Il
va être très intéressant d'observer comment nos
médias vont réagir à l'information suivante à
quelques jours de l'ouverture de la conférence
internationale de l'ONU sur le changement climatique à
Copenhague, le 07 décembre, qui rassemblera 192 pays pour
élaborer un traité contre les émissions de gaz à
effet de serre et qui semble déjà
vouée à l'échec.
Un
pirate informatique a en effet réussi à entrer
dans le serveur du centre de recherches sur le climat (CRU) de
l'université britannique d'East Anglia, le centre
d’études climatologiques de référence du
GIEC. Il a ensuite mis en ligne un millier d'e-mails et
3.000 autres documents, soit plus de dix ans de
correspondance entre des scientifiques britanniques et américains
de renom
(http://www.anelegantchaos.org/cru/index.php).
Dans l'un des courriels rendus publics par le pirate, le directeur du
CRU, Phil Jones, écrit à des collègues
au sujet de graphiques exploitant des statistiques climatiques pour
le dernier millénaire. Il dit avoir employé "une
manip'" (manipulation) empruntée à un
météorologue de l'université d'Etat de
Pennsylvanie, Michael Mann, pour "dissimuler le déclin"
récent des températures dans le monde.
Après un
moment de stupeur devant ces révélations et les
vérifications d'usage pour contrôler la véracité
des documents publiés, les membres de la secte verte tentent de
désamorcer cette véritable bombe. Phil Jones dans un
communiqué nie toute falsification des données,
assurant que ses commentaires ont été sortis de leur
contexte. "Le mot de 'manip' est utilisé ici de
façon familière, pour dire que c'est astucieux
(ben voyons !). C'est ridicule de suggérer que cela
fait référence à quoi que ce soit de
fâcheux".
En revanche, pour Myron Ebell,
responsable de l'énergie et de la politique sur le
réchauffement climatique du Competitive Enterprise Institute,
financé par des entreprises américaines, ces documents
montrent que les chercheurs se sont «arrangés»
pour établir un consensus scientifique montrant que les hommes
sont responsables du changement climatique. «Il est
clair que certains des scientifiques les plus éminents en
matière de climat dans le monde, comme ils sont toujours
décrits, sont plus préoccupés par la promotion
d'un discours politique alarmiste que par la recherche scientifique.
Certains courriers électroniques que j'ai lus montrent
qu'on tord la réalité scientifique pour qu'elle
corresponde aux positions politiques».
Le Wall
Street journal a résumé la situation : "Une
lecture partielle des courriels démontre que, dans beaucoup de
cas, les climatologues révèlent que leurs propres
travaux ne sont pas concluants. Dans d'autres courriels, ils
discutent de comment dissimuler des désaccords entre eux
afin de présenter une position « unifiée »
du changement climatique. Dans au moins un courriel, on conseille
à ces climatologues de « renforcer »
leurs conclusions au sujet du changement climatique et d'événements
climatiques extrêmes parce que les responsables gouvernementaux
d'un pays préparaient « un gros événement
médiatique".
Ces documents dont
l'authenticité vient d'être confirmée par la BBC
peuvent être le départ d'un véritable
climategate. Cela est la preuve que des
scientifiques du GIEC ont manipulé des données
afin de les faire correspondre à leurs hypothèses.
Une fraude aussi importante sur les données de températures
récentes doit contraindre les scientifiques du monde
entier à tout reprendre à zéro. Quant
à Nicolas Sarkozy il va être bien en peine d'expliquer
aux Français pourquoi ils devront payer une taxe carbone à
partir de janvier 2010.
Mais les médias français
veillent. A cette heure (minuit) toujours rien à l'AFP ou dans
les grands médias francophones.