo)
    lui permet de revenir en Syrie contre la volonté de Damas.

    800 terroristes déguisés en humanitaires (Casques blancs) vont être accueillis en Europe et au Canada. Le locataire de l'Elysée a déjà choisi les siens.



    "Lui, c'est mon préféré : Benalla-ou-akbar.
    Nous sommes très intimes, il m'appelle Mafiotte...
    Il ne porte plus de casque blanc, juste un casque de CRS à l'occasion...
    "



    "Moi aussi, j'en ai un..."

  • 25 juillet 2018 -  Selon Al-Manar, une centaine de morts et plus de 170 blessés dans une série d'attaques et attentats de Daesh contre un marché et des villages de la province de Souweïda (sud-ouest - carte) dans une région que l'on croyait libérée.

    Si l'on se fie à d'autres sources (voir ici) le bilan serait encore plus lourd (plus de 220 morts).

  • 27 juillet 2018  

    La blague du jour :

    Comme si le canard boiteux de la Maison Blanche, qui ne contrôle même pas son propre gouvernement (ni d'ailleurs ses avocats ni sa famille), était en mesure d'autoriser quoi que ce soit en Syrie... Et comme si les réfugiés syriens (les vrais) avaient besoin de son autorisation pour rentrer dans leur pays... Poutine pourrait aussi bien permettre (ou interdire) aux (faux) réfugiés mexicains d'entrer aux USA pour se placer sous la protection des villes "sanctuaires" trumpophobes de Californie.

    Encore une du même genre, contenue dans cet autre article du Réseau Voltaire sur Gladio - Stay-behind où l'on peut lire : "Bien que tout le monde ait vu Alexandre Benalla escorter un peu partout le président de la République, il n'était aucunement chargé de sa sécurité. Mais qu'elle [sic] était donc sa fonction ?"  Sa fonction ?  Elle est parfaitement connue :


    "Stay behind me and put it deep inside..."
    (Traduction en clair)

  • 31 juillet 2018 -  Damas contrôle la frontière depuis le Liban jusqu'à la Jordanie, en passant par le Golan occupé  (Al-Manar). Selon l'article, près de cent terroristes de Daesh sont toujours encerclés dans une poche au sud-ouest de Deraa. Ils détiennent une trentaine d'otages (femmes et enfants) kidnappés une semaine plus tôt à Souweïda. (A en juger par la taille de la tache grise sur la carte qui illustre l'article, les égorgeurs djihadistes devraient être nettement plus nombreux.)


    Côté israélien, tout baigne...

    D'après l'émissaire de Poutine pour la Syrie, la Russie tient compte des intérêts d'Israël
    (ce dont plus personne ne doute depuis le 16.7.18). De ce fait Moscou a réussi à obtenir
    le repli des unités iraniennes à 85 kilomètres de la frontière israélo-syrienne.

  • 1er août 2018 -  Moon of Alabama - MoA : The Southwest Is Liberated - On To Idlib. L'ensemble du sud-ouest syrien, tenu tout récemment encore par Daesh et/ou des terroristes "modérés", serait entre-temps libéré. Ceux qui ont accepté de se rendre ont été amnistiés et intégrés à l'armée syrienne (MoA : "Plus de 400 d'entre eux sont maintenant dans la 4ème division blindée que commande Maher Assad, le frère du président...")  Les autres ont été ou vont être évacués vers Idleb (avec armes, bagages et "familles"). "Quelques cinglés de Daesh ont été mis en prison." (Macrotte pourrait les récupérer, si Benalla-ou-akbar est d'accord...)

    Pour ce qui est des égorgeurs de Souweïda (25.7.18), surgis du désert et disparus après le massacre, nul ne peut dire où ils se trouvent. Et surtout, nul ne peut garantir qu'ils ne reviendront pas, d'autant que les militaires syriens qui ont libéré le sud-ouest vont maintenant s'occuper d'Idleb. Savoir qu'une situation analogue existe en Irak, dans le désert d'Anbar, est une piètre consolation.

    MoA : "Dans la province d'Idleb, on compte 80 à 120.000 'rebelles', dont au moins 15.000 étrangers, y compris de nombreux Ouigours, Turkmènes et Tchétchènes. Les chefs sont souvent saoudiens ou égyptiens. Un peu moins de deux millions de personnes vivent dans la province. Le gouvernement syrien a ouvert plusieurs corridors pour permettre aux civils de se réfugier dans la zone qu'il contrôle... La campagne d'Idleb devrait commencer en septembre et durer trois ou quatre mois..."  MoA estime que la Turquie, qui "protège" cette zone, n'aura pas les moyens de s'opposer à la reconquête syrienne - ce qui reste à prouver.

  • 3 août 2018 -  Les Casques bleus de l'ONU vont retourner dans la zone "démilitarisée" située à l'est du Golan syrien occupé par Israël (carte). Ils en avaient été chassés quatre ans plus tôt par les djihadistes au service de Tel Aviv (voir plus haut 28.8.14). Huit postes d'observation de la police militaire russe viendront renforcer ce dispositif destiné à protéger l'Etat voyou juif.

  • 25-30 août 2018 -  Avec l'aide des services occidentaux, les terroristes préparent une nouvelle attaque chimique "du régime", prétexte à des frappes US.

    Précisions (Réseau Voltaire) : "Les Casques blancs (créés par le MI6) viennent d'enlever 44 enfants à Idleb pour les sacrifier au cours de cette opération. Des experts anglophones de la compagnie britannique Olive sont arrivés à Kafr-Zita pour superviser la mise en scène. Les terroristes ont acheminé des substances toxiques à Saraqib. Le MI6 vient de créer un compte Twitter au nom d'une fillette fictive, Hala, chargé de rendre compte en direct de l'attaque chimique et de l'attribuer au gouvernement syrien..."

  • 11 septembre 2018 -  Réseau Voltaire : Londres vient de commencer une opération sous faux drapeau à Idleb (dix-sept ans jour pour jour après les auto-attentats de New York et Washington).  "Des équipes de tournage de plusieurs chaînes de télévision du Moyen-Orient et de la représentation régionale d'une grande chaîne états-unienne sont arrivées ce matin sur les lieux pour y réaliser des vidéos..."  L'attaque chimique "du régime" justifiera une "riposte" occidentale contre la Syrie, à laquelle participeront les USA, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

  • 14 septembre 2018 -  Moon of Alabama : Al-Qaeda And Turkey Stage "Peaceful Civilians" Events.  A Idleb, les terroristes contrôlés par HTS - Hayat Tahrir Al-Sham (branche locale d'Al-Qaqaïda) organisent en collaboration avec les occupants turcs des "manifestations pacifiques de civils" (un peu comme en 2011 dans le sud-ouest de la Syrie). Les vidéos circulent déjà sur Internet. Tout cela est coordonné avec les Occidentaux pour empêcher la reconquête de la région par l'armée de Damas.

  • 16 septembre 2018 -  La campagne pour la libération d'Idleb, annoncée à grand fracas depuis au moins un mois et demi (voir plus haut 1.8.18), n'aura pas lieu car Ankara s'y oppose. Et comme les Russes n'ont rien à refuser à leur nouvel "allié" turc, ils le laissent bien tranquillement réarmer et ravitailler ses terroristes. C'est ce que Poutine appelle "pratiquer la désescalade". Le maître du Kremlin a "convaincu" Assad, à qui il a beaucoup à refuser (à commencer par des missiles défensifs efficaces), qu'une reconquête d'Idleb pousserait les Occidentaux à déclencher la provocation chimique qu'ils ont préparée.

    Moscou n'a nullement l'intention de protéger la Syrie de l'agression turco-terroriste, et encore moins bien sûr de l'agression sioniste. Les frappes israéliennes sont de plus en plus fréquentes, la dernière en date contre l'aéroport de Damas. Face à l'armement sophistiqué de Tel Aviv, la ferraille soviétique dont est équipée la défense syrienne n'a aucune chance d'empêcher quoi que ce soit. Et tout cela est parfaitement conforme aux accords conclus entre Poutine et Satanyahou. Pour la forme, Israël avertit Moscou avant chaque attaque, mais le préavis est si court que les Russes n'ont pas le temps de prévenir les Syriens - en supposant qu'ils veuillent le faire.

  • 17 septembre 2018 -  Nouveaux tirs de missiles israéliens, cette fois contre des positions syriennes situées près de la côte. Selon cet article d'Al-Manar, un avion de reconnaissance russe IL-20 a été abattu pendant l'attaque. Bilan : 15 morts. Si l'on en croit les explications données, un F-16 de Tel Aviv se serait "caché" derrière l'appareil russe. La défense syrienne (qui n'a encore jamais réussi à descendre un avion israélien) aurait alors "frappé dans le mille". Excellent carton, mauvaise cible : pas de chance. Le Kremlin proteste.

    Tout cela n'est guère convaincant et donne l'impression que Poutine, malgré une petite "colère" pour dénoncer la "ruse de guerre" de son suzerain sioniste, cherche comme toujours à le ménager.

    L'incident en dit long à la fois sur le niveau technique réel des forces militaires russes et sur la volonté politique de Moscou de tenir tête à ses ennemis.

  • 21 septembre 2018 -  L'hésitation de Poutine a occasionné la perte de la province d'Idleb  (par Paul Craig Roberts) :

    "Ne pas réagir aux provocations se traduit par d'autres provocations toujours plus dangereuses. Que va faire Poutine maintenant ? S'il recule encore, il peut s'attendre à des provocations toujours plus graves jusqu'à ce que le seul choix soit la capitulation ou la guerre nucléaire. L'agressivité de Washington [et de Tel Aviv] n'aurait pas atteint les sommets actuels si Poutine avait tapé du poing sur la table à l'occasion de plusieurs provocations. A vrai dire, la crise syrienne serait entièrement terminée s'il n'y avait pas eu les hésitations répétées et les retraits prématurés des forces russes..."

  • 22 septembre 2018 -  Que va faire Poutine ? demandait hier Paul Craig Roberts. Vingt-quatre heures plus tard, on est fixé : il va effectuer un exercice militaire au large de la Syrie.  C'est quand même mieux que de taper du poing sur la table...

    Entre-temps, l'homme "fort" du Kremlin, après avoir reçu la visite de généraux israéliens, déclare que la perte de son IL-20 et de ses 15 militaires constitue "un tragique accident dû à un malheureux concours de circonstances". C'est tout juste si Poutine ne s'excuse pas d'avoir fait le jeu des zantisémites qui insinuent que l'avion russe a été détruit par un missile israélien, l'armée syrienne étant bien incapable d'une telle performance.



    « Comment ça, c'est mon Liberty ?
    Et d'abord qu'est-ce que c'est que ce truc-là ?...
    »

  • 24 septembre 2018 -  La Russie livrera d'ici deux semaines des batteries S-300 à la Syrie  (Réseau Voltaire). Commentaire d'un lecteur du blog Moon of Alabama qui annonce également la "bonne nouvelle" :


  • 21 décembre 2018 -  Trois mois après l'annonce russe concernant la livraison de S-300 à la Syrie, la situation semble s'être calmée dans le sud. Pas de bombardements israéliens, apparemment, si ce n'est une attaque supposée le 29 novembre que DebkaFile revendique sous le titre "Wide-ranging Israel air strikes in three waves over Damascus region". Selon la télévision syrienne, cette attaque a été repoussée grâce au nouveau système de défense aérienne. Tout cela est à prendre ou à laisser : le fait est que ni Tel Aviv ni Damas n'ont donné trop de précisions.

    Côté israélien, la propagande de guerre se contente parfois de "succès" imaginaires ou virtuels. D'ailleurs ces derniers temps, les tsahalos ont soi-disant découvert des tunnels du Hezbollah sous leur frontière nord et les ont détruits - sans témoins comme il se doit.

    Dans le nord et le nord-est de la Syrie, aucun changement notable, la partition du pays se consolide : zone turque et zone américaine, même si Donald Trump prétend vouloir retirer ses troupes (entre 2.000 et 4.000 hommes) dans les trois prochains mois - une promesse qu'il avait déjà faite... et oubliée il y a moins d'un an. Inutile de préciser que ni le Pentagone ni les maîtres israéliens du "chef des armées" ne veulent de ce retrait.

  • 25 décembre 2018 -  Selon l'agence de presse SANA, "l'armée de l'air syrienne a intercepté des missiles ennemis lancés par des avions de guerre israéliens depuis l'espace aérien libanais, détruisant la majorité d'entre eux avant qu'ils n'atteignent leurs cibles" - ce qui implique qu'une "minorité" ne l'a pas été. SANA ajoute qu'un dépôt de munitions a été endommagé et trois soldats blessés. Dans l'ensemble, donc, pas si miraculeuse que ça, la nouvelle arme miracle russe...

    Le site israélien DebkaFile confirme cette attaque et précise que ce sont des S-200 syriens qui l'ont contrée (et non les fameux S-300). Détail intéressant : l'armée syrienne aurait elle-même, comme elle l'avait paraît-il promis, lancé des missiles contre des cibles situées à l'intérieur d'Israël en représailles. "Des explosions massives ont secoué plusieurs villes, dont Hadera, Césarée et Zikhron Yaakov" (localités situées près de Haïfa ou au sud de cette ville - carte). Il est difficile de savoir dans quelle mesure cette "info" correspond à la réalité - on en a entendu d'autres venant de Debka...

    Dans son article sur l'attaque israélienne, le Réseau Voltaire fait état de six blessés syriens : trois soldats et "trois personnalités qui montaient dans un avion officiel iranien pour se rendre à des obsèques à Téhéran" (ce qui signifie que Tel Aviv est au courant des déplacements des personnalités syriennes à l'intérieur de leur pays). Et le site de Thierry Meyssan ajoute candidement : "La question se pose de savoir comment Tsahal [l'armée des tsahalos de l'Etat terroriste juif] a pu tirer malgré le nouveau système de protection anti-aérienne et du rôle qu'a joué la Russie."

    A propos du rôle de la Russie, on sait que tout récemment les Israéliens ont contacté les Russes pour obtenir les codes de sécurité des missiles syriens. Les Russes auraient refusé, mais allez savoir... N'est-il pas plus "élégant" de fournir à ses alliés des S-300 neutralisés que de ne pas en fournir du tout ?...



    Poutine : Je te confie les codes, mais seulement si tu me jures de ne pas t'en servir.
    Satanyahou : Pas de problème, je te le jure sur la tête de ta mère et de tes enfants...

  • 28 décembre 2018 -  Réseau Voltaire : A la demande des Kurdes pro-US, l'armée arabe syrienne entre à Manbidj  (une ville située au nord-est d'Alep - carte - autre carte) :  "Bien qu'elles se réclament du 'communalisme libertaire' de l'anarchiste états-unien Murray Bookchin, les autorités de Manbidj ont mis en œuvre une politique de kurdisation forcée de la ville. Celle-ci n'était initialement qu'à un quart kurde, cependant l'enseignement en arabe fut interdit. Les Arabes, les Assyriens et les Tcherkesses furent largement discriminés et spoliés."

    L'anarchiste américain Bookchin (mort en 2006 - voir l'article de Wikipédia) était un juif russe, trotskiste à l'origine et opposé aux "nationalismes" (pas tous, évidemment, faut quand même pas être antitermite comme dirait l'autre). On ne voit pas très bien le rapport idéologique entre le maître et ses disciples, mais bon, on fait confiance aux sionistes : ils savent ce qui est bon pour la région...

  • 12 janvier 2019 -  L'agence de presse SANA signale que des avions de combat israéliens ont lancé des missiles sur la périphérie de Damas et que la défense antiaérienne syrienne a pu abattre la majorité d'entre eux. Après le 29.11 et le 25.12.18, c'est donc la troisième attaque (partiellement) réussie des terroristes de Tel Aviv. Merci Poutine...

  • 21 janvier 2019 -  Quatrième attaque de missiles israéliens contre la Syrie depuis la livraison supposée par la Russie de S-300 à son allié. D'après Al-Manar citant SANA, "la défense antiaérienne a riposté très efficacement aux frappes israéliennes et les a empêchées d'atteindre leurs objectifs".

    C'est à prendre ou à laisser, mais quoi qu'il en soit, le régime de Tel Aviv continue d'attaquer la Syrie en toute impunité. De ce côté-là, rien n'a changé depuis septembre 2018. Au contraire, les sionistes s'efforcent maintenant de rattraper le temps perdu après une petite pause de deux mois.

  • 6 mars 2019 -  Cet article du Réseau Voltaire fait le point sur la situation politique et militaire dans le nord et l'est de la Syrie (territoires aux mains de différents groupes terroristes activement soutenus par la Turquie et les USA)  :

    ■  Une campagne médiatique en cours veut nous faire croire qu'une "bataille" a lieu pour éradiquer le "dernier bastion" de Daesh à Al-Baghouz Fawqani (près d'Abou Kamal, sur l'Euphrate à la frontière irakienne - carte). En fait, il s'agit d'un simple changement d'étiquette, les djihadistes "vaincus" réapparaissant ailleurs (ou au même endroit) sous un autre nom.

    ■  La plupart des terroristes se sont regroupés à Idleb (zone d'occupation turque dans le nord-ouest). Deux millions de civils sont retenus dans ce secteur. "Chaque groupe djihadiste tient ses villes et villages, sans qu'il y ait d'autorité régionale... D'une manière générale, la Charia est la loi qui s'applique partout. La monnaie locale est la livre turque, car l'armée turque protège ce territoire. La zone ne vit que des contrefaçons vendues en Europe par la mafia turque. Elle n'est pas auto-suffisante en matière alimentaire, et n'a plus ni eau courante, ni électricité. Les gens sont nourris et soignés par des ONG occidentales, dans la pratique aux frais des gouvernements allemand et français..."

    On remarquera en passant que c'est grâce à Poutine que les égorgeurs et autres coupeurs de têtes ont pu s'inscruster à Idleb (voir plus haut 16.9.18).

  • 21 mars 2019 -  Ne pouvant pratiquement plus rien faire chez lui en matière politique, l'homme "fort" de la Maison Blanche essaie au moins de plaire à Satanyahou, son supérieur hiérarchique de Tel Aviv. Il lui offre "la reconnaissance par les Etats-Unis de la pleine souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan", terre syrienne que l'Etat voleur juif occupe illégalement depuis 1967. Justification donnée par Trump : "Après 52 ans, il est temps..."

  • 27 mars 2019 -  Al-Manar : Raid israélien à Alep (dans la zone industrielle de Cheikh Najjar, au nord-est de la ville). C'est la cinquième fois que cela se produit depuis que la Russie a soi-disant fourni des S-300 à la Syrie (voir plus haut).

    Un mois plus tôt, le 27 février, Satanyahou avait rencontré son pote Poutine au Kremlin pour parler de la Syrie. On voit que la coopération russo-sioniste fonctionne à merveille.

  • 9 avril 2019 -

    AVEU INTÉRESSANT :

    lien

    Il est clair que la politique russe en Syrie, tout comme la politique américaine, est largement contrôlée - sinon dictée - par le régime de Tel Aviv. D'ailleurs, Satanyahou a de nouveau rencontré Poutine à Moscou le 4 avril (la rencontre précédente avait eu lieu fin février).

  • 10 avril 2019 - Nouvelle année d'épreuve pour les Syriens  par le Dr Anas Alexis Chebib :

    "A Damas, la situation sécuritaire s'est nettement améliorée depuis la reprise de la Ghouta en avril 2018. La capitale ne subit plus des tirs de roquette et n'entend plus le bruit incessant des détonations. En revanche, le durcissement de l'embargo [américain] rend la vie quotidienne très difficile. Après une remontée de la livre syrienne, elle s'est de nouveau fortement dévaluée ; par conséquent le coût des denrées de première nécessité est devenu très cher. En outre, il y a des pénuries d'eau, de médicaments, de pétrole, de gasoil et de gaz. Aujourd'hui le gaz c'est du luxe. Les coupures d'électricité sont incessantes, il n'y a pas d'eau chaude..."

    "La situation est telle que tous ceux qui le peuvent, et qui étaient pourtant restés pendant les huit années de guerre, sont en train de quitter la Syrie... Les Syriens sont démoralisés. L'année dernière, les victoires de l'armée leur ont redonné de l'espoir, notamment celui de reprendre Idleb, mais suite à ces avancées militaires, il y a eu des contre-offensives de la Turquie et des Occidentaux." [contre-offensives rendues possibles par la politique de Poutine excluant toute reconquête d'Idleb - voir plus haut 16.9.18]

    "Les Russes sont alliés avec les Syriens mais ils sont aussi amis avec les Turcs et les Israéliens [surtout les Israéliens] qui occupent tous deux une partie du territoire... Les récentes déclarations de Donald Trump sur le Golan n'arrangent rien... Les Américains n'ont toujours pas abandonné le projet de balkanisation de la Syrie. Avec ces pressions économiques, politiques et militaires, ils font durer la guerre. Après huit années, c'est devenu insupportable pour les Syriens qui en plus des horreurs et des pénuries vivent un stress permanent..."



    lien   -   carte de la Syrie

    Voir également l'article de Thierry Meyssan sur la Géopolitique du pétrole à l'ère Trump
    déjà mentionné le 9 avril


  • 13 avril 2019 - Al-Manar : Nouveau raid israélien en Syrie : les S-300 impassibles... 2ème cadeau de Poutine à Netanyahu ?

    Pourquoi seulement le deuxième ?... Depuis la livraison bidon des S-300 russes, c'est déjà la sixième attaque de cette sorte (voir plus haut 27.3.19). Et on ne compte pas les autres cadeaux...

    Le site libanais écrit : "Ce n'est certes pas par hasard qu'un nouveau raid israélien a été perpétré en Syrie une semaine après la visite à Moscou du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu..."  [Eh oui, c'est ça la collabora-sion interna-sion-ale...]

    "Présents sur le sol syrien depuis octobre 2018, les systèmes antiaériens russes, d'une cinquantaine de spécimens, n'ont jamais été activés. Et n'ont jamais empêché les bombardements israéliens..."  [Un spécimen, c'est (aussi) un échantillon factice et sans valeur...]



    Poutine ne se contente pas d'assister sans réagir à l'effondrement de la Syrie (voir plus haut 9.4.19). Il aide l'Etat terroriste juif à provoquer cet effondrement.

    [L'attaque israélienne s'est produite près de Masyaf, à l'ouest de Hama - carte. Les tirs de missiles ont été effectués, comme toujours, depuis l'espace aérien libanais.]


    Poutinyahou et Rusraël par Andreï Korybko - Excellente analyse de la complicité russo-israélienne aux dépens de la Syrie, à ce petit détail près qu'Israël n'est pas, comme le dit l'auteur, "un protectorat russo-américain". Ce sont au contraire les Etats-Unis et la Russie (de même que beaucoup d'autres pays) qui sont des protectorats (ou dépendances) de Tel Aviv. [Un protectorat n'est pas un territoire protégé mais un territoire soumis, comme l'était par exemple la Syrie, protectorat français entre les deux guerres mondiales.]



  • 16 avril 2019 - Assad n'a pas 'gagné' la guerre : Poutine l'a forcé aux 'compromis' - Andreï Korybko développe sa très pertinente analyse de la situation en Syrie (voir son premier article quelques lignes plus haut) :

    "L'affirmation selon laquelle Assad aurait 'gagné' la guerre est trompeuse ; certes, il est toujours le président en poste, démocratiquement élu, et constitue le seul dirigeant légitime de son pays, mais Poutine l'a forcé à réaliser des 'compromis' sur plusieurs sujets importants après la libération d'Alep, et à accepter une réalité politique aux antipodes de ce que l'on pourrait appeler une 'victoire'..."

    "La libération d'Alep a constitué un épisode majeur dans le conflit syrien, et n'a été possible que grâce au soutien des forces aériennes russes. On parle ici de la libération de la ville la plus peuplée de Syrie - avant le début de la guerre - qui constitue le retour symbolique de l'un des berceaux de la soi-disant 'révolution' sous le contrôle du gouvernement. C'est cet épisode qui constitua le jalon à partir duquel le monde a attendu de voir l'armée arabe syrienne, aidée de ses alliés russes, iraniens, et du Hezbollah, balayer le reste du pays et mettre fin rapidement à la guerre - les choses ne se sont pas du tout passées ainsi. De fait, presque immédiatement après la libération d'Alep, la Russie convoqua le tout premier tour des négociations de paix d'Astana, avec la Turquie et l'Iran, et essaya de geler les lignes de front, allant jusqu'à présenter un 'projet de constitution' écrite par elle pour la Syrie, pour faciliter les pourparlers de paix au lieu de poursuivre le combat. Preuve de son intention de mettre fin à la guerre dès ce moment, la Russie mit en place des 'zones de désescalade' un peu partout sur le territoire syrien."

    "La tournure qu'ont dès lors pris les événements a surpris les dirigeants syriens, qui croyaient jusque là (naïvement ou non) que la Russie étendrait son mandat antiterroriste à la libération totale du pays des autres groupes armés 'd'opposition' que Moscou ne reconnaissait pas officiellement comme des terroristes ; Damas n'aurait guère pu se tromper davantage. Loin d'aider Assad à reprendre le contrôle de son territoire après Alep, Poutine mit rapidement fin à la phase cinétique du conflit, en concluant une série d'accords avec toutes les puissances régionales..."

    "Le Ministère de la Défense russe a reconnu en septembre 2018, après la tragédie aérienne qu'on connaît [voir plus haut 17.9.18], qu'il avait autorisé Israël à user de frappes contre des cibles iraniennes et appartenant au Hezbollah à plus de 200 reprises rien que dans les 18 mois précédents. Ces frappes continuent d'être menées à ce jour, la dernière en date remontant à pas plus tôt que la semaine dernière. Poutine a également annoncé, à l'issue de son avant-dernière rencontre avec Netanyahou, la création d'un 'groupe de travail' avec Israël, en vue d'un retrait de toutes les armées étrangères de Syrie, et l'ambassadeur de Russie auprès de l'ONU est allé jusqu'à déclarer à un média saoudien que même l'Iran 'allait devoir partir une fois la Syrie stabilisée'. Et ce n'est pas tout, la Russie a également défini à l'été 2018 une zone tampon anti-iranienne de 140 kilomètres au delà du plateau du Golan, à la demande d'Israël..."

    "Des soldats étasuniens sont toujours sur place en Syrie en dépit de la promesse de retrait de Trump. Les forces étasuniennes agissent comme un 'fil de détente', et empêchent l'armée syrienne de traverser la rivière [l'Euphrate] et de rétablir la souveraineté de l'État sur cette zone stratégique ; le désastre de Deir ez-Zor en février 2018 [voir plus haut 9.2.18] a démontré que les USA écraseraient par la force tout élément hostile qui oserait traverser la 'ligne américaine de désamorçage' établie en accord avec la Russie. Contrairement à ce que l'on trouve souvent proféré dans divers médias alternatifs, la Russie ne montre strictement aucune volonté politique d'affronter militairement les USA et de risquer une troisième guerre mondiale. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a accepté la mise en œuvre de cette 'partition' informelle de la Syrie, espérant que cette mesure contribuerait à faire loi, au travers du 'projet de constitution', rédigée par elle pour son 'allié' syrien. On peut donc considérer que les négociations russes ont amené la Syrie à perdre non seulement le Golan, mais sans doute également le nord-est du pays..."

    "Mais la liste des pertes à enregistrer par Damas qui résultent de 'l'équilibrage' exercé par la Russie sur la Syrie depuis le lancement de son intervention anti-terroriste ne s'arrête sans doute pas là : la possibilité d'une reprise de contrôle d'Idlib et d'autres zones du pays par l'État syrien apparaît de plus en plus douteuse... Les opérations conventionnelles menées par la Turquie sur diverses zones frontalières l'ont été avec l'accord tacite de la Russie..."

    "A Astana a été créée une 'commission constitutionnelle' de 150 membres au total, dont seulement 1/3 (50 membres) sont issus du gouvernement, les 2/3 restants (50 + 50) provenant de 'l'opposition' et de la 'société civile'. On voit bien ici que Damas est loin d'être traitée diplomatiquement comme 'puissance victorieuse'..."

    L'auteur conclut : "Avec des amis comme ça..." Il a en vue les médias alternatifs qui croient que la statégie du président russe s'inscrit dans une sorte de "partie d'échecs en 5D". En fait, il serait plus logique de dire cela à propos de Poutine lui-même...

    Pauvre Syrie...


    Cet article de Korybko a le mérite de bien résumer la situation. En trois ans et demi d'intervention, Poutine a permis aux envahisseurs étrangers, israéliens, américains et turcs, ainsi qu'à leurs égorgeurs soi-disant "non terroristes", de cimenter leurs conquêtes au détriment de son "allié" de Damas. Il a ouvert la voie au "changement de régime" au profit d'une prétendue "opposition civile" qui ne représente qu'elle-même : c'est ce que voulaient depuis le début les pires ennemis de la Syrie. Pour parvenir à ses fins, l'homme du Kremlin devait (ou doit encore), sur ordre de ses maîtres étrangers, chasser du pays les véritables alliés de la Syrie indépendante : l'Iran et le Hezbollah.

    Bref, on ne peut que répéter ce que l'on sait déjà depuis longtemps : Poutine est une fameuse ordure qui ne fait que trahir ceux qu'il prétend défendre, y compris ses compatriotes du Donbass (qu'il ne considère d'ailleurs pas comme des compatriotes mais comme des Ukrainiens).

  • 17 avril 2019 - Pourquoi la Russie, gavée de pétrole, n'aide-t-elle pas son allié syrien qui subit une grave crise énergétique ? (Andreï Korybko) - A propos du chantage exercé par le Kremlin sur son "allié" syrien afin d'obtenir de lui qu'il accepte le projet de constitution que Poutine a fait rédiger pour la Syrie - du moins on suppose que c'est Poutine, peut-être est-ce tout simplement Satanyahou.

  • 18 et 19 mai 2019 - Deux attaques aériennes repoussées par la défense syrienne en l'espace de 24 heures :


    Ou bien il s'agissait vraiment d'OVNI, comme l'écrit SANA.
    Ou alors ces attaques émanaient d'Israël (n° 7 & 8 depuis novembre 2018 - voir plus haut 13.4.19)


  • 28 mai 2019 - Raid israélien (n° 9) contre un poste militaire syrien de Tel Al-Chaar, dans la province de Kuneitra (sud-ouest) : un soldat tué et un blessé - voir ici.

    Dans la région d'Idleb (nord-ouest), toujours occupée par la Turquie et ses égorgeurs, les combats redoublent depuis quelque temps malgré la "paix" négociée entre Poutine et son complice d'Ankara. Comme il fallait s'y attendre, les merdias occidentaux nous ressortent les attaques au gaz soi-disant perpétrées par le "régime de Damas" et la grave crise humanitaire qui en résulte - comme à Alep en décembre 2016, comme à Khan Cheikhoun en avril 2017, comme dans la Ghouta en février 2018 (voir plus haut).

    La bataille fait rage à Hama : son aéroport pris pour cible par les terroristes (Al-Manar). On croyait pourtant cette région libérée une fois pour toutes et depuis longtemps. Voilà où en est la Syrie après trois ans et demi d'aide russe.

  • 31 mai 2019 - Près d'Al-Shuhayl, localité située sur l'Euphrate au sud-est de Deir Ezzor (carte), l'aviation américaine détruit trois navires-citernes syriens qui transportaient du pétrole provenant de la zone kurde occupée par les USA (à l'est du fleuve) vers le territoire contrôlé par le gouvernement (à l'ouest) - détails.  Il y a au moins quatre morts, sans parler de la marée noire. Une attaque similaire s'était déjà produite dans ce secteur au début du mois. L'accord entre Damas et les autorités régionales kurdes pour la livraison de pétrole est en vigueur depuis deux ans, mais il est "illégal" car ni les USA, ni la Turquie, ni Israël n'ont donné leur consentement.

    Les gangsters de Washington - qu'ils agissent avec ou sans le feu vert de Donald Trump - s'estiment en droit d'empêcher ce qu'ils appellent la "contrebande du régime" (sic) car les "sanctions" qu'ils ont eux-mêmes décrétées contre Damas les y autorisent. Inutile de préciser que tout cela est couvert par la Russie de Poutine.

  • 1er juin 2019 - wsws : Le gouvernement allemand prépare une intervention militaire en Syrie dans la zone américano-kurde.

    Dans la nuit du 1er au 2 juin, raid israélien (n° 10 depuis novembre 2018). SANA titre : "Les systèmes de défense antiaériens syriens repoussent une agression sioniste contre les banlieues de Damas et de Kuneitra". Le site sioniste DebkaFile prétend qu'une attaque syrienne a précédé le raid (logique, puisque depuis qu'il existe l'Etat terroriste juif ne fait que se défendre). Les roquettes fantômes syriennes/iraniennes/hezbollesques, qui visaient delibérément une cible militaire israélienne, n'ont blessé personne ni fait aucun dégât, bien que l'arsenal de ces ennemis d'Israël soit absolument terrifiant (presque autant que celui du Hamas palestinien).

    DebkaShit annonce aussi que des conseillers en sécurité des gouvernements israélien, américain et russe vont se réunir au cours des prochains jours pour discuter de problèmes régionaux. (Par exemple, comment améliorer la coopération tripartite pour rendre plus efficaces les attaques israéliennes contre la Syrie et mieux paralyser les défenses syriennes ?...)

  • 3 juin 2019 - On connaît de manière un peu plus précise le but de cette conférence à trois : Washington reconnaîtrait Assad si les Iraniens quittent la Syrie (Réseau Voltaire).

    Tout d'abord, c'est à Jérusalem qu'on se réunira, ce qui signifie que Moscou avalise l'annexion définitive de cette ville par le régime de Tel Aviv. Mais c'est sans doute là la moindre des trahisons russes dans cette affaire. Car le rôle véritable de Moscou consistera à chasser de Syrie les meilleurs alliés de ce pays, les Iraniens et le Hezbollah libanais, afin de laisser les mains libres à l'Etat terroriste juif.

    Et que croyez-vous qu'il arrivera une fois que les USA auront "reconnu Assad" ?  Le laissera-t-on tranquille dans sa mini-Syrie amputée du nord, de la province d'Idleb, de la rive est de l'Euphrate et de tous les autres endroits où Américains et Turcs auront envie d'établir leurs bases militaires ? Les Russes ne seront plus là puisqu'ils auront réussi à "rétablir la paix".

    Même si l'article suggère que Moscou pourrait avoir des objections à la réalisation de ce plan sioniste, le seul fait que le Kremlin accepte de "discuter" est déjà un signe de capitulation. Mais les Russes ont-ils jamais voulu autre chose en Syrie ?...  Rappel

  • 12 juin 2019 - Raid israélien à Tall Al-Hara (province de Deraa, sud-ouest) accompagné d'une attaque cybernétique et d'un brouillage des radars syriens - détails.  Sauf erreur, c'est le onzième depuis que les miraculeuses armes russes soi-disant livrées à la Syrie rendent ce genre de chose impossible.

  • 16 juin 2019 - Bonne nouvelle pour Donald Trump. Pour les Syriens, c'est une autre affaire...

  • 25 juin 2019 - La rencontre trilatérale Russie-USA-Israël (voir plus haut 3.6.19) a lieu comme prévu à Jérusalem, et même à Jérusalem-Est, ce qui constitue un double affront pour les Palestiniens au moment précis où Trump veut leur imposer son infâme deal du siècle.



    Satanyahou exige le départ de Syrie de toutes les forces militaires arrivées dans le pays après 2011, c'est-à-dire les Russes, les Iraniens et le Hezbollah libanais, mais pas les forces étrangères israéliennes qui occupent le Golan depuis 1967. Patrushev, l'envoyé de Poutine, partage entièrement la position du Premier ministre israélien. Le blabla qui suit (souveraineté nationale, indépendance et intégrité territoriale de la Syrie) est la feuille de vigne qui cache la trahison russe.

    Il est évident que Satanyahou n'avait pas à l'esprit les troupes américaines, turques et autres qui infestent le nord et l'est du pays, pas plus que leurs terroristes qui sont, dans le langage officiel, des "opposants au régime".

    Le résultat de la réunion n'est peut-être pas encore une réussite à 100 % pour Israël, d'autant plus que la Russie soutient encore vaguement l'Iran en butte aux provocations américaines, mais tout cela est une question de temps.

  • 1er juillet 2019 - Douzième série de raids israéliens depuis que Poutine protège efficacement la Syrie l'Etat terroriste juif. Cette fois il s'agit d'attaques lancées depuis l'espace aérien libanais contre des sites "militaires" à Homs et dans la banlieue de Damas. Bilan : au moins quatre civils tués, dont un bébé, et une vingtaine de blessés dont plusieurs enfants - voir l'article de SANA.


    SATANYAHOU S'IMPATIENTE :

    "Dis donc, Vladimir Filsdeputinovitch, c'est pas tout ça, mais il va quand même falloir qu'on cause de mes frais d'intervention.
    Parce que pendant que toi tu te tournes les pouces, moi je me farcis tout le boulot, et je peux même pas récupérer les organes...
    Alors, soit tu me rembourses tout de suite, soit tu attends ma facture, mais je te préviens, ça risque d'être beaucoup plus cher...
    "


    Un peu plus tard dans la journée, des sources occidentales comme le Daily Mail font état de 15 morts dont six civils. De plus, et c'est là que les choses deviennent étranges, un missile sol-air tiré par l'armée syrienne contre les agresseurs aurait manqué sa cible et serait allé s'écraser dans une zone montagneuse près du village de Taşkent à Chypre-Nord, à plus de 300 km de là. Il s'agirait d'un missile S-200, de fabrication russe, reconnaissable paraît-il à une inscription en lettres cyrilliques - technologie soviétique des années 1960 ?...

    A-t-on affaire à un "false flag" israélien destiné à nuire à la Syrie en lui interdisant de se défendre ?... Mais même si ce n'est pas le cas, il est clair que pareil incident ne se serait jamais produit si Poutine avait tenu sa promesse d'armer correctement Damas.

  • 2 juillet 2019 - Débâcles S-200 : la Syrie est aux abois  par Andreï Korybko (déjà cité plus haut 13, 16 et 17.4.19) :

    "La Syrie est aux abois pour répondre aux attaques de plus en plus dévastatrices d'Israël, alors que la technologie dont elle dispose pour ce faire est obsolète et peu fiable : la Russie refuse en effet de lui laisser prendre un contrôle plein et indépendant des missiles S-300...  Ces missiles n'ont jamais dépassé en pratique le rôle de symbole de prestige..."

    Pour l'auteur, un accord a sans doute été conclu à l'occasion du sommet tripartite de Jérusalem du 25.6.19, permettant à l'armée de l'air israélienne d'intensifier ses frappes en Syrie.

    Quelques petites remarques en marge : 1) la débâcle du 1.7.19 n'est pas la deuxième mais au moins la douzième en moins d'un an, même si la plupart des autres ont été moins graves - 2) on ne peut pas la réduire à une attaque anti-iranienne, étant donné que des civils syriens (dont des enfants) ont été tués ou blessés - 3)  l'IL-20 russe détruit le 17.9.18 n'a certainement pas été abattu par les Syriens.  Mais à part cela, Korybko a tout à fait raison, y compris au sujet des sites alternatifs qui entretiennent le mythe de l'agenda secret du Grand Poutine.

  • 24 juillet 2019 - Al-Manar : Agression aux missiles israéliens contre Deraa (sud-ouest). C'est la 13ème attaque tolérée, pour ne pas dire autorisée, par la Russie depuis novembre 2018.

  • 2 août 2019 - Attaque de missile israélien (n° 14) sur Tell Breiqa dans la région de Kuneitra (non loin du Golan occupé).

    Dans le nord-ouest, après de violents combats entre l'armée syrienne et les bandes armées soutenues par la Turquie à Idleb et dans la province environnante de Hama, la Russie impose un cessez-le-feu au gouvernement de Damas afin de permettre aux terroristes de récupérer - une tactique aussi vieille que cette guerre : Idlib "Militants" Rescued By Another Ceasefire.

  • 19 août 2019 - Le cessez-le-feu dans le nord-ouest n'ayant tenu que ce que tiennent les cessez-le-feu concoctés par Poutine, les combats ont repris dans le nord de la province de Hama et le sud de celle d'Idleb. L'armée syrienne tente de reconquérir Khan Cheikhoun (où avait eu lieu la provocation du 4.4.17 - voir plus haut).

    L'aviation de Damas attaque un convoi militaire turc venu ravitailler ses terroristes locaux. Quatre d'entre eux sont tués, ce qui conduit Ankara à protester contre cette ingérence des Syriens dans les affaires syriennes. Poutine surveille tout cela de près et ne va pas tarder à décréter son prochain « тайм-аут » comme on dit en russe (time-out ou arrêt de jeu).


    DANS UN UNIVERS PARALLÈLE :

    La Turquie n'arme pas ses djihadistes, non, elle se retire en silence.
    Et en octobre tout pourrait être fini - en octobre de quelle année ?...


  • 24 août 2019 - Attaque de missiles israéliens à un endroit non précisé de la banlieue de Damas (n° 15). Il y a deux morts (deux membres du Hezbollah libanais selon Hassan Nasrallah). La veille, le chef terroriste Satanyahou et son collabo Poutine avaient eu un entretien téléphonique "au sujet de la poursuite de leur coopération en Syrie et de leur lutte conjointe contre le terrorisme" (selon le site de propagande sioniste DebkaFile).

    Agression israélienne également à Beyrouth - voir plus haut Liban 25.8.19.

    Conformément à leur idéologie perverse, les psychopathes de Tel Aviv accusent "les Iraniens", dont il viennent de bombarder "préventivement" une base imaginaire,* d'avoir préparé une attaque aux drones contre le nord d'Israël, c'est-à-dire exactement ce que ces tarés sionistes vont faire à Beyrouth quelques heures plus tard.

    * Ce n'était pas non plus une "base" du mouvement chiite libanais mais, comme le signale ici Nasrallah, simplement "une maison qui abritait deux résistants du Hezbollah".

    Dans son discours, le chef du Hezb promet de venger les martyrs et rappelle à Satanyahou ce qui s'est passé à Kuneitra en janvier 2015 (voir plus haut Liban 28.1.15). A l'époque, le régime de Tel Aviv avait tué six combattants du Hezbollah. Dix jours plus tard, quinze tsahalos le payaient de leur vie. C'est le seul langage qu'ils comprennent, mais malheureusement pour la résistance, les occasions de le parler sont trop rares. Cette fois, Nasrallah conseille aux soldats de l'armée sioniste de raser les murs.

    Le chef du Hezbollah annonce aussi son intention de détruire les drones israéliens qui violeront l'espace aérien libanais (comme ceux du 25 août à Beyrouth). Mais là, la chose risque d'être plus difficile, car la résistance libanaise n'est certainement pas mieux équipée que l'armée syrienne dont on connaît les moyens réduits (merci Poutine). Et puis, si le Hezbollah était en mesure d'affronter les terroristes israéliens dans ce domaine, il l'aurait fait depuis longtemps.  A suivre...

  • 27 août 2019 - Rencontre Erdoğan-Poutine près de Moscou. Entre-temps, la ville de Khan Cheikhoun (voir quelques lignes plus haut - Syrie 19.8.19) a été libérée par l'armée syrienne, mais un peu plus au sud une enclave turco-djihadiste subsiste autour de Morek (nord de la province de Hama). Le but des pourparlers de Moscou est de trouver une solution permettant aux Turcs de conserver leur position fortifiée de Morek, de même que toutes celles qu'ils ont dans la province d'Idleb. Pour cela, il faut évidemment que Damas cesse son offensive qui "menace" l'armée turque et ses terroristes. Pas de problème pour Poutine, c'est sa spécialité. Et il vient justement de fournir des missiles S-400 à Erdoğan, alors que son soi-disant "allié" syrien doit se contenter de S-300 désactivés et de S-200 rouillés de l'époque soviétique.

    Poutine promet également à son complice turc d'accélérer la mise en place de la nouvelle constitution syrienne qui permettra de mettre fin à la résistance et de se débarrasser d'Assad (voir plus haut Syrie 16 et 17.4.19).

  • 7 octobre 2019 - Invasion turque

    Une nouvelle fois, Trump annonce un retrait bidon des troupes américaines de Syrie, tandis qu'Erdoğan s'apprête à annexer une bande de territoire syrien dans le nord comme il l'avait dit en septembre à l'ONU et même avant. Tout cela est "autorisé" par Moscou (mais évidemment pas par Damas).



    White House Clarifies : Donald Trump Moving 50 Troops Within Syria, Not Out of the Country  (Breitbart). Il n'y aura pas de retrait hors de Syrie, on se contentera de déplacer 50 (cinquante) soldats d'un endroit à un autre à l'intérieur du pays.

  • 9 octobre 2019 - L'armée turque pilonne et bombarde "sa zone" du nord de la Syrie avant d'y envoyer massivement ses chars. Les Kurdes, eux-mêmes bien souvent bénéficiaires du nettoyage ethnique dans cette région (voir plus haut), sont dépassés par les évènements. Le déplacement des cinquante militaires américains ordonné par Trump est perçu comme une grave trahison de la part des Etats-Unis. Quand tout le monde vous lâche, il ne reste plus qu'Israël... qui aime beaucoup les combattants kurdes et surtout les combattantes (voir ici). On se demande bien pourquoi, ou plutôt on ne se le demande pas.


     
    L'organisation kurde YPG-YPJ mobilise ses troupes - mais elles n'ont pas encore appris à hisser leur drapeau dans le bon sens.



    Pour le droit des femmes de porter des armes lourdes.


    Sans doute pour montrer qu'il a de l'humour, Erdomuche a baptisé son opération militaire "Printemps de la Paix" (double sic). Elle est pour le moment limitée à la partie centrale de la zone, située entre Tell Abyad (face à la ville turque d'Akçakale) et Ras Al-Ain - carte.

    Selon le blogueur Moon of Alabama, les Turcs sont accompagnés par une soi-disant "Armée nationale syrienne" forte de 14.000 hommes (pas de femmes contrairement à l'YPG-YPJ). Ces "soldats" sont une bande de racailles, "rebelles syriens" (= égorgeurs étrangers) et résidus de Daesh sous commandement turc. C'est-à-dire les salopards qui pillent et tuent des Kurdes depuis des années dans le secteur d'Afrin (plus à l'ouest - carte).

    Si la minorité kurde avait dès le départ défendu l'intégrité territoriale de la Syrie attaquée, au lieu de se vendre aux sionistes et aux Américains, on n'en serait pas là aujourd'hui.

  • 11 octobre 2019 - Comme "général" de "l'armée" terroriste sous contrôle turc on a choisi un certain Salim Idris, ancien protégé de John McCain (en enfer depuis août 2018 - voir ici). Les Américains (pas Trump mais l'Etat profond) téléguident donc à la fois les djihadistes d'Erdoğan et les Kurdes, sans oublier l'hydre Daesh dont les têtes sont en train de repousser.



    McCain et Idris en 2013 en compagnie d'autres terroristes.
    source


  • 15 octobre 2019 - Dans le nord de la Syrie, la confusion règne. Il semblerait cependant que :

    ■  les combats s'étendent aussi de part et d'autre de la zone initiale de l'invasion turque (Tell Abyad-Akçakale à Ras Al-Ain) et sur plus de 30 km de profondeur ;

    ■  les troupes américaines, laissant le champ libre aux Turcs et à leurs terroristes, se sont repliées en direction du sud ou de l'Irak, tandis que Trump fait semblant de "sanctionner" la Turquie ;

    ■  l'armée régulière syrienne a progressé en direction de Kobane, Raqqa, Hassaké et Qamichli (carte) mais on ne sait trop contre qui elle se bat : apparemment ni contre les Turcs (trop forts pour elle et alliés de Moscou) ni contre les Kurdes (qui veulent se réconcilier avec Damas maintenant qu'ils n'ont soi-disant plus personne).

  • 22 octobre 2019 - Le président Assad à propos de son homologue turc : "Erdoğan est un voleur. Il a pillé nos usines et volé notre pétrole avec la collaboration de Daesh. Et maintenant, il vole nos terres..."  Pendant ce temps, le voleur Erdaeshoğan conclut avec Poutine, le "protecteur" de la Syrie, un accord qui entérine le vol du nord syrien.

    Les Kurdes semblent avoir disparu en tant que force militaire, et leur prétendu retour dans le giron de Damas tarde à se concrétiser, si tant est qu'il était vraiment prévu. Les Américains, eux, concentrent leurs militaires en d'autres endroits de Syrie. Selon Donald Trump : près de la Jordanie et d'Israël (?) tandis que d'autres "protègent le pétrole" (volé aux Syriens) dans l'est du pays, à proximité de l'Irak, et d'autres encore s'incrustent à Al-Tanf, aux confins de l'Irak et de la Jordanie - carte. Somme toute, un retrait tout ce qu'il y a de plus retrait...

  • 23 octobre 2019 - La Syrie récupère ses champs pétroliers (Réseau Voltaire). Un titre trompeur car dans l'article en question on peut lire : "Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Poutine au Proche-Orient, a affirmé que tous les sites pétroliers et gaziers syriens doivent revenir [= il serait souhaitable qu'ils reviennent] sous le contrôle de la République arabe syrienne. Le président Assad a accordé des concessions à des sociétés russes qui n'ont toujours pas été en mesure de les exploiter. Durant les négociations précédant l'opération turque, les Etats-Unis avaient exigé que les champs pétroliers du Rojava soient exploités par des sociétés US ou israéliennes..."

    Autrement dit, la Syrie ne récupère rien du tout - d'autant que selon Trump, les troupes américaines restent là où il y a du pétrole à "protéger". Et comme on en découvre un peu partout dans le pays (pas seulement dans l'est, voir la carte du Réseau Voltaire), la "récupération" risque de se faire attendre. Même chose pour le départ des Turcs d'Idleb (plus haut 20.8.19).

  • 27 octobre 2019 - Sensationnel succès du président américain : quelque part dans le nord-ouest de la Syrie, donc dans la zone occupée par les Turcs et leurs égorgeurs "modérés", des troupes américaines (celles qui se sont paraît-il retirées du pays) attaquent et tuent le chef des terroristes de Daesh, Abou Bakr Al-Baghdadi (déjà tué à plusieurs reprises depuis 2014). Une histoire à dormir debout qui rappelle étrangement la mort de Ben Laden en mai 2011.

    A l'hôtel Satan, où ils ont le plaisir de séjourner, l'intéressé et son ancien patron John McCain (voir un peu plus haut 11.10.19) sont pliés en deux en regardant la conférence de presse de Donald Trump.

    Et ils rigolent encore plus en apprenant que les Russes viennent de cracher dans la soupe de Donald : "Le ministère russe de la Défense ne dispose pas d'informations fiables sur les actions de l'armée américaine dans la zone de désescalade d'Idleb concernant une énième 'mort' d'Al-Baghdadi... Ces derniers jours, aucune frappe aérienne n'a été effectuée dans cette zone par des avions américains ou par la soi-disant coalition internationale..." disent-ils. Et pourtant, depuis le 11 septembre et même avant, ces cons de Rousskoffs laissent passer sans broncher toutes les supercheries américaines. Vite, des sanctions...

  • 12 novembre 2019 - Un missile israélien frappe la maison d'un responsable palestinien près de Damas : deux morts. C'est, depuis août 2019, la première attaque de l'Etat terroriste juif contre la Syrie. Le prétexte en est fourni par une nouvelle agression que Tel Aviv mène actuellement contre les Palestiniens de Gaza.

  • 20 novembre 2019 - Raid aérien sioniste contre la banlieue sud de Damas - détails.

    Voir également ici : trois civils tués et plusieurs blessés.

  • 22 décembre 2019 - Encore une attaque israélienne, cette fois dans la région d'Aqraba, près de Damas.

  • 6 février 2020 - Enièmes bombardements israéliens dans la banlieue de Damas. Etaient visés les secteurs d'Al-Kiswah et de Marj Al-Sultan. Selon une méthode déjà utilisée à plusieurs reprises, l'Etat terroriste juif s'est servi d'un avion civil (un Airbus-320 avec 172 passagers à bord) comme bouclier pour échapper à une riposte syrienne. L'appareil a dû atterrir sur la base russe de Hmeimim.

  • 8 février 2020 - Dans la région d'Idleb, occupée par les djihadistes que soutient et encadre la Turquie, l'armée syrienne a pu progresser un peu en libérant les villes de Maarat Al-Norman et Saraqeb. Depuis le début de l'année, plusieurs centaines de terroristes étrangers ont été transférés de Syrie vers la Libye où Erdoğan cherche à étendre sa zone d'influence.

    Mais les troupes turques elles-mêmes restent dans le pays, et contrairement aux prévisions surréalistes de Thierry Meyssan du 20.8.19, elles ont même été renforcées. Dans ces conditions, il est inévitable que quelques occupants se fassent tuer de temps à autre, ce qui a le mérite de leur rappeler où ils se trouvent. Le chef du régime d'Ankara est furieux. Il menace les Syriens, qu'il accuse d'envahir la Syrie, et prétend dans la même phrase avoir liqidé une centaine de soldats de l'armée de Damas - comment dit-on "chutzpah" en turc ?...  Le nouveau sultan reproche aussi à Poutine de ne pas respecter ses engagements et exige de lui qu'il mette fin à l'offensive des troupes d'Assad. Le patron du Kremlin va certainement s'exécuter pour ne pas mettre en danger la pérennité de la présence turque en Syrie.

  • 15 février 2020 - Nouvelle attaque de missiles israéliens sur la banlieue sud-ouest de Damas.

    Près d'Idleb, les combats continuent entre l'armée syrienne et les turco-terroristes ; au cours de la semaine écoulée, trois hélicoptères syriens ont été abattus. La portion de l'autoroute Damas-Alep qui traverse ce secteur est en principe libérée (carte), mais les envahisseurs sont encore dans les parages, de sorte que la sécurité est loin d'être rétablie.




  • 18 février 2020 - L'armée russe au secours de ses « collègues » états-uniens :  "Un convoi de l'armée US s'est perdu dans la campagne syrienne. Il est arrivé par hasard à Khirbet Hamo, près de Kameshli [dans le nord-est, à la frontière turque - carte].  Les soldats, manifestement très inquiets, ont tiré dans tous les sens pour se protéger d'un danger imaginaire, blessé un passant et tué un enfant de 14 ans. Un millier de personnes s'est alors massé pour leur demander des comptes. Le convoi US a appelé au secours une brigade de la police militaire russe qui se trouvait non loin de là. Celle-ci est intervenue entre les deux parties pour lui permettre de fuir."

    C'est aussi à cela que sert l'armée russe : protéger les yankees tueurs d'enfants de la légitime colère des parents. Il ne faudrait surtout pas que ces salopards (que Trump a soi-disant "retirés" de Syrie) se fassent lyncher comme ils le méritent...

  • 24 février 2020 - Encore une attaque israélienne au sud de Damas.

  • 27 février 2020 - Une dizaine de jours après la réouverture de l'autoroute M5 Damas-Alep, une contre-attaque turco-terroriste contre la ville de Saraqeb (voir la carte ci-dessus) remet tout en question. Mais quelques villages situés dans la partie sud de la province d'Idleb, au sud-ouest de Kafranbel (dans le saillant vert sur la carte) ont pu être libérés. Le problème de l'armée syrienne est qu'elle ne dispose pas de suffisamment de personnel pour être partout à fois, et reconquérir de nouveaux territoires tout en sécurisant ce qui vient d'être libéré. Le nettoyage de l'autoroute M4 Lattaquié-Alep après la M5 risque de durer plus longtemps que prévu.

    En attendant, l'aviation syrienne liquide en une seule journée 33 militaires turcs, portant à 55 le total des soldats de l'armée d'invasion tués depuis le début du mois, sans compter les auxiliaires et autres terroristes importés. Erdoğan est furieux mais il dispose de réserves quasiment illimitées.

  • 1er mars 2020 - Les combats font rage autour d'Idleb et l'armée syrienne a beaucoup de mal à conserver le terrain reconquis ces derniers temps. Les envahisseurs turcs abattent deux avions militaires syriens qui survolaient le champ de bataille, peut-être à l'aide de missiles S-400 que Poutine leur a récemment fournis (tandis qu'il refuse de telles armes à son allié de Damas). A en juger par la situation militaire sur place, il est clair que le patron du Kremlin fait tout ce qu'il peut - en catimini - pour freiner au maximum la libération d'Idleb. D'ailleurs, Poutine et Erdoğan se voient fréquemment et se téléphonent à tout bout de champ, alors que les contacts avec Assad ne sont que sporadiques.

    Si la Turquie, Israël et les Etats-Unis violent quotidiennement la souveraineté de la Syrie, c'est bien parce que Poutine le permet, même s'il fait parfois semblant de condamner les violations. Avec son accord, cette guerre qui dure depuis déjà neuf ans est bien partie pour durer neuf années de plus...


    - Dis donc Vladimir, t'as vu ça, on l'a bien niqué ton Assad !
    - Ouais, mais c'est pas mon Assad. Je le connais à peine, ce mec...

  • 3 mars 2020 - Encore un avion de l'armée syrienne abattu par les occupants turcs au-dessus d'Idleb, c'est le troisième en trois jours. L'aviation russe reste clouée au sol. Il y a quelques jours, Erdoğan suppliait les Etats-Unis d'instaurer une "no-fly zone" dans la région pour le "protéger des attaques du régime". A présent cette zone existe de facto - grâce à la Russie.

  • 5 mars 2020 - Attaque israélienne sur la "région centrale" depuis l'espace aérien libanais. Selon Sana, tous les missiles auraient été interceptés.


    - Dis donc Vladimir Antisémitovitch, ton Assad m'a encore détruit des missiles, des missiles tous neufs qui n'avaient jamais servi !
    - Pleure pas Bibite, je te les rembourserai, tes beaux missiles... Et puis, c'est pas mon Assad. Je le connais à peine, ce mec...


  • 15 mars 2020 - A Idleb, où Poutine a négocié un cessez-le feu unilatéral avec les envahisseurs, tout baigne :


    (Titre d'Al-Manar)

  • 27 avril 2020 - Au moins trois civils tués dans la banlieue sud de Damas (Sayyeda Zaynab District) lors d'une attaque de missiles israéliens tirés depuis l'espace aérien libanais. Des immeubles ont également été touchés à Hujeira et Adliyah - détails.

    On voit que les tsahalopards de Tel Aviv ne sont pas du tout handicapés par la prétendue pandémie de Covid-19 (en patois israélique : Corona Hoax).

  • 4 juin 2020 - Nouvelle attaque israélienne depuis l'espace aérien libanais, cette fois contre Mesyaf (région de Hama) - détails. Dégâts matériels mais pas de victimes.

  • 12 juin 2020 - Les USA et l'UE provoquent une crise alimentaire en Syrie (Réseau Voltaire) :  "Ayant perdu tout espoir de détruire la République arabe syrienne par la force, les Etats-Unis et l'Union européenne tentent d'y parvenir par la faim. Le siège du pays a commencé. Les sanctions économiques ont été très durement renforcées et le seront encore à la mi-juin. Toute personne ou entité qui commerce avec la Syrie sera durement condamnée par les USA et l'UE... Les djihadistes au Nord et les troupes US au Sud ont commencé à incendier les champs de manière coordonnée... En quelques jours, les produits alimentaires importés sont devenus introuvables et le prix des produits alimentaires locaux a grimpé en flèche. La livre syrienne s'est effondrée sur le marché des changes. Elle est aujourd'hui échangée au marché noir au quart de sa valeur officielle..."

    L'effondrement de la monnaie n'est pas dû aux "lois du marché" mais aux spéculateurs : 50 millions de dollars en espèces saisis par les autorités. Damas traque les manipulateurs de la monnaie nationale  (Al-Manar).

    Simultanément, les attaques contre la monnaie libanaise se poursuivent elles aussi - voir plus haut Liban 12.6.20.

    A Souweïda, dans le sud-ouest de la Syrie, près de la frontière jordanienne (carte), les services étrangers organisent des manifestations "spontanées" de la population pour protester contre la vie chère qu'ils ont eux-mêmes provoquée.

  • 24 juin 2020 - Attaques de missiles israéliens à Salamyieh et Al-Sabboura (région de Hama), à Salkhad (région de Souweïda, sud-ouest), à Kabajib (à l'ouest de Deir Ezzor sur l'Euphrate) et à Al-Sikhnieh (As-Sukhnah, également à l'ouest de Deir Ezzor). Deux soldats syriens ont été tués et quatre autres blessés (source : SANA - carte).

    Selon l'article, les missiles tirés sur Kabajib et Al-Sikhnieh venaient "de l'est et du nord-est de Palmyre", c'est-à-dire de la zone occupée par les Américains à l'est de l'Euphrate, où les tueurs israéliens sont "chez eux".

  • 25 décembre 2020 - Dans la nuit de Noël nouvelle attaque de missiles des terroristes de Tel Aviv, contre Masyaf, à l'ouest de Hama (carte).

  • 30 décembre 2020 - Encore un tir de missiles israéliens, cette fois sur la région de Nabi Habeel, à l'ouest de Damas : un soldat syrien tué et trois autres blessés.

  • 26 février 2021 - Bombardements américains sur Abou Kamal (à la frontière irakienne - carte) visant soi-disant des milices chiites irakiennes alliées à l'Iran. Il y a au moins un mort et quatre blessés. C'est la première fois qu'une telle attaque se produit en Syrie depuis que le faux président américain Joe Bidon a été placé à la Maison Blanche par les fraudeurs de l'Etat profond.

  • 2 juin 2021 - Election présidentielle en République arabe syrienne  par Thierry Meyssan. Dans un pays toujours divisé en quatre*, Bachar Al-Assad vient d'être réélu pour la énième fois avec 95 % des voix et 76 % de participation.

    * 1) Syrie indépendante - 2)  Golan syrien occupé par Israël - 3) zone turco-djihadiste du nord-ouest (Idleb) - 4) zone américano-kurde du nord-est (frontière turque) et américano-djihadiste du sud-est (frontière irakienne).

  • 28 décembre 2021 - Attaque israélienne contre le port de Lattaquié (nord-ouest - carte - détails). Une agression similaire avait déjà eu lieu au début du mois.  E&R écrit : "Officiellement, des armes (iraniennes) étaient visées, mais il s'agissait principalement de biens de consommation, car Lattaquié est le principal point d'entrée des marchandises d'importation vitales pour la Syrie."

    Comme d'habitude, le prétexte des "armes iraniennes" invoqué par l'Etat terroriste juif, permet à ses complices de Moscou de couvrir la terreur sans réagir.

  • 10 juin 2022 - L'aviation israélienne bombarde l'aéroport international de Damas (Réseau Voltaire).

    L'armée russe - pour le cas où elle serait encore en Syrie, on n'en sait trop rien - laisse faire ses amis sionistes, comme d'habitude. D'ailleurs, elle a pour le moment - et jusqu'à nouvel ordre - des problèmes autrement plus sérieux au Donbass, où elle est incapable de se protéger elle-même des tirs d'artillerie d'une armée d'opérette qui l'empêche depuis des semaines de traverser une rivière d'à peine cent mètres de large - voir ici.

  • 17 septembre 2022 - L'Etat terroriste juif bombarde de nouveau l'aéroport de Damas, tuant cinq soldats syriens - source. Le 31 août déjà, Israël avait attaqué au même endroit ainsi qu'à l'aéroport d'Alep, puis récidivé à Alep le 6 septembre. Le tout avec la bénédiction de Poutine qui se débat entre-temps dans son merdier ukrainien - détails.

  • 2 janvier 2023 - Énième bombardement israélien sur l'aéroport de Damas : au moins deux soldats syriens tués.

  • 6 février 2023 - Un puissant séisme ravage le sud de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie (y compris la région d'Idleb occupée par les turco-terroristes d'Erdaeshoğan). Il y a des milliers de morts. Satanyahou en profite pour "offrir" aux Syriens (et aux Turcs) "l'aide humanitaire désintéressée" d'Israël - détails.  Comprenez : il veut récupérer les organes des victimes. Malheureusement pour lui, le gouvernement de Damas l'envoie paître. On ne connaît pas encore la réponse d'Ankara...

  • 19 février 2023 - Depuis le Golan occupé, attaque de missiles israéliens contre plusieurs quartiers du sud de Damas. Il y a au moins cinq morts et une quinzaine de blessés.

  • 12 mars 2023 - Nouvelles attaques israéliennes contre une base militaire au sud de Tartous et un centre de recherche scientifique à Masyaf, dans l'ouest du pays - carte. Au moins un soldat syrien tué et trois blessés.

  • 10 mai 2023 - Dans cet article Paul Craig Roberts (PCR) signale que dans les environs de la ville de Raqqa (nord - carte) les Américains mettent en place une nouvelle "Armée syrienne libre" composée de mercenaires d'organisations terroristes comme Daesh, ce que même le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a reconnu et déploré : "Les USA devraient cesser de saper la paix dans la région et respecter la volonté des peuples du Moyen-Orient" - comment un "responsable" russe peut-il être aussi naïf !

    PCR compare le comportement du Kremlin en Syrie (intervention en 2015 pour empêcher Washington de renverser Assad, mais sans la moindre volonté d'aller jusqu'au bout) avec ce que Moscou fait (ou ne fait pas) dans l'affaire ukrainienne. Dans un cas comme dans l'autre, l'indécision permanente de Poutine encourage les Etats-Unis à poursuivre leur œuvre de déstabilisation et de destruction. De plus, au cours des huit dernières années, le Kremlin a permis à Israël de lancer d'innombrables attaques aériennes contre le territoire syrien, interdisant au gouvernement de Damas d'utiliser les systèmes russes de défense pour abattre les avions israéliens.

    Le Kremlin, estime l'auteur, est incapable de terminer ses interventions avec succès, ce qui entraîne de la part de ses ennemis encore plus de provocations et d'insultes. Cette incapacité de finir la tâche commencée conduit fatalement à une extension de la guerre.

  • 19 mai 2023 - Douze ans après son exclusion de la Ligue arabe (voir 12.11.11), la Syrie est réintégrée ; son président participe au sommet de Jeddah de cette organisation.

    Pour les journalopes c'est le choc du siècle :

    L'arrivée de Bachar à Jeddah rend hystérique l'envoyé spécial de France 24

  • 6 juin 2023 - Visite de Michel Aoun en Syrie - voir plus haut  Liban 6.6.23.

  • 13 septembre 2023 - Encore des attaques israéliennes contre des positions militaires syriennes près de Tartous (deux soldats tués et six blessés) et près de Hama (dégâts matériels).

  • Fin 2023 - début 2024 - Par solidarité avec Gaza, la résistance syrienne renforce ses attaques de drones contre les bases illégales américaines (donc également israéliennes) situées dans le sud-est du pays, près de la frontière avec l'Irak (Al-Tanf, Rukban, Abou-Kamal - carte). Des activités similaires ont lieu aussi du côté irakien du fait de la résistance locale.

    Officiellement, les Etats-Unis occupent cette région transfrontalière avec environ 3.000 hommes dans le but de former leurs "alliés" dans la lutte "contre le djihadisme". Il suffit de voir le drapeau de Daesh pour comprendre ce qu'il en est vraiment.

  • Avril 2024 - L'Etat terroriste juif assasine deux généraux iraniens à Damas : voir ici.

  • 9 octobre 2024 - Le commencement de la fin

    Dans le cadre de sa guerre contre le Liban, Israël lance aussi des raids sur Damas : 7 morts et 11 blessés (et ce n'est pas la première fois) - détails.

    Au cours des semaines suivantes, les attaques contre la Syrie s'amplifient. Petit à petit, ce pays devient pour ainsi dire un nouveau front de la guerre israélienne globale, d'autant plus que le gouvernement syrien a augmenté son aide militaire au Hezbollah depuis que les dirigeants iraniens ont lâché la Résistance libanaise (voir plus haut Liban à partir du 7.10.24).

  • 29 novembre 2024 - Les bombardements israéliens sur la Syrie sont à présent accompagnés, à Alep, d'une incursion de rebelles de terroristes venus de l'enclave d'Idleb occupée par la Turquie. C'est la première fois depuis 2016 - voir plus haut Accord Russie-Turquie du 29.12.16.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, "appelle les autorités syriennes à mettre de l'ordre au plus vite dans cette zone". On attend avec impatience que la Russie fasse la même chose de son côté dans la zone de Koursk. Quant au ministre iranien des Affaires étrangères, le marchand de tapis Abbas Araghtchi, il exprime "le soutien continu de l'Iran au gouvernement, à la nation et à l'armée de la Syrie dans leur lutte contre le terrorisme" - un "soutien" comparable à celui accordé au Hezbollah (voir quelques lignes plus haut).

  • 2 décembre 2024 - Alep : La vague déstabilisatrice passe du Liban à la Syrie.

    L'invasion, préparée de longue date, est menée par l'organisation terroriste "HTS" que l'on connaît au moins depuis septembre 2018 (voir plus haut). Le tout est organisé/coordonné par le trio Tel Aviv-Washington-Ankara sous le regard plus ou moins indifférent de Moscou. Le cœur du problème réside dans le fait que le Kremlin, malgré son intervention de 2015, n'a jamais eu l'intention d'aller au bout des choses, abandonnant Idleb aux ennemis de la Syrie et faisant confiance à la Turquie (membre de l'OTAN). La situation actuelle est beaucoup plus sérieuse qu'il y a huit ou dix ans, en ce sens que l'Iran est à présent volontairement hors-jeu et encore moins disposé à aider son "allié" syrien que ne l'est la Russie.

    Thierry Meyssan écrit dans cet article : "La ville d'Alep était défendue par les Gardiens de la révolution iraniens qui se sont repliés sans combattre" et fait état d'un "accord secret entre Washington, Téhéran et Tel-Aviv"...

    Le camp antisyrien prétend que les envahisseurs ne sont pas seulement à Alep mais aussi à Hama (150 km plus au sud - carte), ce que Damas dément. L'avenir dira ce qu'il en est...

  • 5 décembre 2024 - Trois jours après son démenti, l'armée syrienne confirme que ses troupes se sont retirées de Hama (Al-Mayadeen). Abandonnée par l'Iran (voir quelques lignes plus haut) et par la Russie (qui envoie ses navires de guerre basés à Tartous "faire des manœuvres" en Méditerranée - source : Pravda.ru), et après avoir donné au Hezbollah libanais le peu d'armes dont elle disposait (voir Thierry Meyssan quelques lignes plus haut), la Syrie ne peut plus faire grand-chose. Avec des "amis" comme ceux de Téhéran et de Moscou, elle n'a pas besoin d'ennemis, et pourtant Dieu sait si elle en a.

    De toute façon, même si les Russes et les Iraniens étaient de véritables amis des Syriens, la valeur purement militaire de tels alliés est plus que discutable : Moscou est incapable de défendre son propre territoire face à une puissance de troisième ordre, et Téhéran, dont la dernière guerre réelle remonte aux années 1980 (contre l'Irak), ne va jamais au-delà de la fanfaronnade.

  • 6 décembre 2024 - Après avoir pris Hama, les envahisseurs de l'axe israélo-turco-terroriste sont en route pour Homs, plus au sud (carte). Le Kremlin, qui sait apparemment à quoi s'en tenir, fait évacuer les civils russes qui vivent en Syrie, principalement à Damas. Les militaires, dans la mesure où ils ne sont pas encore partis, sont à Tartous et Lattaquié.

  • 8 décembre 2024 - Mort subite de la Syrie laïque

    Les évènements se précipitent d'heure en heure, de minute en minute : chute d'Homs, retrait des rares troupes syriennes encore stationnées du côté de Deir Ezzor (dans l'est - carte), invasion djihadiste depuis la Jordanie en direction de Deraa et Souweïda (sud-ouest). L'armée syrienne se désintègre, la voie vers Damas est libre. Les merdias annoncent la "fin de la dictature" et la "disparition d'Assad". Pauvre Syrie...

    En bonne logique, Tel Aviv devrait remercier Moscou et surtout Téhéran pour leur efficace coopéra-sion dans cette reconquête. Mais il n'en sera rien : le monde risquerait de comprendre. A quand un Blitzkrieg du même genre pour reconquérir l'Iran ?...

    Après 14 ans de lutte, la Syrie est tombée par Hannibal Genséric (La Cause du Peuple). Une excellente analyse, quoique trop indulgente en ce qui concerne Moscou et Téhéran ("alliés peu fiables ou tigres de papier").

    Dans cet article Paul Craig Roberts écrivait deux jours plus tôt : "Le problème avec Poutine, c'est qu'il ne finit jamais ce qu'il commence, que ce soit en Ukraine, en Géorgie ou ailleurs... Il n'a pas nettoyé la Syrie des forces hostiles, laissant le pays exposé à ces attaques de mercenaires coordonnées par les USA et Israël... C'est une défaite massive pour la Syrie et la Russie. Comment est-il possible qu'une telle offensive éclair survienne par surprise ?... Cette incapacité de percevoir les menaces majeures est-elle devenue une caractéristique russe ?... "

    La réalité est bien pire : Moscou est en fait partie prenante de cet "accord secret entre Washington, Téhéran et Tel-Aviv" dont parlait Thierry Meyssan.



    A Bruxelles, on dément formellement les rumeurs selon lesquelles
    l'abominable Bachar se serait réfugié dans cet établissement.
    (Il est à Moscou.)


    Même s'il peut paraître arrogant de prétendre que l'évolution de l'affaire syrienne était depuis longtemps prévisible, il faut relire ce que l'on savait déjà en 2012, après un an de guerre : Pourquoi Assad ne peut pas gagner. Ce qui n'était pas prévisible : l'intervention russe de 2015 (voir plus haut) qui n'a fait que retarder le processus, et l'attitude honteuse de l'Iran d'aujourd'hui (en 2012, Mahmoud Ahmadinejad était président).

  • 10 décembre 2024 - La Russie s'est arrangée avec les vrais maîtres de la "nouvelle" Syrie qui lui ont "promis" qu'elle pourrait conserver ses bases - Poutine croit tout ce que l'Occident lui raconte... L'Etat terroriste juif, pour sa part, continue de faire comme si de rien n'était, bombarde, tue, massacre, détruit et commence à annexer des territoires proches du Golan, pour "se protéger" en créant une "zone tampon", dit-il.


    L'après-Assad :

    Nouveau "gouvernement syrien".


    Incroyable mais vrai : Al-Jolani, chef du HTS qui a renversé le président syrien, est juif...

    Yonatan Zvi-David, de son vrai nom, est un agent du Mossad. Ynet News Tel Aviv l'a révélé en 2013 :


    Dans les années 1950, il était courant que les espions israéliens épousent des femmes arabes pour masquer leur identité. C'est ce qu'a fait le père du chef des coupeurs de têtes djihadistes djewhadistes "syriens". Voilà qui n'est pas sans rappeler la biographie du président imposteur égyptien Al-Sissi (voir ici).

  • 14 janvier 2025 - Al-Manar : L'armée israélienne avance jusqu'à 20 kilomètres de Damas.

  • 3 février 2025 - Al-Manar : Israël construit des colonies en Syrie.

  • 7 mars 2025 - Al-Manar : Affrontements armés dans les zones côtières, notamment à Jableh dans la région de Lattaquié (nord-ouest). On ne sait trop s'il s'agit d'actes de résistance de la part d'anciens partisans du président Assad ou, au contraire, de massacres perpétrés par les djihadistes à présent au pouvoir.

    L'article est de toute façon à lire avec des pincettes. Al-Manar, qui était proche du Hezbollah il n'y a pas si longtemps, semble être devenu un merdia ordinaire maintenant que leur soutien a disparu. Ils utilisent le vocabulaire des ennemis de la Syrie laïque : la dictature israélo-turco-terroriste est une "administration militaire" avec son "gouvernement" et ses "ministères", tandis que les coupeurs de têtes étrangers sont des "forces de sécurité syriennes". Bon...

    Dans la mesure où l'on s'intéresse encore à ce qui se passe en Syrie (et au Liban), il est difficile de trouver des sources fiables, du moins en français ou en anglais. Une page est tournée, malheureusement...

    Syrie : rien ne va plus ! (Europalestine).

    Merci Téhéran, merci Moscou... Mais n'ayez crainte, votre tour viendra aussi - et peut-être même plus vite qu'on ne le penserait...

  • 13 mars 2025 - « Nuit de cristal » contre les alaouites en Syrie (Réseau Voltaire).

  • 14 novembre 2025 - Comme quoi il n'y a pas qu'en France que le soi-disant "président" est un enculé 100% pur porc :


    Le chef des coupeurs de têtes parachuté à Damas par les Etats-Unisraël
    avec la complicité de la Russie et des marchands de tapis iraniens,
    promet à son patron de faire revenir le lobby innommable en Syrie.


  • 28 janvier 2026 - Un peu plus d'un an après avoir trahi Assad, le pantin russe de Satanyahou reçoit en grande pompe au Kremlin le chef terroriste de Damas :


    Que faire en pareil cas ? demandait autrefois Lénine.  Le mieux c'est de contempler le plafond...






Carte de la Syrie   -   Centre-ouest de la Syrie   (Homs, Rastane, Houla, Tartous) + nord du Liban

Situation militaire d'ensemble au 12.10.2015   -   Situation militaire autour d'Alep en février 2016   -   Situation militaire autour d'Alep au 1.9.2016
Situation militaire d'ensemble au 19.9.2016   -   Situation militaire d'ensemble au 1.11.2017   -   Occupation étrangère dans le nord de la Syrie - janvier 2018
Situation militaire dans la région d'Idleb - 17.2.2020

Région située au nord d'Alep  -   Axe Damas-Homs

►► Le site libanais d'Al-Manar en français et en anglais (les articles sont parfois différents).

►►le site français InfoSyrie.fr (inactif depuis février 2013).





I : Liban - Préparatifs - 2005-2006     II : Liban - Agression et résistance - juillet-août 2006

III : Liban - Cessez-le-feu et paix incertaine - 2006-2010     IV : Syrie - Guerre terroriste - 2011-2012     V : 2013     VI : 2014-26




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